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Système de four continu, semi-continu ou simple permettant d'effectuer.mécaniquement l'enfournement et le défournement des produits céramiques,
On sait que l'enfournement et le défournement des *produits céramiques tels que les briques, tuiles et autres, constituent un travail pénible en raison des séjours prolongés dans le four auxquels sont astreints les ouvriers chargés de ces opérations.
Aussi le recrutement de cette main-d'oeuvre spécialisée est par- fois difficile et les salaires exigés sont très élevés. En ou- tre pendant la saison d'été qui est celle où précisément la pro- duction devrait être intensifiée pour répondre à la demande, le travail de défournement est fréquemment ralenti ou interrompu parce que les ouvriers ne peuvent supporter la température trop élevée qui règne à l'intérieur du four.
La présente invention a pour but de remédier à ces incon- vénients en permettant de remplacer les cinq ou six ouvriers spécialistes travaillant constamment dans le four par un simple rnanoeuvre qui assure le service du four en n'y séjournant que
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quelques minutes par heure.
Les produits à cuire, pris au séchoir, ou, suivant les procédés plus modernes directement aux presses à briques, sont posés immédiatement sur des dalles en béton et briques avec les espacements et la superposition nécessaires pour assurer une bonne marche des gaz de combustion dans le four où ils doivent être cuits.
Afin de faciliter cette opération, les dalles sont suffi- samment épaisses pour résister sous leur charge en reposant seulement par deux de leurs bords sur des murettes parallèles de dix à douze centimètres de largeur. Elles sont d'abord po-. sées à plat sur un wagonnet spécial qui sera décrit ci-après de sorte que la dalle peut être promenée facilement en dépla- gant le wagonnet sur les rails et amenée sous la main de l'ou- vrier qui retire les briques de la presse automatique.
Dans le cas d'un séchoir, le wagonnet peut être amené, surmonté de sa dalle, à l'endroit même où l'on prend les pro- duits séchés sur leur support.
Lorsque la dalle est chargée des produits à cuire sur une hauteur inférieure de six à sept centimètres à celle du four, le manoeuvre chargé de toutes les manutentions du four pousse le wagonnet jusqu'à un chariot-transbordeur sur rail qui permet de le conduire avec sa charge devant l'une quelconque des portes du four.
Une forme de réalisation de l'invention est représentée à titre d'exemple, au dessin annexé dans lequel:
La fig. 1 montre en coupe verticale transversale l'ensem- ble du four et son chariot-transbordeur.
La fig. 2 est la vue en élévation de face.
Les fig, 3 et montrent à plus grande échelle, en vue de côté et en vue de face le détail du chariot-transbordeur et du wagonnet spécial introduits à l'intérieur du four.
Les fig. 5 et 6 représentent en élévation et en plan l'
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application du dispositif à un four continu ou four zig-zag.
Comme on le voit sur le dessin, fig. 1 et 2, le dis- positif comporte un chariot-transbordeur 1, destiné à se dé- placer sur une voie 2 longeant la façade du four 3, afin d' amener le dit chariot en regard de l'une ou l'autre des portes
4 du four. Ce chariot-transbordeur porte deux rails 5 de même écartement et placés à la marne hauteur que ceux de sa voie 2, perpendiculairement à cette voie.
Ces rails 5 sont destinés à recevoir les roues d'un wa- gonnet spécial 6 comportant deux cadres ou châssis superposés
7 et 8; le cadre inférieur est solidaire de l'essieu portant les roues, tandis que le cadre supérieur 8 est mobile et est relié au premier par des organes appropriés : excentriques, crémaillères, bielles articulées, pistons hydrauliques ou à air comprimé. Ces organes permettent, à l'aide d'une manivelle 9 ou d'un levier de faire varier de quelques centimètres la hau- teur qui sépare les deux cadres en remontant ou en abaissant le cadre supérieur mobile 8.
Le wagonnet spécial 6 porte une dalle 10 qui repose direc- tement sur son cadre supérieur 8 et sur laquelle est disposée la charge de briques II ou de tous autres produits à soumettre à la cuisson.
La condition essentielle, en ce qui concerne les organes de commande du châssis supérieur mobile est qu'ils soient suf- fisamment robustes et guidés avec soin pour que, d'une part, le mouvement ascentionnel ou de descente du châssis 8, de la dalle 10 et de la charge des produits crus II, s'effectuent normale- ment et que d'autre part l'organe de manoeuvre 9 soit facilement accessible de l'un et de l'autre des deux côtés transversaux et de l'un des côtés longitudinaux du wagonnet.
Dans le cas d'un four dit genre Hoffmann ou Simon à gale- ries longitudinales, réunies aux deux extrémités, on dispose dans chacune des galeries des murettes latérales 12 et 13 d'
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environ dix centimètres d'épaisseur et dont la. hauteur est déterminée de telle sorte que le niveau de leur paroi hori- zontale supérieure corresponde à la hauteur comprise entre les deux positions extrêmes, haute et basse, de la plateforme mobile 7 du wagonnet spécial 6.
On dispose également, entre les murettes 12 et 13, une ou plusieurs murettes 14 dont la largeur est le double de celle des murettes 12 et 13 de façon que l'écartement des murettes permette d'y déposer les dalles 10 en les Juxtaposant.
Entre chaque paire de murettes des rails de transbordeurs 15 et 16 parallèles à ceux de la voie extérieure 2 permettent de déplacer à l'intérieur du four des chariots-transbordeurs 17 et 18 du même type que les chariots I placés à l'extérieur.
Des rails transversaux 19 aboutissent à chacune des portes pour prolonger les rails 5 du chariot-transbordeur I lorsque celui- ci a été amené en regard de la porte avec son wagonnet spécial.
Les murettes 12,13 et 14 sont interrompues devant les portes du four afin de permettre le passage du wagonnet spécial 6.
Enfin la caractéristique essentielle du four 3 réside en ce que sa voûte, au lieu d'être comme à l'ordinaire en forme de cintre plus ou moins surbaissé est obligatoirement plane, les ouvertures des portes ayant la même hauteur que celle de l'in- térieur du'four, sous le plafond.
On comprend facilement par ce qui précède, que le wagon- net spécial qui a été amené par le chariot I en regard de la porte unique ou de l'une des portes du four pourra, après avoir pénétré dans le four en roulant sur les rails transversaux 19, passer sur les rails du chariot 17 amené juste en face puis sur les tronçons des rails 19 et enfin sur le chariot-transbor- deur 18. Ce dernier est alors poussé dans la galerie, en rou- lant sur ses rails 16, avec sa charge comprenant le wagonnet 6, la dalle 10 et les briques crues II jusque ce qu'il vienne buter contre une autre dalle précédemment placée dans les mêmes
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conditions.
Le wagonnet 8 a été placé, avant son entrée dans le four, dans sa position la plus élevée, ce qui permet à la dalle 10 de passer à quelques centimètres au-dessus des murettes 12, 13 et
14; cette opération de remontée du châssis mobile devant être effectuée avant le chargement des produits crus sur la dalle, de préférence.
Lorsque le wagonnet est parvenu à la place où il doit dé- poser sa charge, il suffit d'abaisser lentement, à l'aide de l' organe de manoeuvre 9 le châssis supérieur 8 jusqu'à ce que la dalle 10 vienne reposer sur les murettes correspondantes 12 et 14, où elle doit rester jusqu'après cuisson des produits, le châssis supérieur étant alors à mi-course descendante.
En continuant à actionner l'organe de manoeuvre, le châs- sis 8 arrive à fond de course et est ainsi suffisamment abaissé pour passer librement lorsque le wagonnet est ramené en arrière par le chariot 18 de façon à parvenir en regard de la porte.
Le wagonnet, en prenant en sens inverse le chemin de 1' aller pourra être sorti à l'extérieur et retourner chercher une autre dalle à charger de produits crus ou, en restant sur le chariot-transbordeur 18, aller chercher dans un autre endroit de la galerie une dalle chargée de produits cuits. A cet effet, lorsque le wagonnet est parvenu sous la dalle à enlever, le châssis supérieur 8 est remonté à l'aide de la manivelle 9 à sa position haute extrême en soulevant ainsi la dalle 10 qui aban- donne les murettes-supports. Le wagonnet sera ensuite ramené par son chariot-transbordeur 18 en regard de la porte qu'il franchira après avoir passé sur le chariot-transbordeur 17 puis sur les rails transversaux 19.
Lorsqu'il a été ainsi ra- mené à l'extérieur, le wagonnet est libéré de sa charge de pro- duits cuits qui sont recueillis dans un camion ou dans un wagon, cette opération pouvant être facilitée en maintenant le wagon- net en élévation pour permettre de le vider directement à l'aide
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d'un dispositif basculeur usuel.
Si l'on dispose d'un nombre suffisant de dalles on peut aussi constituer un stock de briques en déposant les dalles avec leur charge de produits cuits sur deux murettes placées de chaque côté des voies par lesquelles arrivent les wagonnets.
On peut également disposer les dalles avec leur charge- ment de briques crues sur des murettes en plein air ou dans des couloirs chauffés, en vue d'obtenir un séchage partiel ou total précédent'l'enfournement pour la cuisson.
Ce qui vient d'être décrit se rapporte au four Hoffmann dans lequel il semble préférable de faire rentrer seulement les wagonnets par les portes du four, car ils se présentent dans leur sens le moins large.
Mais on pourrait également adopter pour le four Hoffmann et similaires le dispositif représenté à titre d'exemple aux figures 5 et 6 pour un four continu ou four zig-zag de même que pour un four discontinu à chambres multiples.
En ce cas la porte est plus large car elle doit laisser passer le wagonnet 6 dans sa position de travers ainsi que la dalle 10 et sa charge de produits crus II, le tout reposant sur le tra.nsbordeur I dont les rails 2 sont posés symétrique- ment par rapport à l'axe de la porte et se prolongent même un peu en dessous du mur du fond de la chambre pour que le trans- bordeur puisse trouver place pour son avant qui dépasse au mo- ment où le wagonnet assure le service du fond.
De chaque côté du transbordeur des voies perpendiculaires 20 enserrées de murettes 21 permettent au wagonnet à platefor- me-élévatrice de venir déposer leur charge de telle sorte que la juxtaposition de toutes les dalles déposées vienne former une sole continue.
Lorsqu'il s'agit de cuire des produits susceptibles d' approcher au moment du maximum de température de leur point de ramollissement, ce qui est notaient le cas pour les produits
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grésés ou similaires, tels que les briques devant servir au pa- vage des rues, il est très intéressant de disposer sur les dalles un assemblage de cages formées par la juxtaposition et la super- position de produits réfractaires creux et cimentés entre eux au coulis réfractaire; cet assemblage fournit autant de petits ca- siers oU l'on peut loger les produits à gréser;
au moment du ramollissement partiel, ces produits ne sont plus déformés par le poids des produits supérieurs et cela évite les nombreuses manipulation des cassettes et autres bottes employées d'ordinaire et qui exigent une main d'oeuvre considérable et des frais d'en- tretien élevés en raison de la casse résultant de ces manipula- tions multiples. Dans le cas décrit les cages forment un ensem- ble adhérent à la dalle et qui se déplace automatiquement avec les wagonnets sans aucune nain-d'oeuvre supplémentaire.
Enfin même dans le cas de produits à émailler en cassettes fermées, on peut employer des demi-cassettes s'ouvrant à fleur de la verticale élevée du joint entre deux dalles de sorte que les deux dalles rapprochées forment une cassette fermée.
Il a été indiqué comme condition essentielle que dans tous les cas les plafonds de four doivent avoir une forme plane ou tout au moins, si l'on forme de petits voûtains surbaissés que la hauteur des portes d'entrée des chambres soit de hauteur égale à la hauteur totale de la charge que l'on désire cuire et qui doit, en principe, occuper toute la section du four, faute de quoi les gaz de combustion passeraient par les ouvertures sans cuire la masse.
La construction du plafond plan sera, de préférence, réali- sée comme décrit ci-dessus et représenté fig. 3 et 4.
Les trous de chargement du charbon sont constituée de pré- férence par des blocs réfractaires de. forme 22 sur lesquels s' adaptent les socles en fonte 23 et leur couvercle 24; ces blocs sont prisonniers entre des fers 25 en forme de rails à double champignon usités dans le commerce; des briques réfractaires 26, ou semi-réfraotaires de forme correspondant en section au profil /,
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des fers 25 viennent s'emboîter parfaitement sur les dits fers qu'elles emprisonnent en les protégeant des coups de feu. Une brique 27 de section trapézoïdale, est placée dans la partie médiane entre .deux fers pour former la clé de voûte.
Une épaisseur de béton, armé ou non, assure la rigidité de 1'armature ainsi formée en maintenant l'écartement uniforme entre deux fers 25 et une couche de briquetons ou de matières calorifuge 29 complète l'épaisseur du plafond. Aux extrémités les fers 25 reposent sur des fers en U permettant librement leur dilatation tandis qu'un joint de sable assure l'étan- chéité de la chambre de cuisson.
Il est bien entendu que les dispositifs représentés he sont donnés qu'à titre d'exemple et que les détails d'exécu- tion pourront varier suivant les fours auxquels ils sont des- tinés.
On pourra notamment, comme dans les fours dits fours- tunnels, employer des wagonnets ordinaires à dalle fixe, au lieu de wagonnets exhausteurs. Dans ce cas les wagonnets or- dinaires, en nombre égal à celui des dalles restent dans le four avec leur charge pendant toute la durée de la cuisson, ce qui ne nécessite plus la construction de murettes-supports, Il en résulterait en outre une diminution de la hauteur du four.
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