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Perfectionnements aux joints et supporte élastiques
L'invention se réfère à des joints ou supporte élas- tiques destinés à guider dans leur pivotement des pièces soumises à des mouvements de rotation alternatifs, ces
Joints ou supports comportant une ou plusieurs pièces de énergiquement caoutchouc ou autre matière plastique adhérant/aux orga"- nos à mouvement alternatif, cette adhérence pouvant être obtenue, par exemple, par une déformation initiale impor- tante de la matière plastique dans une ou plusieurs direc- tions. Dans un grand nombre d'applications pratiques, il est nécessaire, pour des raisons de facilité de montage,
d'employer plusieurs bagues de caoutchouc disposées bout à bout et adhérant chacune à une dpnille Intérieure d'une part, et à la paroi intérieure de l'organe à mouvement alternatif correspondant d'autre part, les douilles inté- rieures étant enfilées sur un organe commun d'assemblage.
L'invention a notamment pour but une disposition per- mettant de solidariser les différentes douilles intérieu- rés les unes avec les autres, tout en permettant le monta- ge et le démontage faciles du dispositif.
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Dans ce but, et suivant gne caractéristique de l'in- vention, les différentes douilles intérieures ou parties équivalantes sont rendues solidaires lea unes des autres en rotation, soit par un emmanchement à friotion (emmanche- ment aonique par exemple) soit par un emboitement, par exemple au moyen de griffes de 'toute forme appropriée, soit par des cannelures, soit encore en donnant aux parties de l'emboîtement une forme prismatique. De préférence, la liai son sera telle qu'on puisse régler la position angulaire relative desdites douilles.
Ltinvention s'applique à tous joints oa supports élas- tiques du type indiqué, et notamment aux charnières, par exemple des charnières de pertes de véhicules, aux amor- tisseurs et à leurs attaches, aux organes de direction de véhicules automobiles. à la suspension indépendante des roues d'automobile, à l'attache des ressorts de suspension sur le châssis, au montage des dès de cardans, des leviers de rupteurs de magnétos, à la suspension des moteurs, ra- diateurs, et aatres sur les châssis de voitures automobi- les, aux articulations de leviers de renvoi de mouvements et, d'une façon générale, à tous dispositifs dans lesquels des organes ont un mouvement de rotation alternatif d'am- plitude limitée, soit en raison de leur destination, soit par suite de chocs, vibrations, trépidations, etc...
Dans les portes de véhicules automobiles, de wagons, etc., il est nécessaire de limiter à un angle déterminé l'ouverture de la porte, pour éviter que la porte ne Tienne frapper la carrosserie ou la paroi du wagon. On utilise généralement dans ce but une courroie de cuir ou de tissu reliant la porte au chambranle ou à toute autre partie fixe, On ne peut songer avec des charnières ordinaires à employer des butées métalliques disposées sur la oharnière pour li- miter l'ouverture de la porte, car, sous l'effet des chocs, ces bâtées seraient rapidement détériorées, d'autant plus
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que ces butées étant situées très près de l'axe de rota- tion,
le très petit bras de levier aveo lequel agiraient lea couples de rotation engendreraient des efforts considé- rables.
La présente invention permet d'établir une charnière comportant des butées pour limiter son ouverture maximum; agrément dit, dans une charnière établie suivant l'inven- tion, les butées ne risquent pas d'être détériorées sous Inaction des chocs.
Une autre oaraotéristique de l'invention réside donc en ce que les deux partiea de la charnière ayant un mou- vement relatif présentent des butées destinées à venir en contact l'une aveo l'autre lorsque le caoutchouc, ou au- tre matière plastique, s'est trouvé notablement déformé par l'ouverture de la charnière.
Au. dessin annexé, et uniquement à titre d'exemple, on a représenté l'application de l'invention à une charnière.
Dans ce dessin la figure 1 est une coupe axiale d'une charnière dans laquelle la liaison entre les deux douilles oo-axiales est obtenue par des griffes à dents de soie; la figure 2 montre en élévation une variante du.mode de liaison, réalisé au moyen de griffes à dents carrées-,- les figures 3 et 4 montrent un mode de liaison par emmanchement conique; la figure 5 est une coupe axiale d'une charnière, mu- nie de bitées servant à limiter son ouverture; la figure 6 montre en perspective les deux parties de la charnière avant assemblage; la figure 7 est nne coupe suivant la ligne 7-7 de la figure 5, et la figure 8 est une coupe analogue, la charnière étant ouverte.
Dans l'exemple représenté à la figure 1, qui montre
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l'application de l'invention à une oharnière, 1 et 2 déni- gnent les deux parties de la charnière, 3 l'axe d'assembla- ge, 4 et 4' les douilles intérieures et 5 et 5' deux baguer en caoutchouc ou autre matière plastique interposées entée les douilles 4 et 4' et les parties 1 et 2 de la charnière, respectivement.
Des dispositions sont prises pour que le caoutchouc adhère fortement aux surfaces métalliques avec lesquelles il est en contact, de façon que la rotation des douilles 4, 4' par rapport aux parties 1 et 2 se traduise. par une déformation angulaire du caoutchouc, Cette adhé- peut être rence obtenue par tons moyens appropriés, par exemple par vulcanisation de la surface du, caoutchouc ou. par collage, ou, de préférence, en comprimant fortement le caoutchoue entre la douille et la partie de la charnière correspondan- te.
Pour obtenir le montage et le démontage faoiles de la charnière, on voit qu'il est nécessaire qua les deux donil- les 4 et 4' soient distinctes et poissent être facilement séparées l'une de l'autre, étant donné que ces deux douil- les sont reliées de façon permanente aux parties oorrespon- dantes de la charnière, par suite de l'adhérence du caout- chouc sur les parties qui l'entourent. On Toit en outre qu'il est indispensable de rendre solidaire ces deux donil- les l'une de l'autre en rotation, si l'on veut que la$ deux. bagues de caoutchouc 5 et 5' se répartissent le tra- vail de déformation moléculaire pendant la rotation relati- ve des parties 1 et 2.
Ce résultat est obtenu dans l'exemple de la figure 1, en découpant des dents de soie 7 aux extrémités des donil- les 5 et b', ces dents de soie s'emboîtant par suite du serrage de l'écrou 8 sur l'axe d'assemblage. Comme repré- senté, et pour éviter le frottement métal sur métal, on peut disposer entre les parties 1 et 2 une rondelle 6 en fibre ou toute autre matière appropriée..
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On Toit que, lorsque le serrage de l'écrou 8 est achevé, les deux douilles 4 et 4' ne risquent pas de tour ner l'une par rapport à J'autre, la rotation produisant la déformation de la matière plastique o, 5'.
Bien entendu, la forme des dents de soie représentée à la figure 1 peut' être modifiée et, notamment, on pour- rait employer des dents rectangulaires, comme représenté à la figure 2. Ces dents pourraient même être trapézoida- les, demi-rondes ou ovales. La liaison des deux dauilles pourraient enotre être obtenue par un emboitement des deux douilles qui, dans ce but, se termineraient par des parties prismatiques mâle et femelle.
On pourrait aussi employer un emmanchement conique comme celui indiqué à la figure 3, l'alésage conique 9 re-
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levant Kextrémité conique 10 de la àoaille 4'. Dans ce cas, le serrage de l'écrou 8 force le oône 10 dans l'a- lésage 9, ce qui solidarise les deux douilles en rotation.
L'une des douilles à extrémité conique, par exemple la douille 4', pourrait être fendue comme indiqué en 11, à la figure 3, de façon à augmenter encore le serrage. Les extrémités des douilles, et notamment les extrémités co- niqaea représentées à la figure 3, pourraient être can- nelées ou striées ou travaillées de toute autre façon
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pour afflenter l'aàhéronoe.
La liaison entre les deux douilles, au lieu de se faire directement, pourrait se faire indirectement en solidarisant ces deux douilles en rotation aveo l'axe d'assemblage, résultat qui pourrait être obtanu en em,. ployant un axe d'assemblage de section polygonale, la surface intérieure des douilles ayant une seotion corres- pondante, au. bien en employant des clavettes, goupilles ou tout autra moyen de liaison approprié.
Dans tous les oas, il sera avantageux de réaliser la liaison directe ou Indirecte entre les douilles de telle
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sorte qu'on puisse régler latar position angulaire initiale et créer de ce fait une déformation initiale de certaines bagnes de caoutchouc par rapport aux antres. De cette fa- çon, le joint sera tel qu'il favorisera le pivotement dane un sens et¯opposera une certaine résistance au pivotement en sens inverse. Dans le cas d'une charnière par exemple, oelle-ai aura tendance à s'ouvrir on à se fermer automati- quement, et cela avec une force plus on moins grande, sui- vant le réglage initial de la position angulaire relative des douilles 4, 4'.
Suivant l'exemple d'exécution de l'invention représen- té aux figures 5 à 8, chaque partie 1 et 2 de la charnière porte une butée'13-15 respectivement, ces butées étant obtenues, par exemple, en entaillant, sur une certaine pro- fondeur, les tranches des parties 1 et 2 qui de font face, de façon à laisser des segments en surépaisseur 12-13-14-15, les extrémités 12-13-14-15 de ces segments formant épaule- monts de batées.
On Toit à la figure 7 que. lorsque la charnière est fermée, les épaulement 12 et 14 sont en contact Si on ouvre la porte, par exemple en la repoussant Tiolem- ment, les parties 1 et 2 tournent l'une par rapport à l'au- tre en provoquant la déformation moléonlaire des bagnes de caoutchouc 5 et 5', cette déformation des bagnes de caout- ohoao augmentant en même temps que l'amplitude du mouvement d'ouverture.
L'énergie absorbée par la déformation du oaont- choue provoque le freinage progressif et de plus en plus paissant du mouvement de la porte, de sorte qu'après une rotation de l'angle o( , (figure 6), c'est-à-dire au moment où l'épaulement 13 arrive au contact de l'épaulement 15, la vitesse de la porte est extrêmement réduite, ou même annu- lée, sous l'effet amortisseur des bagnes en caoutchouo.
Si la porte est cependant lanoé avec une -violence telle qn'elle possède encore une vitesse notable au moment de la rencontre des épaulements 13 et 15, on remarquera que l'iner-
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tie que possède encore la porte se trouvera absorbée par le déplacement radial de l'axe de la charnière dans la masse de caoutchouc déforma, oe travail résistant étant particulièrement important dans le cas d'un montage en porte-à-faux correspondant à la charnière représentée au dessin.
L'inertie résiduelle de la porte en fin d'ouverture dépendra, bien entendu, de l'importance de la déformation sugie par le caoutchouc, On pourra notamment provoquer l'amoritssement du choc entre les bâtées, soit à l'ouver- tare, soit à la fermeture de la oharnière. La position d'équilibre moléculaire des bagues de caoutchouc pourrait également correspondre à. une position intermédiaire dans le mouvement d'ouverturs de la porte, de façon que l'ef- fet amortisseur se produise aussi bien à fin de course de fermeture qu'à fin de course d'ouverture.
Ce résu.ltat peut être obtena avec la même charnière en modifiant la position angulaire relative des bagues 4 et 4' grâce à 1'emboîtement par griffes.
On remarquera que, dans la position de fermeture (fi- Sans 7)les épaulements la et 14 étant en contact , le joint entre les deux parties de la charnière est étanohe dans la partie extérieure (partie exposée aux intempéries dans le cas d'une porte de véhicule par exemple), la lon- gueur et la position angulaire des segments en surépais- eaux étant calculées de façon que la fente correspondant à l'angle se trouve à l'intérieur,
Bien entendu l'invention n'est pas limitée au mode d'élection décrit et représenté.
La charnière pourrait être d'un tout autre type, ayant par exemple des parties mâles et femelles s'emboîtant les unes entre les autres, La construction des butées solidaires des parties de la charnière pourrait également être différente, ainsi que le mode de liaison entre les différentes douilles méta-
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liqes intérieures.
.REVENDICATIONS.
1 -. Charnière ou autre joint ou. support élastique pour relier es pièces soumisea à des mouvements de rota- tion alternatifs, oomprenant plusieurs bagues de caout- ohoao ou autre matière plastique adhérant énergiquement aux parties respectives de la charnière on autre, et à des douilles correspondantes, enfilées sur un organe d'as- semblage, caractérisé en oe que les différentes douilles ou parties équivalentes sont rendues solidaires les unes des autres en rotation, soit indirectement par fixation sur l'organe oommun d'assemblage, soit de préférence àireo- remeny par emmanchement ou emboitement.
2 -. Charnière, joint on support suivent 1', caracté- risés en ce que les différentes douilles ou autres sont rendues solidaires en rotation par un emmanchement à frio- tion, par exemple un emmanchement conique,
3 - Charnière, joint ousupport suivant 1', oaraoté- risée en ce que les différentes dociles ou autres sont rendues solidaires en rotation par un emboîtement par grif- fes on par cannelures de forme approprié..
4 -. Charnière, joint ou support suivant 3 , oaraoté- risée en ce que les parties des douilles qnï s'emboîtent les unes dans les autres sont réparties régulièrement sur le pourtour des douilles de façon à permettra le réglage de leur position angulaire relative.
5 -. Charnière, joint on support suivant 1 , caracté- risés en oe que les parties respectives de la charnière ou. autre, présentent des butéea destinées à Tenir en contact l'une avec l'autre lorsque le caoutchoue. ou antre matière plastique, s'est trouvé notablement déformé par l'ouverture de la charnière.
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