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"Presse pour l'essorage de la laine et autres applications" les presses employées dans le lavage des laines ou de toute autre matière textile, présentent de graves inconvénients au point de vuo du ménagement de la matière à essorer et au point de vue de la conserva- tion de la garniture plus ou moins plastique du rouleau supérieur de ces presses parce que le mode de commande du rouleau supérieur, par engrenage à longue denture en- tre les deux rouleaux, détermine:
1 - Une variation instantanée de la vites- se du rouleau supérieur à chaque passage de dents;
2 - Un désaccord entre la vitesse résul- tant de l'entraînement du rouleau supérieur par les en- grenages à longue denture et par le point de tangence des deux rouleaux, lorsque le diamètre du rouleau supérieur se modifie par l'usure ou lorsque l'épaisseur de la nappe en essorage n'est pas régulière.
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Ce désaccord est d'autant plus néfaste que l'effort exercé au contact des deux rouleaux est très emportant, étant donnée la grande pression nécessaire entre les deux rouleaux pour effectuer un bon essorage.
Pour diminuer ce désaccord dans une certaine mesure, l'- engrenage à longue denture du rouleau supérieur n'est pas habituellement calé sur l'axe de ce rouleau, mais il en- traine par un griffon ou un cliqueta une roue à rochet so- lidaire de l'axe du rouleau supérieur lequel, à un moment donné, vu l'inclinaison des dents du rochet, peut pren- dre une vitesse angulaire supérieure à celle qui résul- terait de la commande par les engrenages à longue dentu- re.
Lorsque ce dispositif entre en action (et il ne peut le faire que dans un sens), l'entraînement du rouleau supérieur se fait alors par le point de contact au détriment de la matière à essorer qui subit un effort de friction d'autant plus prononcé que la vitesse angu- laire du rouleau supérieur s'éloigne davantage de celle transmise par les engrenages à longue denture.
La présente invention a pour objet un dis- positif qui obvie à ces inconvénients en supprimant les engrenages à longue denture et en employant pour la com- mande du rouleau supérieur, un intermédiaire,'!'dont l'axe est placé'sur une ligne sensiblement horizontale avec le centre du rouleau supérieur dans la position de repos de celui-ci.
Ce dispositif intermédiaire qui caracté- rise l'invention dans son objet principal, pourra être interposé dans la commande/entre les deux rouleaux, ou entre la commande générale et chacun des deux rouleaux.
Il pourra consister, par exemple, en un câble, une chaîne une vis avec pignon hélicoïdal, des pignons cônes ou droits ou tout autre moyen connu,' ces moyens pouvant en outre, être combinés pour rendra le mouvement de rota-
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tion du rouleau supérieur absolument ou substantiellement indépendant du soulèvement de ce rouleau dans les limites normales de la pratique.
Le dessin annexé représente, simplement à titre Indicatif, différentes réalisations possibles des perfectionnements. sus-visés: ]!Les figures 1 et 2 représentent respec- tivement en élévation de face et en élévation de côté, une de ces formes de réalisation'* les figures 3 et 4 montrent une variante:
Les figures 5 et 6 représentent une autre variante:
Les figures 7-8 et 9-10 représentent deux autres variantes: ]!La figure 11 représente une variante de la figure 8'.
]!Les figures 12 et 13 sont relatives à une autre variante.
La presse des figures 1 et 2 reçoit son mouvement d'une courroie actionnant la poulie 43 calée sur l'axe 39. Le pignon 40, calé sur cet arbre 39, en- traîne, par le pignon 41, l'axe 8 du rouleau inférieur 9 de la presse. Ce même axe 39 porte des douilles 44 et 45, sur lesquelles peuvent tourner fous les pignons 46 et 47.
D'autre part, le pignon 48 à fine denture, est calé sur l'axe 39 à son extrémité. Ce pignon 48 entraine, par l'- intermédiaire 49, le pignon amovible ou pignon de change 14, Ce dernier, calé sur l'arbre 50, fait tourner cet ar- bre qui porte les pignons 60 et 61 à forte denture:
Ces deux pignons entraînent, par l'intermédiaire des pignons fous 46-47 ci-dessus, les grands pignons 53 et 54, soli- daires de l'arbre 54' du rouleau supérieur 2 de la presser
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L'engrènement des pignons 46 et 47 avec les pignons 54 et 53 se faisant sur une ligne sensiblement ' horizontale, il s'ensuit que le rouleau supérieur de la presse, avec son axe 54', peut élever d'une façon sen- sible, sans avoir à craindre le désengrènement des pignons
46 et 47, des pignons 54 et 53.
L'entrainement mécanique du rouleau supérieur est donc assuré, quelle que soit l'- importance de la couche de laine s'interposant entre les deux rouleaux 2 et 9, beaucoup plus sûrement que dans le cas d'engrenages ordinaires à longue denture, tout en conservant un rapport constant des organes commandeurs et commandés. En disposant le centre du pignon 46 un peu an dessous de l'horizontale de l'axe 54', lorsque le rouleau supérieur 2 n'a encore subi aucune usure$ on peut arriver à une .sure considérable de ce rouleau supérieur sans perdre le bénéfice de cet entraînent régulier. pignon amovible ou de change 14, pla- cé en bout de l'arbre 50, peut facilement être change.. Son nombre de dents détermine la relation desvitesses des deux rouleaux 2 et 9 de la presse.
L'intermédiaire 49, porté par une demi¯ lune mobile autour de l'axe 39, et fixée par les coulis- ses 55 et 56 et les écrous 57 et 58, assure la commande (fig.2). Les variations de la vitesse angulaire du rouleau sont donc obtenues par la mise en place des pignons de poids réduit, faciles à poser, et dont il est peu coûtaux d'avoir un assortiment; Dans la pratique, il suffit d'avoir un jeu de pignons dont le nombre de dents varie de deux en deux-. Avec un jeu de sept pignons on peut réaliser les vitesses théoriques du rouleau supérieur, malgré une usure de 14 centimètres sur le diamètre du rouleau supérieur.
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'"v " f-w 0 U' JL 7Les pignons 46 et 47 exerçant sur le rou- leau supérieur 2 un effort de soulèvement proportionnel à la résistance au roulement de la presse, il stensuit que la presse,ainsi commandée, absorbe très facilement la ma- tière alimentée, et qu'elle est moins sujette que toute autre au "refus de la presse".
Dans le cas des figures 3 et 4 sur le rouleau supérieur 2 est calé un pignon 1 commandé par un autre pignon 3, fixé. en position, éloigné du premier, et relié avec lui par une chaîne 4 (fig.4), dont le brin qui tire se trouve sensiblement horizontal dans la posi- tion de repos du rouleau supérieur.
Le pignon 3 est calé sur un arbre 5 (fig.
3) commandé par une chaîne 6 recevant son mouvement d'- une boite à vitesse 7 commandée par l'axe 8 du rouleau inférieur 9.
Avec ce montage, quelle sur soit la posi- tion du rouleau supérieur 2, dans les limites de la pra- tique, la vitesse de ce dernier résultant de la commande par.les intermédiaires, reste toujours constantes Même en considérant l'instant où le rouleau supérieur monte ou descend, on peut considérer sa vitesse comme constante. la pression entre les deux rouleaux 1 et
9 est, aussi,.pratiquement indépendante du mouvement as- cendant ou descendant du rouleau supérieur 2.
Dans le dispositif des figures 5 et 6, le pignon 1 solidaire de l'axe du rouleau supérieur 2, engrè- ne avec le pignon 3 commande à son tour par le rouleau inférieur 9 (ou la commande générale) mais monté sur une articulation 10, permettant à ce pignon 3 de rester tou- jours engrené de la même façon avec le pignon 1 lorsque le rouleau supérieur 1 varie de position en hauteur. Un
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train de pignons intermédiaires 11,12 et 13 est commandé par un pignon 14 calé sur l'arbre 8 du rouleau inférieur 9. Une deuxième articulation en 10' évite tout coincement lors des déplacements verticaux du rouleau 2. 14 est la pignon de "change"permettant de faire varier la vitesse du rouleau 1 par rapport à celle du rouleau 9.
Une poignée 15 avec sa coulisse 16 et un écrou de serrage, permettant de régler l'engrènement du pignon de change 14 avec le pignon 13.
Quelle que soit la position du rouleau supérieur dans les limites de la pratique, la vitesse de ce dernier résultant de la commande par les intermédiaires reste toujours constante, mais en considérant l'instant où le rouleau supérieur monte ou descend, sa vitesse n'- est pas absolument constante.
Quant à la pression entre les deux rou- leaux, elle diminue lorsque le rouleau 2 doit se lever devant une plua grande épaisseur à essorer, ce qui dimi- nue la tendance de la presse au refus devant une suré- pais saur'.
Dans le cas des figures 7 et 8, un pignon hélicoidal 17, solidaire du rouleau supérieur 2, engrène avec une vis sans fin 18, se déplaçant le long de son ar- bre vertical d'entrainement 19, par le moyen, par exemple, d'un carter 20 renfermant ledit pignon hélicoidal et sa vis, de sorte que la vis accompagne toujours le rouleau inférieur 2 dans son déplacement vertical. Une longue cla- vette 21 permet, dans toutes les poàitions de la vis, son entrainement par son arbre 19. La boite de vitesse 7 per- met de faire varier la vitesse du rouleau supérieur 2. El- le est commandée par l'arbre 8 du rouleau inférieur 9, par les pignons 23 et 24 et un double cardan 25 évite tout coincement pour le cas où le rouleau supérieur se lève plus d'un côté que de l'autre.
L'arbre vertical à cardanà
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est commandé par les pignons 26 et 27, ce dernier étant calé sur l'arbre 28 de la boite à vitesses: les figures 9 et 10 montrent que le pi- gnon hélicoïdal at la vis sans fin peuvent être remplacés par deux pignons coniques 29 et 30. Le pignon 30 est en- trainé par la clavette 21, fixée sur l'arbre 19: Ce der- nier est commandé au moyen de pignons droits 31 et 32, par le pignon 26, le pignon 27 et la boite à vitesses 7.
Dans les deax cas qui précèdent, (figures 7,8 et 9,10), on réalise une vitesse de rotation du rou- leau supérieur 2 absolument indépendante du soulèvement de ce rouleau:
Dans le cas particulier de la figure 11, la vis sans fin 18 est fixe en position par calage, sur son arbre vertical d'entraînement. On obtient avec cette disposition une solution approphée, tout mouvement verti- cal du rouleau supérieur 2 amenant une légère variation dans son mouvement de rotation, ladite vis 18 faisant alors office de crémaillère par rapport au pignon héli- coldal 17.
Dans le cas des figures 7 et 8 (vis mobile) et 9 et 11 (pignon conique mobile), la pression entre les deux rouleaux est absolument indépendante du mouve- ment ascendant ou descendant du rouleau supérieur 2, l'- effort vertical s'exerçant entre la vis 18 et le pignon 17, s'annulant avec la réaction du carter 20, solidaire du rouleau supérieur 2.
Dans le dispositif de la figure 11 (vis fixe), la pression entre les deux rouleaux diminue lors- que le rouleau supérieur 2 doit se lever;' il y a donc encore diminution du refus de la presse:- le dispositif des figures 12 et 13 com- porte une poulie à gorge 33 calée sur l'axe du rouleau supérieur 2 et commandée par un câble 4, sensiblement ver=
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tical, prenant son mouvement soit sur le rouleau infé- rieur 9, soit, comme dans le cas envisagé ici, sur une poulie intermédiaire 34 placée en dessous (ou au dessus) du rouleau supérieur 2. Cette poulie 34 est calée sur l'- arbre 28 recevant don mouvement du rouleau 9 par les pi- gnons 23,24 et 27: Les pignons 23 ou 27 pouvant servir de pignon de change.
Le mouvement vertical du rouleau supérieur 2 est rendu possible par un supplément de longueur du câble, supplément absorbé par un galet tendeur 35, à ressort ou à contre-poids. Ce galet tendeur agir haturel- lement sur le brin non tendu du câble 4.
On réalise donc ainsi une vitesse de ro- tation du rouleau supérieur indépendante de la position de ce rouleau en hauteur. Cette vitesse est aussi substan- tiellement indépendante du mouvement ascendant ou descen@ dant de ce rouleau. la pression des deux rouleaux est d'- autant plus élevée que la surépaisseur se présentant au point de tangence est plus grande.
Les poulies à gorge et le câble peuvent,' bien entendue être remplacées par des pignons et une chaîne.
On peut., évidemmentemployer une solu- tion intermédiaire entre cette dernière et celle indiquée en se référant aux figures 3 et -.
Dans toutes les formes d'exécution ci-des- sus décrites, le numéro du pignon de change ou la posi- tion, de la poignée de la boite à vitesses à employer, est indiqué, par exemple, au moyen d'une aiguille 36 se dé- plaçant devant un cadran gradué 37, grâce à la tige 38, reliée à l'axe du rouleau supérieur 2. Il va de soi que, au lieu de placer les intermédiaires entre le rouleau su- périeur et le rouleau inférieur, on peut les placer entre le rouleau supérieur et l'arbre 39 de commande générale
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de la presse.
Ce dernier, en faisant, en général, dans les presses de laveuse, par exemple, dix fois plus de tours que le rouleau inférieur qu'il commande par les pignons 40 et 41, permet plus aisément l'emploi des pignons de petit modèle comme intermédiaires'.
REVENDICATIONS
1 - Une presse pour l'essorage de matières textiles ou autres, dans laquelle le rouleau supérieur est commandé au moyen d'organes intermédiaires mus, soit par le rouleau inférieur, soit par la commande générale de la presse; ces organes intermédiaires pouvant être combinés pour rendre la rotation du rouleau supérieur absolument, ou substantielle- ment, indépendante de son soulèvement,*
2 - Dans la presse suivant la revendica- tion 1, l'utilisation pour certains intermédiaires, de pignons de petit module, utilisation rendue possible par l'obtention.,' pour ces organes intermédiaires, d'une vitesse suffisante, répartissant dans l'unité de temps l'effort d'entraînement du rouleau supérieur sur un grand nombre de dents pouvant, dès lors, être individuellement faibles.
3 - Dans la presse suivant la revendica- tion 1, l'interposition entre les deux rouleaux ou entre la commande générale et l'un des deux rouleaux, d'un dispositif de changement de vitesse permettant de donner, par une manoeu- vre simple, aux deux rouleaux, une vitesse linéaire substan- tiellement égale, dans les limites de l'usure normale de ces rouleaux,.
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