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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de BREVET D'INTENTION pour FRACTIONNEMENTS AUX METIERS A RETORDREZ formée par
William Wright GOUM l'invention se rapporte à un procédé et une machine perfectionnés pour retordre les filés ; elle a pour but de réaliser une machine de ce type munie d'une tête retorduse tournante portant un paquet de fils d'a- limentation et une pièce retordant le fil à travers la- quelle passe le fil en venant du paquet 3*, cette tête étant à une certaine distance d'organes de maintien de la torsion et d'alimentation qui entraînent le fil venant du retordeur;
un dispositif étant également prévu pour tirer ou mettre en paquet le filé retors à mesure qu'il est livré par les organes d'alimentation.
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Un autre objet de l'invention est de prévoir un tube de guidage portant à sa partie supérieure un paquet de fils et à sa partie inférieure une pièce prenant le fil, ce dernier allant du paquet, en passant dans le tube et dans cette pièce, à une paire de cylindres alimentaires, maintenant la torsion du fil et placés à une certaine dis- tance de la pièce prenant le fil, un dispositif étant éga- lement prévu pour enrouler le fil retors sous forme de paquet lorsqu'il sort des cylindres alimentaires.
L'invention comporte ,en outre, un mécanisme de va-et-vient pour guider la pose du fil lorsqu'il s'enroule sur le paquet.
L'invention consiste encore à prévoir un dis- positif d'arrêt du mécanisme d'alimentation du fil lors- que celui-ci se brise ainsi qu'un dispositif pour attraper l'extrémité libre du fil et casser le fil s'il vient à se dégager de son guide et commence à se ballonner à l'extrémité inférieure de la tête retordeuse, ce fil étant aussi pris pour l'empêcher de se défaire de la tête retordeuse et de se mêler avec le fil de la tête retordeuse voisine.
D'autres avantages et particularités de l'in- vention ressortiront de la description qui va en être faite d'une forme de réalisation de l'invention avec référence aux dessins annexés sur lesquels :
La fig. 1 est une vue en plan du métier à retordre conforme % l'invention.
La fig. 2 est une vue de détail représentant la tige coulissante du mouvement de va et vient de gui- dage du fil.
La fig.3 est une vue latérale de la machine représentée f ig. 1, partie en coupe. la fig. 4 est une vue de détail représentant
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le centre à ressort maintenant de façon élastique le paquet de fil retors pendant qu'il s'enroule.
La fig. 5 est une vue schématique montrant les organes employés pour amener, livrer, retord.re et mettre en paquet le fil*
La fig.6 est une vue en coupe verticale de la tête retordeuse.
La fig. 7 est une vue en élévation latérale partie en coupe, représentant le dispositif d'arrêt.
La fig. 8 est une vue en perspective représen- tant un détail du tâteur de fil en prise avec le fil.
La fig. 9 représente en coupe les doigts tâteurs entre lesquels court le fil et qui servent aussi d'épu- rateur.
La fig. 10 est une vue en perspective du re- tordeur d'alimentation montrant les dents qui prennent et cassent le fil pour l'empêcher de ballonner et par suite de se défaire de la tête et pour l'empêcher de venir se mêler avec le fil de la tête retordeuse voisine ce qui entraînerait un doublage des bouts.
La fig. 11 représente une variante dans laquelle la canette est suspendue par sa partie supérieure et est enfermée dans un tube protecteur.
La fig. 12 représente une broche portant la canette employée dans la construction représentée sur la fig. 11.
Le procédé de retordage conforme à l'invention présente de nombreux avantages par rapport aux anciens procédés de retordage à anneau, à cuvette et à ailettes pour un certain nombre de raisons parmi lesquelles se trouve le fait que la vitesse de retordage peut être augmentée de 50 à 100 % par rapport à n'importe lequel des procédés mentionnés ci-dessus cette augmentation de vitesse est obtenue entre autres raisons du fait que
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l'on élimine le frottement du filé résultant du fait qu'il est tiré à travers un curseur et que le curseur est tiré sur l'anneau comme dans le retordage à anneau.
En outre, le filé obtenu conformément à l'invention est beaucoup plus résistant que lorsqu'il est retordu par l'un quel- conque des anciens procédés car il est soumis à moins d'efforts de désintégration et d'usure pendant l'opération de retordage ; il s'en suit naturellement que plus le filé est résistant,plus vite il peut être tiré sans se rompre*
Un autre avantage important du procédé de retor- dage conforme à l'invention consiste en ce que la distance entre les points de torsion reste constante ce qui donne . une torsion plus régulière, résultat qui n'est pas obtenu avec un retordage à anneau. En outre le fil retors peut être bobiné directement, tel qu'il est fourni par les cylindres alimentaires, en forme de paquet, ce qui permet d'éliminer l'opération de bobinage intermédiaire généralement pratiquée.
Le procédé suivant l'invention offre aussi des moyens simples et efficaces pour prendre et couper le filé, si,pour une cause quelconque,celui-ci tombe des organes pinceurs de retordage au-dessous de la tête de torsion et s'il ballonne en dehors du trajet normal de sa course, les dits moyens empêchant ainsi une torsion lâche et un doublage.
Il a été prévu également un dispositif d'arrêt simple et efficace pour arrêter le mécanisme d'alimenta- tion quand le filé se casse. Ce qui suit est une descrip- tion détaillée de la présente forme de réalisation de . l'invention et montrant un agencement de mécanisme à l'aide duquel ces résultats avantageux peuvent être obtenus
Sur les dessins 10 désigne les bâtis d'extré- mité, qui naturellement peuvent être espacés de n'importe
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quelle distance ou agencés de manière à supporter n'importe quel nombre désiré de têtes de torsion espacées, et leur mécanisme de commande, une seule unité étant représentée ici.
Chaque bâti d'extrémité est. représenté ici muni d'un bras 11 s'étendant vers le haut et vers l'avant et suppor- tant une barre transversale 12 sur laquelle la tête de torsion 13 est montée pour tournero
Cette tête de torsion comprend un arbre creux 14, voirfig. 6, présentant un collet 15 au-dessous du rail de support 12, avec un écrou 16 vissé sur l'extrémité supérieure pour serrer la tête de torsion contre la face supérieure du rail. Dans l'arbre creux, est monté un coussinet en bronze 17 et à l'intérieur de ce coussinet en bronze, est monté un coussinet anti-friction 18, ces deux coussinets ne pouvant pas tourner par rapport à l'arbre creux 14.
Un tube de guidage 19 du filé, disposé vertica- lement, traverse ce coussinet anti-friction et porte sur sa partie supérieure un cône métallique 20 supportant le paquet et qui est assujetti sur ce tube par une vis de fixation 21; un coussinet anti-friction à billes est monté dans l'évidement inférieur 23 de ce cône pour supporter le poids du tube et des pièces qui lui sont reliées.
A l'extrémité inférieure de ce tube de guidage est assujettie une noix 24 et sur l'extrémité inférieure de cette noix est montée une paire de rouleaux de torsion 25 pinçant le filé ; ces rouleaux sont de préférence on- dulés pour engrener l'un avec l'autre d'une manière lâche et ils sont montés sur leurs axes respectifs 26 de manière à pouvoir tourner librement sur ceux-ci pour pincer le filé et lui imprimer une torsion pendant que la tête tourne ra- pidement et que le filé est tiré au travers de cette tête entre les rouleaux.
Une paire de cylindres pinceurs alimentaires,
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espacée des rouleaux pinceurs de torsion de la distance voulue, accomplissent une double fonction. Premièrement, ils coopèrent avec les rouleaux de torsion pour maintenir le fil pendant que la torsion lui est imprimée et deuxiè- mement,ils servent à alimenter le fil retors à une vitesse telle par rapport à celle de la tête de torsion, que le degré de torsion par centimètre qui doit être imprimé au filé se trouve exactement déterminé.
Le cylindre inférieur 27 de cette paire de cylindres alimentaires est monté dans des paliers ménagés sur les bâtis d'extrémités et est entraîné de la manière décrite ci-après tandis que le cylindre supérieur 28 de .ces cylindres alimentaires est monté sur les bras 29 qui pivotent en 30 sur le bâti et repose par son propre poids site le cylindre inférieur 27.
N'importe quels moyens désirés peuvent être appliqués pour tirer le filé livré par ces cylindres alimentaires, mais on a représenté ici un cylindre d'en- traînement 29' qui possède des paliers appropriés dans les bâtis d'extrémité 10 et qui est entraîné par un mécanisme décrit ci-après, le pourtour du cylindre à paquet 30 reposant sur le cylindre 29 de manière à être entraîné par contact de frottement avec celui-ci. Ce paquet peut affecter n'importe quelle forme désirée, la forme représentée comportant un noyau tubulaire 31 monté sur un arbre 32 dont les extrémités s'appuient sur les bras 33 qui sont montés sur l'arbre transversal 34, de sorte qu'on peut faire tourner les bras pour écarter en le levant le paquet de son cylindre entraîneur 29' quand on le désire.
L'une des extrémités de la broche à paquet est représentée portée par un pivot 35 sollicité par un res- sort, sur la fig. 4, de sorte qu'on peut facilement enlever
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à volonté et mettre en place/le paquet.
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Pour permettre de poser ce filé 36 sur ce paquet de la manière voulue, on a prévu un mécanisme de va-et-vient qui comprend un guide fil 37 monté sur la. barre coulissante 38 qui est déplacée d'un mouvement alternatif à la vitesse voulue, à l'aide de la came 39 qui reçoit son mouvement du cylindre alimentaire 27 par le train d'engrenages 40, 41 et 42. la machine perfectionnée conforme à l'invention peut être actionnée par une source d'énergie quelconques, mais on a représenté ici la source d'énergie comme étant constituée par un moteur électrique 72 et la noix 24 est représentée comme étant entraînée par l'arbre principal 43, à partir de la poulie 44, par l'intermédiaire des poulies folles 45, par la courroie 46 ;
les cylindres alimentaires 27 et 28 sont entraînés par l'arbre prin- cipal 43 par l'intermédiaire des pignons 47, 48, 49 et 50 tandis que le cylindre 29' d'entraînement du paquet est entraîné par le cylindre -alimentaire 27 et en synchro- nisme avec lui par les pignons 51, 52 et 53.
Dans certains cas, on trouve avantageux de prévoir un dispositif d'arrêt de ce mécanisme entraîneur de filé, dispositif dont une forme de réalisation est représentée ici et qui est actionné par un organe tâteur 54 qui est muni d'une paire de doigts allongés voisins 55 entre lesquels le filé est tiré. Cet organe tâteur pivote sur l'axe 56 et possède une tête à déclic en forme d'U 57 dans laquelle se trouve une cheville de support 58.
Un levier de commande 59 pivote en 60 au voisinage de son extrémité supérieure et est muni d'un sabot de frottement 61 venant en contact avec la noix 24.
Ce levier 59 est muni d'un doigt 62 qui vient en contact avec la cheville 58 de la tête à déclic 57 et est en équilibre sur cette cheville ; ce levier s'étend alors vers l'avant jusqu'à la partie antérieure de la machine
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et est muni d'une poignée de manoeuvre 63
Un secteur à crans 64 est relié à un des bras porteurs 33 supportant le paquet et une cheville 65 est montée sur un bras 66 relié au levier 59, de sorte que, au fur et à mesure que,le diamètre du paquet 30 augmente, la cheville 65¯est soulevée de manière à s'engager succes- sivement dans les différents crans du secteur, de telle manière que, lorsque le fil se casse et que le tâteur 54 s'abaisse, les doigts 62 sont libérés, ce qui permet au levier de commande 59 de s'abaisser,
action qui sert d'abord à appliquer le frein 61 à la noix pour arrêter la rotation de la broche; ensuite cette action a pour résultat que ce levierécarte en le relevant le paquet 30 de son rouleau d'entraînement 29' et interrompt son action d'en- roulement et que, en troisième lieu, la vis 67 du bras 59 Tient en contact avec la partie s'étendant vers l'arrière 68 du bras 29 du cylindre pinceur,écartant ainsi en le relevant le cylindre pinceur 28 de son cylindre d'entraî- nement ET. ce qui arrête leur opération d'alimentation*.
De cette manière, tout le mécanisme d'entraînement du filé est arrêté quand le filé casse. Dans certains cas, on prévoit aussi un organe de prise du filé 69 qui est muni d'une partie en forme de boucle 70, et qui est fixé contre le dessous du montant 11 du bâti ; il est muni d'une partie dentée 71 qui s'étend vers le bas en position convenable pour prendre le filé, si pour une raison quelconque celui- ci se dégageait des rouleaux de torsion ondulés 25 et commençait à ballonner. Dans ce cas, le filé viendrait en contact avec ces, dents 71 et serait coupé pour s'opposer
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'1/ 1 à cet effet préjudiciable et empêche-riainai une torsion lâche et un doublement du filé en arrêtant la machine.
On constate en pratique que le tension de torsion du filé requise est obtenue par le ballonnement du filé
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tandis qu'il passe du paquet d'alimentation dans l'extrémité supérieure du tube de guidage 19.
Dans certains cas, on trouve avantageux de monter un tube 72, devant tourner dans la douille 73 sous l'action de la courroie 74, et de suspendre une cadette 75 par son extrémité supérieure comme en76. dans ce tube, de sorte que, au fur et à mesure que le filé 77 est déroulé de cette canette dans le tube, les fibres du filé ne s'éraillent pas autant que si elles étaient exposées à l'air libre, ce qui permet une plus grande vitesse de torsion et en même temps l'obtention d'une torsion plus douce dans le filé. Ces résultats sont obtenus à un degré plus ou moins grand pour tous les filés mais particulièrement pour les. qualités fines de filés.
Le procéda de retordage du filé conforme à l'invention est d'un fonctionnement extrêmement simple et efficace et il permet d'augmenter considérablement la
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vitesse de\l' opéra. t1on. du retordage et de fabriquer une qualité de filé plus résistante et meilleure.
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