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"" AUX ISOLATEURS ELECTRIQUES.- "" la présente invention a pour objet des perfectionnements aux isolateurs électriques, particulièrement aux isolateurs du type à suspension utilisés avec les lignes à haute tension.
L'invention porte essentiellement sur un isolateur perfectionné du type à capot et tige, muni de moyens nouveaux pour assurer la fixation du capot et de la tige par rapport au corps diélectrique.
Il est d&usage courant de fixer le capot et la tige d'un isola- teur sur son corps de porcelaine, au moyen de ciment, et on a fréquenment ren- du la porcelaine rugueuse, par exemple au moyen de sablage sur les aires en contact avec le ciment, de façon à améliorer l'adhésion et la fixation des
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pièces entre elles, Au cours de l'usage, on a constaté que des isolateurs de ce type ne se maintiennent pas en bon état, lorsqu'ils sont soumis à des variations de température, car des efforts et des fatigues sont transmis au ciment et au corps de porcelaine, sous l'effet des différentes dilatations thermiques des éléments en présence des variations de température.
En conséquence, il a déjà été proposé de recouvrir les pièces métalliques, notamment le capot et la tige, d'asphalte ou d'autre matière élas tique équivalente, en vue de permettre de légers glissements, ou de petits mouvements relatifs des pièces les unes par rapport aux autres. Nais ce sys- tème ne remédie aux inconvénients signalés que d'une manière très restreinte, car il n'y a pas de mouvement relatif permis entre le ciment et la porcelaine, et il en résulte que la porcelaine est encore soumise à des fatigues et à des efforts gênants et susceptibles d'être dangereux.
En outre, on a constaté aus- si que la disposition de surfaces rugueuses est désavantageuses, car une cer- taine quantité d'humidité peut être absorbée par le ciment et peut éventuelle- ment s'infiltrer, plus ou moins, dans les parties de l'isolateur dont les sur- faces sont rendues regerses ou ne sont pas émaillées, ni protégées contre l'hu- midité*
Ceci posé, dans les isolateurs établis conformément à la présente invention, la cloche portant le capot, et le logement recevant la tête de la tige, sont polis sur toute leur surface, et présentent ainsi une surface d'une nature analogue à celle du corps de l'isolateur; en d'autres termes, ces iso- lateurs ne comportent aucune surface sablée, ni rendue rugueuse d'autre maniè- re, et toutes les surfaces sont de préférence émaillées.
Suivant l'invention, la cloche portant le capot, et le logement recevant la tige proprement dite, présentent une forme et un fini de surface tels que le ciment utilisé pour fixer en place le capot et la tige, agit comme élément de verrouillage ou de blocage, au lieu d'agir comme élément adhésif, et la tête de la tige, le logement et le capot, présentent tous des formes empê- chant la séparation des pièces, après que ce pièces ont été assemblées.
la particularité que toutes les surfaces sont polies et sont de préférence égaillées, est combinée avec des formes judicieusement choisies pour la cloche, le capot, et le logement, en vue d'assurer un effet de verrouil- lage ou de blocage, et la combinaison de ces divers moyens a pour effet d'em- pêcher des glissements ou des petits mouvements relatifs du capot et de la tige @
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par rapport à la cloche, de sorte que la dilatation et la contraction des diverses pièces, à différents degrés,'en fonction des différents coeffi- cients de dilatation thermiques, n'entraînent pas la formation de fatigues ou d'efforts gênants ou dangereux sur le corps diélectrique, ou sur le ci- ment,
et il en résulte aussi que ces dispositions évitent complètemnt les déformations et les séparations de pièces d'isolateurs, qui se produisent parfois dans les isolateurs de type connu.
Les nouveaux isolateurs, qui sont de préférence émaillés sur toute leur surface, sont bien étanches à l'humidité et ne peuvent donc pas subir de détériorations résultant de fatigues mécaniques et électriques.
L'invention ayant pour conséquence de supprimer l'opération de sablage, ou toute autre opération ayant pour effet de rendre rugueuses certaines surfaces de l'isolateur, il en résulte que la fabrication des nouveaux isolateurs est plus simple et plus économique que celle des isola- teurs connus.
Les isolateurs perfectionnés conformes à l'invention, présentent aussi les avantages suivants : l'assemblage des éléments constitutifs est facile et économique, l'action des pièces assemblées est active et positive, les isolateurs présentent en service une grande efficacité ,et leur durée de service est sensiblement augmentée.
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple, fera bien comprendre la nature et les avantages de l'in- vention.
La figgre unique montre, moitié en élévation et moitié en coupe, un isolateur perfectionné établi conformément à l'invention.
Le corps diélectrique 1 de l'isolateur est muni d'une partie pendante extérieure formant jupe, et éventuellement d'un certain nombre de jupes intérieures 3 qui sont de préférence prévues pour augmenter la longueur de la ligne de fuite. Le corps isolant 1 est muni, en son centre, d'une partie 4 dressée vers le haut, formant cloche, et qui ptésente une forme de tronc de cône renversé, avec la partie inférieure rétrécie venant se fondre le long d'une courbe dans la masse 1, et sa partie supérieure est de préférence recourbée, de façon à présenter approximativement la forme d'un cône ou d'une cloche.
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Un logement 5 est ainsi ménagé à l'intérieur de la cloche 4 et s'ouvre à la base de cette cloche; ce logement présente aussi la forme d'un fronce de cône renversé, et la pente de ce tronc de cône est de préférence la même que celle de la surface extérieure de la cloche, de façon que la porcelaine, ou toute autre matière diélectrique constituant la cloche, pré- sente une épaisseur à peu près uniforme entre la paroi extérieure 6 et la paroi intérieure 7. la paroi intérieure 7, qui limite le logement, vient se fondre dans la partie inférieure du corps diélectrique, par une partie cour- be.
Outre la forme taillée spéciale ainsi-déterminée, l'isolateur présente une autre particularité importante, à savoir que la surface de la cloche est polie, et de préférence émaillée, et cela est le cas, d'une part, pour la surface intérieure 7, et d'autre part, pour la surface extérieure
6. Dans les isolateurs de type connu, il est au contraire d'usage de rendre rugueuses ces surfaces, soit en partie, soit en totalité, et par exemple par sablage, ainsi qu'àl a été rappelé ci-dessus. Dans le système perfectionné conforme à la présente invention, il n'y a pas de partie rugueuse, et toutes les surfaces de l'isolateur sont polies et de préférence émaillées.
Si, pour certaines applications, il pouvait paraître néanmoins avantageux de prévoir une partie rugueuse, pour une raison quelconque, les surfaces 6 et 7 pré- cédement définies resteraient polies et éventuellement émaillées.
En combinaison avec le corps de l'isolateur et la cloche, on utilise un capot 8 de forme et de dimensions convenables pour s'ajuster sur la cloche 4, et ce capot reçoit de préférence une forme telle, en son sommet qu'il s'ajuste de manière plus ou moins exacte sur le sommet de la cloche.
L'extrémité inférieure ou ouverte du capot est évasée extérieurement en 9, et est ensuite dirigée vers l'extérieur en 10, en vue de délimiter ou de constituer une nervure ou une gorge disposée de préférence vis-à-vis de la partie la plus étroite de la couche. Bien entendu, l'extrémité ouverte du capot reçoit nécessairement un diamètre lui permettant de passer sur la cloche , pour exécuter l'assemblage.
Le capot est fixé en place par rapport au corps de l'isolateur, par du ciment Il qui remplit l'espace compris entre le capot et la cloche.
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Bien entendu, le ciment peut être éventuellement remplacé par toute autre ma- tière primitivement plastique et servant de lien, après durcissement. Dans la pratique courante, il peut être avantageux de disposer un revêtement en as- phalte, ou analogue, sur le soumet de la cloche, pour constituer une couche élastique formant amortisseur.
Le capot 8 représenté sur le dessin, est du type "clevis", à titre d'exemple, mais il peut, bien entendu, être d'un autre type permettant de réaliser, de manière avantageuse, la liaison et la suspension des éléments de l'isolateur.
13 désigne la tige qui coopère, soit avec le capot de l'élément se trouvant immédiatement au-dessous de l'élément représenté, soit avec un dispositif de suspension, ou analogue. Cette tige est munie d'une tête 14 pré- sentant la forme d'un tronc de cône renversé et fixée dans le logement 5, au moyen d'une masse de ciment 15 ou.d'une autre matière équivalente.
Lorsque l'isolateur a été construit et assemblé de la manière qui vient d'être décrite, le ciment 11 et le ciment 15 n'adhèrent pas sur les sur- facespolies ou émaillées de l'isolateur, etau contraire ils agissent simple- mept comme dispositifs de blocage ou de verrouillage, pour maintenir le capot et la tige, respectivement, en place. Puisque le ciment n'a pas une action adhésive par rapport au corps isolant établi, par exemple, en porcelaine, les éléments peuvent prendre, soit un glissement, soit un mouvement relatif quel- conque, de sorte qu'ils peuvent librement se dilater ou se contracter, suivant le cas, sansque des fatigues ou des efforts anormaux ou dangereux soient ap- pliqués à la porcelaine ou au ciment.
Cela présente un très grand avantage, car, dans les systèmes ordinaires d'isolateurs, les différences de dilatation des éléments métalliques et diélectriques et du ciment, peuvent engendrer des fatigues ghaves, et même des ruptures.
A part la question des dilatations inégales des organes, on con- çoit que le fait d'émailler la surface entière de la porcelaine a pour effet d'augmenter sa résistance, tant au point de vue mécanique qu'au point de vue électrique; des essais ont montré qu'une pièce en porcelaine mal émaillée est beaucoup plus facilement brisée qu'une.pièce revêtue d'un émail parfait. Lors- que certaines portions d'une pièce de porcelaine sont émaillées, et que d'au- tres portions ne sont pas émaillées, on constate que les coefficients de di-
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latation des diverses portions diffèrent les uns des autres, et cela entraîne des fatigues intérieures, Tous ces inconvénients sont supprimés grâce aux dispositions objet de laprésente invention.
Le corps isolant peut être établi en verre ou en une àutre ma- tière analogue, au lieu d'être établi en porcelaine, et dans ce cas, on con- çoit que les surfaces seraient naturellement polies, sans qu'il soit néces- saire de les émailler.
Les explications précédentes permettent de comprendre que l'iso- lateur perfectionné qui vient d'être décrit, comporte un nouveau système de liaison entre le capot et la cloche, et entre la tige et les parois de son logement, et que les éléments sont réunis par un effet de blocage et de ver- rouillage, au lieu d'être réunis par une action adésive, comme d'usage. Il en résulte qu'on peut utiliser un corps d'isolateur dont toute la surface est polie, ou bien émaillée, et dont tout au moins les parois extérieures et intérieures de la cloches sont polies ou émaillées.
Ce système de construction a pour avantages de permettre des glissements entre les différents éléments et de supprimer l'opération. diffi- cile et coûteuse qui consiste à rendre rugueuse tout ou partie de la surface, pour assurer l'adhésion du ciment, dans les procédés habituels. En outre, la suppression des surfaces rugueuses a pour effet d'éliminer la présence de l'eau. Les isolateurs perfectionnés présentent une efficacité maximum aux points de vue mécanique et électrique, et leur durée est très grande.
Il est bien entendu que les dispositions et les applications qui ont été indiquées ci-dessus, à titre d'exemple, ne sont nullement limitatives et qu'on peuts'en écarter, sans pour cela sortir du cadre de l'invention.