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" Procédé pour revivifier le charbon actif dans la déchlo- raration de lteau ".
Dans la stérilisation de l'eau potable par le chlore ou à l'aide d'agents chimiques contenant du. chlore actif, on s'est toujours préoccupé de doser la proportion de chlo- re, de manière à ce qu'après la chloraration , il reste encore pendant quelques temps dans l'eau, an léger excès de chlore chimiquement dosable. Ce n'est que lorsque après l'oxydation oa la substitution des composés contenas dans l'eau, pai la plus grande partie du chlore additionné, il reste an faible excès de l'espèce, que l'on peut compter avec certitude, que les germes de maladie sont complètement tués de façon satisfaisante. D'aatre part, l'excès de chlo- re ne peut pas être aussi élevé qu'on pourrait le croire, parce quhane teneur plus élevée en. chlore libre, communique à l'eau un goût désagréable .
Pour ce motif, on s'est géné-
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ralement préoccupé de doser' l'addition de chlore de telle façon, que la teneur en chlore libre déterminable après réparation de l'eau, soit éliminée d'elle-même sur la tra- jet que l'eau effectue ,jusqu'au consommateur.
Ce procédé nécessite un contrôle .difficile de la quan- tité de chlore à introduire et de la chloraration de l'eau.
Il est bien connu, que dans l'eau potable naturelle, la teneur en substances combinant le chlore et détruisant le chlore, est soumise à de notables variations. L'addition du. chlore doit être faite avec la plus grande précision par suite des dites varaetion D'autres part, si l'oau exi- geait une plus grande introduction de chlore, le dosage du chlore pourrait aisément devenir trop faible et le résultat bactériologique en âtre conséquemment insuffisant. si, par contre, l'eau exige moins de chlore, l'addition de chlore doit être amortie afin d'éviter la production d'un goât trop prononcé et conséquemment mauvais de l'eau.
Les conditions rappelées, déternmine@t une augmentation du prix et de plus grandes difficultés du contrôle des ins- tallations d'éparation et ce, sans qu'il soit possible de mesurer dans tous les cas avec une rapidité suffissnte et d'une, façon adéquate, la chlorarrtion correspondante aux variations dans les proportions de chlore requises par l'eau.
Pour ce motif, on a déjà proposé à plusieurs repri- ses , de doserle chlore en principe assezfortement, pour que dans tous les cas, môme pour de notables variations dans les quantités positives de chlore requises, il reste svec certitude an excès de chlore. L'excès qui en résalte, doit alcrs tre éliminé par des moyens agissant automatiques - ment. On a employé comme tels, des filtres avec da charbon actif granulé.
On a trouvé en effet, que l'eau potable contenant du
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chlore, lorsqu'elle traverse les filtres à charbon actif, est plus ou moins débarrassé de son chlore suivant les di- mensions du filtre et que dans certains cas limités, le chlore peut même être complètement détruit. Cependant, un examen plus appronfondi de ce procédé si avantageux et si simple, montre que l'action déchlorurante du charbon actif s'affaiblit assez rapidement. Etant donné que le coefficient; d'utilisation du. charbon, par rapport à l'eau qui le tra- verse , n'est pas très élevé, le procédé serait tont à fait onéreux s'il n'était pas possible de rétablir l'activité du charbon en vue de la déchloraration.
A cet effet, on a également déjà )proposé,toutes sor- tes de moyens. On a traité le charbon épais à la vapear, on l'a lavé avec de l'eau chaude, bouilli avec de l'acide chlorhydrique, et on a employé des moyens analogues, et l'on croyait pouvoir constater un certain effet de régéné- ration. Un examen plus approfondi de ces procédés préconi- sés jusqu'à présent, montre cependant, qu'il nes'agit que de résultats apparents de courte darèe, ne se maintenant que quelques heures et que le rendement du filtre ne de- vient meilleur par tous ces moyens, que lorsqu'on laisse le filtre hors de service pendant quelques heures. Cette régénération apparente s'explique comme suit:
Si un filtre de charbon frais reçoit une charge d'eau contenant du chlore, deux processus distincts s'effectuent simultanément.
Le charbon exempt de chlore à l'origine, se charge d'abord d'une certaine quantité de chlore par adsorp- tion, cette quantité de chlore étant correspondante à l'é- quilibre existant entre la solution et le charbon. Mais en même temps,le chlore adsorbé est décomposé par réaction chimique et dédoublement catalytique de l'hypochlorite for- mé. De cette façon, aussilongtemps que le filtre travaille il se produit dans le charbon un changement stationnaire
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de chlore élémentaire.
Si l'on arrête le fonctionnement du. filtre, le chlore qui est encore présent au moment de l'ar- rêt, continae à. réagir suivant la réaction de décomposition rappelée, jusqu'à ce qu'il eit finalement disparu. si l'on remet à. nouveau le filtre en fonction pendant quelque temps, il se fait que, à côté de la réaction de décomposi- tion qui recommence de nouveau sans se modifier, il se pro- dait en remplissage du charbon ou du chlore élémenteire .Aussitôt que la proportion normale en chlore élémentaire qui se maintient s'est de nouveau formée, le fonctionne- ,ment du filtre est devenu le même qu'avant l'interruption.
les prouédés de régénération effectués jusqu'à présent nécessitaient évidemment tous, une interraption de l'ali- mentation en eau contenant du chlore. Après le remise en marche du filtre, on remarquait l'amélioration apparente rappelée du rendement da filtre, qui se prodait à chaque arrt et n'est que de courte durée.
.Au: contraire de ces procédés insuffisants, le procédé qui sera décrit ci-après est susceptible de ramener à pen près au rendement du charbon frais, le charbon utilisé pen- dant un temps très long durant lequel il a perdu, la plas grande partie de son pouvoir déchlorurant et ce, de telle façon, qu'il ne s'épuise ensuite que très lentement et dans la même mesure qu'à l'état frais. Dans ce bat, le charbon à l'état épuisé, doit être soamis à un traitementavec des agents alcalins, par ex. de la solation de soude/, de la lessive de soude caustique et analogues, de préférence à chaud et avec agitation. Il est surprenant, que ce soit précisément cette opération qui amène le résultat avanta- geux.
La plupart des eaux naturelles què l'on traite, sont alcalines et caractérisées par une dureté en carbonate plus ou moins élevée. Ceci n'est nullement modifié par la chlo- raration de l'eaa, alors même que la chloraration est exé-
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entée à des doses en proportions multiples 'de celles en usage pour l'eau potable. général, il n'est pas possi- ble de constater une différence dans le degré d'alcalinité de l'eau avant la uhloraration et après la chloraration.
Le degré d'alcalinité de lteau ne change pas non plus dans le filtre déchlorurant à charbon. Cette constatation a conduit jusqu'à présent tous les gens du métier qui se sont occupés de la question à admettre que 'l'acide chlorhydri- que qui se forme dans la' déchloraration, est complètement paralysé par la dureté des carbonates naturels. Pour ce motif, on croyait devoir @ attribuer l'épaisement du charbon, à la précipitation de sels calciques et à l'obstrue,-. tion des pores. De là, il résulte que l'on a proposé la régénération en milieux acides.
Contrairement à cette conception et bien' que l'eau d'écoulement reste alcaline, il se produit néanmoins peu à peu une acidification da charbon, qui contrecarre la dé- chloratation normale à l'intérieur du charbon et peut être éliminée par le procédé caractérisé au présent mémoire.
Le procédé sera exposé à l'appui d'an exemple:
On fait passer, 'au travers d'ane couche de 35 cm. de hauteur de charbon actif , dont les grains ont de 3 à 4 mm, an courant d'eau contenant 0,25 gx mgr. de chlore libre par litre et ce, à une vitesse régulière de 0,3 cm. par secon- de. Dans l'eau qui s'écoule, on ne retrouve plus qu'envi- ron 15% de chlore libre introduit. Par une augmentation correspondante de la hauteur de coache, la teneur en chlore libre peut être abaissée à n'importe quelle valeur désirée.
Après quelqaes jours, la déchloraration qui commence à s'affaiblir et, après 2 à 3 semaines, il y a déjà 60% du. chlore Introduit qui passe. Si l'on soumet alors'le charbon à un traitement de plusieurs heures avec de la solution de soude à 5%, par exemple par rotation dans le filtre Dabeg
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connu avec agitation à la vapeur,. et que 'l'on lave ensuite le gharbon, pour le débarrasser de la solution de soude, jusqu'à ce que l'eau de lavage ne soit plus alcaline, le charbon est régénéré à tel point que pour une hauteur de couche de 35 cm.
toutes antres conditions restant égales, il présente pratiquement de nouveau la même perméabilité qu'au débat, Le pouvoir déchlorurant descend ensaite à non- veau comme lors de la première atilisation. le procédé peut être répété aussi soavent qu'on le désirs'
REVENDICATIONS.
1. Procédé pour revivifier le charbon actif dans la déchloraration de l'eau., caractérisé en ce que lecharbon dont le rendement est plus ou moins diminué, est soumis à an traitement alcalin.