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"Tissu pour cellules à gaz d'aérostats et procédé pour sa préparation".
@ Cette invention se rapporte aux tissus enduits, et particulièrement aux tissus utilisés dans la fabrication de cellules ou ballonnets à gaz pour dirigeables ou aérostats,
L'un de ses buts est de fournir un tissu qui offre une résistance extraordinairement grande à la diffusion de l'hydrogène et de l'hélium.
Un autre but de l'invention est de fournir un tissu extraordinairement léger., durable et flexible.
Un troisième but de l'invention est de fournir un tissu présentant les caractéristiques mentionnées et dont les
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pièces peuvent être assemblées au moyen d'un ciment de caoutchouc imperméable à l'humidité.
Les cellules ou ballonnets à gaz des aérostats sont habituellement faits en tissu de coton léger, solide et d'une texture serrée recouvert d'une pellicule continue de substance très perméable destinée 9. empêcher une diffusion trop rapide des gaz emprisonnés. Bien que de nombreuses matières aient été employées jusqu'à présent pour revêtir ces tissus, l'expérience a montré que jusqu'à présent deux matières seulement, le caout- chouc et la baudruche, présentent les qualités requises pour l'usage commercial. Le caoutchouc est abondant et peut être obtenu à un prix relativement bas, il peut aussi être appliqué au tissu par des moyens mécaniques avec une dépense minimum de temps et de travail.
Il est aussi imperméable à l'humidité, et les pièces de tissu caoutchouté peuvent être assemblées rapidement au moyen d'un ciment de caoutchouc qui n'est pas affecté non plus par l'humidité. A ces points de vue le caout- chouc est une matière presqu'idéale. Cependant il rencontre aussi des objections sérieuses. Sa perméabilité, par exemple, est relativement élevée et il devient donc nécessaire d'uti- liser des pellicules de revêtement d'une épaisseur et d'un poids excessifs afin d'atteindre une résistance suffisante à l'échappement des gaz de gonflement.
De plus., étendu en couches relativement minces sur du tissu ordinaire, il s'use assez rapidement et a tendance à se fendiller, formant ainsi des troud par lesquels le gaz enfermé peut s'échapper,
La baudruche provient des viscères du bétail, on l'obtient en bandes ou morceaux relativement petits et il est nécessaire de la soumettre à un traitement laborieux afin de l'obtenir sous une forme appropriée pour l'appliquer au tissu.
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Les morceaux sont appliqués au tissu au moyen d'un adhésif con- venable comme le caoutchouc ou la colle. Comme les morceaux sont de dimensions relativement réduites, il faut beaucoup de temps et de travail pour en recouvrir les surfaces éten- dues que présentent les cellules à gaz des aérostats. Ce;en- dant cette matière est très solide et flexible, et elle présente une grande résistance à la diffusion du gaz. A ce point de vue elle diffère sensiblement des revêtements en caoutchouc. Pour la construction de cellules à gaz de diri- geables rigides du type Zeppelin, où il faut enfermer pendant longtemps des grandes quantités de gaz, on a trouvé que les inconvénients de la baudruche sont largement compensés par ses avantages. Ainsi est-elle beaucoup employée dans ce type de dirigeables, malgré les frais élevés de son application.
On a jusqu'à présent consacré beaucoup de temps et d'efforts à développer une matière synthétique présentant la légèreté et la durabilité de la baudruche, que l'on pourrait produire et appliquer sans pus de difficultés que le caoutchouc. Bien qu'on ait suggéré de nombreuses compositions telles que la nitrocellulose et d'autres éthers de la cellulose, aucune d'el- les n'a été trouvée applicable pour différentes raisons. Cer- taines, par exemple, étaient trop perméables aux gaz de gonfle- ment. Comme exemple spécifique de ce type de matières on peut citer la nitrocellulose qui, bien que parfaitement dense et imperméable en apparence, permet une perte de quinze litres de gaz de gonflement par mètre carré de tissu, comme on l'a constaté au cours d'expériences récentes.
De plus, la plupart de ces compositions sont défectueuses, parce qu'il est diffi- cile d'assembler au moyen des ciments usuels les pièces de tissus qui en sont revêtus. Pour certaines autres matières
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proposées antérieurement, on s'est heurté à divers autres défauts, comme le manque de flexibilité et de durabilité.
La présente invention se rapporte.à une composition faite de gélatine, de latex et d'un élément adoucissant comme le polyglycérol, appliquée aux tissus de façon à surmonter sensiblement toutes les objections élevées jusqu'à présent au sujet des revêtements en baudruche et en caoutchouc pour tissus de cellules à gaz, tout en conservant les avantages de ces deux matières.
Pour la réalisation de l'invention, un tissu conve- nant pour cellules à gaz est de préférence enduit d'une très faible couche de caoutchouc pesant environ 32 grammes par mé- tre carré. Cette matière peut être répandue sur une seule face du tissu, mais il est préférable de l'appliquer sur les deux faces afin de réduire la tendance du tissu à gondoler lorsqu'on y applique des dissolvants servant à assembler les pièces de tissu.
Ce revêtement est alors suivi d'un deuxième revêtement de ciment au caoutchouc autovulcanisant, qui peut avoir la composition suivante:
EMI4.1
<tb> Caoutchouc <SEP> 4,900% <SEP> en <SEP> poids
<tb>
<tb> Oxyde <SEP> de <SEP> zinc <SEP> 0,265% <SEP> Il <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb> Soufre <SEP> 0,078% <SEP> " <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb> Captax <SEP> (mercaptobenzo- <SEP> 0,090% <SEP> " <SEP> "
<tb>
<tb> thiazol)
<tb>
<tb> Diéthylamine <SEP> 0,047% <SEP> " <SEP> "
<tb>
<tb> Benzol <SEP> 34,840% <SEP> " <SEP> Il
<tb>
<tb>
<tb> Naphte <SEP> 59,780% <SEP> " <SEP> "
<tb>
Le troisième revêtement consiste en une pellicule de latex dont la composition peut varier,, mais qui'contient de préférence environ 67,5% de caoutchouc.
Des revêtements sup- plémentaires composés de mélanges de gélatine, de latex et de
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polyglycérol sont ensuite appliqués sur le fond de caoutchouc.
Dans ces revêtements les premières couches contiennent un pourcentage relativement élevé de latex et une proportion de gélatine réduite en conséquence. Dans les couches suivan- tes cependant, le rapport du poids de gélatine à celui du la- tex peut être progressivement accru, éventuellement jusqu'à l'application d'un certain nombre de couches composées entière- ment ou presqu'entièrement de gélatine et de polyglycérol.Les revêtements en gélatine et polyglycérol sont suivis d'un certain nombre de revêtements composés d'un mélange de géla- tine et de latex qui adhère facilement à la surface de géla- tine. Finalement le tissu est revêtu de plusieurs pellicules de latex sensiblement pur, et recouvert, si on le désire, d'un enduit extérieur de vernis, laque ou caoutchouc appropriés.
De la paraffine ou une matière semblable peut être appliquée à ce dernier revêtement pour accroître son imperméabilité à l'eau.
Pour réaliser l'invention, on utilise deux solutions désignées respectivement par "A" et "B". La solution "A" se compose de
Latex de caoutchouc (à 67,5% de caoutchouc). 150,0 gr.
Hydroxyde de sodium (concentration 70%) 7,5 gr.
Eau 217,5 gr.
La composition de la solution "B" est la suivante:
EMI5.1
<tb> Gélatine <SEP> 200 <SEP> gr.
<tb>
<tb>
Polyglycérol <SEP> 450 <SEP> gr.
<tb>
<tb>
<tb>
Eau <SEP> 1572 <SEP> gr.
<tb>
L'ordre exact de l'application et de la composition des différents revêtements est résumé dans le tableau suivant
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EMI6.1
<tb> gr <SEP> m2
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Revêtement <SEP> n <SEP> 1 <SEP> Ciment <SEP> de <SEP> caoutchouc
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> autovulcanisant,(conte-
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> nant <SEP> du <SEP> soufre <SEP> et <SEP> un <SEP> super-
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> accélérateur, <SEP> par <SEP> exemple
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> le <SEP> sel <SEP> de <SEP> mercaptobenzo-
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> thiazol <SEP> de <SEP> diéthylamine). <SEP> 2,0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Revêtement <SEP> n <SEP> 2 <SEP> Solution <SEP> A <SEP> 4,0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Revêtement <SEP> n <SEP> 3 <SEP> 80 <SEP> gr.
<SEP> de <SEP> solution <SEP> A
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 120 <SEP> gr. <SEP> de <SEP> solution <SEP> B
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 80 <SEP> gr. <SEP> d'eau <SEP> 2,8
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Revêtement <SEP> n <SEP> 4 <SEP> 40 <SEP> gr. <SEP> de <SEP> solution <SEP> A
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 240 <SEP> gr. <SEP> de <SEP> solution <SEP> B <SEP> 2,0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Revêtements <SEP> nos <SEP> 5 <SEP> à <SEP> 18 <SEP> Solution <SEP> B <SEP> 40,0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Revêtement <SEP> n <SEP> 19 <SEP> 40 <SEP> gr. <SEP> de <SEP> solution <SEP> A
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 240 <SEP> gr. <SEP> de <SEP> solution <SEP> B <SEP> 2,0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Revêtement <SEP> n <SEP> 20 <SEP> 40 <SEP> gr. <SEP> de <SEP> solution <SEP> A
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 240 <SEP> gr.
<SEP> de <SEP> solution <SEP> B <SEP> 2,0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Revêtement <SEP> n <SEP> 21 <SEP> 100 <SEP> gr. <SEP> de <SEP> latex <SEP> (contenant
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 67,5% <SEP> de <SEP> caoutchouc)
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 93 <SEP> gr. <SEP> d'eau <SEP> 2,0
<tb>
Bien entendu on doit laisser sécher chaque revête- ment ou pellicule de matière avant l'application du revête- ment suivant. Il est essentiel également que le tissu soit maintenu sous tension par des moyens appropriés comme des châssis-tendeurs ou autres appareils appropriés., pour qu'il soit lisse et ne présente pas de plis'. On a trouvé qu'un tissu du type ordinaire pour cellules à gaz, qui pèse appro- ximativement 112 gr. par mètre carré, pèse après'préparation
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convenable, environ 170 gr. par mètre carré.
Un tel tissu laisse passer environ 0,21 litres d'hydrogène par mètre carré en 24 heures. Cette perte est, en réalité, relativement faible, et probablement même plus petite que celle permise par la baudruche. Les revêtements extérieurs de latex conviennent admirablement comme substratum pour le ciment de caoutchouc , qui peut être utilisé pour relier ensemble les pièces ou morceaux de tissu. C'est un grand avantage par rapport à tous les succédanés de la baudruche proposés jusqu'à présent, parce que ceux-ci ne peuvent être assemblés au moyen de tels ciments.
En effet, pour la plupart de ces matières, un des problèmes des plus difficiles, rencontrés jusqu'à présent, était l'ob- tention de joints d'assemblage convenables entre les pièces assemblées.
Bien qu'on n'ait décrit que la forme préférée de réalisation de l'invention, tout homme de métier comprendra que celle-ci n'est pas limitée à cette forme, mais que dif- férentes modifications peuvent y être apportées sans sortit de son cadre.
REVENDICATIONS
1). Mode de préparation de tissus pour cellules à gaz d'aérostats consistant à appliquer à un tissu léger des revêtements intérieurs et extérieurs composés essentiellement de caoutchouc, et un revêtement intermédiaire composé de polyglycérol et d'une substance très résistante à la diffu- sion de l'hydrogène et de l'hélium.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.