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Procède de remblayage hydraulique applicable dans les mines pour l'adduction du remblai
Dans l'application du procédé de remblayage hydraulique, on faisait jusqu'à présent usage de tuyauteries en fer pour l'adduction du remblai. Ces tuyauteries sont non seulement d'un coût très élevé, elles sont exposées, en outre, à une forte usure Imputable à l'action de frottement du courant hydraulique, notamment lorsque celui-ci véhicule des matières dures, telles que du gravier ou du sable quartzeux. Cette forte usure implique après un temps plus ou moins court qui, dans certains cas, se compte par semaines ou par mois seule- ment, le remplacement des tuyaux par des neufs.
Une augmenta-
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tion de l'épaisseur des tuyaux en fer tendant à augmenter leur longévité trouve rapidement une.limite dans le poids élevé et les frais d'acquisition montant d'une façon tout à fait disproportionnée, facteurs qui entrent d'autant plus en comp- te que d'une façon générale les tuyaux ne s'usent qu'unilaté- ralement et que, par conséquent, les tuyaux éliminés n'ont plus que la valeur de la ferraille.
Il est vrai: que la durée d'usage des tuyaux pourrait être prolongée par une rotation unique d'un angle de 180 , mais en dépit de ce moyen de for- tune, elle reste très restreinte surtout dans les conduites principales; les frais d'exploitation s'en ressentent donc (l'une façon très défavorable, et ils constituent une lourde charge financière pour les mines appliquant le remblayage hydraulique sur une vaste échelle. Pour remédier à la forte usure des tuyauteries métalliques, on a essayé temporairement de garnir les tuyaux de fourreaux protecteurs en matières du- res telles que la porcelaine.
Ces fourreaux présentent cepen- dant l'inconvénient que leur assujetissement au support mé- tallique n'offre qu'une sécurité problématique, qu'ils se fêlaient par suite du traitement extrement brutal inévitable dans les mines et qu'ils s'émiettaient enfin, de sorte que non seulement ils manquaient absolument à leur destination, mais qu'ils constituaient même une cause constante d'obstruc- tion. Pour cette raison' on a renoncé, par la suite, à l'eux= ploi de pareils fourreaux dans les tuyaux en fer. Enfin, il convient encore de citer un autre inconvénient très grave des tuyauteries en fer, qui consiste dans la détérioration et l'affaiblissement auxquels ils sont exposés par la rouille.
Tous ces aléas disparaissent lorsqu'-on fait usage du procédé qui fait l'objet de la présente invention, et consis-
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te essentiellement dans' le remplacement des tuyaux en fer par des tuyaux en béton, béton armé ou ciment. La fabrication de ces tuyaux est très simple et peut être réalisée dans la mine même.
Le coût des tuyaux terminés: est bien plus réduit que celui des tuyaux métalliques et une dégradation par la rouil- le n'est,pas à craindre. De plus, une fêlure des corps pré- ventifs de l'usure, qui se trouvent noyés dans le béton, ou même de fourreaux cylindriques complets, sous l'influence du courant remblayeur est impossible et les obstructions qui pourraient en résulter sont absolument exclues.
La longévité des tuyaux en béton est supérieure à celle des tuyaux en fer, comme il résulte d'essais faits dans ce sens, parce que l'u- sure des premiers, grâce à la grande dureté des matières cons- titutives du béton, est beaucoup moindre, et parce que d'au- tre part leur épaisseur de paroi pouvant avoir toutes les valeurs possibles, ils peuvent être tournés quatre fois de 90 avant d'exiger un remplacement.
Il est vrai que les tuyaux en béton ou en béton armé se prêtent moins bien au branchement des conduites de déversement introduites immédiatement dans les creux à remblayer, ils sont par contre d'un emploi très avantageux pour les tuyauteries antérieures, qui, dans la plupart des mines, restent sans changement pendant des années et qui, dans la plupart des cas, ont des longueurs de plu- sieurs milliers de mètres et qui enfin sont exposées le plus à l'usure.
D'autres avantages des tuyaux en béton armé par rapport aux tuyaux en fer, sont les suivants:
Un tuyau en fer s'use; on n'est donc jamais en mesure de déterminer la pression intérieure à laquelle les tuyaux en fer d'une conduite peuvent résister encore. On doit donc
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5'attendre à chaque obstruction à des ruptures de tuyaux et a toutes les fâcheuses conséquences qui s'en suivent.
Dans les tuyaux en béton armé, au contraire, la pression intérieure est supportée presque exclusivement par les armatures de fer, dont la résistance peut être calculée et qui peuvent être disposées pour qu'elles ne s'usent pas avec leur revêtement -la béton. comme la section du béton est généralement négligée dans la détermination des dimensions de tuyaux propres à ré- sister à une certaine pression intérieure, la solidité du tuyau en béton reste toujours approximativement la même.
Rien ne suppose 4'ailleurs à ce que des tuyaux usés en béton soient replacés dans le moule et qu'ils soient réparés en vue d'un nouvel usage par un,damage approprié. Pareille procédure est inapplicable aux tuyaux en fer.