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" perfectionnements apportés aux fours à plâtre du type à contact direct entre le gypse et les gaz chauds servant à la cuisson".
L'invention est relative aux fours à plâtre, du type à contact direct entre le gypse et les gaz chauds servant à la cuisson.
Elle a pour but, surtout, de rendre tels,ces mêmes fours, que la cuisson du gypse s'y effectue dans de meilleures conditions que jusqu'à présent.
Elle consiste, principalement, à faire compren- dre, aux fours du genre en question, deux tubes de cuisson, propres à être traversés à la fois par la matière à traiter et par des gaz chauds de cuisson susceptibles de porter la capacité de l'un des tubes à une température nettement plus élevée que celle du second, le cycle de la cuisson étant tel, que ladite matière est introduite sous forme de gypse
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dans le tube le plus chaud, ou on la fait ensuite circu- ler dans le même sens que les gaz, et que, après avoir subi ainsi une première cuisson, ladite matière passe dans le second tube, où on la fait circuler en sens inver- se des gaz.
Elle consiste, mise à part cette disposition principale, en certaines autres dispositions qui s'uti- lisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application ainsi que certains modes de réalisation des- dites dispositions; et elle vise plus particulièrement en- core, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les fours du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, les éléments spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les installations comprenant de semblables'fours,
Et elle pourra, de toute façon, être bien compri- se à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
Les fig. 1 et 2, de ce dessin, montrent, en coupe schématique et en projection horizontale, un four à plâtre établi conformément à l'invention.
Selon l'invention et plus particulièrement selon ceux de ses modes d'application ainsi que ceux des. modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il sem- ble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se propo- sant d'établir un four à plâtre susceptible de traiter n'importe quel genre de gypse, on procède comme suit, ou de façon analogue.
On fait comprendre au four en question deux tu- bes de cuisson a1, a2 que, de préférence, on superpose, les axes de ces tubes pouvant être, ou bien parallèles et horizontaux, @
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ou bien inclinés, suivant des angles appropriés au sens de circulation des matières, ainsi qu'il sera indiqué plus loin.
On prévoit, pour chauffer les matières à traiter, c'est-à-dire, dans le cas présent, ppur produire le départ de l'eau de cristallisation contenue dans le gypse, des moyens de chauffage, propres à permettre le passage, à travers les tubes, de gaz chauds susceptibles de porter le tube supérieur à une température nettement plus élevée que le tube inférieur, les températures moyennes des gaz tra- versant les deux tubes, étant, par exemple, aux environs de 750 et 350 pour une certaine qualité de plâtre à ob- tenir, et pouvant varier, bien entendu, suivant les dimen- sions, la forme, et le débit horaire desdits tubes et on réalise lesdits moyens de chauffage de toute manière appropriée, soit à l'aide d'une source de chaleur unique, soit, de préférence, à l'aide de deux sources de chaleurs indépendantes, qui peuvent être, par exemple,, comme représenté,
des brûleurs à gaz de gazogène, , l'ensemble étant tel, dans chaque cas, que les gaz de com- bustion, portés à température convenable dans un foyer ap- proprié, sont amenés ensuite à traversarlesdits tubes à l'ai- de de tout système de tirage naturel ou force.
Disposant ainsi, comne il vient d'être exposé, de deux tubes susceptibles d'être traversés par des gaz chauf- fants à des températures différentes, on prévoit l'introduction du gypse cru, finement con- cassé, dans le tube supérieur, et on le fait circuler dans le même sens que les gaz, de sorte qu'il soit introduit, par exemple par une trémie b, du côté ou lesdits gaz sont les plus chauds, et on fait passer la matière sortant du coté opposé,
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et ayant subi une première cuisson à une- tenipè-râ-fûr-evée dans le deuxième tube à. l'aide d'une seconde trémie c, et on la fait circuler dans ledit tube en sens inverse des gaz chauffants,
En ce qui concerne les moyens propres à assurer - cette double circulation,
on les réalise de toute manière
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.\-"..t appropriée par exemple; ou bien.à ltaide d'organes tels que vis d'Archimède, montés à l'intérieur desdits tubes, ces organes étant, soit fixes, lorsque les tubes sont rotatifs, soit mobiles, lors- que lesdits tubes sont fixes, ou bien, et notamment lorsque les tubes sont inclinés, ,ainsi que représenté sur le dessin, et rotatifn (des moyens d'actionnement appropriés tels que roues d'engrenages d étant prévus), à l'aide de cloisonnements ménagés à, l'in- térieur des tubes et représentés schématiquement sur le des- sn, lesquels cloisonnements sont propres à faire avancer la matière, en même temps qu'à provoquer un brassage faoili tant rechange de chaleur entre ladite matière et les gaz chauffants,
Enfin,
on prévoit des chambres de dépoussiérage f1 f2 à la sortie des tubes, de manière à permettre de recueillie .les poussières entraînées par les gaz avant leur départ dans les cheminées .
En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisa- tion adopté, on obtient un ensemble dont le fonctionnement est le suivant;
Le gypse cru, aussitôt son entrée dans le tube supérieur,est porté brusquement à une température qui dé- termine immédiatement le départ de la plus grande partie de son eau de cristallisation, sans quril y ait lieu de crain- dre aucun coup de feu, puisque le gypse cru contient suf- fisamment d'eau pour rendre impossible ce phénomène. On arrive donc à séparer la plus grande partie de l'eau dès
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l'entrée dans le tube, et cela, avec un excellent rende- ment thermique, puisque cette séparation s'effectue à une température relativement élevée.
La matière, partiellement déshydratée, et déversée à l'extrémité opposée, est recueillie dans la trémie c qui la déverse dans le tube inférieur, où elle subit une deu- xième cuisson, de la même manière que dans le tube à plâtre unique usuel, avec toutefois cette différence essentielle que la température de sortie du tube inférieur est beaucoup plus basse que dans le tube usuel, et qu'on n'a pas à. craindre que le produit fini soit brûlé à la sortie dudit tube,
On recueille alors le plâtre dansun carneau appro- prié h et on l'envoie au broyage finissage, s'il y a lieu, ce qui dépend de la finesse de mouture du gypse introduit.
On réalise donc un four présentant de nombreux avan- tages sur les fours usuels à. tube rotatif unique, notamment, celui, déjà indiqué, d'empêher absolument le phénomène du coup de feu, celui de permettre, par réglage des températures des deux tubes,(lesquelles températures sont vérifiées à l'aide de pyromètres), d'obtenir toutes les catégories de plâtre possibles, plâtres à bâtir,gros ou fins, plâtres extra fins, plâtre spéciaux pour glaceries, plâtres type belge, plâtres à modeler, avec, pour toutes ces catégories, des durées de prise et des résistances variables à la volonté du fabricant, celui d'obtenir un excellent rendement thermique, du fait que les échanges se font surtout dans le tube supérieur à température relativement élevée, lequel rendement on peut encore augmenter en prévoyant, à la sortie des tubes,
des chambres de récupération permettant d'utiliser la plus gran- de partie des calories résiduelles, pour chauffer, par exem- ple, de l'air, que l'on dirige à l'aide d'un ventilateur i, vers les brûleurs, par une conduite j, pour y servir d'air
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de combustion, et, éventuellement, vers les tubes, dans des tuyères k, pour être mélangé aux gaz de combustion afin de régler la température, et afin de créer, en mené temps, la faible pression nécessaire, à établir le tirage forcé, au cas ou celui-ci serait adopté.
On réalise cette récupération de toute manière ap- propriée, par exemple en prévoyant des surfaces d'échanges dans les chambres de dépoussiérage, et en prévoyant encore, avantageusement, une circulation d'air autour des tubes, ce qui évite d'établir un revêtement dans lesdits tubes.
Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à celui de ses modes d'application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant plus par- ticulièrement été indiqués. Elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.