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"COMPRESSEUR A PISTON A TRES HAUTE PRESSION".
Le débit de compresseurs tels que ceux-qui sont décrits dans le brevet du 19 Novembre 1927, a une limite qui est donnée par les dimensions du dernier étage et non pas, par le travail du système moteur. La limite des dimensions est déterminée en première ligne d'une part par la possibilité de rendre étanche le piston de travail et d'autre part par l'étanchéité des pres- se-étoupes. Il y a pour ces derniers un diamètre déterminé au delà duquel il n'est plus possible, avec les moyens dont on dis- pose actuellement, d'assurer une étanchéité suffisante, en par- ticulier pour les pressions très élevées.
L'invention concerne un compresseur à piston à très haute pression, en particulier un compresseur dont les pistons moteurs
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sont soumis sur leurs deux faces à l'action d'une colonne de li- quide. Elle consiste en ce que deux pistons moteurs au moins agissent sur des cylindres de compresseur montés en parallèle afin d'augmenter le débit du compresseur en simplifiant le sys- tème moteur.
Les dessins représentent schématiquement quelques exemples de réalisation de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une coupe par le plan médian de 2 étages, par exemple les deux étages supérieurs d'un compresseur à piston.
Les figs. 2, 4 et 6 montrent une variante du dispositif de la fig, 1.
La fig. 3 est une coupe par la ligne 1-1 de la fig. 2 et
La fig. 5 est une coupe par les lignes 11-11 et 111-111 de la fig. 4.
1 est la manivelle de la machine motrice non représentée, 2 est la bielles 3 la crosse, 4 la tige de piston, sur laquelle sont montés les pistons à double effet 5,6 7 qui provoquent le déplacement des colonnes de liquide se trouvant dans les cylin- dres 8, 9, 10. A l'intérieur des cylindres 13 à 16 sont montés les pistons moteurs 19 à 22. Ceux-ci sont reliés aux pistons compresseurs 23 à 26,qui compriment les gaz dans les cylindres 27 à 30 de l'avant-dernier étage. Dans les cylindres 11 et 12 du dernier étage, sont montés les pistons moteurs 17 et 18, qui sont reliés aux pistons 31 et 32 des cylindres de compresseur 33 et 34.
Entre les pistons 5, 6,7 de la machine motrice et une face des pistons moteurs 17 à 22 se trouvent les colonnes de li- quide 35 à 40, et entre les pistons moteurs pris deux à deux, les colonnes de liquide 41, 42 et 43. Les soupapes d'aspiration 45 à 48 sont reliées au tuyau d'aspiration 44 des cylindres 27 à 30 de l'avant dernier étage. Les soupapes de refoulement 49 et 50 des cylindres 30 et 29 de cet étage sont reliées au tuyau d'aspi- ration 51 et à la soupape d'aspiration 52 du cylindre 34 du der- nier étage du compresseur, tandis que les soupapes de refoulement
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53 et 54 des cylindres 28 et 27 sont reliées au tuyau d'aspira- tion 55 et à la soupape d'aspiration 56 du cylindre 33 du dernier étage.
Le tuyau de refoulement 59 du dernier étage part des sou- papes de refoulement 57 et 58 des cylindres 34 et 33 et aboutit au point de consommation du gaz comprimé. Les colonnes de liqui- de qui se trouvent entre les pistons moteurs sont dans un même plan, ainsi que les colonnes de liquide qui se trouvent entre un piston moteur et le piston de la machine motrice.
Ceux des pistons moteurs 17 à 22 actionnés par les pistons 5, 6 et 7 de la machine motrice, qui actionnent à leur tour les pistons compresseurs 23 à 26 agissent sur les cylindres 27 à 30 montés en parallèle, et les pistons moteurs 17 et 18 qui action- nent les pistons compresseurs 31 et 32 agissent sur les cylindres 33 et 34 montés en parallèle.
Le mode de réalisation représenté par les fige. 2 et 3 se distingue de celui de la fig, 1 en ce que le piston de la machi- ne motrice est construit sous forme de piston différentiel dont la grand piston 60 agit sur les pistons moteurs des cylindres 61 et 62, par exemple du sixième étage, et le petit piston 63 agit sur les pistons moteurs des cylindres 64 et 65. Les pistons moteurs 66 et 67 des cylindres 64 et 65 du dernier étage, pistons sur lesquels agit la colonne de liquide 68 et 69 du piston 63 de la machine motrice et qui sont reliés entre eux par la colonne de liquide 70, agissent sur les pistons compresseurs 71 et 72 des cylindres 73 et 74 montés en parallèle.
De facon analogue les pistons moteurs 75 et 76 (fig, 3) qui, comme on peut le voir par la fig. 2, sont actionnés par la colonne de liquide 77 et 78 du piston 60 de la machine motrice, et reliés entre eux par la colonne de liquide 79, agissent sur les pistons compresseurs des cylindres 80 et 81 montés en parallèle. L'arrivée aux soupapes d'aspiration se fait par le tuyau 82 et le départ à partir des soupapes de refoulement, par le tuyau 83.
Alors que, suivant les fige. 2 et 3, les colonnes de liqui- de, qui se trouvent entre les pistons moteurs pris deux à deux, sont dans un plan parallèle au piston de la machine motrice, les
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tige. 4 et 5 montrent une variante dans laquelle l'axe de la colonne de liquide 86 qui se trouve entre deux pistons moteurs est perpendiculaire à l'axe des pistons 87 et 88 de la machine motrice. En conséquence les cylindres 89 et 90, du sixième éta- ge par exemple, sont parallèles entre eux, ainsi que les cylin- dres 91 et 92 du 7ème étage.
La fig. 6 montre un exemple de réalisation dans lequel les pistons moteurs 101 et 102 sont au-dessus,, et les pistons moteurs 103 et 104 au-dessous du piston 105 de la machine motrice. Les cylindres 106 et 107 sont montés en parallèle, ainsi que les cylindres 108 et 109. Le fonctionnement du compresseur repose, comme dans les exemples précédents, sur l'action alternative de la colonne de liquide IIO, sur laquelle agit le piston 105 de la machine motrice, et des colonnes de liaison III et 112 qui se trouvent entre les pistons IOI et 102 d'une part et les pis- tons 103 et 104 d'autre part.
L'invention permet de doubler le débit des compresseurs actuels, en simplifiant le système moteur, les dimensions des plongeurs restant les mêmes. Le diamètre du presse-étoupe reste compris dans des limites favorables au point de vue de la cons- truction. La réduotion relative de ces dimensions a pour consé- quence-un moindre éohauffement des bourrages. Il est donc faci- le d'évacuer la chaleur de frottement, de sorte que les dilata- tions produites par cette chaleur sont réduites et que le jeu entre les pistons et les éléments de joints est réduit.