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" DISPOSITIF DE REGLAGE, POUR TURBINES A VAPEUR "
Il existe des systèmes de réglage dans lesquels un jet liquide est dirigé d'une tuyère directrice sur une tuyère ré- ceptrice et où un changement de la position relative de la tuyè- re réceptrice et de la tuyère directrice, ou la déviation du jet de liquide par le facteur à régler, que ce soit la vitesse, la pression, la température etc... font varier la pression à l'intérieur de la tuyère réceptrice, cette variation produi- sant dans un cylindre de servo-moteur ou une boite à diaphragme flexible, raccordés à la tuyère réceptrice, un effort variable, et à déterminer par suite le moment d'un organe de réglage,
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comme des valves d'admission de la vapeur d'une turbine, par exemple.
Le liquide utilisé pour le jet est généralement de l'huile refoulée par une pompe auxiliaire à huile spéciale, ou l'eau d'une conduite d'eau souspression.
Suivant la présente invention, on utilise non plus un liquide, mais la vapeur de la turbine à vapeur, ou 1'air d'un compresseur ou d'un ventilateur, et pour des turbines et des compresseurs, ce sera la chute de pression entre deux points de pressions différentes de la machine qui servira à produire le jet .
Pour pouvoir utiliser pour le réglage un tel jet de vapeur ou de gaz, il faut que, malgré les variations de la chute de pression de la machine, les conditions du dispositif pour la production du jet restent inchangées, c'est-à-dire que la pression de la veine fluide devant la tuyère directrice, aussi bien que la pression entre cette tuyère et la tuyère réceptrice restent constantes . Comme pressions constantes dans une turbine à vapeur, on dispose, par exemple, de la pression de la vapeur vive et d'un point à la pression atmos- phérique ou d'un point où la contrepression est maintenue cons- tante ; dans les ventilateurs et les compresseurs on peut uti- liser la pression finale, puisqu'elle est automatiquement main- tenue constante, et la pression d'aspiration, qui est celle de l' atmosphère .
En utilisant un courant de gaz ou de vapeur on ira, pour créer une pression suffisamment élevée, souvent sinon généralement jusqu'à la vitesse critique à l'intérieur de la tuyère directrice. Cette vitesse doit être retransforméê en
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pression dans la tuyère réceptrice, et il se manifeste alors le . fait que dans le cas le plus favorable, la compression maximum à laquelle on peut arriver est la pression critique par rapport à la pression entre les deux tuyères. Une vitesse plus grande à l'intérieur de la tuyère directrice ne produit qu'une pression ne dépassant pas le double environ de celle qui règne en amont de la tuyère réceptrice.
Pour créer dans la tuyère réceptrice une pression de travail convenant pour le réglage, la pression entre les deux tuyères ne doit par conséquent pas être trop basse et il ne sera pas possible de monter un système de tuyères dans l'espace où règne le vide . Il faudra probablement adopter comme limite minimum de la pression entre les tuyères la pres- sion atmosphérique, ou la pression de la vapeur à la chambre d'échappement d'une turbine échappant à l'air libre. En logeant le système de tuyère dans la chambre d'échappement de la tur- bine, qui débouche dans l'atmosphère, ou dans l'aspiration d'un ventilateur aspirant dans l'atmosphère, on disposera, dans la tuyère réceptrice d'une pression maximum de 2 kg/cm? pour le réglage.
Le montage de l'appareil à et dans l'échappement ou l'aspiration présente encore cet autre avantage que le gaz s'échappant de la tuyère directrice n'a plus besoin d'être évacué séparément, mais s'échappe avec le flux d'air ou de gaz de la turbine ou du ventilateur .
Au dessin annexé est représentée schématiquement une application de l'objet de l'invention au réglage de la vitesse d'une turbine à vapeur, a est la roue de la turbine, b le tuyau d'arrivée de vapeur, 2 l'échappement, d le distributeur qui
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règle l'admission de la vapeur aux tuyères e de la turbine. La tige! de ce distributeur est actionnée par le plateau g qui est sollicité d'un côté par le ressort h, et du côté opposé par la pression réglée de la vapeur. Cette vapeur s'écoule par le tuyau 1 et la tuyère 1$ au tube de retenue 1 et engendre dans celui-ci la pression intégrale correspondant à sa vitesse .
Au régulateur centrifuge m sont adaptées des palettes qui dévient vers le dehors à mesure que la vitesse augmente et interceptent ainsi l'écoulement de la vapeur de la tuyère k au tuyau de retenue 1 dans une mesure plus ou moins grande. De cette manière la pression dans l'espace o au-dessus du dia- phragme baisse à mesure que la vitesse augmente, et l'admission de vapeur aux tuyères e est étranglée par l'intermédiaire de la tige ' .
Le système décrit présente,en comparaison des sys- tèmes de réglage connus,cette caractéristique nouvelle qu'il n'agit pas par un déplacement d'une trompe ou tuyère, ni par l'insertion d'un organe déflecteur dans le jet, mais que le jet est coupé périodiquement par plusieurs organes déflecteurs, ce qui fait naître également dans la tuyère réceptrice une pression variable et, par suite, un mouvement pulsatoire des organes de réglage. Ce mouvement pulsatoire qui, dans d'autres systèmes de réglage est créé artificiellement comme on le sait, empêche la distribution de se coincer .