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"ESPADRILLE AVEC SEMELLE COMPLEXE"
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. Le9 types d'espaariiies ou Chaussures analogues actuellement sur le marché sont de plusieurs types,
Dans certains, la semelle est en corde, l'empei- gne étant cousue sur cette semelle. Ces espadrilles présen- tent différents inconvénients ; la semelle de corde absorbe l'humidité de sorte que l'espadrille n'est utilisable que par temps sec; dès qu'il pleut ou que l'on marche sur une surface humide l'eau pénètre dans la semelle.
Un autre inconvénient consiste dans le fait que le fil de couture de l'empeigne, dont les points passent sous la semelle, peut s'user du fait de la marche et se cou-
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per de sorte que l'empeigne n'est plus maintenue sur la semelle et celu, bien avantque l'espadrille ,soit usée.
Dans un autre type de chaussures, du genre employé pour le tennis, aux bains de mer, etc.., la semelle est en caoutchouc. Ce type de chaussures n'est pas non plus sans présenter d'inconvénients.
En effet,ces semelles sont assez lourdes de façon à présenter la rigidité nécessaire ainsi que pour permettre une certaine usure avant d'être mises hors d'usage. En plus, le caoutchouc tient le pied .très chaud, n'absorbant en rien la-sueur du pied. et enfin il use rapidement les chaussettes étant'donné que celles-ci ne peuvent pas glisser sur la semelle et qu'il y a un frottement considérable lorsque le pied fait des mouvements à l'intérieur de la-chaussure.
L'espadrille, suivant l'invention, a pour but de remédier à cet inconvénient. Pour cela, elle est caractéri- sée par le fait que la semelle en est complexe étant consti- tuée de deux parties dont l'une intérieure est en corde ou matière analogue, et l'autre, extérieure, est une feuille de caoutchouc collée sur la première.
L'invention vise encore le procédé de fabrication de cette espadrille caractérisée par le fait que là semelle en jute ou substances analogues, fabriquée à la façon ordi- est dégraissée au moyen d'acétone, puis que, après @ avoir fixé l'empeigne [1, la façon ordinaire, on y colle une feuille de caoutchouc ou substances similaires.
D'autre;.: avantages et particularités de l'inven- tion ressortiront de la description qui va en être faite avec référence au dessin annexé qui représente, en vue exté- rieure avec certaines parties non complètement posées, une espadrille conforme à l'invention.
Cette espadrille est constituée d'une semelle en corde de jute 1 sur laquelle est fixée, à la façon ordinaire,
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une empeigne en toile ou autres substances analogues 2. Sur la semelle de corde est collée, de façon à la recouvrir très exactement, une feuille de caoutchouc de même forme, 3. Il est bien entendu que ce mode de fabrication peut être réalisé avec les éléments les plus divers et que la première semelle peut être en jute, en chanvre, chanvre des Indes, pacca de Madagascar, liège, agglomérés de liège, etc.. et, de façon générale, en une substance quelconque donnant à la fois une certaine légèreté et une possibilité d'absorber la sueur du pied.
La semelle extérieure 3 peut être en caoutchouc ordinaire ou en une composition quelconque ou être consti- tuée par un composé de caoutchouc tel que, par exemple, un assemblage de déchets de gomme et de coton. D'une façon générale, l'invention vise l'application de toutes substances composées de caoutchouc et d'autres matières. On pourrait, par exemple, utiliser comme feuille de caoutchouc pour la fabrication des semelles extérieures des morceaux de cham- bres à air ou de pneumatiques. Enfin, on pourrait également prévoir l'application, pour cette semelle, de cuir, de cuir chromé, des succédanés de cuir, etc...
Comme dans le cas des espadrilles habituelles en semelle de corde, celle-ci peut être cousue à gros points ou à petits points.
L'invention est également applicable, quelle que soit la présentation de l'article, c'est-à-dire que celui- ci peut être fabriqué comme représenté sur la partie cen- trale du dessin ou comporter une bande de cuir 4 placée de champ sur le bord de la semelle comme indiqué sur la partie gauche du dessin et comme cela est du reste d'un usage cou- rant dans la fabrication des espadrilles ordinaires.
L'espadrille ainsi constituée peut être utilisée même lorsque le sol est humide puisque la semelle extérieure
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est imperméable. D'autre part, les points servant à fixer l'empeigne 2 sur la semelle 1 sont protégés de sorte que l'on évite l'usure de ceux-ci et que l'empeigne ne peut se détacher de la semelle. De plus, la semelle est beaucoup plus légère que ne le serait une semelle entièrement en caoutchouc; elle est perméable intérieurement, ce qui lui permet d'absorber l'humidité du pied. Elle permet aussi le glissement du pied ou de la chaussette sur la semelle inté- rieure, ce qui évite l'usure de la chaussette et facilite la marche.
Enfin, elle évite également l'effilochage des cordes constituant la semelle de jute, effilochage qui se produit souvent avec les semelles actuelles et donne aux espadrilles bien avant qu'elles soient usées un vilain as- pect.
Cette espadrille se fabrique de la façon'sui- vante :
On fabrique la semelle 1 à la façon habituelle, puis on la trempe dans l'acétone ; le jute, ou autre subs- tance analogue constituant la semelle, reste toujours un peu huileux et cette huile empêcherait ensuite l'adhérence de la colle servant à fixer la semelle de caoutchouc. On fixe alors l'empeigne ¯2. sur cette première semelle à la façon habituelle, puis on colle enfin sur le dessous de la semelle 1, la semelle extérieure préalablement découpée à la for- me exacte de la première semelle.
Suivant une variante de ce procédé, le dégraissage à l'acétone peut se faire après fixation de l'empeigne sur la première semelle en corde.
Il est bien entendu que l'invention n'a été dé- crite et représentée ici qu'à titre purement explicatif et nullement limitatif et qu'on pourra y apporter des modifi- cations de détail sans altérer son esprit.