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PROCEDE POUR LA PRODUCTION D'EAU DISTILLEE COMMEEAU ALIMENTAIRE
ADDITIONNELLE.
On connaît la pratique consistant à former, par voie de va- porisation dans des vaporisateurs mous ou poly-étagés, de l'eau distillée devant servir comme eau alimentaire additionnelle.
Seulement, les installations de vaporisateurs ont plusieurs in- convénients, notamment ceux-ci :
1) il se forme au bout de peu de temps dans les vaporisa- teurs, et particulièrement dans les éléments de chauffe qui s'y trouvent, et selon le degré de dureté de l'eau à transformer en vapeur, des dépôts plus ou moins abondants d'incrustations, les- quelles doivent être enlevées de temps en temps au prix d'un tra- vail pénible.
2) Dans les cas où l'on ne dispose pas de chaleur perdue d'échappement l'on doit utiliser de la vapeur vive.
3) Dans les chaudières à vapeur, il peut encore se forcer des dépôts tartreux alors même qu'on n'emploierait que de l'eau de condensation pour alimenter la chaudière et cela, notamment parce que, dans la grande majorité des cas, les tubes des conden- seurs qui sont placés derrière les turbines ont des fuites, ce @
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qui donne à l'eau de réfrigération la possibilité de pénétrer dans l'eau condensée et par conséquent à rendre celle-ci impure. En raison de cet inconvénient il faut, en presque toutes les circon- stances s'attendre à ce que l'eau de condensation ait encore de 1 à 4 degrés de dureté (notation allemande).
Or tandis que d'une part on s'attache soigneusement à éviter ce qui pourrait provoquer une formation de tartre dans les chaudières, d'autre part il faut se résigner à ce que précisément la majeure partie de l'eau alimen- taire, représentée par l'apport du produit condensé, soit souillée par l'eau de refroidissement.
C'est ainsi que tout le soin apporté à la préparation de l'eau additionnelle est en pure perte. Dans la plupart des exploi- tations où fonctionnent des turbines ou des installations de con- denseurs la quantité d'eau additionnelle comporte simplement 2 à
5 pour cent du total d'eau alimentaire et à proprement parler il importe moins de rendre absolument pure ce petit apport d'eau ad- ditionnelle que de préserver des facteurs d'incrustations la quantité beaucoup plus forte de produit condensé.
La présente invention est destinée à éliminer ces inconvé- nients, et cela notamment du fait que l'eau additionnelle néces- saire est réduite en vapeur, ensuite du fait que l'on rend inof- fensifs les facteurs d'incrustations qui arrivent dans la chau- dière en même temps que le produit de la condensation. Il s'agit du même coup de permettre une production du produit distilléad- ditionnel à raison de frais réduits.
Cette invention est schématiquement représentée par le des- sin annexé. a désigne un épurateur d'eau de n'importe quelle espèce.
C'est dans cet épurateur d'eau que la quantité nécessaire d'eau additionnelle est d'abord adoucie à un degré tel qu'elle ne puisse plus former aucune incrustation dans la chaudière. L'eau adoucie est refoulée par la pompe centrifuge b dans l'évaporateur c.
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Le réglage du courant de l'eau qui se rend à l'évaporateur ± peut se faire au moyen d'une soupape à flotteur d. Grâce à cet- te soupape il y a continuellement maintien d'un niveau d'eau dé- terminé dans l'évaporateur c, On a disposé dans ce dernier un élément chauffant e de n'importe quelle catégorie, qui est chauffé par de la vapeur, et, en première ligne, par la vapeur de décharge qui y tombe, la seconde ligne par la vapeur que l'on ré- cupère des eaux souillées évacuées des chaudières en vue d'élimi- ner les facteurs d'incrustations, et en troisième ligne, si c'est nécessaire, par de la vapeur vive. Par la conduite f, on évacue une certaine quantité d'eau de la chaudière, selon le degré de dureté du produit condensé pour libérer la chaudière des dépôts d'incrustations et de vase.
Cette eau de la chaudière arrive d'a- bord dans le réservoir de détente et de séparation g où a lieu son expansion et la pression se réduit à environ 0. 3 atm. Par cette réduction de pression, on libère une certaine quantité de chaleur en correspondance avec la différence existant entre la pression de la chaudière et du réservoir d'expansion ce qui fait passer dans la vapeur une partie proportionnelle de l'eau de la chaudière. Cette vapeur s'échappe du tuyau h et se rend dans l'élément chauffant e. Par les tuyaux i et k on peut ajou- ter à l'élément chauffant de la vapeur d'évacuation et même si c'est nécessaire de la vapeur vive.
L'eau de la chaudière restée dans le réservoir d'expansion et de dissociation g près que l'expansion s'est effectuée coule par la conduite 1 avec une température légèrement au-dessus de 100 C. et parvient à un élé- ment chauffant m de n'importe quelle catégorie placé dans un épurateur d'eau a. Cet élément chauffant m est conçu de maniè- re à transmettre la chaleur de l'eau de la chaudière le plus com- plètement possible à l'eau alimentaire additionnelle qu'il faut adoucir. On met donc en pratique le procédé de refoulement par contre-courant.
De cette façon on parvient à réchauffer l'eau alimentaire additionnelle jusqu'environ 100 C, dans l'épurateur
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d'eau a, avant la vaporisation dans le vaporisateur c et ce faisant on parvient à la dégazéifier de façon pratiquement complè- te. L'eau vaseuse de la chaudière qui dans l'épurateur a est refroidie, presqu'au degré de température initiale de l'eau addi- tionnelle, s'échappe de l'élément chauffant m par le tuyau n et est ainsi conduite par le tuyau o dans un réservoir de dépôt p. D'est dans ce réservoir, qui de préférence doit être complète- ment hermétique, qu'a lieu le dépôt de la vase évacuée de la chau- dière et l'eau purifiée de la chaudière pénètre par la conduite q dans le réservoir d'eau alimentaire r.
Pour le cas où l'eau de la chaudière contiendrait des matières ne se prêtant pas à une dissociation dans le réservoir ± comme c'est le cas par exemple des sels aisément solubles ou des matières colloidales en solu- tion, du genre de l'humus etc., on fait passer par le tuyau s dans l'épurateur d'eau une partie ou l'entièreté de l'eau vaseuse de la chaudière. Ce transvasement ne sera nécessaire que dans des cas exceptionnels et doit être évité le plus possible parce que l'eau ainsi transvasée doit être de nouveau complétée par la dis- tillation. On pourrait aussi faire déboucher le tuyau s à l'air libre, mais alors on perdrait un peu de calorique. par le tuyau t le produit condensé obtenu est transmis à des surfaces de condensation jusqu'au réservoir d'au alimentaire.
Ce produit condensé ruisselle, grâce à une installation quelconque de ruissellement par exemple en fer blanc à perforations, dans le réservoir d'eau alimentaire r et ce faisant provoque dans le vaporisateur c la condensation de la vapeur obtenue sous l'ac- tion du vide. Le produit condensé provenant de l'élément chauf- fant e, ou bien de la vapeur qui ne serait pas condensée, sortent en u et sont rabattus par le produit condensé entrant en t.
Au moyen de la pompe à air v, on peut, si c'est nécessaire, pro- céder à une opération supplémentaire d'enlèvement des gaz de l'eau. Le vaporisateur c peut naturellement aussi être construit
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sous forme d'appareil poly-étagé.
Grâce à l'installation décrite ci-dessus on peut en général obtenir le produit distillé,nécessaire au moyen de l'eau vaseuse de la chaudière seule, ce qui constitue un avantage particulier lorsqu'on ne dispose pas de chaleur de décharge.
De plus, on obtient par ce procédé une eau complètement ex- empte de gaz et, ce qui est le plus important, les chaudières sont maintenues à l'abri des dépôts nuisibles.
REVENDICATIONS.
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1.) Procédé pour la production d'eau distillée alimentaire additionnelle, ayant pour caractéristiques que la vapeur récupé- rée en partant d'une eau vaseuse de chaudière, par expansion est utilisée comme agent calorifique pour l'obtention du produit dis- tillé.