<Desc/Clms Page number 1>
"Commande automatique des lames dans les métiers à tisser les velours unis et Jacquard double pièce."
La présente invention a pour objet un dispositif de com- mande automatique des lames des métiers à tisser, principale- ment des métiers à tisser les velours unis et Jacquard double pièce.
Cette commande automatique - rappel automatique - des la- mes a été cherchée depuis longtemps, et on a proposé entre au- tres solutions : a) le rappel par contrepoids. b) le rappel par registres à ressorts. c) le rappel par petite excentriques à galets en acier.
Tous ces dispositifs connus présentent le défaut princi- pal commun d'un mouvement très brusque des lames, pratiquement d'un rappel par choc, ce qui détermine de nombreuses casses de fils de chaîne.
<Desc/Clms Page number 2>
Le but principal de l'invention est de créer un disposi- tif de commande des lames, tant pour la levée que pour la des- cente, qui assure un fonctionnement doux, sans action néfaste sur les fils de chaîne passés dans les lames.
Ce but est atteint par l'emploi de très grands excentri - ques dans le chemin came desquels est engagé un galet monté sur roulement à billes, solidaire des marches du métier. Il est spécifié que les excentriques de l'invention sont de dimen- sions absolument anormales, et telles qu'ils ne peuvent être appliqués aux métiers ordinaires sans transformation complète des parties intéressées.
Un autre objet de l'invention réside dans un accouplement des marches à des organes à réglages multiples, permettant d' obtenir des ouvertures de foule allant jusqu'à vingt centimè- tres.
Une autre caractéristique de l'invention réside, en combi- naison avec les excentriques spéciaux et la commande des mar- ches, en une disposition spéciale de commande des lames permet- tant l'emploi de 8 et même 10 lames, chose absolument nouvelle à ce jour dans les métiers considérés.
L'invention réside également, en combinaison avec les ca- ractéristiques ci-dessus, dans l'emploi de barres carrées su- perposées et oscillantes autour de leur axe longitudinal, et de balanciers pivotant sur un axe fixe, ces barres étant oscillées par les marches du métier, et communiquant leur mouvement à des leviers dont l'un est relié par lien flexible à une extrémité du balancier correspondant, et les deux autres supportent par câbles , la lame correspondante, reliée d'autre part par lien flexible à l'autre extrémité du balancier considéré.
Enfin, par voie de conséquence, l'invention réalise un dispositif de commande des lames dans lequel, les lames étant supportées en équilibre indifférent par des balanciers bascu- lant en leur milieu, - à une extrémité desquels elles sont rat-
<Desc/Clms Page number 3>
tachées par liens flexibles - et par des leviers oscillants sous l'action d'intermédiaires commandés par les marches du mé- tier, et auxquels elles sont rattachées par liens, ces derniers leviers ou d'autres solidaires de ceux-ci étant reliés à l'au- tre extrémité des premiers leviers basculants, la liaison entre les derniers leviers et les intermédiaires commandés par les marches est amovible, ou les intermédiaires comportent, à tout endroit voulu,
un organe de débrayage permettant de couper mo- mentanément la liaison entre les marches - ou les excentriques - et les organes portant les lames.
Afin de bien faire comprendre l'invention, on a représen- té, au dessin annexé à titre d'exemple : fig.l une vue de côté du mécanisme de commande des lames. fig.2 une vue de face, en regardant vers l'arrière du métier et fig.3 une vue à plus grande échelle du galet entraîné par l'excentrique.
Pour plus de clarté, il n'a été représenté qu'une seule lame avec ses organes de commande.
1 désigne la partie d'arrière du bâti du métier, 2 sont les marches s'étendant dans la direction des fils de chaîne.
L'exemple représente huit marches (fig.2) pivotées à l'arrière sur un arbre commun 3, et maintenues à écartement constant par une grille 4 à l'avant. Chaque marche possède une saillie 5 (figs.l et 3) qui supporte un galet 8 supporté dans un roulement à billes 7. Le galet 6 est engagé dans le chemin-came de roule- ment 8 d'un tambour ou barillet de came 9; il y a un excentrique 8-9 pour chaque marche, et ils sont tous calés sur le même ar- bre 10, les chemins-cames 8 étant décalés convenablement suivant le mouvement à donner aux diverses lames.
L'arbre 10 porte en bout un grand engrenage 11 attaqué par le petit pignon 12 de l'arbre 13, attaqué à partir de l'ar- bre moteur non représenté, par intermédiaires appropriés (pignon 14, etc... )
<Desc/Clms Page number 4>
Chaque marche reçoit, à son extrémité antérieure, le pi- vot 16 d'un tendeur 15 de longueur réglable par l'écrou 17 à pas contraires ; tirant s'articule en 18 à la mouffle 19 de position réglable le long d'un tirant 20. Ce tirant est porté par une barre 21 de section carrée, portée, par ses tourillons dans des supports 22-22 solidaires d'une poutre 23 portée par le bâti.
Les supports 22 sont, comme le montre la fig.l, placés suivant une certaine inclinaison, et ils sont pourvus d'une sé- rie de logements superposés 24 pour la réception des diverses barres 21 correspondant chacune à une marche.
La poutrelle 23 supporte, par montants 25, un axe 26 s'é- tendant parallèlement aux fils de chaîne au-dessus du métier.
Sur cet axe 26 sont montés librement des balanciers 27 en nombre correspondant à celui des marches. Ces balanciers sont pivotés en leur milieu et ils sont reliés chacun à une lame de la maniè- re décrite ci-après.
Chaque barre carrée 21 porte un levier ou t'été de cheval 28 relié par chalne ou autre intermédiaire flexible 29 à une ex- trémité du balancier 27 correspondant. Chaque barre 21 porte en outre deux autres leviers ou t'êtes de cheval 30 reliés par liens flexibles 31 à la lame correspondante 32 suspendue à ces liens.
De cette lame 32 partent deux autres liens 33 qui contournent des galets 34 portés sous le métier par entretoises 35, puis un galet 36, pour se réunir en un seul lien avenant s'attacher à l'autre extrémité du balancier 27, en 38.
On comprend que la rotation des barillets 9 entraîne, à chaque tour, le mouvement de basculement vers le haut et vers le bas de chacune des marches 2. Pendant son mouvement vers le haut, la marche 2, par l'intermédiaire du tendeur réglable 15 et des pièces 18, 19, 20 et 21, provoque l'abaissement, d'amplitude égale, des leviers 28 et 30 correspondant à cette marche. Le le- vier 28, en s'abaissant, fait osciller le balancier 27 qui tire sur le lien 37, et provoque ainsi la descente de la lame 32; par
<Desc/Clms Page number 5>
le mouvement de descente de la marche 2, les leviers 28, en se relevant, tirent la lame 32 vers le haut, faisant osciller le balancier dans le sens contraire du mouvement précédent.
On voit donc que le mouvement, le rappel des lames est automatique et que la lame est soutenue continuellement par la tension des liens 31, 33, 37 et 29. Le mouvement des lames est très doux, par suite du grand rayon des chemina-cames 8. De plus, par l'emploi du tendeur 15, de la mouffle réglable 19, on peut faire varier dans de grandes limites la hauteur de foule.
Le dispositif permet la construction de métiers à 8 et 10 lames et même plus, étant entendu et d'ailleurs évident,que les balanciers successifs sont de longueur différente, les di- vers leviers 28 étant par exemple situés aux points 28 (I) - 28 (II) - 28 (III)- ......28 (VIII), comme indiqué à la fig.2, tandis que tous les leviers 30 peuvent 'être - mais non néces - sairement - placés suivant la même verticale, grâce à l'incli- naison des supports 22 - 22.
On voit de plus que tout le mouvement qui prend son point de départ au levier 28, et comporte les éléments 29-30- 31- 32- 33- 34- 34'- 35 - 36 - 37 pour revenir en 28, peut 'être rendu absolument indépendant du mouvement des excentriques. En effet, il suffit de sortir la mouffle 19 du tirant 20, et le mouvement des excentriques n'a alors plus aucune action sur les organes 20 à 37. Les lames ne subissent de ce fait aucun déré - glage.
Cette faculté d'indépendance des organes portant les la- mes vis-à-vis des organes moteurs est précieuse et nouvelle elle permet, à tout moment, et par la déconnexion de 19 et 20, de libérer les lames : en tirant sur le lien 37,, on peut lever la lame et l'amener à n'importe quelle position, soit pour ren- trer les fils de chaîne dans la lame ou le ros, soit pour tout autre travail à effectuer aux lames.
Après le rentrage des fils, il suffit, sans avoir à ef-
<Desc/Clms Page number 6>
fectuer aucun réglage, de replacer les mouffles 19 sur les ti- rants 20 et les lames se remettront automatiquement dans leur position.
Au lieu d'effectuer le désaccouplement par la sortie des mouffles 19, on pourrait évidemment prévoir une autre liaison amovible entre les tirants 20 et la tige 15, ou entre les le- viers 28 et les tirants 20 que celle décrite, ou encore, le dé-
EMI6.1
asceouplement pourrait % tre réalisé en un autre point situé en- tre les leviers 28 et les marches ou même les excentriques.
REVENDICATIONS.
EMI6.2
.--------------------------------
1. Commande mécanique et automatique des lames dans les métiers à tisser les velours unis et Jacquard double pièce, ca- ractérisée par ce que les barillets de came déterminant le mou- ement de lève et baisse des marches sont de très grand diamè- tre, et en tout cas d'un diamètre non applicable en général aux métiers existants, dans le but spécifié.