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" Perfectionnements apportés aux moyens pour l'établissement dea planchers ".
L'invention est relative aux moyens pour l'établis- sement des planchers.
Elle a pour but, surtout, de rendre tels, lesdits planchers, qu'ils soient plus économiques, et qu'ils répondent mieux que jusqu'ici, aux conditions requises par la pratique.
Elle consiste, principalement-- en même temps qu'à avoir recours, pour l'établissement desdits planchers, à des poutrelles métalliques du genre des fera à T, a'appuyant par leurs parties extrêmes sur les murs, poutres ou ossatures, destinés à supporter ces mêmes planchers --, à constituer le hourdis de remplissage entre lesdits fers à T, par des éléments armés réalisés à l'aide de briques d'un type en soi connu, comportant des rainures à l'intérieur desquelles, lorsque les- ,dites briques sont assemblées bout à bout on peut venir poser et enrober dans du béton, au moins une armature, cette dispo-
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sition étant telle qu'elle permette, notamment, d'adopter pour l'écartement des fers à T,
une valeur plus grande que celle nécessitée par leshourdis ordinaires -en maçonnerie.
Elle consiste, mise à part cette disposition prin- cipale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus excplicitement parlé ci-après..
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application, ainsi'que certains modes de réalisation, des- dites dispositions; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les planchers du genre en question comportant application de ces mêmes dis- positions, ainsi que les éléments spéciaux propres à leur é- tablissement.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
La fig. 1, de ce dessin, montre, -en- coupèeverticale partielle, un plancher établi conformément à un premier mode de réalisation de l'invention.
Les fig. 2 et 3 montrent, respectivement en coupe partielle et en coupe horizontale partielle suivant 3-3 fig.
2, un plancher établi conformément à un deuxième mode de ré- alisation de l'invention.
Les fig. 4 et 5 montrent, respectivement en coupes partielles suivant 4-4 fig. 5 et 5-5 fig. 4, un plancher éta- bli conformément à un troisième mode de réalisation de l'in- vention.
Selon l'invention, et plus spécialement selon celui ' de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réali- sation, de ses diverses parties, auxquels il semble que doive être accordée la préférence, se proposant d'établir un plan- cher, on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
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On constitue les éléments résistants dudit plan- cher, c'est-à-dire ceux qui sont destinés à reporter sur les murs des locaux le poids de l'ensemble du plancher, par des poutrelles métalliques,par exemple des fers à T du genre de ceux utilisés d'une manière usuelle dans la construction, ayant une section en forme d'I.
Et, en ce qui concerne le hourdis à prévoir entre ces fers à T, ' au'lieu, comme on l'a fait jusqu'à présent, de le cons- tituer par un remplissage en maçonnerie, tels que les voûtins généralement établis dans ce but, ayant l'inconvénient, d'une part, d'être très lourds, et de nécessiter, par suite, un é- cartement assez faible desdits fers à T, et, d'autre part, de nécessiter des coffrages appropriés, on a recours à des éléments armés constitués à l'aide de briques d'un type en soi connu, assemblés bout à bout ainsi qu'il va être indiqué, une telle disposition permet d'obtenir des hourdis légers, armés et résistants, et, par suite, d'aug- menter l'écartement des fers.
A cet effet, on procède, par exemple, ainsi qu'il est indiqué ci-dessous.
On constitue, à l'avance, lesdits éléments, à l'ai- de de briques a en céramique, béton, ou autre matériau analo- gue, ayant une hauteur variable suivant la hauteur de l'âme des fers à T, et comportant des évidements, par exemple dans le sens de leur longueur; et on ménage, sur l'une des faces longitudinales desdi- tes briques, au moins une rainure b.
On pose, bout à bout, sur le sol, un certain nombre de briques a, que l'on dispose de manière que la face compor- tant la rainure b, se présente à la partie supérieure, de préférence, on assemble lesdites briques par leurs coteau-venant en contact, avec un liant approprié, tel que mor- tier .de ciment, @
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et, enfin, on pose dans les rainures b, venant, bien en- tendu, en prolongement les unes des autres, au moins une ar- mature c, après quoi on coule du béton dans les rainures, de manière à constituer, après prise de ce béton, un élément ar- mé, d'un poids relativement léger,
On constitue ainsi un certain nombre d'éléments ar- més de ce'genre, et après la prise du liant, on vient les placer côte à côte dans l'intervalle laissé libre entre les fers à T,
de préférence perpendiculairement auxdits fers, et de manière que lesdits éléments viennent reposer sur les ai- les inférieures (ou, éventuellement, supérieures) de ces mê- mes fers, soit, directement, par leurs extrémités (fig. 1), soit par leurs armatures.±. que l'on prolonge légèrement à cet effet (fig. 2 à 5), l'intervalle laissé libre entre l'extrémité de l'élément et les fers à T étant alors, avantageusement, rempli:.par du béton ou du mortier de ciment.
On constitue ainsi,.très rapidement, avec une main d'oeuvre réduite, un hourdis propre à supporter le poids' du parquet d, que l'on fixe, lui-même, ou bien sur une chape de béton e (fig. 1), ou bien sur des lambourdes f.
Dans ce dernier cas, on peut fixer ces lambourdes soit directement (fig. 2); sur les éléments armés, soit encore .
(fig. 4 et 5), si on utilise des fers à T de grande hauteur, par exemple pour une grande partie, sur des éléments auxiliai- res disposés entre les lambourdes et le hourdis proprement dit,ces éléments étant constitués, avantageusement, par des briques du même genre que celles utilisées pour ce hourdis, et posées transversalement aux briques de ce dernier; on place alors, de préférence, les rainures b des briques g du coté du 'parquet, de manière à faciliter le scellement des lambourdes.
¯-Enfin, en ce qui concerne le revêtement de plâtre
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à prévoir pour constituer le plafond on procède comme à l'or- dinaire, la disposition des fige 2 à 5 étant particulièrement avantageuse, du fait que la face inférieure des éléments armés peut être amenée 'µ un niveau inférieur à celui de la base des. fers à 7, ce qui permet d'utiliser une épaisseur de plâtre moindre, et de placer, éventuellement, sous lesdits fers à T, une plaque isolante h, pour assurer l'insonorité du plancher.
En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisa- tion adopté, on obtient, par le procédé de l'invention, des planchers présentant de multiples avantages sur ceux établis à l'aide des procédés usuels, notamment: celui, déjà indiqué, de pouvoir être établis très rapi- dement et avec une main d'oeuvre réduite, celui de permettre un écartement des fers à T@ supérieur à l'écartement de 0,m70, généralement adopté, ce qui donne lieu à une économie importante celui de permettre de ne laisser aucun espace vide entre l'âme des fera et le hourdis, de sorte que l'ensemble puisse être insonore, celui, enfin, de supprimer tout coffrage.
Gomme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiqués; elle en embrasse, au contrai- re, toutes les variantes, notamment celles où, au lieu de fers à T, on utiliserait toute autre poutrelle de même genre, en métal ou en béton armé.