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PERFECTIONNEMENT aux DISPOSITIFS d'ENTRETIEN des LIGNES TELEGRAPHIQUES ,
TELEPHONIQUES ou de SIGNALISATION.
L'invention se rapporte à un dispositif pennettant, sans arrêter l'exploitation de lignes télégraphiques, téléphoniques ou de signaux, de signaler automatiquement un affaiblissement de l'isolement d'un conducteur et de mesurer larésistance d'isolement d'un certain nombre de conducteurs par rapport à la terre- Le dispositif proposé présente la caractéristique générale suivante :
On isole le point milieu des enroulements, côté ligne, des transfor- mateurs situés à une des extrémités du circuit fantôme établi dans un groupe de conducteurs, et on réunit le point milieu des enroulements correspondants des autres transformateurs de l'extrémité opposée à un dispositif indiquant
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les défauts d'isolement ou à un appareil de forte impédance:
on peut ainsi déceler l'affaiblissement de l'isolement et mesurer la résistance d'isole- ment de certains conducteurs par rapport à la terre*
Le dispositif permettant de signaler l'existence d'un défaut d'iso- lement peut être constitué par un électro-aimant ou tout autre dispositif de relais sensible, placé entre le point milieu choisi comme il est dit plus haut, et un des pôles d'un générateur de courant continu dont l'autre pôle est mis à la terre;
si l'isolement par rapport à la terre de cnacun desconducteurs du groupe est bon, aucun courant nepassedans lesenroule- ments de 1'électro-aimant! au contraire, si l'un ou plusieurs des conduc- teurs présentent des pertes à la terre, un courant passe dans les enroule- mante de l'électro-aiment dont l'armature est attirés et forme le circuit d'un dispositif avertisseur (lampe- sonnerie etc..-)
La résistance d'isolement, que le dispositif décrit permet de dé- terminer, est celle des conducteurs du groupe pris en parallèle;
elle est mesurée par la méthode du voltmètre, c'est-à-dire que le point connecté pré- cédemment au dispositif de signalisation est relié à travers un voltmètre de grande résistance à l'un des pôles du générateur de courant continu dont l'autre polo est mis à la terre-
Dans ce qui suit, on a exposé à titre d'exemple et en regard des figures schématiques annexées, comment l'invention peut être appliquée à une "quarte", groupe de conducteurs formé de deux paires combinables d'un câble téléphonique* La Fig.1 représente schématiquement les trois circuits d'une telle quarte:
1, 1', 2, 2' sont les deux circuits réels- Au moyen des transformateurs de combinaison 4, 4' , 6, 5', cesdeux circuitsforment un circuit fantôme 3, 3.1N et N' dont à chacune des extrémités les pointe mi- lieux des enroulements, côté ligne, des transformateurs de combinaison du circuit fonténe- N' étant isolé, si on réunit M à un dispositif de signa- lisation de défaut d'isoclement ou à un appareil de forte impédance pour la mesure des résistances d'isolement, on peut se rendre compte de l'état des quatre conducteurs de la quarte en ce qui concerne leur isolement par rapport à la terre, étant donné la manière dont fonctionnent les circuits réels et le oirouit fantôme d'une;
quarte. l'exploitation de ces dirouits
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n'est pas troublée lorsqu'on réunit au point M le dispositif de signalisation ou de mesure, surtout si ceux-ci présentent de fortes impédances.
Lorsqu'un défaut d'isolement se produit sur une quarte, il doit être signalé le plus tôt possible' dans ce but, l'essai d'isolement en vue de la signalisation d'un défaut ce fait our chaque quarto, soit en permanance, soit automatiquement, à de très courts intervalles de temps! la mesure de la résistance d'isolement ne se fait que sur une quarte signalée comme défectueu- se et elle indique l'importance du défaut;
en temps normal l'appareil de me- sure est suivant la disposition la plus favorable, mis hors circuit ou court- circuité- De même, pendant la mesure de la résistance d'isolement, le disposi- tif de signalisation doit être mis hors circuit ou court-circuité- Un moyen simple de satisfaire à ces conditions consiste à mettre les enroulements de l'électro-aimant ou du relais sensible et le voltmètre en série entre le point M et le pôle (16) du générateur (Fig-2)1 un inverseur permet de réunir la borne (17) soit à (18), soit à (16), et ainsi de court-circuiter soit l'élec- tro-aimant ou le relais sensible, soit le voltmètre afin que la résistance entre le point M et le pale (16) reste constante dans les deux cas,
on inter- cale suivant les circonstances, soit une résistance RI de valeur convenable en série avec le voltmètre entre 16 et 17, soit une résistance R2 de valeur convenable on série avec les enroulements de l'électro-aimant entre 17 et 16.
Les quatre conducteurs du câble et l'enveloppe constituent un con- densateur, tel que lorsqu'on connecte les conducteurs à des pbles du généra- teur dont l'autre est à la terre, le courant de charge peut âtre assez grand; il en serait de même du courant de décharge: pour éviter que ces courants puissent passer dans les appareils de signalisation ou de mesure, l'essai est décomposé en trois opérations :
Charge - Mesure - Décharge
Le point M est relié successivement par les balais d'un commutateur mobile K à 3 plots N.P.Q.
M est d'abord relié au plot N qui est lui-même connecté en permanence au pôle 16 du générateur :le câble se charge et pour limiter lecourant de charge à une valeur non dangereuse pour les bobines Pupin voisines de l'extrémité où se font les essais, on intercale entre le plot N @
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et le pôle 16 une impédance Z1, de valeur convenable* Le point M est ensuite relié au P qui est connecté d'une manière permanente à la borne 18 c'est-à- dire à l'un des pôles du générateur par l'intermédiaire des enroulements de l'appareil de signalisation ou de Il appareil de mesure-
Le point M est ensuite relié au plot Q;
celui-ci est réuni à la terre au moyen d'une impédance 2-2 de valeur convenable qui joue, vis à vis du cou- rant de décharge, le même rôle que Z1 pour le courant de charge- Cette dernière disposition évite que la ligne reste chargée-
On a vu que l'essai d'isolement en vue de la signalisation d'un dé- faut devait sefaire automatiquement à de trèscourtsintervalles de temps, et cela sur toutes les quartes du câble*
On peut, à cet effet, employer de nombreux appareils connus en eux- mêmes' c'est ainsi qu'on peut, par exemple utiliser un commutateur tournant dont le balai relie successivement le point M de chacune des quarte* du câble au dispositif d'essai*
Pour cela chacun des points N1, N2 .... N, des R quartes du câble est connecté à un plot suffisamment large' en face de chacun de ces plots N,
se trouvent 3 plots N.P.QItous les plots à sont reliés entre eux, tous les plbts P entre eux, tous les plots Q entra eux: le balai du commutateur tour- nant, fait successivement les trois connexions nécessaires pour l'essai de la quarte 1, puis les trois connexions nécessaires pour l'essais de la quarte II et ainsi de suite* Le balai tournant assez lanternant, la largeur des plots étant assez grande, le contact dure assez longtemps pour que chacune des opéra- tions (charge, essai, décharge) puisse s'effectuer*
Comme le commutateur tourna continuellement, il permet d'explorer, dans un intervalle de temps assez court toutes les quartes du câble lorsqu'un défaut d'isolement se produit,
il est signalé automatiquement au bout d'un temps très x href et on peut y remédier au plus tôt-
Ce dispositif est particulièrement intéressant lorsque le câble est soumis aux influences des lignes d'énergie* dès qu'un défaut d'isolement se produit, il est signalé et on peut prendre toutes les précautions nécessaires pour protéger le câble avant qu'un court-circuit puisse se produire sur la ligne d'énergie*
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Il est bien entendu que la présente invention n'est pas limitée au cas particulier de l'essai d'une quarte formant deux circuits réels et un circuit fantôme' on peut l'appliquer à des paires non combinées! on utilise alors comme point M, le milieu de 1'enroulement coté ligne du transformateur tenninal de chaque circuit réel:
on peut l'appliquer aussi à des circuits fantômes d'ordre supérieur au premier-
La disposition qui consiste à faire des mesures à partir des points milieux des enroulements côté ligne des transformateurs de combinaison peut d'ailleurs s'appliquer aisément à d'autres mesures et à des localisations de défauts autres que les pertes à la terre on peut d'ailleurs faire à partir de ces points des mesures en courant alternatif et, si besoin est, à travers des transformateurs à grande rigidité diélectrique.