<Desc/Clms Page number 1>
;Procédé pour la détermination rapide de la tendance à la rouille des alliages de fero
On sait que la tendance à la rouille ou à la corro- sion des aciers varie suivant leur degré de pureté et leur teneur en éléments d'alliage. Tant qu'il s'agit de l'action corrosive d'électrolytes agressifs, tels que des acides di- lués et autres agents analogues, on peut déterminer cette différence de la résistance à la corrosion par des essais de laboratoire, généralement en peu de temps. Par contre, il n'a pas été possible jusqu'ici d'établir par de courts essais comment les différentes sortes d'aciers se comportent au point de vue de leur disposition à la rouille, tant dans l'eau de @
<Desc/Clms Page number 2>
rivière que dans l'eau de mer ou dans l'eau distillée.
On ne pouvait obtenir des indications certaines sous ce rapport que par des essais par les moyens naturels qui devaient s'é- tendre sur plusieurs années pour être probants. On s'est rendu particulièrement compte de ces difficultés à la suite de l'extension prise au cours de ces dernières années par la production de nouveaux aciers de construction qui pré- sentent par suite d'une addition de cuivre une plus grande résistance à la corrosion dans beaucoup de cas.
On-sait que quand on effectue des essais de durée portant soit sur la résistance soit aux efforts permanents soit aux vibrations, la résistance diminue fortement lorsque l'éprouvette est soumise pendant l'essai de durée à l'action corrosive de solutions salines. Toutefois, des essais ont montré d'autre part que la résistance aux efforts prolongés peut, sous l'action d'eau finement pulvérisée ou de vapeur d'eau ou d'air humide, être réduits dans une mesure qui correspond à la tendance à la rouille de l'acier considéré.
L'invention a pour objet un/nouveau procédé basé sur l'utilisation rationnelle de cette constatation. Elle consiste donc à établir la tendance à la rouille d'alliages de fer en déterminant la résistance aux vibrations de 'la matière considérée, d'abord dans les conditions normales et ensuite en la soumettant à l'action de l'eau ou d'air humide pendant l'essai aux vibrations.
Ainsi, on a par exemple observé que des aciers de construction contenant environ 1 % de Si se rouillent plus que l'acier ordinaire, tandis que de l'acier contenant du cuivre se rouille moins que l'acier ordinaire. Dans les es- sais, effectués sur ces trois aciers au moyen de la machine de Schenck pour les épreuves aux efforts de flexion prolon- gés, les éprouvettes furent d'abord essayées dans les condi-
<Desc/Clms Page number 3>
tions normales pour déterminer leur résistance aux vibrations, puis dans une seconde série d'essais, les aciers furent soumis pendant l'épreuve aux vibrations, à Inaction de l'eau finement pulvérisée;
les résultats de ces essais sont indi- qués dans le tableau ci-dessouso
EMI3.1
<tb> Acier <SEP> 1 <SEP> 2 <SEP> 3
<tb>
EMI3.2
) C 0.15- 0.15 Oo20
EMI3.3
<tb> ( <SEP> Si <SEP> 0.80 <SEP> 0.40 <SEP> 0.27
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> ) <SEP> Mn <SEP> 0.71 <SEP> 0.92 <SEP> 1.13
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Compositions <SEP> ( <SEP> P <SEP> 0.04 <SEP> 0.02 <SEP> 0.02
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> ) <SEP> S <SEP> 0.05 <SEP> 0.03 <SEP> 0.02
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> ( <SEP> Cu <SEP> 0007 <SEP> 1.00 <SEP> 0.66
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> )
<SEP> Cr <SEP> - <SEP> 0.37 <SEP> 0.46
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Limite <SEP> d'extension <SEP> en <SEP> Kg/mm2 <SEP> 36 <SEP> 37 <SEP> 36
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Résistance <SEP> à <SEP> la <SEP> traction <SEP> en <SEP> Kg/mm2 <SEP> 52 <SEP> 55 <SEP> 57
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Allongement <SEP> en <SEP> % <SEP> 25 <SEP> 22 <SEP> 22
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Amincissement <SEP> en <SEP> % <SEP> 65 <SEP> 66 <SEP> 70
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Résistance <SEP> aux <SEP> ef-) <SEP> avant <SEP> la <SEP> corrosion <SEP> 30 <SEP> 33 <SEP> 31
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> forts <SEP> prolongés <SEP> (
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> en <SEP> Kg/mm <SEP> )
<SEP> après <SEP> la <SEP> corrosion <SEP> 17 <SEP> 25 <SEP> 23
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Diminution <SEP> de <SEP> la <SEP> résistance <SEP> aux <SEP> ef-
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> forts <SEP> prolongés, <SEP> par <SEP> la <SEP> corrosion, <SEP> en <SEP> % <SEP> 43 <SEP> 24 <SEP> 26
<tb>
Des essais de rouille dans l'atmosphère (par exem- ple sur des tôles de même matière) exécutés de la façon or- .dinaire parallèlement aux essais de résistance à la corrosion décrits ci-dessus, montrent que la tendance à la rouille des aciers s'accroit dans la même mesure que décroit leur résis- tance aux efforts prolongés au cours de l'essai de résistan- ce à la fatigue et à la corrosiono Il en résulte que la dé- termination de la résistance aux vibrations faite d'abord dans les conditions normales,puis sous une action corrosive,
constitue une mesure de la tendance à la corrosion du métal.,
Le nouveau procédé offre davantage de permettre de déterminer la résistance à la corrosion sous l'action de l'eau et de l'air humide par un essai de courte durée qui
<Desc/Clms Page number 4>
peut être exécuté directement en quelques jours et rempla- cer, du moins en partie, l'essai prolongé par les moyens naturels.