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Installation électrique.
On peut faire marcher un moteur à une vitesse angulaire prédéterminée et parfaitement constante, en utilisant comme moteur un moteur synchrone et en prenant soin que la fré- quence du courant alternatif d'alimentation ait la valeur voulue et demeure absolument constante. On peut satisfaire à ces deux dernières exigences en faisant engendrer, sous la commande d'un pendule, des impulsions de courant primaires et en multipliant la fréquence de ces impulsions une ou plu- sieurs fois d'une des manières connues à cet effet.
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'Toutefoiscette méthode n'est utilisable qu'avec les mo- teurs synchrones de faible puissance. La présente invention a pour objet des moyens permettant d'une manière simple de faire marcher des moteurs de puissance élevée quelconque et de n'importe quel type (soit à courant alternatif soit à cou- rant continu) exactement en synchronisme avec un moteur de ré- glage de faible puissance quelconque. Dans ce cas, ce moteur de réglage peut être actionné de la manière indiquée ci-dessus, à la vitesse angulaire constante voulue.
L'invention comprend, par conséquent, une installation élec- trique, comprenant, entre autre, un moteur principal et un mo- teur auxiliaire d'une puissance relativement beaucoup plus fai- ble, avec lequel le moteur principal doit marcher en synchronis- me. Conformément à l'invention, ceci est effectué à l'aide d'un jeu de contacts qui sont isolés l'un de l'autre et entre les- quels se trouve avec un peu de jeu une aiguille ou came, qui, si le synchronisme cesse d'être parfait, vient en contact avec l'un de ces contacts et provoque ainsi la fermeture de l'un de deux circuits,ce qui a pour résultat que, selon les circonstan- ces, la marche du moteur principal est accélérée ou ralentie.
D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront de la description suivante dans laquelle un mode de réalisation sché- matique va être expliqué en détail avec référence au dessin an- nexé sur lequel:
La figure 1 représente,le schéma des connexions uniquement pour l'intelligence de l'invention.
La figure 2 montre schématiquement l'agencement des contacts montés sur les àrbres marchant en synchronisme.
Sur la figure 1, l'induit et l'enroulement de champ (à cou- rant continu) du moteur principal sont indiqués, respectivement, @
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par 1 et 2, l'arbre étant désigné par 3. Sur cet arbre est mon- té une came ou aiguille 4 qui est reliée électriquement, par exemple au moyen d'un balai frottant sur l'arbre 3 (volr fig.2), à un conducteur 5 allant à la borne positive d'une batterie 6.
L'aiguille 4 est engagée avec un peu de jeu entre deux seg- ments de contact 7 et 8 montés de façon isolante sur l'arbre
22 d'un petit moteur synchroniseur ou auxiliaire 23, 24 dont l'induit 23 est excité par du courant continu et à l'enroule- ment du stator 24 duquel est amené du courant alternatif de la fréquence constante voulue. Des bagues de frottement 9 et 10 sont reliées électriquement aux segments 7 et 8,respectivement.
Sur la bague 9 s'appuie un balai 11 qui est relié, au moyen d'un conducteur 12, à la grille de commande 13 d'un appareil thermolonique qui comporte, en outre, une cathode à incandescen- ce 19 et une anode 20 et dont le courant anodique, qui est four- ni par une batterie 21, traverse la bobine de champ 2 du moteur principal.
Sur la bague 10 s'appuie un balai 14 relié, au moyen du conducteur 15, à la borne négative d'une batterie 16 et en même temps à l'une des extrémités d'une résistance 17 dont l'autre extrémité est reliée à la botne négative de la batterie 6, cet- te borne étant aussi reliée, à travers une résistance 18 et et le conducteur 12, à la grille 13.
Le dispositif fonctionne comme suit:
Tant que les arbres 3 et 22 tournent à la même vitesse et que, par conséquent, l'aiguille 4 n'est en contact avec aucun des deux segments 7 et 8, la grille 13 est polarisée négative- ment, cette tension de polarisation étant fournie, à travers les résistances 17 et 18 connectées en série, par la batterie 16.
Si l'arbre 3 tourne trop lentement, l'aiguille 4 vient en @
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contact avec le segment 8 de sorte que les deux batteries 16 et 6 se trouvent en série, la valeur totale des tensions de ces batteries étant alors appliqués à la grille 13 comme ten- sion de polarisation négative. Par suite, le courant envoyé dans le circuit anodique par la batterie 21, décroit, le champ de la bobine 4 s'affaiblit et l'induit 1 tournera à une vites- se moins grande.
Si, par contre, l'arbre 3 tourne à une vitesse trop gran- de, l'aiguille 4 vient en contact avec le segment 7 de sorte que les batteries 6 et 16 agissent en sens opposés sur la gril- le 13 dans le circuit: batterie 16, résistance 17, batterie 6, conducteur 5, aiguille 4, segment 7, balai 11, conducteur 12, grille 13. Du fait que la borne positive de la batterie 6 ost roliée à la grilla 13, 10 potentiel do celle-ci devient moins négatif et, éventuellement, il devient même positif. En tout cas,..le courant anodique traversant l'enroulement de champ
4 sera plus fort que si l'aiguille 4 n'est'en contact avec au- cun des deux segments, la marche du moteur étant, par consé- quent, ralentie.
Les résistances 17 et 18 doivent avoir une valeur telle que la batterie 6 solt pratiquement empêchée de se décharger, ce qui est nécessaire parce que le circuit de la batterie 6 est toujours fermé à travers l'une de ces deux résistances dès que l'aiguil- le 4 vient en contact avec l'un ou l'autre des contacts 7 et 8.
La disposition peut aussi être telle que l'aiguille 4 soit assujettie sur l'arbre 3. Dans ce cas, elle doit être assez rigide pour entraîner le moteur synchroniseur 23 par le segment
7 lorsque le moteur principal 1 est mis en marche.
Il est aussi possible, toutefois, de faire entraîner l'ai- guille 4 avec un peu de frottement par son arbre. Dans ce cas,
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@ les deux moteurs peuvent être actionnés indépendamment l'un de l'autre car ils ne sont pas accouplés mécaniquement.
Il est évident que l'aiguille 4 et les segments 7 et 8 peuvent aussi être montés, respectivement, sur l'arbre 22 et l'arbre 3 car il ne s'agit que du mouvement relatif de ces organes entre eux.
Une autre possibilité qui ne s'écarte pas non plus de l'esprit de l'invention, consiste à faire suivre à l'enroule- ment à courant alternatif 24 du moteur sychrone le mouvement de rotation de l'arbre 3 du moteur principal de telle façon que le champ pulsatoire du moteur synchrone soit immobile par rapport à l'espace tant que l'arbre 3 tourne à une vitesse angulaire déterminée, cette vitesse se rapportant à la fré- quence du courant passant par l'enroulement 24. Dans ce cas, l'induit 23 et l'arbre 22 sur lequel l'aiguille est montée, sont également immobiles et ne commencent à tourner dans 1?un ou l'autre sens que lorsque le synchronisme est rompu.
L'aiguil- le coopère alors de la manière indiquée ci-dessus avec une pai- re de contacts fixes (ou réciproquement) de sorte que la vites- se du moteur principal est corrigée d'une manière analogue à celle décrite ci-dessus.
Si le moteur principal est un moteur à courant alternatif, la bobine 2 peut être enroulée sur un noyau de fer et agit alors sur la saturation magnétique de celui-ci. En outre, ce noyau est alors muni d'un ou plusieurs enroulements additionnels in- tercalés dans un ou plusieurs circuits du moteur principal, la selfinductance de ces circuits pouvant être influencée de la ma- nière décrite ci-dessus de sorte que,dans ce cas,la vitesse du moteur est aussi réglée par le courant anodique de l'appareil thermoïonique 19, 30, 20.