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"Procédé de frettage des diamants utilisés comme filières dans l'étirage des fils métalliques"
Dans l'étirage des fils métalliques, lorsque, principalement, l'on arrive à des diamètres très fins, de 0 m/m 2 par exemple, la différence des diamètres d'entrée et de sortie de la filière étant très faible, il se trouve que la paroi interne, qui travaille d'une façon effective, a une très faible épaisseur, 0 m/m 018 environ.
Il y a donc nécessité absolue à utiliser une matière très dure, pour résister sous une épaisseur
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aussi faible, et le diamant est indispensable si l'on veut établir une filière d'une certaine durée.
D'autre part, les efforts qui s'exercent à l'in- térieur et tendent à faire éclater la filière, nécessi- tent l'emploi de très grosses pierres.
Le prix des diamants s'accroissant très rapidement avec le poids et la qualité, et le perçage devenant, en outre, très onéreux pour les grosses pierres, les filières atteignent des prix de revient excessifs.
Le procédé, objet de la présente invention, consiste à faire disparaître cette fragilité de la pierre par un frettage à chaud du diamant dans un culot d'acier.
Le coefficient de dilatation de l'acier étant bien supérieur à celui du diamant, la contraction du métal, par refroidissement, assure une compression énergique de la pierre.
Ce frettage dans toutes les directions crée des efforts de compression, de l'extérieur vers l'intérieur, bien supérieurs aux efforts de tréfilage et le diamant a ainsi acquis la même résistance que sa ceinture d'aoier.
Avec des pierres de faibles dimensions, on peut ainsi tréfiler les métaux les plus durs sans risque d'éclatement de la filière. On réalise donc une filière d'acier noyautée de diamant.
Le mode opératoire d'un tel frettage par soudure électrique et objet de la présente invention, pourra, de toute façon, être bien compris à l'aide de la des- cription complémentaire qui suit et du dessin,schématique ci-annexé, lesquels description et dessin sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication : Fig.I montre la préparation du diamant avant sertissage,
Fig.2 est une vue en plan, le bouchon étant enlevé, Fig.3 est une coupe suivant 3-3 de la fig.2, le
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bouchon étant en place,
Fig. 4 et 5 sont deux vues, en plan et en élévation, du dispositif de serrage,
Fig.6 montre le culot d'acier après soudure,
Fig. 7 le représente, prêt à être percé, après l'opé- ration du tournage.
Fig.8 montre la filière terminée.
On prépare, tout d'abord, le diamant a en dressant deux faces d'aplatissement ]) et 0 et en pratiquant, dans la partie la plus avantageuse, un point de centre du côté de l'entrée du fil dans la filière après perçage.
On place alors ce diamant ainsi préparé, le point de centre en haut de préférence, dans une cavité! à fond plat, que présente un culot f. La pierre ne doit avoir aucun jeu latéral dans son logement qui peut être excen- tré, si besoin est, de façon que le point de centre coïn- cide avec l'axe du culot.
On ferme alors cette cavité e en engageant, à frottement dur, de façon à.avoir un bon contact électrique, un bouchon en acier doux, jusqu'à ce qu'il vienne porter sur la face supérieure b de la pierre a.
Ce culot est alors engagé dans une frette quelconque.
On peut avantageusement et facilement constituer celle-ci de deux plaques semi-circulaires h et i qui, présentant une gorge :, sont maintenues serrées soit par un fil de fer tordu k, soit par un collier à vis ou autre dispo- sitif.
Le culot ainsi fretté est alors introduit sous une machine électrique à souder dont les mâchoires se déplacent parallèlement et permettent une compression énergique nécessaire au forgeage et à la soudure de tous les éléments du culot.
L'intensité de courant doit être soigneusement
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réglée pour obtenir un chauffage régulier pour atteindre juste le ramollissement des bouchons du culot. Par serrage progressif des mâchoires de la machine, on assure le moulage du métal autour de la pierre jusqu'à ce que l'acier soit refoulé et vienne former deux bourrelets bien régu- liers 1 autour des bouchons. Il faut éviter de mettre le métal en fusion, on risquerait le déplacement de la pierre et aussi une perte de poids du diamant, celui-ci étant dis- sout rapidement par l'acier fondu. On termine par une com- pression très énergique pour assurer la soudure de tous les éléments, le gonflement du culot étant évité par la frette extérieure.
Si les opérations précédentes ont été bien conduites, l'axe du perçage de la pierre correspond à l'axe du culot.
On retrouve alors facilement le point de cantre et on est ainsi certain, à l'intérieur du culot, de la bonne position de la pierre sur laquelle on peut exécuter les opérations habituelles de perçage. S'il y a eu dépla- cement de la pierre, on peut dégarnir la face supérieure pour rechercher le point de centre. Ce dégarnissage, tant qu'il ne détruit pas la ceinture de la pierre, est sans inconvénient. Quand le point de centre est découvert, on tourne le culot sur ce point de centre (fig.7) de façon à obtenir la similitude rigoureuse des axes du trou à percer dans le diamant et du culot qui est enchâssé, par la suite (fig.8), dans un disque m généralement en laiton formant support.
Ce procédé d'exécution rapide ne permet'pas seulement l'emploi des diamants en boule, mais de toute pierre pouvant servir à la confection d'une filière.
On peut également fretter des pierres percées préala- .blement; mais pour éviter la pénétration de l'acier fondu
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dans le trou, il faut remplir celui-ci d'une matière réfractaire, dure, obtenue en mélangeant de la plombagine ou du graphite avec de l'argile.
Les opérations de prépration du culot et de soudure sont les mêmes que pour la pierre non percée après tour- nage du culot, on recherche les deux points de centre sur les faces b,c et on tourne le culot sur la ligne d'axe déterminée par les centres découverts. Le débouchage du trou par enlèvement du graphite est plus facile si le trou a été préalablement poli.