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Métier à tisser dont les deux groupes de fils de chaîne sont guidés chacun dans un peigne servant à la formation du pas.
L'invention se rapporte aux métiers à tisser du genre dans ,lequel deux chaînes se trouvant sous un angle l'une par rapport à l'autre forment deux pas disposés l'un derrière l'autre, dans lesquels de la matière de trame est insérée simultanément ou à un court intervalle, la trame antérieure étant la première ser- rée contre le tissu, puis, après le changement de pas, la trame postérieure (voir brevet belge n'355020 du 17 octobre 1928 ).
La formation du pas est assurée, dans ces métiers, par deux pei- gnes pourvus de trous aux extrémités de leurs dents, les fils de chaîne de l'un des groupes étant guidés dans l'un de ces peignes et les fils de chafne de l'autre groupe dans l'autre peigne. Si les deux peignes se trouvent à quelque distance l'un de l'autre, les deux groupes de fils de ohaîne forment un angle ouvert jus- qu'au bord du tissu, mais si les deux peignes sont mus l'un vers l'autre, les fils guidés dans l'un des peignes entrent dans les
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intervalles de l'autre peigne.
Avec ce métier, on ne peut, com- me on le comprend tout de suite, rendre la chaîne serrée, car, autrement, il pourrait se faire que, lors de la pénétration des peignes de formation de pas l'un dans l'autre, les dents de 1 un des peignes de formation de pas ne pénètrent pas exactement dans l'intervalle de l'autre peigne de formation de pas se trou- vant en dessous. Cela est particulièrement à craindre au bord des peignes de formation de pas, car, ici, il se produit, par suite du tirage du tissu, une traction sur les fils de chaîne vers le milieu du tissu. Si une dent de l'un des peignes de formation de pas entre dans un autre intervalle du second pei- gne de formation de pas que celui qui lui est destiné, les fils de chaîne s'entrecroisent, et l'on obtient un faux effet de torsion.
Pour éviter ces mouvements fautifs de diverses dents et réaliser ainsi une position plus serrée des aiguilles, l'inven- tion prévoit des barres de guidage spéciales pour les aiguilles.
Le dessin ci-joint représente l'objet de l'invention.
La fig.1 est une vue de côté, les barres à aiguilles étant écartées.
La fig.2 est une vue de côté , les barres à aiguilles étant engagées l'une dans l'autre.
La fig.3 est une vue de dessus.
La fig.4 est une perspective de la barre de guidage.
Par 1 et 2 sont désignés les deux groupes de fils de chai- ne, et par 3 et 4 les deux barres à aiguilles à trous servant d'organes de formation de pas et dans les extrémités des aiguil- les desquelles sont guidés les fils de chaîne. Devant les bar - res à aiguilles sont disposées, d'après l'invention, des barres de guidage 5 ayant la forme de peignes et dans les intervalles desquelles sont guidées les aiguilles 6 et 7 des barres à ai guilles. Les intervalles des barres de guidage possèdent une faible largeur, de sorte que les aiguilles ne peuvent être re -
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courbées latéralement. La partie en forme de peigne des barres de guidage peut aussi, éventuellement, être fermée vers l'avant, de manière que les aiguilles à trous soient complètement enfer- mées.
Il est essentiel, pour la disposition des barres de gui - dage, que les aiguilles soient, au commencement du mouvement de croisement des fils de chaîne, guidées le plus près possible de la tête. Les barres de guidage peuvent être fixes. Mais si la formation d'un très grand pas devient nécessaire, il est recom- mandable de faire mouvoir les barres de guidage entre les barres aiguilles en sens inverse de celles-ci, afin qu'elles ne gê - nent pas la formation d.u pas.
Dans la fig.3, on reconnaît clairement le tirage du tissu 8.
REVENDICATIONS.
1. Métier à tisser, dont les deux groupes de fils de chaîne sont guidés chacun dans un peigne servant à la formation du pas, caractérisé en ce que les aiguilles (6,7 ) des peignes de formation de pas (3,4 ) sont guidées dans les intervalles de barres en forme de peignes (5).