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Conjoncteur-disjoncteur automatique à commande bi-métallique.
Dans le domaine de l'électro-technique on emploie gé- néralement les dispositifs bi-métalliques pour produire les interruptions, en particulier on les utilise pour sur- veiller les températures dans les régulateurs destinés aux appareils de cuisine ou de chauffage, ou pour surveiller les courants dans les relais à surintensité, dans les pe- tits appareils automatiques, dans les disjoncteurs de pro- tection des moteurs ou appareils analogues. Pour que l'on ce bi-métal, obtienne une dilatation efficace du bi-méta , utre que les deux métaux qui le composent doivent présenter une dif- férence aussi grande que possible des coefficients de di- latation,doit avoir aussi une forme avantageuse.
Le bi- métal est généralement utilisé sous forme d'une lame, qui peut présenter l'aspect d'un U, d'un W ou d'une spirale, la forme en spirale étant certainement la plus efficace.
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Lorsqu'on emploie le bi-métsl pour l'interruption, l'a- gencement est fait en général de'telle façon qu'une extré- mité de la lame possède un contact fixe de raccordement, tandis que l'autre extrémité libre porte un contact qui coopère avec un contact complémentaire disposé d'une manière fixe. Les deux contacts fixes se trouvent dans un circuit qui contient un relais susceptible de contrôler
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principal. par exemple disjoncteur Llbr:1,nçi:pal -par exem-ple un dis j one teur 2.8 , 0 e po r 0 er, on r fait un disjoncteur @ de protection mour un moteur.
Du fait de la déformation et du changement de position du bi-métal par suite de son refroidissement ou de son échauffement, le circuit de commande se trouve ouvert ou fermé, en sor- te que le relais commandé par le bi-métal provoque un fonctionnement du disjoncteur de protection du moteur.
Dans ces dispositions connues, le disjoncteur principal se trouve donc contrôlé par le bi-métal, mais par l'inter- médiaire d'un Bêlais spécial.
La présente invention est relative à un conjoncteur- disjoncteur automatique qui a été notablement simplifié et rendu moins coûteux en se sens que, conformément à la présente invention, le conjoncteur-disjoncteur principal n'est pas contrôlé, comme dans les montages du même genre, par un relais spécial soumis à l'action du bi-métal, mais au contraire estcontrôlé mécaniquement d'une manière di- recte par un dispositif bi-métallique constitué d'une ma- nière appropriée.
Le dispositif bi-métallique peut consister en une ou plusieurs spirales bi-métalliques placées dans le circuit de commande et agissant sur un axe tournant relié, par l' intermédiaire d'un système à leviers, au conjoncteur-dis- joncteur principal. De préférence on prévoit deux spira- les bi-métalliques dont le montage en série est obtenu d'une manière simple en fixant les extrémités de ces spi- rales d'une part sur l'axe tournant, qui est conducteur, et d'autre part, sur les bornes de raccordement voulues
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du circuit de commande. Il en résulte une disposition a- vantageuse et un raccordement très simple des lames bi- métalliques aux conducteurs.
Le dispositif bi-métallique ne se limité' pas, bien en- tendu., à des ressorts bi-métalliques en spirale, bien que cette forme soit la plus avantageuse. On peut aussi en choisir une autre quelconque et employer par exemple une lame en forme d'U ou rectiligne qui agira mécaniquement, d'une manière appropriée% sur le conjoncteur-disjoncteur principal. La matière des deux métaux qui forment la marne bi-métallique peut être choisie suivant les besoins de façon que, lors du chauffage, la conjonction ou la disjonc- tion se produisent, soit par suite de la contraction, soit par suite de la dilatation de la lame bi-métallique.
A la place du chauffage direct, on peut aussi adopter un chauffage indirect, ce qui a en particulier de l'in- térêt dans les montages pour courant continu. Lorsqu'on se sert du courant alternatif, on peut, pour obtenir un fort courant de chauffage, prévoir un transformateur, dont l'enroulement primaire est relié au circuit de commande et dont l'enroulement secondaire est relié au dispositif bi-métallique.
Le contrôle du dispositif bi-métallique peut, suivant la manière dont on veut réaliser la commande du conjcnc- teur-disjoncteur principal, se faire à la main, au moyen d'un mouvement d'horlogerie, ou au moyen d'un autre appa- reil de commande approprié. Le peu d'encombrement des or- ganes de commande du dispositif bi-métallique permettent d'obtenir un conjoncteur-disjoncteur automatique pour des courants relativement forts avec' des dimensions aussi pe- tites que possible.
Les caractéristiques de la présente invention seront exposées d'une manière plus précise au moyen du dessin annexé qui représente à titre d'exemples, un mode d'exécu- tion:
La fig. 1 est une vue pardessus; et la fig. 2 est une élévation latérale du conjoncteur-
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disjoncteur automatique dont le capuchon a été enlevé.
Une platine 2 fixée dans la base de la boite 1 porte un conjoncteur-disjoncteur principal et tous les organes qui en font partie. Le conjoncteur-disjoncteur principal, qui est fixé à la partie inférieure de la platine 2 sur une pièce isolante spéciale 3, est constitué par les ressorts 7, 8, 9, qui portent les contacts 4, 5, 6, par les contacts complémentaires 10, 11, 12, et par une traverse 16 munie d'un revêtement isolant 13, susceptible d'osciller autour des paliers 14, 15 et d'agir sur les ressorts 7, 8, 9. Pour limiter le mouvement de la traverse 16, on a prévu une bu- tée 17 appropriée.
A un bout 18 de la traverse 16 on a fixé, au moyen de la vis 19, un levier de commande 20, dont l'extrémité libre 21 en forme de bec vient reposer sur un galet 24 mon- té sur une tige 22 d'un levier basculant 23. Le levier bas- culant 23 est relié rigidement par une vis 25 à l'arbre 28 monté de façon à tourner sur les cornières 26, 27.
Des spirales bi-métalliques 29, 30 sont fixées en bout, d'une part à l'arbre 28 et d'autre part aux bornes de raccor- dement 31, 32; ces bormes, par les conducteurs 33, 34 sont réunies à l'enroulement secondaire d'un transformateur 35.
L'enroulement primaire du transformateur 35 aboutit, par les conducteurs 36, 37 aux bornes de raccordement 38, 39. Les liaisons électriques du conjoncteur-disjoncteur principal, qui n'ont pas été représentées, aboutissent aux bornes d'une boite 41 fermée par un couvercle 40.
Lorsque le circuit de commande est fermé soit à la main soit automatiquement par un mouvement d'horlogerie, les spi- rales bi-métalliques 29, 30, au bout d'un temps de chauffa- ge de trente secondes environ, se retracteront dans le sens de la flèche de la fig. 2, par suite de la composition appro- priée de leurs métaux. Il en résultera une rotation de l'ar- bre 28, et par conséquent un basculement du levier 23. Le levier de commande 20 sera alors soulevé par le galet 24 monté sur la tige 22 du levier basculant 23 et la traverse
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16 tournera autour des points de rotation 42. Le revêtement isolant 13 de la traverse 16, q i fait pression sur les res- sorts 7, 8, 9, détachera alors les contacts 4, 5, 6 des con- tacts complémentaires 10, 11, 12.
Après refroidissement des lames bi-métalliques 29, 30, le levier de commande 20 retombera, en sorte que les contacts 4, 5, 6 reviendront toucher les contacts complémentaires 10, 11, 12. On peut aussi agencerl'appareil pour que, quand les lames bi-métal- liques se chauffent, il se produise une fermeture du cir- cuit principal. On peut naturellement aussi imaginer d'au- tres manières connues par elles-mêmes de commander le con- joncteur-disjoncteur automatique.