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MATIERE MAGNETIQUE ET PROCEDE DE FABRICATION.
Cette invention se rapporte à des matières magnétiques ainsi qu'à leurs emplois dans les dispositifs électromagnétiques.
Les matières décrites peuvent être largement utilisées, et elles offrent un intérêt tout particulier dans les cas d'appareils où les forces magnétisantes appliquées sont faibles, comme par exemple dans les systèmes de signalisation électrique.
Parmi leurs caractéristiques les plus importantes, les matières décrites ici offrent une haute perméabilité, principaleemnt pour les faibles forces magnétisantes, un degré élevé de constance dans la perméabilité pour une rangée considérable de forces magné- tisantes et une haute résistivité avec par conséquent de faibles pertes de courants de Foucault.
On produit déjà des alliages de fer et de niokel qui pré- sentent une haute perméabilité et de faibles pertes par hystérésis
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pour les forces magnétisantes utilisées dans les circuits magnéti- ques des lignes pupinisées de transmission, ainsi que des composi- tions magnétiques ayant un haut degré de constance dans la perméa- bilité pour une grande rangée de forces magnétisantes. Un des buts de l'invention est d'accroître la résistivité des matières magnéti- ques présentant les autres caractéristiques désirables, et de rédui re les pertes par courants de Foucault dans les matières magnéti- ques de perméabilité initiale élevée.
On a trouvé que par l'addition de molybdène, de chrome, de tungstène, de manganèse, de vanadium, de tantalum, de zircanium, de cuivre et de silicium, en proportions voulues, ainsi que par des moyens de traitements à chaud appropriés, des compositions peuvent être obtenues qui offrent en partie, ou en totalité, les propriétés désirables des compositions magnétiques connues, à un taux plus ou moins grand, et dans certains cas au même taux où à un taux plus grand que sans l'addition des dites substances, tout en assurant une résistivité fortement accrue. La production de compositions magnétiques semblables qui peuvent être facilement travaillées, ou qui peuvent convenir pour tout autre usage, est d'une grande impor- tance au point de vue technique.
Bien que dans leqrs formes préférées, lés alliages dé- crits comprennent du nickel, du cobalt, du fer, et du molybdène (ou du chrome), en proportions convenables et ayant subit un traitement à chaud approprié, la nature et les proportions des éléments, sur- tout la nature et les proportions du quatrième élément cité, ainsi que la nature et le traitement à chaud de l'alliage, peuvent être modifiés afin de renforcer ou de diminuer certaines caractéristiques particulières.
Du manganèse peut être ajouté en plus des substances men- tionnées afin d'accroitre la facilité de travail de l'allia ge. Des exemples de son emploi doivent être distingués des cas dans lesquels le manganèse constitue entièrement le quatrième élément fonctionnant pour accroître la résistivité.
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On doit noter que le chrome, le molybdène et $le tungstène qui sont parmi les éléments qui donnent les meilleurs résultats, sont des métaux du groupe du chrome de la table périodique. Des au tres éléments, ceux qui agissent le plus sur l'accroissement de la résistivité sont très proches du chrome dans cette table. L'expres sion quatrième élément comprend le cas général de deux ou plu- sieurs éléments mélangés entre-eux et fonctionnant comme un qua- trième élément.
Trois traitements à chaud caractéristiques sont maintenant décrits. Ces traitements se rapportent à des bobines plates (en forme de galettes) -faites d'une matière en forme de ruban d'une é- paisseur de quelques centièmes d'un millimètre, d'une largeur de trois centimètres ou moins, et d'un poids d'environ 40 grammes.Les résultats obtenus peuvent varier fortement avec les changements de conditions du traitement. Dans certains cas particuliers, les pro- priétés recherchées peuvent être accentuées par des traitements à chaud particuliers.
Traitement I - En pratique ce traitement présente deux as- pects différents, l'un étant caractérisé par une vitesse relative- ment lente de refroidissement, et l'autre par une vitesse relative- ment rapide de refroidissement. Le four peut être un four à résis- tances électriques dont la température peut être exactement réglée à une valeur quelconque.
Dans le premier cas, les pièces traitées sont placées dans un four à recuit, chauffé à 1100 centigrades et maintenu à cette température pendant une heure, puis ces pièces smt refroidies dans le fourneau aux vitesses de refroidissement suivan- tes: environ 200 centigrades par heure pour la première heure; en- viron 100 centigerades par heure pour les deux heures suivantes; en- viron 66 2/3 centigrades par heure pour les trois heures suivante% environ 50 centigrades par heure pour les quatre heures suivantes; et environ 40 centigrades par heure jusqu'à ce que la température de la chambre'd'opération soit approximativement atteinte. On peut désigner ce traitement par traitement la.
Dans le deuxième cas, les échantillons sont placés dans
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un four à recuit et chauffés à 1100 C, puis maintenus à cette tem pérature pendant une heure, et ensuite refroidis de 100 0, les pré mières vingt trois minutes, de 200 C pendant les trente-cinq minu- tes suivantes ; de200 C. pendant les quarante minutes suivantes et de 1000 C. pendant chaque quarante minutes jusqu'à ce que la tempé- rature de la chambre d'opération soit atteinte.
Ce traitement peut être désigné par traitement Ib. traitement II - Celui-ci est un traitement double, et la première phase d'opération est pratiquement la même que pour le trai tement I, c'est-à-dire que les pièces sont recuites à 1100 C,main- tenues à cette température pendant une heure; puis refroidies dans le four ainsi qu'il est spécifié pour les traitements la ou Ib.Cet- te première phase est suivie d'un deuxième traitement à chaud qui consiste à placer les pièces dans un fourneau ayant une température d'environ 600 C, à maintenir cette température pendant quinze mi- nutes, à retirer les pièces du four, et à les refroidir de 600 à 400 0. de manière telle qu'il en résulte une vitesse de refroidis- sement moyenne de 1.9 C. par seconde.
Aucune distinction n'est faite si la première partie de ce traitement est en concordance avec le procédé Ia ou Ib puisque les résultats différent seulement quan- tativement.
Traitement III- Celui-ci est une modification du traite- ment II, et il est caractérisé en ce que la vitesse de refroidisse- ment, après le réchauffement, est de 9.5 C. par seconde de 600 à 400 au lieu de 1.9 C.
Les propriétés données aux compositions représentatives. des alliages et les méthodes par lesquelles celles-ci sont obtenues sont décrites en se rapportant aux dessins ci-joints. Les échelles de ces dessins, et les valeurs numériques mentionnées par la suite, relativement aux forces magnétisantes, aux forces coercitives, et aux densités de flux, sont données en unités c.g.s. Les pertes par. hystérésis sont données en ergs par centimètre cube et par cycle, et les résistivités sont données en centimètre-micromms.
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Les figures l et 2 montrent deux courbes de magnétisa- tion et deux courbes-de perméabilité d'un alliage pur contenant du nickel, du cobalt, du fer, et du molybdène, et désignées pour indi- quer graphiquement des différences dans les propriétés magnétiques qui peuvent être produites par différents traitements à chaud. Les figures 3 à 6, inclusivement, montrent la variation de perméabilité avec la force magnétisante pour certains alliages différents. Les figures 7 à 14, inclusivement, représentent les pertes par hystéré- sis à différentes valeurs d'induction maximum pour des alliages e concordance avec l'invention.
La figure 15 montre graphiquement la variation dans la résistivité d'un alliage de 45% de nickel et 25% de cobalt, et le restant en fer et en molybdène, quand la quan- tité de molybdène varie de zéro à 9%. la fig.16 montre les forces magnétisantes requises pour provoquer un changement dans la permé- abilité de 1% de la valeur initiale en fonction du soutenu en molyb dène. la figure 17 représente la, perméabilité initiale en fonction de la quantité de molybdène, suivant les divers traitements à chaud La fig.18 montre les forces magnétisantes requises pour que la per- méabilité change de 1%de sa valeur initiale en fonction de la quan- tité contenue de chrome.
Lacourbe A de la f ig. 1 montre la relation qui existe en- tre la force magnétisante H et la densité du flux induit B en uni- tés c.g.s. pour une matière pure contenant 45.28% de Ni, 21.92% de Fe, 24,72% de Co, 7.16% de Mo, 0.39% de Mn, et 0.47% de Si. Cette composition a une haute résistivité de 82 après avoir subi un trai- tement à chaud Ib. la. courbe indique que pour une force magnétisan te d'environ 10 gauss l'induction B est 9.500. Pour 50 gauss, B = 10.250. Cette composition possède des pro.priétés excellentes.
La courbe B de la fig.l montre une courbe de magnétisa- tion de la même composition que la courbe A, mais ayant reçu un traitement à chaud différent. Après le recuit à 1100 0 pendant 1 heure, la matière a été refroidie dans le fourneau à la température de la chambre, puis a été réchauffée à environ 400 C, et cette
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température a été maintenue constante pendant 55 heures. Après ce- la les échantillons ont été refroidis lentement à la température de la chambre. On peut voir facilement d'après la courbe B que les ca- ractéristiques magnétiques de l'alliage sont profondément affectées par ce traitement, à chaud différent.
Cependant les effets dus à ce chauffage prolongé ressortent mieux d'une comparaison des courbes de la fig. 2 établies en fonction des coordonnées H et . la. courbe A de la fig.2 représente la variation de la perméabilité de l'allia- ge après le traitement Ib. La courbe B représente la variation de la perméabilité après le traitement à chaud prolongé. Comme il peut être vu facilement, s'il n'y a aucune constante exceptionnelle de la perméabilité dans la courbe A, la courbe B indique une perméabilité très constante jusqu'à une force magnétisante de 0.6. Cette constan- ce dans la perméabilité est cependant accompagnée de perméabilités initiales et maxima fortement diminuées. Si la perméabilité des piè ces ayant subi le traitement Ib est de 1358, elle est seulement de 575 après le traitement prolongé.
Cette diminution dans la perméa- bilité initiale n'a pas seulement lieu après ces traitements prolon- gés, mais est caractéristique.:de toute opération de recuit à des tem pératures modérées ayant une durée d'environ ou supérieure à 1 heure quand les alliages contiennent du cobalt, du nickel, du fer, et du molybdène dans les proportions indiquées précédemment. Cette dimi- nution a lieu aussi pour des alliages contenant du chrome au lieu de molybdène.
Bien que cette diminution dans la perméabilité ne peut ordinairement être évitée dans les traitements permettant d'obtenir la constance maximum de perméabilité, elle est compensée par la con- stance accrue de perméabilité qui est le fait caractéristique de l' invent ion. la force magnétisante pour laquelle la perméabilité change de 1% de la valeur de la perméabilité initiale, est seulement de 0.017 dans le cas du traitement Ib. Elle est de 0.61 après le trai- tement prolongé. De plus le changement en pourcentage dans la per- méabilité pour B = 100, est de 5.85 dans le premier cas, et seulement
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0.1 dans le deuxième cas.
Les pertes par hystérésis des pièces trai- tées ayant subi les traitements à chaud spécifiés possèdent pour des valeurs correspondantes de forces magnétisantes appliquées, des dif- férences très semblables en forme et en grandeur. La différence, dans les propriétés magnétiques, résultant des traitements à chaud différents est bien représentée par cet exemple.
La, fig.3 montre la variation de la perméabilité avec des forces magnétisantes variables pour des matières pures ayant les com positions approximatives suivantes et ayant subi le traite-ment la:
Courbe A : 50% Ni, 20% Fe, 25% Co, 5% Mo.
Courbe B : 50% Ni, 23% Fe, 25% Co, 2% Mo.
Courbe 0 : 50% Ni, 24% Fe, 25% Co, 1% Mo.
La matière représentée par la courbe A a : perméabilité initiale de 568, restant très constante jusqu'à H = 1.25; une per- méabilité maximum de 2750 pour une force magnétisante de 2.37 gauss ; une perte par hystérésis de 1060 ergs à une densité de flux de 5220; une densité de flux de 11.150 pour une force magnétisante de 50 gauss; une rémanence de 4020 et une force coercitive de 0.84 unités c.g.s; une résistivité de 65.5 centimètres-microhms; 1% de change- ment dans la perméabilité pour une force magnétisante de 1.13;
et un changement dans la perméabilité pour une densité de flux de 100 gauss de 0.16%. Quand cette composition subit le traitement à chaud II, le, perméabilité initiale -est de 1628, tandis qu'avec le traitement III, la perméabilité initiale est de 1849.
La matière, dont la variation de perméabilité est repré- sentée par la courbe B, offre une perméabilité initiale de 379 qui reste constante jusqu'à une force magnétisante d'environ 2.3 gausse- La perméabilité maximum est d'environ 2000 et correspond à une for- ce magnétisante de 3.45 gauss. Sa perte par hystérésis, pour une induction de 6780, est d'environ 2010 ergs par centimètre cube et par cycle, tandis que sa densité de flux pour une force magnétisante de 50 gauss est de 12.900.
La matière offre une rémanence de 7.700, une force coercitive de 1.35, une résistivité de 41.55, une force
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magnétisante de 2.30 pour un changement de 1% dans la perméabilité,et un changement dans le pourcentage dans la perméabilité pour une den- sité de flux de 100 de 0.078.
La courbe C de la fig.3 représente une variation de permé- abilité d'une matière dont la perméabilité initiale est de 317. Cette matière offre une perméabilité de 1810 pour H = 4, une perte par hys térésis de 1352 ergs par centimètre cube et par cycle pour B = 5723, une densité de flux de 13.625 gauss pour H = 50, une rémanence de 268I, une force coercitive de 112, une résistivité d'environ 31, une valeur de H de 1.26 pour un changement de 1% dans la perméabilité, et un changement dans le pourcentage de la perméabilité de 0.11 pour B = 100.
La courbe A de la fig.4 représente la variation de la per- méabilité d'une matière pure contenant environ 45% Ni, 27% Fe, 25%Co 2 1/2% Mo, et 0.35% Mn, après avoir subi le traitement chaud Ib.
La perméabilité initiale.de cette matière est de 534 et est constan- te jusqu'environ H = 1.25. La résistivité est de 45.45.
La courbe B de la fig. 4 montre la variation de la perméa- bilité pour une matière pure contenant environ 45% Ni, 29% Fe, 241/2% Co, 1%Mo, et 0.20 Mn, après avoir subi le traitement Ib. La permé- abilité initiale de cette matière est 490 et elle est pratiquement constante jusqu'à environ H = 1.75. La résistivité est d'environ 32
La courbe A de la fig.5représente la variation de la per.. méabilité pour un alliage pur- contenant approximativement 50% Ni, 21% Fe, 25% Co, 3.50% Mo, et 0.29% Mn, après avoir subi un traite- ment Ib. Cette matière a une perméabilité initiale de 534, qui res- te constante jusqu'à H = 2. La résistivité est 53.7.
Après que cette matière a subi le traitement II, elle offre une perméabilité initiale de 1061, et après avoir subi le traitement III, elle offre une perméabilité initiale de 1303.
La. courbe B de la fig.5 représente la variation de la per- méabilité pour un alliage pur contenant environ 30% Ni, 16% Fe, 50% Co, 3.50 % Mo,et une trace de Mn, après avoir subi un traitement.1
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La constance de la perméabilité s'étend jusqu'à des forces magnéti- santes d'environ 4 gauss. La perméabilité initiale est de 113. La. résistivité est d'environ 47.6/
La fig.6 représente la perméabilité vs, d'une courbe de force magnétisante d'un alliage contenant environ 45% Ni, 25%.00, 27% Fe, et 3% zirconium. Cette matière a subi un traitement la. El- le offre une rémanence de 2550, une force coercitive de 1.29, et une résistivité de 37.
La perméabilité varie légèrement sur la rangée H = 0 à H = 1.26, mais cette variation est peu considérable. Un fait important est le rapport relativement faible de la perméabilité initiale à la perméabilité maximum.
Les courbes données ci-dessus se rapportent à des matières pures. Cependant en pratique l'état de telles compositions sous des forces magnétisantes variables est de principale importance. En gén néral ces compositions, ou d'autres de caractéristiques semblables, quand elles sont convenablement traitées à chaud offrent les carac- téristiques suivantes.
1 - Perméabilité constante ou très proche de la constante pour une rangée considérable de densité de flux au delà de zéro.
2 - Absence de perte par hystérésis pour une rangée con- sidérable de densité de flux au delà de zéro,
3 - Perméabilité initiale relativement haute, et haute perméabilitépour des forces magnétisantes dans la rangée des den- sités de flux utilisées avec les matières magnétiques entrant dans les circuits et appareils téléphoniques, télégraphiques, et dans les câbles.
4 - Pour une haute densité de flux et une grande perte par hystérésis., la rémanence et la force ooeroitive sont basses.
5 - Pour des densités de flux au-dessus de celles pour lesquelles la perte par hystérésis est entièrement, ¯ou à peu près né gligeable, la perte par hystérésis s'élargit et assure une forme par ticulière caractérisée par une diminution à l'origine.
6 - La résistivité est grande, et des valeurs jusqu'à 80
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sont facilement assurées tout en ne produisant qu'un faible affai- blissement des autres propriétés désirables, ou même sans affaibli sement du tout. Cela est surtout vrai avec les alliages renfermant du molybdène.
Des exemples typiques de pertes par hystérésis sont main- tenant donnés afin de faire ressortir les propriétés (2) et (5) men- tionnées ci-dessus.
La fig.7 représente les pertes par hystérésis d'un allia- ge renfermant approximativement 45% Ni, 26% Fe, 25% Co, 4% Mo, et 2% Mn, après avoir subi un traitement Ib. Pour des forces magnéti- santes allant jusqu'à 1.57. la perte est une ligne droite A et au- cun phénomène d'hystérésis ne peut être trouvé par les méthodes or- dinaires. Pour une force magnétisante maximum de H = 2, la courbe B est obtenue, la perte par hystérésis est 232 ergs par centimètre ' cube et par cycle. Pour H = 2.14 la courbe C est obtenue et la per te est de 929 ergs.
Les figures 8-9 et 10 montrent les pertes par hystérésis d'un alliage comprenant approximativement 45% Ni, 27% Fe, 25% Co, 3% Or, et 1/3 Mn après avoir subi un traitement Ib. La. perte par hystérésis fig. 8 est une ligne droite jusqu'à H = 6. -Pour H = 1.38 fig. 9, la perte par hystérésis est de 7.6 ergs par centimètre cube et par cycle. Pour H = 1.63 fig.10, la perte est de 132 ergs. Pour H = 1.9 fig.ll, la perte est de 924 ergs.
Les figures 12;13 et 14 montrent les pertes par hystéré- sis d'un alliage comprenant approximativement 46% Ni, 27% Fe, 24% Co, et 2.85%Mn. C'est le même alliage et le même traitement à chaud que celui auquel se rapporte la courbe A de la fig.9.
Les pertes par hystérésis sont les suivantes :
EMI10.1
<tb> Forces <SEP> maxima <SEP> Figures <SEP> uourbes <SEP> Pertes <SEP> par <SEP> hystérésis <SEP> en
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> magnétisantes. <SEP> ergs <SEP> Par <SEP> centimètre <SEP> cube
<tb>
<tb>
<tb> et <SEP> par <SEP> cycle.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
0. <SEP> 64 <SEP> 17 <SEP> A <SEP> 0
<tb>
<tb>
<tb> 1.25 <SEP> 17 <SEP> B <SEP> négligeable
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 1,88 <SEP> 18 <SEP> 87
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 2. <SEP> 6 <SEP> 19 <SEP> 834
<tb>
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On doit noter que les deux branches de la courbe de la fig.14 passent par le point d' origine. Cela indique que la remanen ce et la force coercitive, après une force magnétisante de 2.6, dif fèrent toutes deux de zéro d'une manière négligeable.
La figure 15 montre la variation de la résistivité en mi- crohms par centimètre cube de différents alliages comprenant 45% Ni, 25% Co et 30% (Fe + Mo) à mesure que les quantités accrues progres- sivement de fer sont remplacées par du molybdène comme une fonction de cet élément. La résistivité s'accroît avec l'accroissement du molybdène d'environ 20 (pour molybdène nul) jusqu'environ 88 mi- crohms par centimètre cube quand la quantité de molybdène atteint 9%. La figure 16 représente graphiquement les forces magnéti- santes requises pour provoquer un changement de 1%de sa valeur ini- tiale dans la perméabilité en fonction de la quantité de molybdène contenue dans un alliage de 45% Ni, 25% Co et 30% (Fe + Mo) après un traitement Ia.
En accroissant la quantité de molybdène, la for- ce magnétisante requise pour amener un changement de l%dans la per- méabilité a une grande valeur jusqu'à environ 4% de molybdène.
La figure 17 représente la perméabilité initiale en fonc- tion de la quantité de molybdène contenue suivant les divers traite- ments à chaud. Les alliages considérés sont approximativement de 45% Ni, 25% Co, et 30% (Fe + Mo). La. courbe III indique que le trai tement III conduit à la plus haute perméabilité initiale qui atteint une valeur maximum d'environ 2500 pour environ 4% de molybdène. Le traitement à chaud II (courbe II développe en générale une perméabi- lité initiale plus basse qui atteint une valeur maximum d'environ 2000 pour une quantité de molybdène d'environ 5.50%. Le traitement à chaud Ib (courbe Ib) développe encore des perméabilités initiales plus basses, le maximum se produisant pour une quantité de molybdène d'environ 7%.
Le traitement à chaud Ia (Courbe Ia) a un effet ana- logue, bien que les perméabilités initiales soient plus basses.
Zes essais faits sur les mêmes séries d'alliages (traite-
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ment la) pour des forces magnétisantes de 50 unités c.g.s., montrent que la densité de flux varie linéairement de 15.000 gauss pour 0 % de molybdène à environ 9.700 gauss pour 8% de molybdène. la, fig. 18 montre-les forces magnétisantes requises pour provoquer le changement de 1% dans la perméabilité initiale pour un alliage de 45% Ni, 25% Co, 30% (Fe + Or) et pour un traitement Ib.
Avec la même série d'alliages, la densité de flux pour laquelle la perméabilité change de 1% de sa valeur initiale, est élé vée jusqu'à environ 2% de chrome, puis tombe à des va.leurs plus fai- bles pour de plus grands pourcentages de chrome. Elle est d'envi- ron 870 pour 2% de chrome. la. résistivité varie de 20 à 0 % de chrome à environ 58 à 6% de chrome.
Avec le traitement à chaud III la perméabilité initiale est d'environ 800 pour tous les pourcentages de chrome jusqu'à 6%.
Entre 3% et 6% de chrome, des valeurs de la perméabilité de 1600 sont facilement atteintes. Avec le traitement II la perméabilité initiale est d'environ 800 pour 0% de chrome et s'accroît à environ 1550 pour 6% de chrome. Avec le traitememtn Ib des valeurs initiales de 400 ont lieu pour 4% de chrome et s'accroisent à environ 1200 à 6% de chrome. Les traitements à chaud donnant les perméabilités ini tiales basses résultent en général dans une plus grande constance.
Les exemples donnés ici indiquent que des alliages conve- nables de fer, de nickel, et de cobalt, quand ils sont convenable- ment traités à chaud, en plus de leurs autres propriétés désirables, comme, particulièrement une perméabilité constante et une faible per- te par hystérésis, provoquent aussi une grande résistivité. Des valeurs de résistivité d'au moins 80 microhms par centimètre cube peuvent être obtenues.
Tous les alliages envisagés dans cette description ont été trouvés d'un travail facile au moyen des méthodes ordinairement utilisées.
Quand on applique la pupinisation continue des conducteurs
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la méthode de chauffe traitant la matière magnétique peut être va- riée. Les traitements à chaud décrits ci-après sont réalisés dans un four à résistances électriques. Dans un cas de réalisation, le corps composé était placé dans un four à recuire qui était lente- ment chauffé à environ 800 0 et maintenu à cette température pen- dant environ 1 heure. Le conducteur était ensuite ramené 4 la tem- pérature de la chambre dans le four, cette opération exigeant envi- ron 10 heures. 'Ce traitement produit de grandes valeurs de perméa- bilité initiale et une constance dans la perméabilité.
Parmi les emplois pour lesquels ces matières peuvent s'a- dapter, sont la pupinisation par bobines et la pupinisation continue des conducteurs de signalisation à fréquence porteuse dans les lig- nes télégraphiques et téléphoniques sous-marines et terrestres, les bobines de pupinisation poux les systèmes téléphoniques et télégra- phiques composés; les bobines répétitrices ou transformateurs; les bobines d'alimentation pour batterie; les bobines pour filtres d'on- des électriques; certaines classes de relais; les dispositifs élec- tromagnétiques à haute fréquence; et les circuits magnétiques.
Les alliages ici décrits, et d'autres de caractères semble bles, peuvent être employés sous formes laminées ou réduits en pou- dre et comprimés en forme de noyaux avec des dispositifs de liaison convenables ou des matières isolantes, séparant les particules sui- vant les méthodes proposées et employées pour la construction des noyaux en permalloy.
REVENDICATIONS.
1 - Matière magnétique, caractérisée en ce qu'elle com- prend 30% à 54% de nickel, 20% à 30% de cobalt, et le restant en fer avec au moins un des éléments suivants: molybdène, chrome, tung- stène, manganèse, vanadium, tantalum, zirconium, cuivre et silicium.
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