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Perfectionnements aux règles d'écoliers et autres @ L'objet de la présente invention consiste à remédier à divers graves inconvénients qui caractérisent toutes les règles rigides dont on se sert pour tirer des lignes. celles-ci sont en effet généralement constituées par un prisme de bois dont les variations thermiques ou hygrométriques entrainent inévitablement le gauchissement et qui offre comme guide à la plume, au tire-ligne ou au pinceau une surface plane avec laquelle ceux-ci entrent largement en contact.
Il s'ensuit que s'ils sont chargés d'encre oelle-ci s'étend sur cette surface et s'écoule par gravité sur le papier, provoquant des taches et macules, avec d'autant plus de facilité que les faces de la règle doi- vent être soigneusement dressées et polies pour réduire le frottement et assurer la rectitude au trait, Avec les rè- gles formées d'un prisme de métal, de pierre ou de verre, le gauchissement peut être évité mais le risque des taches et des bavures persiste, à peu près inévitable
Pour y remédier,
nous avons imaginé de remplacer par une ligne le plan jusqu'à présent mis en contact avec l'ins- trument chargé d'encre de maniera à réduire pratiquement
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à rien la surface contre laquelle celui-ci vient glisser pour tracer un trait et à placer en même temps cette li- gne à une hauteur suffisante au-dessus du papier pour que l'écoulement ne puisse se faire par capillarité.
D'autre part, la minime quantité d'encre pouvant se porter de la plume sur la ligne-guide ne saurait davan- tage s'écouler par gravité du fait qu'elle rencontre des surfaces horizontales et non verticales.
Toute tache, toute bavure est ainsi rendue impossi- ble.
Le dessin annexé montre quatre formes de réalisation de l'invention.
Le dispositif consiste en principe à fixer entre deux prismes de bois ou d'autre matière convenable (A,A', Fig.
1 et 2) une lame mince (B, Fig.l et 2) d'une matière dure et résistante dont la tranche,pratiquement réduite à une; ligne,dépasse latéralement les prismes qui assurent son assise et sa rigidité. C'est cette arrête seulement que la partie renflée de la plume, du pinceau ou du tire-li- gne vient rencontrer et qui lui sert de guide, empêchant tout contact entre elle et les faces verticales de la règle.
Cette lame mince dont la tranche peut être taillée en bi- seau, en sifflet ou arc de cercle et qui n'offre donc à l'instrument chargé d'encre qu'une surface de contact équi- valente à un point, ce qui géométriquement est une surface nulle, peut être soit en métal (cuivre, laiton, fer, acier, aluminium, etc...) soit en toute autre matière convenable (celluloïd, galalithe, bakelite, ébonite, viscose, etc...)
Elle peut porter toutes divisions permettant de l'utile ser comme mesure de longueur et peut être munie très faci- lement, sans perdre aucune de ses qualités, d'une coulisse et d'un vernier permettant de l'utiliser accessoirement comme règle à calcul.
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Etant donné la faible épaisseur et la grande largeur de cette lamie - guide le gauchissement dans le sens ho- rizontal est absolument impossible. Quant au gauchisse- ment dans le sens vertical il est empêché par les pris- mes rigides qui lui opposent leur résistance, d'autant plus que leur gauchissement propre peut être évité par compensation des efforts de l'un et de l'autre en sens inverses par simple disposition de ceux-ci dans deux sens opposés des fibres du bois.
La fixation des deux prismes (dont la section peut être rectangulaire (fig.l) trapézoïdale (fig.2), en sec- tion verticale d'hyperboloïde de résolution, etc...) et de la lame-guide peut être assurée par des vis noyées, des broches métalliques ou en bois, des tenons et mor- taises à frottement dur, des verrous ou crochets placés aux extrémités, des onglets découpés dans la lame et re- pliés à angle droit de manière à s'enfoncer dans les pris- mes, ainsi que par collage ou tout utre moyen convenable.
Deux lamelles de matière absorbante (C et 0', Fig.l et 2) constituées par du papier non collé, du tissu, de la pâte de bois, etc... peuvent être disposées entre la lame guide et les prismes rigides dans le but d'absorber éventuel- lement les légères traces d'encre qui pourraient y être dé- posées par maladresse.
Ces traces d'encre sont toutefois d'autant moins à craindre que la tranche mince de la lame-guide étant polie et d'une matière non poreuse ne permet pas au liquide d'y adhérer ou de s'y répandre par capillarité.
L'adhérence des faces horizontales des prismes de fi- xation sur le papier peut être assurée par quelques pas- tilles de caoutchouc fixées dans des logements ménagés dans l'épaisseur de ceux-ci et dépassant la surface d'une frac- tion de millimètre, la moindre pression sur elles empêchant
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tout glissement.
Pour certaines applications spéciales lorsqu'il s'agit par exemple de tracer des lignes sur des surfaces courbes (tambours à diagrammes, registres, albums, etc...) les prismes rigides, en bois ou en autre matière peuvent être remplacés par des prismes en caoutchouc assurant à l'en- semble une souplesse parfaite dans le sens vertical.
L'emploi des prismes en bois permet de réaliser dans les règles du type ci-dessus décrit une économie notable comparativement aux règles du type courant.
En effet, ces dernières devant être très unies on est obligé d'utiliser pour leut fabrication des bois durs, à grain fin, exempts de défauts et de noeuds,tra- vaillés avec précision de manière à les rendre aussi lisses, aussi polis et aussi soigneusement dressés que possible. Pour les règles de bonne qualité il est même d'usage courant d'employer des bois précieux, ébène, palissandre, galao, cèdre, etc... qui en font monter @ considérablement le prix.
Dans la règle de notre invention, au contraire, les surfaces des prismes,n'ayant besoin d'être ni dressées, ni polies, puisqu'elles ne jouent aucun rôle dans le gui- dage' de l'instrument traceur, ils peuvent être débités dans les bois les moins coûteux et demeurer bruts de sciage, sans polissage, ponçage, ou rabotage ultérieur.
Le principe de la présente invention peut également être appliqué à des règles entièrement métalliques notam- ment de la façon représentée dans les figures 3 et 4.
Le modèle représenté en perspective à la fig.3 est constitué par une tôle métallique (acier, cuivre, lai- ton, aluminium, fer etc...) ou une lame de matière mal- léable à chaud ou autrement (celluloïd, galalithe, éboni-
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te, eto ... ) replié en forme de 8 avec les deux extrémi- tés ployées dans le sens horizontal. Ce sont les arê- tes de ces deux extrémités (B, B', Fig.3) qui remplacent la lame-gaide des modèles ci-dessus décrits, tandis que les surfaces planes(D et D') remplacent la base offerte par les prismes des modèles des figures 1 et 2.
L'un des bords des surfaces planes(D-D')peut éventuel- lement servir comme second guide à la plume ou analogue.
L'ensemble forme un profilé rigide et indéformable établi sans soudure et en une seule opération.
Le modèle représenté à la figure 4 est constitué par un priame quadrangulaire creux(G)de métal ou d'une autre matière convenable dans lequel, sur deux faces oppo- sées, on a découpé un volet longitudinal(E-E')auquel l'une de ses longues arêtes (F-F')sert de charnière pour le re- plier à angle droit. L'arête libre(B-B')sert ici de gui- de à la plume,au tire-ligne, ou à tout autre instrument traceur.