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Procédé pour l'établissement et le montage de carrosseries automobileso
On sait que les châssis automobiles ont des ca- raotéristiques très diverses au point de vue de la, forme, quand on passe d'une marque de voiture à une autre, et, pour une même marque, quand on passe d'une puissance à une autre. Il en résulte que le carrossier, qui a pour mis- sion d'installer, par exemple un même type de carrosseries sur des châssis divers, de profils et de dimensions va- riables, est obligé d'ajuster chaque carrosserie à la de- mande de chaque châssis. Quand il s'agit de carrosseries entièrement en bois, cet ajustage peut s'opérer facilement, le bois se laissant aisément découper.
Il en est autrement quand il s'agit de carrosseries métalliques, et qu'il est nécessaire que le dessous de la carrosserie soit conformé ou ajusté spécialement pour s'adapter à la forme des lon- genons du châssis. Ou bien, les membrures inférieures re- çoivent une conformation préalable appropriée, au moyen d'un outillage spécialement établi à cet effet, ce qui est un moyen ooûteux qui ne peut s'employer que pour des châs- sis à carrosser en grande série; ou bien l'on ajuste au montage chaque carrosseriemétallique, dont les membrures @
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inférieures n'ont pas été conformées au préalable à la demande du châssis correspondant, ce qui est une opération délicate, longue et par suite coûteuse.
La. présente invention permet de remédier à ces inconvénients et elle est plus particulièrement avantageuse pour l'établissement et l'installation de carrosseries exécutées en petite série, sur des châssis de marques di- verses et de tracés variés.
Elle consiste, en principe, dans l'exécution d'une carrosserie à membrures métalliques standard, constituées par exemple a.u moyen de tôles ordi- naires du commerce, planes, pliées ou de profilés; ces élé- ments étant assemblés d'une manière définitive, de telle manière que l'ossature métallique de la carrosserie soit rigoureusement invariable pour les divers châssis devant recevoir une même carrosserie;
l'adaptation de ces ossatu- res métalliques, sur lesdits châssis, s'effectuant par l'in- termédiaire de longerons de liaison en bois, fibre, caout. chouc, eto. que l'on solidarise avec la caisse, et que l'on ajuste ensuite très facilement à la demande.des châssis respectif@. L'opération d'ajustage se réduit alors à un travail de perçage, de découpage, etc. dans une matière relativement tendre et facile à travailler. L'invention permet donc le montage précis, économique et facile, sur des châssis pouvant présenter une grande diversité de for- me, de profil, etc., de carrosseries métalliques exécutées en séries et complètement achevées avant leur présentation sur les châssis respectifs.
Le dessin représente, à itre d'exemple, une for- me d'exécution de l'invention.
La figure 1 est une vue perspective des membrures métalliques d'une carrosserie conforme à l'invention;
La figure 2 est une élévation longitudinale par- tielle
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d'un châssis sur lequel est montée l'ossature de caisse objet de l'invention;
La figure 3 est une coupe transversale suivant 3-3 de la figure 2 et montrant l'encastrement du châssis métallique dans les longerons en bois de la caisse;
La figure 4 est un déta.il de la fixation de l'un des éléments de l'ossature métallique de la caisse.
La figure 5 est une coupe suivant 5-5 de la fi- gure la
Dans ces figures, A, A désignent les longerons du châssis, de section en U, de profil quelconque. Conformé- ment à l'invention, l'ossature de la caisse est constituée par une pluralité d'éléments métalliques standard, obtenus au moyen de tôles pliées et de profilés, en un alliage d'a- luminium, par exemple, et assemblés séparément sur deux cornières latérales..
Dans l'exemple représenté, ces élé- ments - qui sont symétriques deux à deux par rapport au plan d'axe de la voiture - comprennent, de l'arrière vers l'avant: les supports arrière B, b du fond de la caisse; les supports médians,C, pour le siège avant, qui portent les charnières qui peuvent être communes pour les deux portières, et sent entretoisés par l'entretoise tubulaire o; les supports ou pieus de caisse avant, D, au sommet desquels seront fixés les montants D1 du pare-brise. Ces trois supports principaux sont fixés, par exemple au moyen de rivets, ou de soudure, sur une cornière E. Le dessin montre, dans les figures 1 et 4, un mode de fixation de la pièce C, au moyen de rivets sur la cornière E, à l'intérieur de celle-ci, grâoe au perçage d'une ouverture e dans l'aile horizontale de ladite cornière.
Bien entendu, ce qui vient d'être dit pour le support médian C est applicable aux autres supports, notamment au support avant Do
Conformément encore à l'invention, les deux cor- nières latérales E sont fixées chacune sur un longeron de
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liaison F, par exemple', en bois, et ayant des dimensions plus que suffisantes pour permettre son ajustage sur le châssis métallique A.
Dans l'exemple représenté, les longerons de liai- son F dépassent la cornière de l'ossature de caisse, vers l'avant en f1, et vers l'arrière en f2, en correspondance, avec la pa.rtie incurvée éventuelle des longerons du châssis.
A l'avant des pieds de caisse, D, et emboîtés dans ces derniers, sont montés des tirants obliques G, terminés par des goussets fixés à la partie f1 des longerons en bois, et destinés à recevoir les supports d'auvent H (figurés en traits mixtes). Comme on le voit, la, position de ces sup- ports G peut varier légèrement, à a demande des divers châssis.
Pour monter, sur un châssis quelconque, une car- rosserie telle que celle qui vient d'être décrite, on com- mence par effectuer, à part, l'assemblage représenté par la figure 1 de l'ossature métallique sur les longerons en bois F. Puis on présente tout l'ensemble, sur le châssis A à carrosser. L'ajustage s'effectuera uniquement par retou- che des surfaces d'appui des longerons en bois F, sur les longerons métalliques du châssis, retouches qui, s'opérant dans le bois se font avec la plus grande facilité. Quand le portage correct est obtenu, on solidarise par un moyen usuel quelconque les longerons en bois de la carrosserie et les longerons métalliques du châssis, pa.r exemple au moyen de boulons.
Comme on le voit, l'invention permet de constituer des carrosseries métalliques au moyen d'éléments standard séparés, facilement remplaça.bles individuellement; ces élé- ments étant assemblés sur des cornières latérales fixées sur des longerons en bois, de manière à constituer des caisses complètes, identiques pour les carrosseries d'une même série; les longerons en bois permettant le montage
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facile de ces carrosseries de série, sur des châssis de profils variés. Le revêtement s'effectue comme d'usage, avant ou après le montage sur le châssis du véhicule.,
Bien entendu, la..forme d'exécution représentée n'a été donnée qu'à titre d'exemple.
Des variantes peuvent être réalisées par tout homme du métier, sans sortir du cadre de l'invention dont le principe a été exposé plus haut et sera rappelé dans le Résumé ci-après.