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Appareil pour l'examen radiographique des perles.
La présente invention est relative à un appareil pour l'examen radiographique des perles comportant un sup- port au moyen duquel une perle peut être tenue dans un fais- ceau de rayons X.
Pour l'examen radiographique de corps cristallins, on fait passer un faisceau de rayons X à travers le corps à examiner, ce faisceau étant limité, de préférence, par un ou plusieurs diaphragmes de façon à former un cône étroit.
Lorsqu'on examine ainsi les perles, les radiographies permet- tent de constater s'il s'agit de perles cultivées ou non et en outre de déterminer l'espèce des exemplaires examinés.
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Or, on a constaté qu'en général une seule radiogra- phie ne suffit pas pour juger positivement, de sorte qu'il importe de faire plusieurs radiographies de la perle sous différents angles. Dans la plupart des cas, le résultat est suffisamment positif avec deux radiographies, si l'on prend soin de faire tourner la perle d'environ 90 âpres la premiè- re radiographie.
Dans l'appareil qui fat l'objet de la présente, in- vention, cette rotation peut s'effectuer rapidement, sans qu'il soit nécessaire de toucher la perle avec la main ou des outils', de sorte que l'examen est considérablement accéléré.
L'appareil suivant l'invention est muni d'un sup- port comportant deux ou plusieurs griffes, entre lesquelles les corps à examiner sont serrés et qui sont montées de façon à être mobiles, de sorte qu'on peut faire tourner la perle serrée dans ces griffes.
Il est possible de faire deux ou plusieurs radiogra- phies avec des faisceaux de rayons différents, dans lesquels l'objet à examiner est placé successivement et dans des po- sitions différentes. De préférence, l'axe de rotation coupe- ra l'axe du cône de rayons X aussi bien que celui de la perle.
Dans ce cas, deux ou plusieurs irradiations peuvent s'effec- tuer avec le même cône de rayons, par rapport auquel l'objet ne se déplace pratiquement pas, de sorte que les conditions sont parfaitement égales.
La rotation du support peut se faire de différentes manières, par exemple à la main, à l'aide d'un dispositif à levier etc. Elle peut s'effectuer aussi automatiquement en agençant l'appareil de telle façon que le support soit in- fluencé directement par un dispositif à ressort exerçant un couple autour de l'axe de rotation.
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Dans ce mode de réalisation de l'invention, la rotation est empêchée par un encliquetage que l'on peut déclencher. Il y a avantage à commander la rotation ou bien le déclenchement de l'encliquetage à l'aide d'un câble
Bowden.
Naturellement, les dimensions des perles à examiner ne sont pas toujours égales. Toutefois il importe qu'elles soient placées sensiblement co-axialement avec le faisceau de rayons quelle que soit leur grandeur. Sans le support conforme à l'invention,le centrage ainsi que la rotation des perles doivent s'effectuer à la main ou à l'aide d'une petite pince. Dans ce cas, les perles sont fixées au moyen d'un agglutinant ou d'une pince devant l'ouverture d'un diaphragme. L'emploi du support décrit plus haut permet d'ob- tenir toujours un centrage automatique précis, lorsque les griffes, dans les positions de prise des radiographies, sont toujours écartées de l'axe du cône de rayons de distan- ces égales ou proportionelles.
Ceci peut être réalisé, par exemple., en montant les griffes pivotantes sur des leviers qui sont articulés sur un corps occupant une position permanente par rapport à l'axe du cône de rayons (par exemple, sur un tube entourant ce cône) et peuvent être déplacés symétriquement par rapport à ce corps au moyen d'un organe ou d'une combinaison d'orga- nes.
L'invention sera mieux comprise en se référant au dessin annexé, qui en représente., à titre d'exemple, un mode d'exécution.
La fig. 1 montre un support faisant partie de l'ap- pareil.
Les figs. 2 et 3 sont respectivement une vue de .face et un plan du support.
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Sur les figures, la perle à examiner est désignée par 1 et est serrée entre les griffes 2 et 3. Afin d'éviter d'endommager les perles, ces griffes sont faites en une matière tendre perméable aux rayons X, par exemple du cellu- lolde. Les griffes sont fixées aux barres 4 et 5 qui, avec les tiges de guidage 6, constituent un cadre rectangulaire, et qui sont rapprochées par les ressorts 7. Elles peuvent tourner autour des pivots 8 fixés aux fourches 9, auxquelles sont articulées les tiges 10 et 11 qui portent l'ensemble.
Les autres extrémités de ces tiges sont reliées au tube 12 de façon qu'elles puissent se déplacer dans un plan passant par l'axe de ce tube.
Le tube 12 fait corps avec un dispositif non repré- senté, qui est placé dans un faisceau de rayons X de telle façon que-la source de ces rayons soit située dans le pro- longement du tube 12. En outre, ce dispositif est muni d'un support pour un châssis photographique contenant un film sur lequel les rayons X réfléchis par la perle irradiée projet- tent une image qui est représentative de la nature de cette perle. '
Le tube 12 est fermé au moyen du diaphragme montré sur la fig.l, qui est constitué par un bouchon enfoncé dans le tube et fait en une matière qui est pratiquement imper- méable aux rayons X. Ce bouchon présente une ouverture centrale 13, par laquelle les raybns X sont canalisés en un étroit faisceau.
Autour du tube 12 est disposé un anneau 14, qui peut être déplacé dans une direction axiale et qui est pous- sé vers la droite et, par suite, contre les tiges 10 et 11, d'une manière, .qui va être décrite.
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Etant donné que la forme et les dimensions de l'anneau sont symétriques des deux côtés, ces tiges sont toujours inclinées uniformément par rapport à l'axe du cône de rayons, ce qui a pour conséquence qu'une perle serrée entre les griffes 2 et 3 est toujours concentrique,'au faisceau de rayons, indépendamment de sa grandeur et de la position du support rotatif.
Dans le mode de réalisation représenté sur le des- sin, la rotation du support s'effectue automatiquement. Sur la fig. 3' l'extrémité intérieure du ressort spiral 15 est fixée à l'une des fourches 9 et l'extrémité extérieure à la barre 4. Ce ressort exerce un couple de droite à gauche sur le cadre portant les griffes 2 et 3. Toutefois, la ro- tation est empêchée par un cliquet d'arrêt 16 qui accroche une goupille 17 fixée à la barre 4. Le cliquet est fixé à un ressort à lame 18 qui est relié à un plateau 19 monté sur le tube. Au plateau 19 est fixé en outre un câle Bowden 20 du genre utilisé généralement dans les appareils photo- graphiques pour le déclenchement de l'obturateur. L'une des extrémités de ce câble est munie d'un poussoir 21.
Lors- qu'on pousse celui-ci, le ressort à lame 18 fléchit, de sorte que le cliquet d'arrêt 16 est soulevé, la goupille 17 est dégagée et le cadre tourne autour des deux pivots 8 sous l'action du ressort 15, jusqu'à ce qu'il ait atteint la po- sition indiquée sur la fig. 3 par le trait pointillé 22, dans laquelle le support s'arrête. On peut aussi actionner di- rectement le support au moyen d'un câble du même genre.
Dans l'appareil montré sur le dessin, l'angle dont la cadre et la perle ont tourné, est d'environ 90 . Si l'on fait une radiographie avant et après la rotation., on obtient deux images de la perle prises sous deux angles différents.,
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approximativement à angle droit. On a constaté en pratique que ces deux images permettent en général de tirer des con- clusions exactes. L'appareil peut également être construit de telle façon qu'on puisse faire aussi des radiographies dans une ou plusieurs positions intermédiaires.
Le ressort à boudin 23 sert à presser l'anneau 14, faisant office d'organe écarteur, contre les tiges 10 et 11.
L'une des extrémités de ce ressort est fixée au plateau 19 et l'autre à la barre 24 qui est reliée à l'anneau 14. Le ressort 23 exerce une traction vers la droite sur cette barre, de sorte que l'anneau 14 est maintenu en contact avec les tiges 10 et 11. L'anneau et la tige 24 y reliée peuvent être utilisés aussi pour dégager le dispositif de serrage. En effet, si l'on presse le poussoir 25 monté à l'extrémité gauche de la barre 24, les tiges 10 et 11 sont écartées par l'anneau 14, contre l'action antagoniste des ressorts 7, ce qui a pour conséquence que les griffes 2 et 3 s'écartent et que la perle est libérée. Cet appareil permet de faire un grand nombre de radiographies doubles en peu de temps.
De cette manière il est possible,par exemple, d'examiner suc- cessivement toutes les perles d'un collier, sans qu'il soit nécessaire de les détacher du collier. Grâce au centrage sim.- ple et au support rotatif,l'examen est considérablement accéléré. Surtout dans le cas où la rotation s'effectue au- tomatiquement, comme dans le mode de réalisation décrit plus haut, cette invention permet de réaliser une économie de temps très considérable.