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Perfectionnements aux machines à bluter ou autres applications similaires.
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La présente invention se rapporte aux machines à bluter et elle a pour but de.permettre l'obtention de très grandes finesses de blutage sans qu'il soit pour cela besoin de toiles très fines qui sont difficiles à obtenir très ré- gulières et qui s'obstruent facilement.
Une machine à bluter conforme à l'intention est caractérisée par ce que la toile à bluter présente une direction faisant un certain angle avec la direction de projection des matières traitées.
Les matières sont projetées contre la toile :
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soit par la force centrifuge, leur direction étant réglée*. par l'inclinaison des aubes d'une turbine soit par un jet fluide (air ou eau) dirigé convenablement; soit de toute autre façon appropriée.
Suivant une variante de l'invention l'angle de toile à bluter avec la direction de projection des matiè- res traitées est réglable suivant le degré de finesse re- quis .
Des machines à bluter conformes à l'invention sont représentées à titre d'exemple sur le dessin ci-joint dans lequel :
Fig. 1 à 4 montrent une première forme de réali- sation à turbines verticales ;
Fig. 5 à 7 indiquent une variante ;
Fig. 8 à 10 montrent une autre. variante ;
Fig. 11 et 12 représentent un appareil â jet flui- de ;
Fig. 13 et 14 en montrent une variante ;
Les fig. 15 et 16 représentent une autre machine à bluter, conforme à l'invention, respectivement en coupe verticale axiale et en vue en plan ;
Les fig. 17 et 18 sont respectivement une coupe transversale et une coupe longitudinale de la machine à bluter suivant les lignes 17-17 et 18-18 de la fig. 15 ;
La fig. 19 est une coupe de l'extrémité de l'au- be de la turbine suivant la ligne 19-19 de la fig. 16 ;
Les fig. 20 à 26 représentent en coupe, diverses variantes de l'organe vibreur ;
La fig. 27 est une élévation de la toile d'une' variante de l'invention ; :' -La fig. 28 est une coupe de cette variante sui- vant la ligne 28-28 de la fig. 27 ;
La fig. 29 est une élévation d'une variante du
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dispositif des fig. 17 et 18 ;
La fig, 30 est une vue en plan d'une machine à bluter centrifuge, conforme à l'invention ;
La fig. 31 est une vue développée partielle de la toile 22 ;
La fig. 32 est une coupe d'une autre variante de l'invention.
L'appareil des fig. 1 à 4 est formé de deux tur- bines 1 à axe vertical commun 2, au-dessus de chacune desquelles est placé un entonnoir 3 dirigeant les matiè- res dans la région de l'axe. L'entonnoir supérieur assure le chargement, l'entonnoir inférieur amène à la seconde turbine le résidu de la première.
Chaque turbine est formée d'ailettes courbes 4 portées par un plateau 5 (fig. 3) et elle est entourée par une toile à bluter cylindrique fixe 8.
Au-dessous de la turbine inférieure se trouve une cuvette 7 qui recueille le résidu de la turbine in- férieure, lequel est, évacué sous l'action de la 'palette 8 (fig. 4) par un conduit latéral 9.
L'appareil est entouré d'un cylindre 10 se terminant par l'entonnoir de décharge 11.
Les matières à bluter.sont chargées dans l'en- tonnoir 3 du haut de l'appareil. Elles parviennent ain- si à la turbine 1 qui les projette avec force contre la toile 6 correspondante, suivant une direction qui dépend de l'inclinaison des aubes 4, et de la vitesse de rota- tion et qui, par conséquent, est réglable à volonté. La toile se comporte ainsi, vis-à-vis des particules de ma- tière,comme si les trous étaient aplatis et le blutage est beaucoup.plus fin. On peut d'ailleurs régler la fi- nesse en modifiant la vitesse de rotation de l'arbre 2 ou en prévoyant des moyens pour régler l'inclinaison des
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aubes.
Les matières qui traversent la toile 6 arrivent à l'entonnoir de décharge 11. Le résidu est repris par' la seconde turbine qui fonctionne de même et le résidu' de cette seconde opération est évacué en 9.
Dans l'appareil des fig. 5 à 7, la hauteur des aubes de la turbine est irrégulière et l'on réalise une série de canaux. Il en est de même dans l'appareil des fig. 8 à 10, avec cette différence que dans les fig. 5 à 7 il n'y a que deux hauteurs d'aubes seulement, alors qu'il y en a trois suivant les fig. 8 à 10. Le fonctionne= ' ment reste le même que celui expliqué avec référence aux fig. 1 à 4.
L'appareil des fig. 11 à 12 marche sous l'ac- @ tion d'un jet fluide. Il n'v a plus à proprement parler d'aubes, mais une série de bras creux incurvés 12, qui reçoivent le fluide sous pression de boites centrales 13 elles-mêmes alimentées par l'axe creux 14. Un entonnoir 15 permet le chargement. Les matières arrivant à la tur- bine sont rrojetées vers la périphérie et soumises à l'ac- tion des jets émanant des tuyaux 12 et qui les projettent sur la toile 6. On évite ainsi la mise en grumeaux des, poudres grasses. Le fluide employé sera suivant les cir- constances de l'air ou de l'eau. ' @
Dans 'l'appareil des fig. 13 et 14, les tuyaux 12 sont purement radiaux.
Mais par l'effet de la rotation ' ainsi qu'il est bien connu, la vitesse du fluide émanant des dits tuyaux est inclinée par rapport à la toile 6.
On peut apporter de nombreuses modifications aux dispositifs ci-dessus décrits à titre d'exemple notam- ment on peut employer des cônes tournants, des turbines de tout genre, ou par exemple, charrier des particules dans un courant d'air qu'on écrase plus ou moins obliquement
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sur la toile. L'on peut obtenir des résultats analogues en faisant se déplacer les tamis en face du jet de matiè- res.
Dans les machines à bluter il arrive que beau- coup de produits colmatent, plus ou moins rapidement, les toiles métalliques et rendent ainsi impossible tout bluta- ge.
Le nettoyage par brosses est depuis fort long- temps connu et appliqué, mais il ne donne pas toujours de bons résultats et il ne peut pas être employé quand la ou les brosses doivent fonctionner à de grandes vitesses.
Les procédés ,par marteaux et par secousses of- frent des inconvénients analogues.
La présente invention est relative aussi à des perfectionnements apportés aux machines à bluter en vue d'éviter les inconvénients pr6cédents: elle concerne une machine pour bluter ou autres applications similaires, ca- ractérisée par-des vibreurs, mis en action par leur con- tact avec un autre élément, par exemple un élément mobile de la machine à bluter, ces vibreurs transmettant de mul- tiples vibrations à la toile, ce qui assure le nettoyage régulier de cette toile.
Une première forme de réalisation de cette ma- chine perfectionnée est représentée à titre d'exemple sur les fïg. 15 à 19 du dessin ci-joint.
Cette machine comporte une turbine à aubes 21, montée sur un'arbre moteur 20, et tournant à l'intérieur d'un tamis cylindrique 22, constitué par une toile métal- lique 221, tendue dans un cadre rigide 222 .
Conformément à la présente invention, des vi- breurs 23 sont fixés de place en place sur une lame d'acier 24, fixée elle-même en 25 au cadre rigide 222; chacun de ces vibreurs est constitué par une lame d'acier
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coudée reliée par rivets 26 à la rampe 24.
D'autre part, une fourche 27 rapportée sur l'extrémité de chaque tube 21 et reliée à elle par des rivets 30, porte à'son extrémité un axe 31, sur lequel est engagé un petit galet 32, avec un jeu notable j, le diamètre de cet axe étant beaucoup plus petit que l'alésa- ge du galet.
De cette façon, le galet 32 est fou sur son axe 31, et seule la force centrifuge lui donne son action. de touche lorsqu'il rencontre les vibreurs 23.
A chaque tour, le ou les vibreurs sont actionnés.'-, et transmettent leurs vibrations aux toiles. On peut' ainsi, . en mettant deux, trois, quatre ou un plus grand nombre de vibreurs par lames et avec des vitesses de 800 ou 900 tours minute, obtenir 1800 à 3600 touches et plus par minu- te et entretenir une rapide et constante vibration des toi- les ; les mailles restent donc toujours libres et le blu-. tage est par suite certain avec un rendement maximum.
On peut apporter de nombreuses modifications à la machine à bluter ci-dessus décrite à titre d'exemple : en particulier, on peut remplacer le galet 32 par une lame de ressort, ou par un assemblage de petites bandelet- . tes de cuir souple au bout desquelles serait fixé un U en acier pour la touche, ou encore par tout autre disposi- tif élastique.
On peut aussi modifier le mode de réalisation des.vibreurs 23, La lame de ressort 23 fixée par des rivets 26 sur la lame d'acier 24 que porte la toile 22, peut présenter (fig. 20) une extrémité relevée 36, qui vient rencontrer le galet 32 monté à l'extrémité de l'aube 21.
La lame de ressort 23 peut ainsi être cour- bée en 36 et présenter un crochet 37 formant point de
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touche (fig. 21). Cette lame peut d'ailleurs ne présenter . que ce crochet point de touche 37 (fig:. 22).
On peut aussi constituer le vibreur (fig. 23) par un ressort plat 40 rivé à l'une de ses extrémités en
41 sur la lame d'acier 24 et à l'autre extrémité en 42 sur un petit levier rigide 43 portant une partie relevée
44 : en appuyant sur cette partie relevée, on relève l'extrémité 42 du ressort 40 qui revient brusquement à sa place, dès l'abandon de 44.
Dans la variante représentée sur la fig. 24, le levier 47, articulé sur l'axe 48, est sollicité par un ressort 49' à branches longues et libres 491 492, qui prennent appui l'une sur 24 et l'autre sur le levier 47.
En appuyant sur l'extrémité 50 du levier 47, on bande le ressort 49, tout en relevant l'extrémité 51 de ce levier 47 : cette extrémité revient brusquement à sa place, dès l'abandon de l'extrémité 50 du levier 47.
On peut aussi, (fig. 25), constituer le vibreur par deux ressorts à boudin 52, de flexibilité convenable, fixés perpendiculairement à la lame 24, ou un seul res- sort à boudin 53 de même grosseur et de même flexibilité, simplement courbé en U couché et fixé sur la lame 24.-
Tous les vibreurs des fig. de 20 à 26 sont ac- tionnés par un élément mobile de la machine à.bluter, par exemple par l'aube 21 d'une turbine rotative (fig. 2); à chaque tour, cet élément mobile appuie sur le point de touche de chaque vibreur.
On peut aussi réaliser le vibreur comme indiqué sur les fig. 27 et 28 : un ressort à boudin 55, est fixé à ses deux extrémités 551 552 sur le cadre 222 de la toile métallique; sa partie médiane est engagée dans un arrêt rigide 56 fixé à la lame d'acier 24. L'élément mobile, tel que aube 21 d'une turbine, déplace le ressort
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55 dans le sens de la flèche 57 en le bandant, puis a- bandonne ce ressort qui vient alors frapper l'arrêt' 56 .en faisant vibrer le tout.
On peut évidemment remplacer le ressort à boudin 55 par un ressort spirale 60, qui assure le même rôle.
Les dispositifs ci-dessus décrits, peuvent facile- ment s'appliquer à tous appareils de blutage comportant'des toiles, quelle que soit la nature de ces toiles (métalliques; soies, etc...) et quel que soit le mode d'emploi des toiles sur ces appareils.
En particulier, ces dispositifs peuvent s'appli- quer non seulement aux machines à bluter (fig. de 1 à 5) à aubes rotatives, mais aussi aux bluteries rondes, dites centrifuges (fig. '30 et 31).
On sait que, dans ce genre d'appareils, la toile tamiseuse 221 est tendue suivant un cylindre, ce cylindre étant animé d'un mouvement relativement 'lent (60 tours-minu- te par exemple). Suivant l'axe de ce cylindre (lequel,est horizontal) se trouve un arbre 65 portant des palettes ou des bras radiaux 66 ; arbre et les palettes solidai- res tournent en sens inverse du cylindre formé par la toile 22 , et sont animés d'une vitesse relativement considérable (700-800 tours-minute par exemple);
la matière introduite dans l'appareil, dans la région de son axe horizontal, se trouve donc constamment projetée, en vertu de la force cen- trifuge, contre la paroi du cylindre, constituée par la;toi- le 221, et le tamisage s'opère par passage des matières fi- nes à travers la toile, les parties plus grossières restant à l'intérieur du cylindre.
Pour adapter à'ces bluteries dites centrifuges les dispositifs faisant l'objet de l'invention, 11 suffit d'appliquer les cercles vibreurs 24, constituée par des bandes plates de ressorts et portant les doigts élastiques 23, contre la face interne du cylindre de toile 221;.Sur-
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les pales ou bras élastiques 66 solidaires de l'arbre 65, on fixe, une ou plusieurs masselottes 70 destinées à heur- ter les doigts élastiques 23 à chaque tour, et à créer et entretenir la vibration des cercles vibreurs 24. Ces cer- cles sont fixés à distance convenable les uns des'autres, de façon que toute la surface du cylindre soit maintenue en vibration pendant la marche de l'appareil.
Il est, d'ailleurs, tout aussi simple d'adapter les dispositifs faisant .l'objet de l'invention, à tous au- tres types de bluteries ou tamiseurs, quel que soit le mode de fixation des toiles 221, que celles-ci soient fixes ou en mouvement ; carle mouvement de vibration peut très bien être créé et entretenu, au moyen d'un dispositif quelconque, indépendant de l'appareil proprement dit auquel le disposi- tif de nettoyage est appliqué.
Par exemple, la fig. 32 représente schématique- ment une machine à bluter dont la toile 222 et les vibreurs 23 sont fixes ; ces vibreurs sont actionnés par des mane- tons porte-galets 801, 802, 803 fixés sur des arbres rota- tifs' 811, 812,813, On peut évidemment prévoir plusieurs manetons montés sur un même arbre,.de façon à doubler, tri- pler, quadrupler, etc.... le nombre de touches des vibreurs, s'il y a lieu.
REVENDICATIONS : -
1 ) Machine pour bluter ou autres applications caractérisée par ce que 'la toile à bluter présente une di- 'rection faisant un certain angle, avec la direction de pro- jection des matières traitées.