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"Procédé pour nettoyer,enlever les incrustations et évacuer le gaz des citernes des bateaux citernes Il.
L'invention se réfère à un procédé pour nettoyer l'intérieur des citernes des bateaux citernes utilisés pour le transport des huiles brutes et de leurs dérivés.
Les citernes des navires utilises pour le transport du pé- trole et de ses dérivés peuvent être employées pour le transport des huiles brutes et de tous les derivés de celles-ci ; il est quelquefois nécessaire, après qu'un bateau citerne a servi à transporter de l'huile lourde de transporter dans ce même navire un chargement de dérivés légers,' tels que gazoline ou benzine.
Quand au transport de lthuile lourde succède celui des huiles
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légères, il est nécessaire de nettoyer soigneusement l'intérieur des citernes du cargo de façon que les dérivés légers ne soient pas décolorés pendant le transport par les résidus de l'huile brute restant dans la citerne.
Le système de nettoyage des citernes des navires de l'es- pèce, tel qu'il est pratiqué actuellement, implique un proces- sus long, laborieux et coûteux et qui peut parfois détériorer la coque du navire. Dans l'ancienne méthode, la première opéra- tion à laquelle on a recours consiste à traiter les citernes par la vapeur en faisant passer cette dernière dans les citer- nes sous pression; cette vapeur est destinée à rendre l'huile résiduaire de la citerne plus fluide et à éliminer la rouille et les incrustations se trouvant à l'intérieur du réservoir ain- si que les résidus générateurs de gaz qui s'accumulent le long des parois et sur les nombreuses plaques et la charpente du na- vire.
Dans ce procédé, le traitement à la vapeur se fait pendant un temps déterminé et, ensuite, on ouvre les citernes pour leur permettre de se refroidir ; les lave à l'aide d'un tuyau d'ar- rosage, tout d'abord du pont du navire et ensuite du fond de la citerne. Apres cette opération, on gratte à la main tous les rayons, la charpente, les plaques et les parois de la citerne pour enlever la plus grosse partie des dépôts et de la rouille.
Quant au dépôt du fond de la citerne, on l'amené sur le pont.
Dans certains cas, on projette de la soude caustique sur les charpentes, les rayons, etc..; cette opération peut se faire avant le premier traitement par la vapeur étant donné que la vapeur dissout la soude et a une tendance à entraîner le dépôt au fond de la citerne.
Quand cette opération est faite, les citernes sont prêtes à recevoir des liquides d'imbibition et l'on refoule alors sous pression dans la citerne le liquide chargé du nettoyage. On préfère généralement le kérosène bien que l'on puisse employer
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un distillat ou un autre mélange analogue approprié. La pratique usuelle consiste à remplir convenablement une ou plusieurs ci- ternes, jusque dans la cheminée d'expansion et à laisser trem- per pendant une durée de 6 à 24 heures. Une pompe élimine ensui- te le liquide de la citerne et l'on fait arriver la vapeur par la conduite pendant plusieurs heures ; lave ensuite les pa- rois à l'eau, on gratte et on pique les diverses parties et on enlève les dépôts du fond de la citerne.
On recommence l'opera- tion avec une nouvelle charge de liquide nettoyeur et l'on re- nouvelle lesbourrages de tous les couvercles d'écoutilles, des joints d'expansion, des plaques de coulage, des vannes, etc. Ce renouvellement des bourrages est nécessaire par suite des ef- forts auxquels les pièces ont été soumises par suite de l'iné- galité du chauffage pendant l'opération du nettoyage; on a con- staté que dans ce procédé de nettoyage, en effet, le liquide s'accumule au fond de la citerne de sorte que la partie inférieu- re de cette dernière est maintenue à une température relativement froide, tandis que la partie supérieure est chauffée;
de plus, 1'* accumulation du liquide à la partie inférieure de la citerne empêche le nettoyage de cette partie au tuyau d'arrosage que l'on emploie pour les parties supérieures et les côtés.
Un objectif de l'invention est de réaliser un procédé pour le nettoyage de l'intérieur des citernes qui permet de nettoyer à fond partout l'intérieur de la citerne et qui permet d'éviter entièrement l'irrégularité du chauffage de la citerne.
Un autre objectif est de supprimer le grattage et le tra- vail manuel nécessaires dans l'ancienne méthode de nettoyage.
Un autre objectif est de simplifier la main-d'oeuvre et de diminuer le prix de revient du nettoyage de l'intérieur des ci- ternes.
L'invention opère le nettoyage de l'intérieur de la citerne en chassant des courants de liquide sur les côtés, sous pression élevée ; en même temps, le liquide employé pour le nettoyage est
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éliminé simultanément de la citerne avec les dépôts séparés lors du nettoyage.
Dans les dessins annexés au présent mémoire, on a représen- té sous une forme assez schématique une coupe transversale pra- tiquée dans la coque d'un bateau citerne et montrant l'appareil permettant d'appliquer le procédé.
Dans le dessin, la coque d'un navire est désignée par la référence 1. La coupe représente les deux citernes, à raison d'une de chaque côté du navire et qui sont séparées par une cloi- son centrale 4. Le fond du navire est généralement un peu apla- ti ainsi que l'indique la référence 2. Le pont est désigné par la référence 3.
Une caractéristique commune aux bateaux citernes ordinaires est de prévoir des citernes latérales sur les parties supérieu- res et extérieures des citernes principales; une citerne de les- pèce est représentée dans les dessins sur chacune des citernes principales 27. Ces citernes ont un fond 8 et une paroi latéra- le intérieure 7 tandis que leur paroi extérieure fait suite à celle de la citerne principale. Dans la pratique de l'invention, les citernes latérales ou citernes d'aile servent à renfermer le liquide employé pour le nettoyage; toutefois, il est entendu que ce liquide peut se trouver dans un réservoir ou une citerne séparée se trouvant sur le pont ou dans un réservoir voisin.
Le liquide employé pour le nettoyage est introduit dans ce réser- voir et on peut le chauffer à l'aide d'un serpentin 26 raccordé par une conduite 2$avec une source de vapeur ou autre fluide chauffant. Le fluide chargé du nettoyage circule de la citerne d'aile, sous l'action d'une pompe 9 à aspiration 10 plongeant dans la citerne d'aile, et une conduite de sortie 11 qui permet de diriger le liquide de la pompe dans la conduite 12 et de le faire descendre pour arriver aux ajutages 15 à l'aide desquels, le dit liquide est débité sous forme de jets pleins sur les cô- tés de la citerne. On remarquera que les deux ajutages 15, prévues
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à raison d'un de chaque côté de la conduite principale 13 sont dirigés en sens opposé. Le T de connexion 14 est fixé à demeure sur la conduite 13.
La conduite 13 tourne à l'intervention d'un arbre 18 prévu à son extrémité supérieure tandis que la condui- te 12,par laquelle le fluide arrive de la conduite, 11,est fixe.
Le bout inférieur de la conduite 12 porte un engrenage fixe 17 qui lui permet d'être engagé par un engrenage 16 prévu sur l'un des ajutages. La rotation de l'arbre 18 et de la conduite 13 qui y mené fait tourner le T 14 ainsi que les ajutages, tandis que l'engagement entre le pignon 16 et le pignon fixe 17, alors que le tube 13 tourne, imprime aux ajutages un mouvement de ro- tation dans des plans parallèles à la conduite 12. Il doit être entendu que les pignons 16 et 17 n'ont pas exactement les mêmes dimensions de sorte que les trajets des jets sortant des ajuta- ges 15 différent à chaque tour que ceux-ci effectuent autour de l'arbre central 13.
L'arbre 18 tourne à l'intervention d'un pignon 19 porté par lui et qui engrène un pignon 20. Le dit pignon 20 peut tourner par tout moyen desirable, par exemple par l'intervention d'une manivel e 21, sous l'action d'une source de puissance quel- conque tel que moteur à air ou appareil analogue.
On remarquera que l'appareil nettoyeur est porté sur l'ex- trémité supérieure du bord d'écoutille 5, mais il est entendu qu'il peut être monté de toute manière désirable, l'oujectif en vue étant de mettre les ajutages 15 dans une position telle à l'intérieur du réservoir que les jets de liquide nettoyeur puis- sent être dirigés sous une pression élevée contre tout l'inté- rieur de la citerne. On a constaté en effet que dans un appareil de l'espèce, tout l'intérieur de la citerne est attaqué par les courants d'eau pendant la rotation des ajutages de sorte que tous les'dépôts, incrustations et impuretés sont éliminés.
En même temps que l'on nettoie l'intérieur de la citerne, on évacue le liquide nettoyeur directement du fond de la citerne.
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Ceci se fait à l'aide d'une/pompe dont l'orifice d'admission est connecté à un tuyau très proche du fond de la citerne. Cette pompe peut se trouver dans toute position convenable. Dans le dessin on a représenté la pompe au fond de la citerne voisine de celle que l'on nettoie. Cette pompe 23 possède une conduite d'admission ou d'aspiration 24 traversant la paroi commune aux deux citernes et sert à retirer le liquide qui a servi au net- toyage en même temps que les dépôts. Ce liquide est évaoué par la pompe par l'intermédiaire de la conduite 22 dans le réservoir latéral 7 où les dépôts se déposent ce qui permet de réutiliser même te liquide nettoyeur.
Dans la pratique du procédé, on peut tout d'abord laver à 'eau chaude l'interieur de la citerne. L'eau, après avoir été chauffée dans la citerne auxiliaire par les serpentins ou par tout autre moyen approprié, est envoyée par une pompe, sous une pression élevée, contre l'intérieur de la citerne; on enlève ainsi les dpôts et la rouille et on lave jusqu'au fond de la citerne, duquel, l'eau est éliminée directement. L'enlèvement du liquide nettoyeur permet aux jets de liquide nettoyeur diri- gés contr le fond de faire sentir tout leur effet de la même manière que cela se produit pour les parois latérales et supé- rieures.
Le liquide nettoyeur proprement dit est généralement du kérosène ou un distillat analogue que l'on chauffe et que l'on lance sur les côtés de la citerne; l'action de la pompe qui en- voie ce liquide, contre la paroi avec force, a pour effet d'en- lever la rouille et les dépôts de tous les coins et de toutes les crevasses existant entre les plaques et la charpente et fait dégouliner ceux-ci au fond de la citerne d'où ils sont éva- cués immédiatement. On peut répéter le processus jusqu'à ce que l'intérieur soit entièrement débarrassé de matières étrangères.
Cette opération peut exiger de 4 à 8 heures suivant l'état dans lequel se trouve l'intérieur de la citerne avant le nettoyage.
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Pour réaliser le procedé il importe que la prassion à laquel- le on fait appel soit suffisante pour détacher ou désagréger les incrustations ou autres dépôts de la surface à débarrasser et la pression initiale des jets ou courants lancés dans les citer- nes par les ajutages ne doit pas être nettement en dessous de 40 livres par pouce carré ; on iait appel de préférence à une pression de 100 à 150 livres par pouce carré ou même plus.
De plus, les surfaces qui doivent être nettoyées et spécialement le fond de la citerne, dans lequel la plus grande partie des dé- pots tendent à se rassembler, doivent être maintenus essentiel- lement dégagés, c'est-à-dire que l'on ne doit pas permettre à une grande quantité de liquide de s'y rassembler pendant le pro- cessus du nettoyage, de manière que les jets à pression élevée puissent frapper directement la rouille du dépôt, les incrusta- tions et autes matières de même genre qui doivent être désagré- gées et enlevées ; en conséquence, la pompe aspirante employée à cet effet pour évacuer le liquide du fond de la citerne doit se trouver à l'arrière; en effet dans tort navire vide, le tirant s'établit de manière que l'extrémité arrière constitue le point le plus enfoncé du navire ;
par conséquent la pompe aspirante doit se trouver à l'extrémité arrière du navire ou dans tout autre endroit où elle se trouve au point le plus enfoncé du na- vire ; ce de manière que les surfaces à nettoyer soient mainte- nues essentiellement dégagées d'une couche de liquide tampon nettoyeur que l'on fait recirculer à travers le navire à net- toyer.
Le procédé de l'inventeur ne permet pas seulement de net- toyer les'bateaux citernes à un coût de 50 à 75% moins élevé que celui des autres procédés actuellement en usage; il réalise le nettoyage des conduites, pompes et soupapes du navire en même temps que s'effectue le nettoyage. L'inventeur fait rentrer de préférence, la pompe et les conduites du navire dans son système;
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il cesse donc ainsi d'être/nécessaire de renouveler les joints du système de tuyauterie, d'ouvrir les soupapes ou d'enlever les têtes de pompes ou les garnitures des tuyauteries, comme c'est le cas d'habitude actuellement quand on nettoie un navire.
Pour empêcher il le liquide nettoyeur, particulièrement quand on se sert de kérosène, à cet effet/de se volatiliser trop rapidement, l'inventeur projette un jet plein de ce produit par les ajutages qui débitent dans le navire à nettoyer au lieu d'introduire le liquide à l'état de jet atomisé.
Quand le nettoyage est achevé, il est préférable d'éliminer les petites quantités de liquide résiduaire susceptible de se rassembler au point bas du navire, quand on arête l'appareil, soit à l'aide d'une pompe à vide, soit à la main.
Ce procédé de nettoyage de l'intérieur des citernes n'est pas seulement plus rapide et plus économique que l'ancien procé- dé, mais il est beaucoup moins nuisible pour l'intérieur de la citerne. Tous les côtés de la citerne sont chauffés également par l'huile de sorte qu'il ne produit pas d'efforts inégaux sur les rivets. Toutes les parties de l'intérieur de la citerne sont aussi également propres. Toute la rouille et toutes les incrus- tations peuvent être ainsi éliminées de sorte qu'il ne peut pas rester sur les parois de la citerne de dépôt générateur de gaz.
Le fond de la citerne est nettoyé uniformément aussi bien que la partie supérieure et les côtés et l'on obtient, par le procé- dé, un nettoyage plus radical et plus parfait que par l'ancien procédé, ainsi que la pratique le démontre. Après avoir été net- toyé de la sorte, la citerne peut être employée pour le trans- ait port des distillats légers sans qu'il y en fait la moindre déco- loration du liquide transporté. Le procédé supprime le danger et les inconvénients qui existent dans l'ancien procédé, pour les ouvriers qui sont forcés de pénétrer dans les citernes pour gratter et brosser les surfaces; il évite que ces ouvriers soient
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exposés à l'action de la chaleur et des gaz.
Les autres avanta- ges qui résultent de son application seront donc évidents pour toutes les personnes versées en la matière.
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R E V L N D I C T I 0 IT S .
1./ Procédé de nettoyage de l'intérieur des citernes, des cargos et navires analogues consistant à chauffer un liquide néttoyeur, à diriger ce liquide en courants, avec force, sur les côtés et les parois du fond des dites citernes et à évacuer en même temps le liquide à un certain taux pour maintenir les pa- rois du fond libres de liquide et en état d'être nettoyées par la même opération.
2./ Procédé de nettoyage de l'intérieur des citernes à huile du type décrit, consistant à arroser l'intérieur de ces citernes d'eau chaude, à enlever l'eau qui a servi et les dé- Pots, ensuite à diriger un jet plein de kérosène chaud avec for- ce sur les fond et les autres parois de la citerne et 1: mainte- nir les dites parois du fond à peu près exemptes de liquide et de dépôts pour permettre le contact direct des jets en question avec celles-ci.
3./ Dans le procédé de nettoyage des citernes à .'-mile en vue d'enlever les , dépôts résiduaires et les gaz de celles- ci, l'opération consistant en una circulation répétée de jets d'eau chaude dans la dite citerne sous une pression élevée en même temps que l'on évacue l'eau introduite à une vitesse suf- fisante ,pour maintenir le fond essentiellement exempt d'une couche tampon interposee d'aau de nettoyage.
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