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" Perfectionnements apportés aux machines à piston compor- tant des cylindres chemisés intérieurement, notaient aux mo- teurs à explosions comportant de tels cylindres ".
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z¯ --,------- Linvention est relative aux machines à piston comportant des cylindres chemisés intérieurement; et elle concerne plus particulièrement (parce que c'est en leur cas que son application paraît devoir offrir le plus-¯d'intérêt), mais non exclusivement, parmi ces machines, les moteurs à ex- plosions.
Elle a pour but, surtout, de parer aux inconvénients provenant, avec les dispositions actuellement utilisées, no- tamment, d'une part, du mauvais contact existant généralement entre le cylindre proprement dit et sa chemise intérieur, et, d'autre part, des déformations imposées par le cylindre à la chemise, déformations dues /soit aux déformations du cylindre sous l'influence des variations de température, soit aux dit- férencs entre les dilatations du cylindre et de la chemise.
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Elle consiste, principalement, à interposer dans l'espace libre subsistant entre la chemise et le cylindre une matière telle que, aux températures usuelles intervenant lors du fonctionnement du moteur, elle se trouve ramollie, voire amenée à l'état liquide.
Elle consiste, mise à part cette disposition prin- cipale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent.de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement un certain mode d'application, ainsi que certains modes de réalisation,'des- dites dispositions; et elle vise plus particulièrement enco- re, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les ma- chines du genre en question comportant application desdites dispositions, ainsi que les ensembles, fixes ou mobiles, com- portant de telles machines.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin- sont, bien en- tendu, donnés surtout à titre d'indication..
Les fig. 1, 2 et 3 de ces dessins, montrent, en coupe verticale axiale, les cylindres de trois moteurs à ex- plosions établis conformément à trois modes de réalisation de l'invention.
Selon l'invention, et plus particulièrement selon celui de ses modes d'application, ainsi que ceux dea modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant d'établir, par exemple) un moteur à explosions monocylindrique à refroi- dissement par eau'comportant un moteur à cylindre en fonte une chemise en acier ou en fonte, on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
En ce qui concerne, tout d'abord, l'ensemble du mo-' teur, à l'exception de son cylindre, on l'établit d'une ma-
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nière appropriée quelconque.
Et, en ce qui concerne le cylindre, chemise inté- rieurement, à faire comporter audit moteur, on l'agence de ma- nière telle que l'espace libre suosistant entre le cylindre proprement dit a et la chemise b soit au moins partiellement rempli d'une matière telle-qu'aux températures usuelles in- tervenant lors du fonctionnement du moteur, elle se trouve ramollie, voire amenée à l'état liquide.
On réalise, de préférence, l'assemblage du cylindre a et de la chemise b de manière à permettre les dilatations et déformations de ces deux éléments indépendamment pour cha- cun d'entre eux.
A cet effet, on fixe, avantageusement, ladite chemise au cylindre par l'une de ses extrémités seulement, (soit par son extrémité inférieure - fig. 1 et 2 -, soit par son extré- mité supérieure - fig. 3 -) et on agence de manière telle,les- dits cylindre et chemise, que les autres parties de la chemise puissent se déplacer par rapport aux parties en regard du cy- lindre, ce pourquoi, par exemple, on laisse entre les parois en regard du cylindre a et de la chemise b, parois auxquelles on donne, de préi'érence, la forme de cylindres coaxiaux, un ,jeu suffisant pour permettre les déplacements relatifs sus- ceptibles de se produire lors du lonctionnement.
On réalise la fixation de la chemise au cylindre par tous moyens appropriés, par exemple, ou bien en ayant recours à une collerette c portée par la chemise à l'une de ses extrémités et propre à être serrée au montage, soit entre le cylindre a, et le carter d, du mo- teur (fig. 1 et 2), soit entre le cylindre a et une culasse e (fig. 3), ou bien par vissage, ou bien de toute autre manière.
Enfin, on remplit au moins partiellement l'espace libre f subsistant entre le cylindre a et la chemise b d'un
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corps fusible à basse température par exemple d'un alliage métallique en soi connu se liquéfiant vers 100 tel que l'al- liage de Newton (plomb 5, étain 3, bismuth 8) qui fond à 94 5 ou l'alliage d'Arcet (plomb 1, étain 1, bismuth 2) qui fond à 93 .
Afin d'empêcher le corps fusible de s'écouler à l'ex- térieur pendant le fonctionnement du moteur, soit sous l'in- fluence des vibrations.si la fixation de la chemise a lieu à @ la partie inférieurede cette dernière, soit sous l'effet de la pesanteur dans le cas contraire, on a recours, entre autres dispositions, à l'une des suivantes.
Selon l'une de ces dispositions (fig. l) on agence l'extrémité supérieure de la chemise et la partie en regard du cylindre de manière telle que le jeu subsistant entre ces éléments soit aussi petit que possible et, de préférence, que les éléments en regard constituent des chicanes propres à em- pêcher les,particules de corps fondu projetées vers le haut de sortir de l'espacer.
Selon une autre de nes dispositions (fig. 2,et 3) on obture l'ouverture annulaire de l'espace! par un bouchage que-l'on constitue, soit par un bourrage g de matière compressible, par exem- ple d'une matière fibreuse telle que de l'amiante, soit par une couche d'un corps moins fusible que le corps remplissant l'espace f, par exemple d'un corps pâteux ou le devenant à chaud, soit de toute autre manière appropriée, bouchage que l'on maintient en place par exemple en le disposant dans une rainure annulaire h ménagée soit .dans le cylindre, soit dans la chemise, soit à la fois dans ces deux éléments (fig.
2), ou bien en l'inse rant entre lesdits deux éléments et en l'immobilisant par une pièce annulaire fixée au cylindre et entourant avec jue la'chemise, cette pièce pouvant, avantageusement, être constituée par l'élément, car-
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ter ou culasse, juxtaposé au cylindre a, voire par le joint interposé à cet endroit.
Afin d'éviter que les variations de volume du corps fusible ne causent des surpressions nuisibles dans l'espace f, on ménage audit oorps une possibilité d'expansion, soit ' en ne remplissant pas entièrement l'espace f, soit en pré- voyant, avantageusement à la partie supérieure dudit espace, un orifice de sortie i relié ou bien à l'atmosphère par un conduit ascendant j (fig. 3)ou bien à une petite cloche d'air.
En suite de quoi, on obtient un moteur dont le f'onc- tionnement est suffisamment évident pour qu'il soit inutile, d'entrer le concernant, dans aucune explication supplémentaire et qui présente, sur ceux déjà existants, les avantages sui- vants, entre autres: indépendance des. dilatations et déformations de la chemi- se et du cylindre, ce qui permet, si l'on donne à la chemise une forme de révolution, d'éviter toute distorsion de ladite chemise, quelles que soient la température du moteur, la dé- formation du cylindre et les différences de dilatation du cy- lindre ; et bonne transmission de la chaleur de la chemise au cy- lindre puisque ces deux éléments sont baignés sur toute l'é- tendue de leurs parois en regard, par le corps remplissant l'espace f.
Comme il va de soi, et comme il ressort d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des mo- des de réalisation de ses diverses parties ayant plus parti- culièrement été envisagés;elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes, notamment: celles où l'invention serait appliquée au cas des chemises vissées ou emmanchées dans leurs cylindres, la matière fusi- ble ou semblable remplissant alors tous les interstices exis- tant, entre les éléments assemblés, par suite des imperfec-
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tions inévitables d'usinage et assurait ainsi un pasage de la chaleur meilleur qu'en l'absence de ladite matière;
et celle où l'invention serait appliquée à des moteurs 'comportant tous autres moyens de refroidissement, par exemple à des moteurs à refroidissement à air, ou µ. des moteurs poly- cylindriques..