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" Procédé de moulage "
Dans plusieurs branches de l'industrie du moulage et tout particulièrement dans celle utilisant des matières plastiques à base de produits de condensation, l'opération du remplissage des moules présente de grandes difficultés surtout quand leurs orifices de coulée placés en haut sont de faible ouverture ou à parois rapprochées, car la matiè- re à mouler se présente ordinairement sous la forme d'une masse de consistance sirupeuse ou visqueuse qui se fige rapidement.
Dès le début de l'opération, la matière obs- true l'orifice de coulée, est refoulée par l'air qui tend
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à s'échapper du moule, et si à l'aide de la chaleur de la pression ou de la dépression on arrive à l'y faire pénétrer, elle entraine toujours avec elle des bulles gazeuses, très difficiles à chasser par la suit., qui restent occluses dans la masse au détriment de la soli- dité de l'objet moulé et de son aspect définitif surtout s'il doit être obtenu transparent ou même translucide.
Le remplissage par un produit de condensation d'un simple tube de faible diamètre fermé à un bout, est presque impossible par les moyens ordinaires, et dans tous les cas nécessite un temps et une main-d'oeuvre qui rendent cette opération prohibitive en industrie.
Le procédé faisant l'objet de la présente in- vention supprime complètement les inconvénients et dif- ficultés signalés plus haut et permet le remplissage automatique, sans bulles et en quelques minutes, non pas seulement d'un seul moule, mais d'une série de mou- les dont le nombre n'est limité que par leurs dimensions propres et celles du récipient destiné à les recevoir.
Ce procédé, basé sur le principe des vases communicants, comporte l'emploi t
19- de moules, en une ou plusieurs pièces, mu- nis de deux ouvertures, l'une à la base, l'antre au som- met.
2@- d'un récipient destiné à recevoir les mou- les placés verticalement, et la matière à mouler., celle- ci étant versée non pas dans les moules mêes, mais à l'extérieur de ceux-ci de façon à entourer la partie inférieure de chacun d'eux, une masse liquide de hau- teur, composition, densité et température appropriées,
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qu'on fait arriver progressivement autour des moules sur la matière à mouler.
Cette masse liquide sert d'abord à réchauffer les moules et la matière à mouler, ensuite, par la pres- sion qu'elle exerce sur celle-ci à la faire pénétrer dans l'intérieur des moules jusqu'à la hauteur voulue, et enfin à la maintenir en état d'équilibre jusqutà la sta- bilisation ou solidification du produit moulée de telle sorte que la pression de cette masse liquide puisse alors être supprimée sans que la matière moulée s'écoule par l'orifice inférieur du moule.
Un exemple fera comprendre la simplicité du. procédé, son coté pratique et industriel ainsi que la possibilité de nombreuses applioations,
La fig, 1 du dessin ci-annexé représente en coupe verticale une forme d'exécution du dispositif de moulage.
La fig. 2 montre une variante.
Supposons qu'il s'agisse de fabriquer avec un produit de condensation à l'état sirupeux des baguettes ou joncs cylindriques d'un diamètre de 3 à 5 mm, et d'une longueur de 50 cm. On dispose à cet effet dans un bac 1 (fig, 1). d'une profondeur de 75 cm, environ, un faisceau de tubes 2 d'une longueur légèrement supé- rieure à la profondeur du bac ; ces tubes ouverts à leurs deux extrémités sont maintenus dans la position vertical le par tout moyen approprié et reposent par leur extré- mité inférieure sur le fond du bac. Ils peuvent être aussi rapprochés que possible les uns des autres, et si leur paroi est mince, il est facile d'en placer une
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centaine par chaque décimètre carré de la surface du fond du bac.
L'orifice inférieur de chaque tube doit ne pas être complètement obstrué par le fond du bac.
Les tubes une fois placés, on verse sur le fond du bac et autour d'eux la matière à mouler 3, dont la quantité en poids doit être légèrement supérieure au poids total des baguettes que l'on veut obtenir. La ma- tière se répand alors sur le fond du bac déballe en par- tie, entoure l'extrémité inférieure de chaque tube, mais ne pénètre que très faiblement à l'intérieur de chacun d'eux par suite de son refroidissement.
On chauffe a- lors par un système approprié le fond du bac; la maiè- re débulle complètement à l'extérieur des tubes et pénè- tre lentement dans ceux-ci. On fait ensuite arriver dans le récipient sur la matière à mouler et autour des tu- bes qu'il réchauffe, un liquide 4 de température déter- minée, de densité inférieure à celle de la matière, li- quide qui exerce sur celle-ci une presien progressive- ment croissante qui la fait pénétrer à l'intérieur des tubes jusqu'à la hauteur voulue.
La hauteur maximum que le liquide de pression doit atteindre dans le bac est donnée par l'équation suivante :
H = h x D dans laquelle H représente la hauteur du liquide de pression, d la densité de ce liquide, h la hauteur des baguettes à obtenir et D la densité de la matière à mouler.
Si l'opération a été bien menée, et les cal-
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culs bien établis, au moment où la hauteur du liquide H atteint le maximum qu'elle ne doit pas dépasser, la presque totalité de la matière à mouler a passé dans les tubes et il ne reste plus d'elle, à l'extérieur de ceux-ci, qu'une mince couche nécessaire et suffisante pour empêcher le passage à l'intérieur des tubes du. li- quide 4. L'opération de remplissage étant terminé, il ne reste plus qu'à maintenir constante la pression du liquide, c'est-à-dire sa hauteur, et à régler sa tem- pérature pour arriver à la solidification de la matière moulée et si on le désire, achever la cuisson complète dans le bac même. La cuisson effectuée, il suffit de vidanger le bac et procéder au démoulage des tubes par des moyens appropriés.
Les baguettes ainsi produites sont toutes de mêe longueur, exemptes de bulles, et si l'on s'est servi de tubes en verre elles présentent une surface admirablement polie.
Le mode opératoire qui vient d'être décrit pour la fabrication de minces baguettes, nta rien d'ex- cluisif, et peut être modifié suivant la forme, les di- mensions et le nombre des objets à fabriquer simulta- nément on séparément.
Ainsi, il peut y avoir intérêt dans certains cas à verser, après remplissage des moules, dans le fond du récipient et sur la mince couche de matière en excédent qui n'a pas pénétré à l'intérieur des moules, un liquide de densité supérieure à celle de la matière du mercure, par exemple, qui par son poids séparera nettement les objets coulés de l'excédent de matières non utilisées restées à l'extérieur des moules, Cette
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adjonction, outre qu'elle assure une fermeture herméti- que de l'office inférieur du moule peut faciliter con- sidérablement l'opération de démoulage.
D'autre part., il est loisible également au lieu de placer les moules et la matière, directement sur le fond du bac de remplissage et de cuisson, de les placer d'abord à l'extérieur du bac dans un récipient approprié 5 (fig. 2) dans lequel peuvent être aménagés des alvéo- les, canaux, etc... de formes appropriées et destinées à recevoir les extrémités inférieures des moules, et ce, dans le but de réduire au minimum l'excédent de matiè-' re non utilisée.
Dans ce cas, on fait descendre ensuite progressivement le récipient 5 contenant les moules 2 et la matière 3, dans un bac 1 rempli jusqutà la hau- teur nécessaire du liquide 4 destiné à produire respec- tivement par sa température et par son poids, d'abord le déballage de la matière, et ensuite son ascension dans les moules,
Le présent procédé n'exclut pas la solidifi- cation définitive du produit, en vase clos et sous une pression déterminée, de même que par refroidissement ou congélation,
La matière à couler pourra être homogène ou non;
par exemple, si l'on veut obtenir des produits d'- apparence marbrée on pourra verser dans le récipient 1 (fig. 5) ou dans celui 5 (fig. 2) des matières de même densité mais de couleurs différentes qui se trouveront plus ou moins mélangées en pénétrant dans les moules et formeront ainsi des veines irrégulières.
Il est possible aussi par ce procédé d'obtenir
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des plaques de matière présentant des dessins quelcon ques, inscriptions etc. enrobés dans la masse. A cet effet, il suffit de placer dans le moule, avant l'intro- duction de la matière plastique, un support ou âme sur
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lequel ces inscrîpltionap dessins etc. auront été préa- lablement imprimés, en couleurs quelconques ; s'il s'agit de mouler des plaques ou d'autres objets plats, ce sup- port peut consister par exemple en une mince fouille de cellophane qui sera tendue parallèlement aux parois du moule et entre elles et qui se trouvera finalement enrobée entre deux couches de matière transparente ou translucide;
comme celle-ci s'élèvera dans le moule d'une manière progressive et calme, elle ne risquera pas de déformer cette feuille de cellophane malgré sa flexibilité.
Ce procédé permet de fabriquer par exemple des plaques et jetons pour cercles et casinos, des boutons imitant le cuir, l'écaille etc., des articles de
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bimbêloteriej de mode etc.
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