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perfectionnements au procède de fabrication @@ d'abat-jour en papier
La présente invention est relative à des perfectionne- ments au procédé de fabrication d'abat-jour en papier dési- gnés couramment sous la dénomination d'abat-jour en parchemin., On propose notamment à cet effet de réaliser l'aspect de parchemin en traitant un papier approprié par un bain d'huile chaud d'un caractère qui sera exposé ci-dessous, On propose, ' en entre,
de produire un aspect tacheter sur ce papier traité en appliquant sur sa surface une couche d'un ciment à séchage rapide ayant la propriété d'être transparent et en traitant ce ciment pendant qu'il sèche de manière à produire cet aspect craquelé.On a pour but également d'appliquer sur le papier ainsi traité: des figures ornementales au moyen du pochoir et du pistoler à air. On a aussi pour but de réaliser un nouveau procédé et des moyens pour obtenir un contour en relief des figures, de manière à produire un effet de relief et de rendre
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ces contours en relief si intimement liés au papier traité préalablement qu'ils ne puissent pas être endommagés par un frottement, si intense soit-il.
On a aussi pour but de pro- duire un effet antique en frottant une préparation sur l'objet terminé, ce qui fera briller les surfaces en relief du ciment tacheté tout en remplissant les crevasses de ce ciment. On a également pour but d'accroître cet effet antique en frottant une poudre sur cette dernière couche pendant qu'elle sèche.
On a aussi pour but de réaliser certains perfectionnements relatifs au montage de l'abat-jour sur la carcasse.
D'autres buts et avantages de cette invention apparat- tront au cours de la description.
Bien que dans la description suivante on se soit limité à exposer le procédé préféré de fabrication d'abat-jour, on doit comprendre que diverses modifications et changements peuvent y être apportés sans qu'on sorte pour cela du domaine de l'invention.
Sons sa forme préférée, le procédé est mis en oeuvre de la manière suivante :
On prépare de la manière habituelle des carcasses en lai- '%on pour abat-jour en parchemin, ces carcasses étant soudées par points aux jonctions, suivant n'importe quel modèle ar- tistique approprié. Le papier utilisé est de préférence du papier allemand fait uniquement de chiffons, mais tout papier approprié peut également être utilisé. Ce papier est traité par un bain d'huile comme suit : 2/3 d'huile de lin pure et brute mélangée à 1/3 d'huile de japon renforcée.
Cette combi- naison est mélangée et diluée avec de l'huile de térébenthine pure jusqu'à, une densité de 75 degrés environ, puis elle est chauffée à une température d'environ 38 C, Suivant l'effet désiré, il est à remarquer que plus l'huile est chaude, plus le papier sera transparent, et plus elle est froide, plus le papier sera opaque. Le papier est plongé dans ce mélange à la
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température voulue et graduellement tiré au travers une fois seulement, puis soigneusement essuyé et nettoyé et mis à sé- cher pendant vingt-quatre heures au moins.
Après séchage, le papier est traité par une surface spéciale qui produit un aspect rugueux et 'tacheté.. Ce traitement est applique à la main avec une brosse analogue à une brosse à pachoir ; le produit utilisé est un ciment à séchage rapide qui demeure transparent après séchage, et on utilise de préférence à cet effet un ciment à la pyroxyline. Le fait que ce ciment sèche très rapidement est cause qu'il reste très près de l'endroit où il est appliqué, qu'il produit l'aspect rugueux et tache- té, et qu'il devient transparent et clair.
Pour obtenir cet effet, il est nécessaire de verser le ciment sur la surface plus ou moins régulièrement et de passer la brosse dessus avec un mouvement rapide de haut en bas, l'ouvrier appuyant bien la brosse et'la faisant pénétrer dans le ciment durant son déplacement vers le bas, de manière que la brosse vienne bien en contact avec le ciment. En remontant la brosse, l'ouvrier refoule le ciment vers le haut et 1 écarte de la surface de manière que certaines parties du ciment sont sou- levées, ce qui produit une surface rugueuse à chaque course et produit un aspect inégal on en relief.
Ce travail est fait rapidement et convenablement pendant que la matière est en train de sécher et après que toute la feuille a été soigneu- sement parcourue deux ou trois fois;de cette manière, le ciment a fait prise et ne peut plus être travaillé, On le fait alors sécher et il devient dur. Les points saillants s'affaissent légèrement et se noient dans le reste du ciment de manière à faire disparaître tontes arêtes déchiquetées mais à rester cependant rugueux et à présenter suffisamment de crevasses de manière à recevoir un dépôt de terre dtombre brûlée, broyée à l'huile, qui sera appliquée ultérieurement.
On observera à cet égard que l'application de ciment rend le papier imperméable à l'eau et empêche la couleur broyée à
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l'huile qui sera appliquée ultérieurement de pénétrer dans le papier et d'être absorbée par ce dernier. puis le modèle est passé en couleur en employant de pré- férence à cet effet des produits à la pyroxyline. Les cou- leurs sont mélangées pour donner le ton voulu et sont appli- quées à l'aide de n'importe quel pistolet ordinaire en faisant usage de, pochoir découpé à la main. Des pochoirs de cette espèce sont bien connus dans le métier et comportent des feuilles qui sont découpées en regard des parties qui doivent être colorées tandis que la partie restante protège la surface du papier qui ne doit pas recevoir de couleur.
Des pochoirs différents sont prévus pour différentes couleurs sur la même feuille.
La couleur est de préférence appliquée au moyen d'un pistolet. On emploie une table de verre disposée sous une légère inclinaison de manière à s'incliner vers le haut en face de l'opérateur, une aspiration d'air étant ménagée sur le bord supérieur de la table pour évacuer les vapeurs provenant du pistolet tout en permettant à la couleur qui est pulvérisée de se déposer sur le papier traité au travers des ouvertures du pochoir. Le papier est mis en place sur cette table au moyen de trois ventouses agissant par succion, pla- cées sur le verre. La feuille de papier traité est fixée par ces ventouses et tous les pochoirs utilisés sont fixés par les mêmes ventouses, de sorte que les pochoirs successifs prennent la même position relative sur le papier.
Les pochoirs sont découpés dans un carton huilé ordinaire et nettoyés, quand c'est nécessaire, dans un solvant , la pyroxyline, bien connu comme agent de dilution.
Après que toutes les couleurs ont été appliquées et que la couche de fond a été passée également, le tout à l'aide du pistolet, le papier est retourné et laqué sur l'envers avec de la laque pure, diluée à la consistance voulue dans de l'al- cool dénaturé. Le papier coloré -ou panneau est alors prêt à
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être traité en relief. La ligne est tirée par des artistes, suivant le profil du dessin qui a été tracé sur le papier trai- té par le passage en couleurs au pistolet, de la manière dé- crite précédemment. La matière utilisée dans ce repassage est appliquée au moyen d'air comprimé.
Elle est en substance de la même nature que le ciment utilisé pour donner l'aspect craque-, lé, mais elle est colorée afin de produire un effet d'obscur- oissement, et elle est soigneusement mélangée et malaxée jus- qu'à ce qu'une partie de cette matière se soit évaporée et qu'elle soit devenue très lourde, ressemblant à une masse pà- teuse.
Pour appliquer cette matière, on fait usage de préférence du pistolet à repassage décrit dans la demande de brevet en Angleterre n 160.760 déposée le 12 Janvier 1927 au nom des mêmes inventeurs. Les principales caractéristiques de cette demande sont que la matière est refoulée à travers une buse pointue au moyen d'air comprimé, lequel est contrôlé par une soupape, le dispositif dans son ensemble étant tel que l'opé- rateur peut le manier de la même manière qu'un crayon, la commande étant opérée par la pression d'un doigt, sans que cela nécessite aucun changement dans la tenue du pistolet. On peut ainsi régler l'écoulement de la matière de manière qu'il s'effectue rapidement ou lentement, suivant la quantité d'air que l'on laisse agir sur la matière, une pression de 3 Kgs par cm2 étant habituellement suffisante.
Au moyen de ce pistolet, l'opérateur peut repasser le dessin de la même manière qu'il le ferait avec un crayon ou une plume. La matière utilisée pour le repassage contenant du ciment de la même espèce que celui utilisé précédemment pour produire l'aspect tacheté et étant légèrement humide quand elle est appliquée, se lie étroitement àla surface cimentée du papier sur lequel elle se fixe solidement de manière à ne pas être sujette à se peler. Par suite de la consistance épaisse de cette matière et de la propriété du produit de sé-
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cher rapidement, le dépôt fait prise très vite cs qui permet au relief de la ligne de demeurer tel qu'il a été déposé,
avec seulement un léger changement provenant d'une légère contrac- tion du centre de la ligne qui donne un aspect très artistique.
La matière durcit si rapidement que lorsqu'elle est sèche, elle conserve sa forme originale.
Quand le travail en relief est complètement sec, on passe dessus une couche de terre d'ombre brûlée, broyée à l'huile, qu'on applique à l'état humide. On enlève immédiatement cette substance qui laisse toute la couleur dans les crevasses de la surface craquelée décrite précédemment. En l'essuyant soignau- sement, on obtient un aspect poli sur les parties saillantes et parmi elles les lignes en relief. Avent que cette peinture l'huile ne sèche, on passe dessus une couche de poudre con- nue couramment sous le nom de terre pourrie, et on la, frotte de manière qu'elle pénètre bien dans la peinture qui a été laissée.
Puis on donne un léger poli de manière que la poudre se dépose dans les crevasses, ainsi que la peinture, ce qui donne un aspect antique. Les panneaux sont alors prêts à être coupés pour s'adapter aux carcasses et pour être collés. On utilise de préférence le même ciment qu'on applique avec une brosse sur les parties qui doivent être assemblées, puis on le fait sécher. Les bords qui doivent être réunis sont alors pla- cés l'un sur l'autre et maintenus sur un support approprié pendant qu'on passe lentement un fer chaud sur les bords à réunir ; la chaleur du fer ramollit le ciment et le fait fondre suffisamment pour qu'il se mélange. Le fer chaud étant enlevé, l'air froid venant en contact du ciment, on provoque le dur- oissement immédiat et les bords se trouvent assemblés.
Le panneau ou le papier ayant une forme quelconque est alors fixé à la carcasse de préférence au moyen de bandes repliées tran- versalement en forme d'U, de manière à chevaucher les bords du papier et l'un des fils de la carcasse, les bords de la bande étant cousus ensemble de manière à recouvrir le fil en question
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et le bord extrême du papier. On donne de préférence un as- pect ancien au. dispositif de fixation lui-même en en passant la surface en couleurs avec de la peinture à la pyroxyline et en l'essuyant avec le poce ou un outil approprié pour crevasser la peinture avant qu'elle ne sèche.
Des abat-jour en parchemin faits de cette manière ont un aspect très agréable, ils sont très résistants, imperméa- bles à l'eau et susceptibles de présenter nn aspect artisti- que.
REVENDICATIONS
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1 ;- Méthode de fabrication d1abat-jour en parchemin ,tJ) r caractérisée en ce q11.'on applique Une couche drun ciment li- 'laide sur la surface de la matière constituant 1'a'bai.onr et1u.on "pointille" ce ciment avant q11.j11 ne soit seg,