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Procède de transformation des produits bitumineux, paraffineux et asphaltiques.
S'il est possible de transformer en carburants légers, les hydrocarbures lourds distillant au-dessous de 350 0 extraits des pétroles naturels, par l'action conjuguée de la température et de la pression, il n'en est pas de même des composés bitumineux, paraffineux, et asphaltiques extraits des pétroles naturels, ni des composés résineux, et des pro- duits bitumineux et brais extraits des goudrons de distilla- tion à basse température des combustibles solides.
.De même les asphaltes naturels, les cires naturelles, et les boues vitrioliques neutralisées,ne peuvent être avantageu- sement soumises aux procédés de cracking.- Il n'est donc pas in- téressant de traiter dans les memes conditions les produits ci-dessus et les huiles lourdes distillant au-dessous de 350 C
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d'autant plus qu'il est connu que le cracking se produisant surtout en phase vapeur, les produits asphaltiques ne donneront pas de meilleurs résultats par traitement sous pression que par traitement thermique à la pression ordinaire.
Les essais tentés dans cette voie ontmontré que par l'ac- t ion et la mise en oeuvre de phénomènes purement physiques (pression et température) on recueillait des prodtuis de très mauvaises qualités et, en outre, que la quantité de coke résultant de la décomposition pyrogénée de ces produits dans le cycle des installations de cracking constituait une cause de détérioration de l'appareillage et diminuait l'efficacité du procédé de cracking mis en oeuvre. seules jusqu'ici des actions chimiques (comme hydrogénation, oxydation, etc.,)ont conduit, pour le traitement de ces produits, à des résultats intéressants.
Les essais tentés dans le sens de la distillation à sec directe des composés bitumineuse, paraffineux et asphaltiques en vases clos (par exemple dans une cornue Le Bel) donnent de très mauvais rendements quantitatifs et qualitatifs et condui- sent à une production considérable de coke et de gaz.
C'est ainsi qu'avec un résidu paraffinique fondant à + 50 C, on obtient par distillation selon les anciens procédés, une huile visqueuse contenant des paraffines non cristallisées de très mauvaise qualité -Au fur et à mesure que le niveau du liquide baisse dans la cornue, la température augmente et une pyrogénation excessive du produit tend réduire de plus en plus les rendements et la qualité des distillats.
La présente Invention a pour objet de perfectionner la distillation, à sec, en vase clos des résidus bitumineux, paraf- finaux, asphaltiques, résineux, extraits de pétroles bruts ou e goudrons de basse température des boues vitrioliques, etc,,,,
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Cette distillation peut s'effectuer dans une cornue horizontale ou verticale sous agitation permanente de la masse, dont le niveau est maintenu constant jusqu'à la fin de l'opé- ration par introduction continue ou semi-continue de matière fraîche.
En outre, la distillation doit être faite à température constante, variant suivant la qualité du produit traité,mais qui sera toujours comprise entre 380 C et 4600 C - A tempé- ratures supérieures, en effet, la pyrogénation tendrait à devenir excessive.
A la sortie de la cornue, les vapeurs sont dirigées vers un déphlegmateur réglé de telle sorte que, seules, les vapeurs de produits distillant au-dessous de 300 C accèdent au réfri- gérant et au condenseur final. Les produits distillant au- dessus de 300 C sont donc constamment renvoyés dans la cornue où ils sont traités à nouveau.
L'expérience montre, en effet, qu'à la pression ordinaire ou sous des pressions inférieures à 8kgs, les produits résul- tant du cracking des produits paraffineux et asphaltiques par des moyens purement physiques, sont inutilisables dans leurs fractions distillant au-dessus de 300 C car on obtient, soit des huiles qu'il âst impossible de raffiner par les moyens habituels, soit des paraffines qui ne peuvent être désodori- sées et dont les frabs de traitement subséquents sont telle- ment élevés qu'ils en rendent la récupération non rentable.
La production de coke, à l'intérieur de la cornue, étant aussi fonction de la durée de traitement, la distillation est conduite préférentiellement de telle manière que l'on recueille chaque heure, une quantité de produit distillant au--dessous de 300 C, comprise entre 5% et 14% en poids de la capacité uti- @
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la de la cornue.
Le niveau est maintenu constant dans la cornue, soit en alimentant constamment en matière fraîche, soit en intro- duisant par exemple toutes les heures une quantité de produit à traiter, égale à celle des distillats recueillis.
L'opération est ainsi poursuivie à niveau constant jus- qu'à ce que l'on juge que la quantité de coke formé ne peut être dépassée sans inconvénient ou sans danger et on peut d'ailleurs assurer l'incorporation de divers agents chimiques et de certaines matières abrasives, ces dernières notamment pour éviter ou atténuer l'adhérence du coke aux parois de la cornue - Des que la quantité de coke requise est atteinte, le chauffage est alors réduit et le produit liquide contenu dans la cornue est pompé dans une autre cornue ou évacué dans un réservoir, pour procéder au nettoyage de la cornue.
Les dtstillats obtenus sont constitués par des mélanges de gazoline (essence), de kérosène et de gasoil,
Le procédé est appliqué à la pression ordinaire, mais il peut parfois être intéressant d'utiliser de faibles pres- sions (inférieures à six kilos). si le résidu traité est jugé trop sec, on peut ajouter une faible quantité d'huile lourde (passant entre 320 -360 ) destinés à abaisser son point de fusion.
L'inventeur a recon- nu qu'il est préférable de traiter des produits contenant toujours plus de 6 à 7 d'huile et ayant un point de fusion inférieur à 60 C. sur un résidu de point de fusion: 55 C, l'inventeur a obtenu par traitement de 6 heures, dans les conditions ci- dessus et à 415 C, d'une huile de densité:0,84-0 constituée par un mélange de gazoline, de kérosène et de gasoil distillant 9. une température inférieure à 300 C.
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In outre, il a obtenu:
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<tb> 35% <SEP> de <SEP> coke
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<tb> 8% <SEP> de <SEP> gaz
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<tb> 3% <SEP> départe
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La procédé' peut être avantageusement appliqué à toute installation de cracking où un pétrole brut est distillé jus- qu'à formation, dans la cornue, d'une huile résiduaire- Le distillât obtenu selon le procédé conforme à l'invention est alors traité par le procédé' de cracking existant.
L'huile résiduaire est envoyée dans une cornue ou elle est soumise à la pression ordinaire ou sous faible pression à une température supérieure à 380 C et inférieure à 460 0 sous agitation continue et à volume constant.
La cornue est ravitaillée en résidu naturel et en huile produite au cours des réactions de cracking -Les distillats légers sont renvoyés de nouveau dans le cycle de cracking où ils sont transformes en gazoline avec de bons rendements, et sans que le circuit de cracking lui-même soit colmate par une formation de coke trop importante.
Par ce moyen, quelle que soit l'origine du pétrole traité, l'unité de cracking n'est alimenté qu'en hydrocarbures facile- ment craquables et avec de bons rendements.
Si on veut opérer en continu, il est préférable d'avoir une batterie de cornues de distillation, de telle manière que lorsqu'une cornue, maintenue à niveau constant, contient une quantité suffisante de coke, on puisse ravitailler avec son contenu liquide, une autre cornue dont la cokéfaction n'est pas encore aussi poussée,
Par ce procédé, il est possible de transformer avec un rendement maximum les composés bitumineux, paraffineux et as- @
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phaltiques en produits commerciaux.-En outre, si la procédé est adjoint à une installation de cracking existante, il permet d'augmenter dans de notables proportions, le rendement final en gazoline (essence) et ceci quelle qua soit l'origine du pétrole traité, avec une cokéfaction minima dans le cycle de cracking proprement dit.