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perfectionnements dans le procédé et les dispositifs de fabrication de briques, blocs, tuiles et
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------------------------------------------------------- ¯.. ¯ autres articles analogues.
La présenta invention se rapporte à la fabrication de briques, blocs, tuiles et autres articles céramiques du même genre et a pour objet un procédé et des disposi- tifs perfectionnés pour la fabrication de ces articles qui, en réduisant le temps nécessaire pour le séchage et la cuisson, rendent la production des articles exigeant un traitement au four plus économique que les procédés pré- cédents tout en produisant des articles d'une, qualité meilleure.
L'invention a trait particulièrement au genre de fa- brication céramique, dans laquelle une certaine propor- tion de matière cuite ou partiellement cuite entre dans la composition de la masse finale, la dite proportion variant dans de larges limites, le pourcentage entre le maximum et le minimum descendant dans certains cas jus- qu'à 10% et remontant dans d'autres cas jusqu'à 70%.
Conformément à la présente invention en 4 créé un procédé de fabrication de briques, blocs, tuiles et au-
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tres articles céramiques du même genre qui consiste à mé- langer de l'argile cuite chaude avec de l'argile crue après broyage de la première, à mouler ou à façonner de tou- te autre façon le mélange et à soumettre les articles fa- çonnés à une cuisson finale sans séchage priliminaire, le chauffage et la déshydratation de l'argile crue étant ai- dés par son mélange avec l'argile cuite pendant que celle-ci est encore chaude.
Dans la réalisation pratique de l'invention on a cons- taté que, si par exemple de l'argile à briques ordinaire est mélangée dans les proportions approximatives de 50% pour l'argile cuite et 50% pour l'argile crue, les objets formés au moyen de ce mélange, peuvent être cuits dans un four du type à chauffage préalable sans séchage prélimi- naire, et que les propriétés physiques des objets ainsi produits sont grandement accentuées en effectuant le mélan- ge de la matière cuite presque simultanément avec sa. sor- tie du four dans lequel elle a été cuite, et avant qu'elle ait le temps de se refroidir complètement ou d'absorber de l'humidité, sa nature hygroscopique et sa teneur en chaleur étant utilisées autant que possible pour chauffer et déshydrater la masse plastique humide avec laquelle elle est combinée.
Le résultat de ce traitement est de rendre l'article produit plus réfractaire au feu, de dur- cir sa texture et de réduire son pouvoir absorbant vis-à-vis de l'humidité en comparaison avec les produits de mélange précédents. De plus par la suppression de l,a phase de - séchage avant le chauffage final le temps nécessaire pour la production de ces articles sera matériellement réduit.
L'invention est applicable à une grande variété de produits, attendu qu'elle permet de fabriquer non seule- ment des briques et tuiles ordinaires et des articles simi- laires, mais aussi des briques et blocs réfractaires et d'autres articles du type vitreux, dans lesquels on fait
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usage de terres fondantes, comme dans la production des ar- ticles bleus de Staffordshire et d'autres articles non ab- sorbants similaires.
Dans ce qui suit on se rapportera aux dessins annexés qui montrent schématiquement et à titre d'exemple une ins- tallation pour la réalisation pratique de l'invention, et dans lesquels :
Fig. 1 est une vue en élévation et
Fig. 2 une vue en plan de l'installation.
Dans l'installation représentée la matière brute qui doit être cuite est introduite par exemple au moyen d'un transporteur 1 dans la trémie 3 d'un séparateur pour l'en- lèvement des pierres et d'autres impuretés solides, De ce séparateur la matière est déchargée sous forme d'un courant ou boudin continu par une tubulure de sortie 3 sur un trans- porteur à vis 4 qui la transporte à l'intérieur d'un four cylindrique incliné 5, muni de dispositifs tels que des cer- cles dentés extérieurs 6 pour lui imprimer un mouvement de rotation continu.
Le four est chauffé au moyen de gaz in- troduit à son extrémité inférieure par un tuyau d'admission 7, venant d'un génératear de gaz -8. Dans cette disposition la matière à traiter se déplace en sens inverse des flammes ou gaz de combustion qui quittent le four à son extrémité supérieure et sont évacués par un carneau 9 et une chemi- née 10.
Le four fonctionne de préférence d'une façon continue, mais dans certains cas on peut employer un four à fournées séparées. Toutefois le four rotatif représenté est préfé- rable parce qu'il tend à désagréger la matière en traitement pendant que celle-ci est déshydratée et descend à travers le four, ce qui facilite l'opération du broyage subséquent.
L'extrémité inférieure du four est munie d'une ou de plp- sieurs ouvertures de sortie 11. par lesquelles la manière cuite est déchargée dans une chambre oa une trémie 12,
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d'où elle est enlevée continuellement par un transporteur à vis 13 qui la décharge dans le bac 14 d'une chaîne à go- dets 15, servant à amener la matière dans un broyeur 16 du type désintégrateur, possédant des coussinets refroidis à l'eau et un arbre creux également refroidi à l'eau. Les transporteurs 13 et 15 et l'entrée 17 du broyeur sont en- fermés dans une enveloppe calorifuge 18, pour que la matiè- re en traitement puisse retenir autant que possible la cha- leur qu'elle a absorbée lors de son passage dans le four ro- tatif 5.
La matière broyée dans le broyeur 16 passe conti- nuellement de celui-ci par une tubulure de sortie dans un malaxeur 20 ou autre appareil analogue, dans lequel a lieu l'incorporation de l'argile plastique humide, Au fur et à mesure que cette incorporation progresse, la matière - composée devient de moins en moins plastique, mais l'opé- rateur peut contrôler le degré de plasticité nécessaire pour le moulage, l'expulsion et/ou le coupage au fil par la proportion d'eau ou de boue ajoutée à ou contenue dès le début dans la masse. humide, on emploie de préférence deux malaxeurs comme le montre la fig. 2, dont l'un fonc- tionne pendant que l'autre est déchargé, afin de rendre le travail continu.
Comme dans l'exemple représenté le travail est continu, les malaxeurs 20 absorberont une certaine quantité de cha- leur et tendront.à maintenir un degré de chaleur élevé dans la masse composée qui est déchargée de l'un et de 1''autre malaxeur dans le bac 21 d'une chaîne à godets 22. celle-ci amène, la matière à une presse à briques etc. 23 qui déli- vre les briques ou blocs moulés sur des wagonnets 24, ame- nés sur des rails 25 et des plaques tournantes 26 dans et à .travers un four de cuisson finale 27 qui est de préférence chauffé au gaz amené par un tuyau 28 du générateur de gaz 8.
Le four final 27 peut varier suivant le rendement, le type d'articles à fabriquer ou les conditions locales do-
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minantes, mais on a trouvé qae le meilleur type pour le pro- cédé est un tunnel continu, comme le montre le dessin, à travers lequel les wagonnets portant les articles à cuire avancent lentement et dont la zone de caisson centrale est précédée et suivie respectivement d'une zone de chauffage préalable et d'une zone de refroidissement. Toutefois com- me variante on peut employer un four circulaire.
La disposition représentée au dessin et plus particu- lièrement à la fig. 2 convient très bien parce qu'elle occu- pe le minimum de place et procure une économie de main d'oeuvre considérable, vu que la décharge de la presse 23 se trouve tout près de l'entrée dans le four de cuisson finale 27. A cet endroit tous les articles qui peuvent avoir été déformés ainsi que tous les autres déchets peu- vent être placés sur un transporteur 29 disposé entre las deux rangées d'appareils et servant à ramener ces déchets sur le transporteur 13 pour leur traitement ultérieur dans le broyeur 16 et leur réincorporation ultime dans les ma- laxeurs 20.
Le procédé décrit ci-dessus peut être modifié là où cuite le produit exige le mélange d'argile/ohaude avec de l'argile séchée et où ceci est possible, le procédé pouvant alors être simplifié et rendu moins coûteux par la suppression de l'une des opérations de broyage.