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Nouveau procédé et dispositif pour la torréfaction du liège broyé et pour la fabricat ion des agglomérés. -
La présente invention se rapporte aux méthodes de traitement des granules de liège ou liège broyé et aux agglomérés tels que ceux formés par des menus débris de liège malaxés ou mélangés avec des substances cimentantes,telles que la caséine,les subs- tances bitumineuses et analogues,ces agglomérés étant ensuite moulés et comprimés de manière à former des plaques de dimensions convenables,destinées à servir de coïbets,isolants et semblables.
A présent la fabrication de ces articles est généralement faite préférablement en broyant le liège en petits fragments ou granules substantiellement égaux qui sont ensuite mélangés à froid en cas de substances albumine ides et à chaud en cas de substances bitumineuses à la substance agglomérante, qui imbibe partiellement les granules de liège.Ensuite le mélange est com- primé dans des moules métalliques où il est assujetti,dans cer- tains cas,à une cuisson dans un four approprié.Cette cuisson a principalement pour but d'essiquer le liège,en le torréfiant quelque peu et en le laissant expandre convenablement,ce qui fa- vorise la pénétration de la substance cimentante dans les granu- les de liège en,donnant au congloméré une cohésion remarquable .A cuisson achevée,
les moules sont retirées du four et laissées à @
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refroidir ,.et enfin les blocs de congloméré sont enlevés des moules et sont prêts pour l'usage.
Le procédé sus indiqué présente des inconvénients remar- quables,dont les plus graves sont les suivants:
1 Coût élevé de l'installation par suite de la nécessité d'avoir une mélangeuse à froid,et principalement un four de di- mensions considérables,puisqu'il doit contenir aussi les moules métalliques,à chauffer;
2 Majoration du coût de la main d'oeuvre .puisque il faut charger et décharger du four non seulement les blocs,mais aussi leurs moules métalliques.
3 Gaspillage de combustible .pour le chauffage des moules, en pure perte;
4 Perte de temps pour exécuter toutes les opérations pré- citées,et pour la plus grande lenteur des moules pleines soit à être chauffées, soit à se refroidir,
5 Imperfection des produits fabriqués,spécialement s'ils sont d'épaisseur considérable,par suite de l'inégalité de chauf- fage des parties extérieures par rapport à celles intérieures, en vue aussi de la petite conductivité calorique du liège.
6 Facilité du produit à s'incendier pendant la cuisson dans les moules,par suite de l'allumage des produits volatiles de distillation du liège et des substances agglomérantes,qui sont elles mêmes généralement inflammables,ce péril d'incendie étant très risqueux,si l'on considère que,pour des raisons éco- nomiques,chaque cuisson de produit comporte la mise en four d'une quantité considérable de blocs,
Les inconvénients principaux des systèmes employés jusqu'à présent étant ceux pré-énumérés,il s'ensuit,que les procédés de fabrication sont considérablement coûteux et ils ne garan- tissent pas toujours la qualité du produit,ou la perfection de sa forme.
'L'objet de la présente invention est de réaliser un nou-
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veau procédé et établir un appareil convenable pour le mettre
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. 'rt.. 'i4 ¯ - .. ¯... en pratique,de manière à éliminer tous les inconvénients préci- tés en permettant en même temps de fabriquer dans la même ins- tallation tous les différents types de produits de liège broyé et congloméré actuellement en usage,et savoir liège broyé dis- tillé,agglomérés de liège blanc (cimenté par la caséine ou ana- logues),agglomérés semi distillés et de distillés au goudron,et enfin des agglomérés de grains semi distillées ou distillées de tout type et graduation.
Un autre objet de l'invention est de permettre la fabrica- tion de blocs ou plaques d'agglomérés,sans limitation d'épaisseur ou grandeur,les blocs étant en tous les cas d'une omogénéité et compacité parfaites.
Ayant ces buts en vue,et d'autres encore comme il résultera clair de la description ci-dessus.l'invention est substantielle- ment basée sur une méthode permettant de torréfier et procéder à la distillation partielle du liège broyé,avant de procéder au mêlangement de celui-ci à l'agglomérant et de mouler onve.. nablement le gâchie obtenu; en travaillant -sur des quantités li- mitées de matériel,mais par un procédé continu,de manière à pou- voir obtenir la même quantité de produit que l'on obtiendrait dans une installation bien plus grande.mais travaillant avec les méthodes usuelles.cette réduction d'installation comportant aussi une forte économie de combustible et de main d'oeuvre,et réduisant en mène temps les risques d'incendie.
Une réalisation pratique de l'invention est illustrée à titre d'exemple et dune façon absolument schématique,six le dessin annexé,montrant en coupe verticale une installation ou dispositif thermo-mécanique pour la dessioation et distillation partielle du liège broyé,et à l'occasion,du mélangement ou gâchis- sage de celui-ci avec les substances agglomrantes,
Le liège,convenablement broyé,(c.à.d.divisé en fragments)
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convenablement dépoussiéré,et est introduit dans le dispositif torréfacteur,qui est illustré sur la figure du dessin,Ce torré- facteur comporte deux tambours torréfacteurs 1 et 2,
à axes para- llèles et gisant le long du Blême plan vertical, ces tambours étant quelque peu coniques,mais à conicité inverse,l'un par rapport à l'autre.Ces tambours sont supportés sur des arbres axiaux 3 et 4 montés tournant sur des paliers appropriés et commandés par une transmis si on convenable à rapports variables .Chaque tambour est muni à l'intérieur d'un système de saillance ou palettes mélangeuses 5 et 6 arrangées le long d'une spirale conique le long de la surface intérieure des tambours,de manière à entraî- ner d'une extrémité à l'autre le matériel,pendant la rotation du tambour.
Le tambour supérieur 1 débouche du côté de sa base mineure au dessous d'un canal vertical fixe 7 aboutissant supérieurement à une trémie de charge 8.Sur ce même canal est inséré au dessous de la trémie précitée,un tuyau d'aspiration 9,qui peut être re- lié à un aspirateur mécanique,ou même,tout simplement,à la base d'une cheminée appropriée,
L'extrémité plus grande du tambour 1 est fermée par une structure creuse 10 de forme à peu près tronc-conique et ayant une bouche de décharge Il pouvant être fermée ou réglée par une soupape à papillon.
La structure tronc - conique est en communication à travers sa base extérieure avec un passage tubulaire 12 dont l'extrémité inférieure est adjacente à la paroi postérieure 13 du dispositif et dont la bouche de décharge 14 s'ouvre près de l'extrémité la plus étroite du tambour 1:
Un papillon approprié 15 contrôlé de l'extérieur permet de fermer le passage du conduit vertical 12 etune soupape analogue 15,préférablement du type à papillon ou à tiroir,arrangée en correspondance de la soupape supérieure 11 sert à mettre à l'occasion de passage vertical 12 en communi- cation avec le cou de décharge 16 s'ouvrant à l'extérieur,Une @
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paroi ou cloison horizontale 17 fixée aux parois antérieure 18 .
et postérieure 13 de l'enveloppe de l'étuve divise son intéri- eur en deux chambres ou espaces des tambours .Vers le point de fixage de cette cloison 17 à la paroi postérieure 13 est montée une soupape 19 à papillon eu d'autre type convenable pouvant fermer l'une ou l'autre des ouvertures pratiquées dans la cloi- son précitée et dans la paroi 13.Sur la paroi frontale 18,en correspondance de l'extrémité large du tambour 2 est prévu un conduit de décharge 20 muni à sa bouche de décharge d'une soupa- pe 21 à papillon ou à tiroir ou de tout autre type convenable.
Dans ce conduit débouche le conduit 22 placé au dessous de la bouche correspondante du tambour où il décharge les gaz chauds de combustion provenant d'un foyer approprié (non représenté).Ce conduit peut être mis en communication directement avec la eham- bre autour du tambour 2 à travers une ouverture 23 et avec 1' l'espace à l'intérieur de la structure tronc- conique 10 à tra- vers une conduite latérale 24 débouchant en 25 à travers une ouverture pratiquée dans la paroi supérieure du passage 12.Une soupape 26 à papillon ou à. tiroir est montée en position telle qu'elle peut fermer soit la bouche de décharge du conduit 22,ou bien l'ouverture 23 de communication avec l'espace ou chemise existant autour du tambour 3 et un autre papillon 28 est monté: de manière à pouvoir fermer la communication avec la branche 24.
Les tambours 1 et 2 sont mécaniquement reliés entre eux par une transmission appropriée 27 appliquée sur les deux arbres des tambours,de manière qu'il suffit de relier seulement un des deux arbrès à une source d'énergie,pour faire tourner aussi 1' autre tambour,
Le fonctionnement du dispositif est le suivant:
Le liège granulé estchargé dans la trémie 8,à travers la- quelle il passe dans le tambour l,lequel en tournant.grâce à sa conicité et aux lames ou ailes disposées le long d'une spira- le,fait déplacer lentement les grains de liège vers l'extrémité
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opposé Il.La soupape 21 étant fermée et celle 26 étant en posi- tion de fermeture de l'ouverture d'admission 23 et celle 19 fermant l'ouverture pratiquée dans la paroi 13,les gaz chauds de combustion provenant de la chambre du foyer sont aspirés, par tirage naturel du tuyau 9,à travers le conduit 22,passage 20, tambour 2,passage 12 et à travers le tambour 1 d'où ils passent au tuyau de décharge et à la cheminée ou aspirateur mécanique, Les granules de liège dans le tambour l,
en venant en contact avec ces gaz chauds sont assujettis à un premier rôtissement .'-et commencent à s'expandre ou gonfler et à distiller .Ce liège est déchargé,soit continuellement,qu'à intervalles,à travers la por- te 11 et le passage 12,d'ou il passe dans le tambour 2,où. il est assujetti à un rôtissement ultérieur par léchage des gaz provenant du conduit 22.
C'est dans ce tambour qu'on peut introduire la matière ag- glomérante,en la coulant par exemple à travers des ouvertures appropriées pratiquées soit dans les parois du passage 12,soit dans la paroi du tambour 2 et cet agglomérant .pendant la rota- tion du tambour 2,en restant toujours en contact avec les gaz chauds,se mélange parfaitement et uniformément aveo les granules de liège déjà rôtis:
Il est bon, en général,d'arrêter la rotation du tambour lorsqu'on y coule dedans l' agglomérant,mais il est aussi possible d'alimenter l'agglomérant même pendant la rota- tion du tambour et donc sans besoin d'interrompre le fonctionne- ment du dispositif.Lorsque l'aggloméré est suffisamment unifor- mément mélangé il est déchargé du tambour 2 à travers la bouche de décharge 20, en ouvrant la soupape 21 et il est coulé dans des moules,où il est pressé à chaud et lorsqu'il est refroidi il estprêt pour l'usage, Lorsqu'on veut éviter de porter les gaz directement en con- tact avec l'agglomérant, un des tambours, savoir le tambour 2,
peut être chauffé de l'extérieur et dans ce but il est suffisant de tourner la soupape26 de manière à ouvrir le passage 23 et
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à fermer l'extrémité de 'sortie ou décharge du conduit 22 débou- chant dans le passage 20 et à tourner la soupape 19 de manière à laisser ouverte l'ouverture à travers la paroi 19,en fermant celle à travers la paroi 13.Les gaz chauds passeront alors tout autour du tambour 2 et de là autour du tambour l,qui sera tra- versé encore par les gaz passant à travers la branche 24 (la soupape 28 étant ouverte) et pénétrant à travers l'ouverture 25.
Il est aussi possible de chauffer à travers cette branche 24 seulement le tambour supérieur,lorsqu'on veut produire seule- ment des granules de liège distille,qui sont .alors.décharges directement à travers la décharge 16,et en ce pas il faudre fer- mer la soupape 14 et ouvrir à intervalles celle 11.
De ce qui précède il est évident que l'appareil qu'on vient de décrire permet d'obtenir tous les avantages exposés dans le préamble et l'on obtient un perfectionnement substentiel dans la fabrication des produits précités en évitant toute cuisson des produits après moulage .En outre la méthode permet une torré- faction des granules de liège et un mélangement à l'agglomérant, qui sont continus et peuvent être exécutés même hors du contact de l'air et gaz de combustion,en éliminant ainsi tous les risques d'incendie ou en les réduisant à des proportions minimes.
Il estaussi évident que le dispositif et la méthode en question sont susceptibles de nombreuses variantes tout en res- tant dans les limites de l'invention ou la portée des revendi- cations suivantes.
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