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" POMPE MESUREUSE
L'objet de la présente invention est une pompe mesureuse ou volumètrique. Dans les appareils similaires connus, le mesu- rage du liquide se fait sous la dépendance directe des organes d'aspiration ; il en résulte que le volume mesuré est influencé par les diverses causes (telles que entrées d'air, défaut d'étan- chéité des clapets, variations de vitesse etc.) qui peuvent mo- difier le volume aspiré.
Dans la présente invention, au contraire, le volume refoulé est soustrait à ces influences pertubatrices; à cet effet, la pompe aspire et met à la disposition du refoulement un volume supérieur au volume à refouler ou à débiter ; débit de la pompe s'arrête automatiquement si le dit,;volume supérieur n'est pas disponible ; circonstance qui peut se présenter dans les périodes d'amorçage ou dans le cas de désamorçage fortuit de la pompe.
Si à la pompe ainsi construite, on ajoute un compteur, avec ou sans dispositif enregistreur, on a réalisé un compteur de liqui- des.
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Les dessins annexés représentent, à titre d'exemples, quel- ques formes d'exécution de l'invention.
Dans la Fig. I la pompe est constituée par le cylindre I, le piston 2, la bielle 3, le vilebrequin 4, le fond de cylindre
5, le clapet d'aspiration 6, le tube d'aspiration 7, le piston
2 porte le clapet de refoulement 8 et un clapet 9 muni d'un ressort 9a et formant by-pass ; le vilebrequin 4 est fixé un disque à rebord latéral LO pourvu de deux encoches ; rebord 10 guide par l'intermédiaire d'un talon terminant une tigre 12, un clapet 13 pourvu d'une ouverture centrale qui eut être fermée par un flot- teur 14, un ressort 15, plus faible que le ressort 9a, maintient le clapet 13 sur son siège.
L'appareil fonctionne comme suit ; montant, le piston 2 aspire par le clapet 6 une certaine quantité de liquide ; quamdil descend, le clapet 6 se ferme et le liquide soulevant le clapet, passe au-dessus du piston 2 ; quantité de liquide étant suffisante pour soulever le flotteur 14, ce dernier demeure dans sa position basse (indiquée en trait pointillé laissant libre l'ouverture 13 par ou l'air peut donc continuer à s'échapper. Après un certain nombre de tours, il arrive uni moment ou, le piston 2 se trouvant dans sa position basse, le flotteur
14 sera soulevé par le liquide et obturera le trou du clapet 13.
Celui-ci étant, d'autre part, maintenu sur son siège par la tige
12 dont le talon est engagé sous le rebord du disque 10, la partie du corps de pompe située au-dessus du piston formera vase clos, dès lors, le piston 2 ne peut remonter que si le clapet 9, s'abais- sant sous l'effet de la pression, laisse passer dans la partie inférieure du corps de pompe une certaine quantité de liquide.
Cela continue jusqu'au moment ou le disque 10 présente au-dessus du talon de la tige 12 la première de ses encoches; la pression du liquide, égale à celle du ressort 9, étant supérieure à celle du ressort 15, la soupape 13 est soulevée et la pompe débite quand le piston a atteint le point mort haut de sa course, le volume voulu est débité; à ce moment, le clapet 13, cessant d'être soutenu par le rebord du disque 10, s'abaisse sous le double effet de son poids propre et de la pression du ressort 15, après quoi
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le cycle décrit recommence. Si la pompe vient à se désamorcer, le volume refoulé au-dessus du piston pourra être insuffisant pour soulever le flotteur 14, dans ces conditions le cycle nor- mal décrit ci-dessus ne s'effectuera pas ; il en résultera qu'un tour de manivelle n'aura effectué aucune vidange.
Afin de ré- duire les frottements on peut munir le talon de la tige 12 d'un galet de roulement.
La Fig II représente une première variante de construction ici la pompe est semi-rotative et à double effet.
La Fig. III représente une deuxième variante. Ici -cylindre et le piston sont à deux diamètres et le by-pass est disposé dans le fond du cylindfe; par ce dispositif le réglage du débit se fait avec plos de précision.
Le Fig. IV montre une troisième variante. Ici, le by-pass susdit est remplacé par un flotteur 16 pouvant fermer l'orifice 17 par lequel un tube latéral 19 communique avec une chambre 19, le clapet de refoulement n'est plus disposé dans le piston, mais il se trouve dans la partie supérieure de la pompe. Cette varian- te fonctionne comme suit; quand le piston descend, il refoule le liquide par le tube I, la chambre 19 et le clapet dans le corps de pompe au-dessus du piston ; volume aspiré étant supérieur au volume débité, la différence fera monter le niveau dans la chambre 19, le flotteur flottant dès lors,, l'ascension suivante du piston, fera descendre le niveau du liquide dans la chambre 19 jusqu'au moment ou le flotteur 16 bouchera le passage 17.
Le piston est ici également à dux diamètres ; la partie à diamè- tre réduit est évidée et enveloppée d'une chemise 20, l'espace compris entre la chemise 20 et le corps du.piston forme une chambre à air 21, après avoir subi une certaine compression, l'air y contenu amortit les différences de pression qui résultent des alternatives de refoulement et d'aspiration et tend ainsi à réduire les fuites.
Le Fig. V montre une quatrième variante. Ici le volume débité est égal au volume aspirée et la réserve de liquide est constituée dans une chambre de coripensation 22 alimentée par un tube 18, dans le fond de la chambre est disposé un clapet 23 maintenu sur
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son siège par un ressort 24 et renferment un flotteur 25 qui, dans sa position haute, obture le trou central du clapet 23. La vidange se fait par un ajutage 26, dans la tubulure qui y conduit peut se mouvoir un piston 27 maintenu à fond de course par un ressort 28. Le piston 27 est muni d'une tige 29 pourvue à son extrémité d'un cran 30. Dans ce cran pénètre une extrémité d'un levier 31 actionné, dans la position basse du piston, par une came 32 solidaire du vilebrequin 41.
Le dispositif fonctionne comme suit ; pendant la période d'amorçage, le liquide aspiré est refoulé nar le tube I dans la chambre de compensation 22 et de là, par l'orifice du clapet 23, dans la partie du corps de pompe située au-dessus du piston, jusqu'à ce que le flotteur 25 vienne fermer l'orifice du clapet 23, au moment ou le piston se trouvera à son point mort bas, la came 32 libérera par l'intermédiaire du levier 31; le piston 27 le ressort 24 étant plus fort que le ressort 28, le riston 27 recelant sous l'impulsion du liquide s'écoule aussi longtemps que le piston remonte.
Il peut arriver, à la suite d'un désamorçage ou d'une aspiration défectueuse que le piston se trouvant au point mort bas de sa course, le flotteur n'ait pas fermé l'orifice du clapet 23, dans ces conditions, le piston 27 ne subira pas la pression du liquide et demeurera immobile, il sera enclanché par le levier 31 actionné par la came 32, en continuant à monter, le piston fera fermer l'orifice du clapet 23 par le flotteur 25, la pression du liquide ne pouvant refouler le piston 27 soulèvera le clapet 23 et le liquide ira alimenter la chambre de compensation 22, cette dernière compense les petites variations qui peuvent se produire, em même temps, elle fonctionne comme séparateur d'air.
Le Fig VI montre une cinquième variante. Ici la chambre de compensation contient un flotteur oscillant 33 chargé de mainte- nir le liquide à un niveau constant dans la chambre 22. Le dis- positif fonctionne comme suit, tant que le liquide n'atteint pas le flotteur 33, celui-ci demeure suspendu à son axe dans une direction verticale et il empêche ainsi le flotteur 25 de monter, la tige 35 de ce dernier butant contre la tige du flotteur 33, dans ces conditions le liquide refoulé par le piston montant
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passe par l'orifice 36 et alimente la chambre de compensation;
bientôt le flotteur 33 flotte et prend une position oblique, dès lors la tige 35 ne rencontrant plus d'obstacle, le flotteur 25 peut monter et obturer l'orifice 36, lorsque le piston remon- tera, le liquide situé au-dessus du piston ne trouvant aucune issue, repoussera le piston 27 en comprimant le ressort 28 et le liquide s'écoulera par la tubulure 26.
La fig. VII montre une sixième variante; ici l'excédant de volume de l'aspiration sur le refoulement est obtenu simplement par la présence de la tige du piston.
Le Fig. VIII montre une septième variante; celle-ci fonction- ne comme la cinquième, le dispositif comporte un piston plongeur 38, et le refoulement est pourvu d'un cylindre de verre 38a, for- mant jaugeur visible.
Le Fig. IX montre une huitième variante, le dispositif est semblable à celui de la Fig. I sauf en ce qu'il est à double effet.
Le Fig. X montre une neuvième variante, ici la pompe possède trois cylindres, l'un d'eux 40, forme pompe à double effet, il aspire le liquide et le refoule dans les chambres de compensation 22 et 22a.
On peut complèter ces divers dispositifs par l'adaption d'un filtre, soit à l'aspiration soit dans la chambre de refoulement on peut compléter la pompe par l'adjonction d'un appareil compteur ou enregistreur, on peut imaginer maints autres dispositifs si- milaires sans sortir des limites de l'invention définies ci-après.