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Robinet.
La présente invention a pour objet un robinet perfectionné pour tous fluides sous fortes pressions (par exemple de l'ordre de 25 atmosphères ).
Dans le brevet belge n 3247762 du 10 mars 1925, il a été décrit un robinet de ce genre, dans lequel une soupape creuse en forme de piston, à parois perforées, est déplacée axialement pour ouvrir et fermer le robinet. Dans la forme de réalisation décrite à ce brevet, la soupape en forme de piston se meut à l'intérieur d'une garniture d'étanchéité comprenant un cône flexible à paroi allant en s'amincissant, ou un joint formant chapeau, muni d'une bride latérale supérieure qui est placée sur un épaulement interne créé dans le corps du robinet, et est maintenue de haut en bas sur cet épaulement au moyen d'une paroi perforée fixée de fa,çon amovible au boisseau du robinet.
La, soupape en forme de piston est supportée par une tige actionnée au moyen d'un pas de vis engagé dans une rainure hélicoïdale de la surface intérieure du bouchon qui ferme le corps du robi - net.
Cette forme de réalisation présente deux inconvénients
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principaux. En premier lieu, par suite des fortes pressions aux- quelles est soumise la soupape, le pas de vis de la tige de commande doit être assez faible, de sorte que la manoeuvre d'ouverture ou de fermeture d.u robinet oblige à faire faire à la dite tige et par conséquent à sa, manette, généralement plu - sieurs rotations complètes. Ensuite, le corps du robinet étant coulé, l'usinage de celui-ci, pour la, formation de la chambre de la soupape, de l'épaulement et des passages du fluide est assez malaisé et entraîne à des frais de main d'oeuvre relati - vement élevés.
L'invention a.pour but, dans un robinet du type décrit, de supprimer ces inconvénients, et, en ordre principal, de per - mettre l'ouverture et la fermeture par une rotation d'un quart de tour de la manette de commande, tout en assurant la résistan- ce aux fortes pressions envisagées. D'autre part, grâce à une disposition nouvelle de la soupape et de ces organes de comman- de, la construction du robinet suivant l'invention est notable - ment simplifiée au point de vue usinage.
Suivant l'invention, la chambre de communication entre l'amont et l'aval, dans laquelle se déplace axialement la sou - pape-piston, de même que cette soupape et ses organes de com - mande , au lieu d'être, comme d'habitude, perpendiculaire sur l'axe du corps du robinet, sont inclinés d'environ 35 sur cet axe. La tige qui porte la soupape n'est plus une vis ; elle porte, à sa partie supérieure, une crémaillère avec les dents de laquelle est en prise un engrenage extérieur au robinet, en - grenage monté sur un bout d'axe de commande. Ce bout d'axe com - porte un organe ou un moyen qui, dans la position de fermeture, bloque l'axe contre toute rotation, par exemple un ergot engagé, par ressort, dans un logement correspondant d'une pièce fixe.
Pour manoeuvrer le robinet, il faut d'abord retirer cet ergot de son logement, ce qui permet alors la manoeuvre sur un quart de tour de l'axe.
Le dessin annexé à titre d'exemple représente :
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Fig.1 une fausse coupe verticale suivant l'axe du robinet
Fig. 2 une vue en plan de la partie extérieure de commande de la soupape.
1 est le corps coulé du robinet, dans lequel est formée la chambre 2 qui fait communiquer l'ouverture d'entrée d'eau 3 avec l'ouverture de sortie 4. L'axe de cette chambre est incli - né d'environ 35 sur l'axe longitudinal du corps de robinet.
Dans cette chambre est déplaçable suivant l'axe une soupape - piston 5 ouverte à sa base et fermée à sa partie supérieure.
Les parois latérales de cette soupape sont percées d'orifices 6. La soupape se déplace étanchement dans une pièce 7, en matière flexible telle que le caoutchouc ; cette pièce est de préférence conique, sa paroi allant en s'amincissant, comme il est connu. Elle s'appuie par un rebord supérieur 8 contre un épaulement de la chambre 2 et est maintenue serrée en cette position par un bouchon 1C, vissé dans le corps du robinet, et dont le bout inférieur, non fileté, est de diamètre plus étroit et comporte des passages 11 faisant communiquer l'intérieur du bouchon avec la chambre 2. Le bouchon comporte une chambre in - terne 12 dans laquelle peut pénétrer la. soupape ; cette chambre est prolongée par un passage 13 pour la tige 14 portant la soupape.
L'étanchéité est assurée par un bourrage 15. logé dans un passage plus large 16 faisant suite au passage 13 , et qui se prolonge jusqu'à l'extrémité du bouchon. Ce bourrage est pressé par un second bouchon 17 vissé dans le bouchon 10 et traversé lui-même par la tige 14 qui se prolonge au-delà du bouchon 17, dans un capuchon de fermeture 18 vissé lui-même dans le bouchon 17 par sa partie inférieure filetée 19. Sur sa partie supérieure, la, tige 14 est munie, sur un côté, de dents de crémaillère, en 20. A cet endroit, le capuchon est ouvert, pour laisser venir en prise avec ces dents, un engrenage droit 21 monté entre les branches 22 de l'ouverture du capuchon.
Cet engrenage est monté sur un axe 23 traversant les branches 22, et dont un bout porte une poignée de manoeuvre 24, tandis que
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l'autre bout porte un écrou goupillé 25 réglant la tension d'un ressort 26 enfilé sur l'axe et appuyé sur une des branches 22.
La manette 24 ou l'axe porte, en dehors des branches 22, un ergot saillant 27 qui peut pénétrer dans une encoche 28 corres - pondante de la face externe de la branche 22 en regard. L'en - grenage 21 peut se déplacer légèrement entre les branches 22 de sorte que, dès que l'ergot 27 est en regard de son encoche, il y est repoussé par le ressort 26. L'écartement entre les dents de la crémaillère étant convenablement choisi pour qu'une rotation de 1/4 tour de l'engrenage 21 fasse monter la tige de faconà amener les ouvertures de la soupape 5 en regard des ouvertures ..il du bouchon 10. le fonctionnement du robinet s'ex- plique très simplement.
Dans la. position de fermeture représentée au dessin, la soupape 5 s'applique sur le fond de la chambrer qui est comme il est connu, à un niveau plus bas que le bord inférieur du passage 3. Dans cette position, les ouvertures 6 sont obturées étanchement par la pièce 7 et le fluide enfermé dans la soupape ne peut sortir. L'ergot 27 de la manette est engagé dans son encoche, ce qui empêche toute rotation de l'axe 23 et tout dé - placement de la soupape. Pour ouvrir le robinet, on tire sur la manette 24 de façon à dégager l'ergot 27, et on fait faire un quart de tour à cette manette, ce qui amène les ouvertures 6 en face des lumières 11, et le fluide passe alors de 3 à 4 par 2-6 -11-2.
Si la pression est très forte, il peut même se faire, pour un écartement suffisant des dents de la crémaillère, que la montée de la soupape se fasse sous l'action de la pression dès que l'ergot 27 est engagé, sans devoir exercer aucun effort pour tourner la manette 24.
De toute façon on comprend que la. pression du fluide agit directement pour l'ouverture, et que, grâce à l'ergot 27, cette ouverture peut se faire instantanément par un écartement aussi grand que désiré des dents de la crémaillère.
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Il est bien entendu que la forme de l'ergot est sans im - portance ; il pourrait être remplacé par un plot sur l'axer, ou une partie de section non ronde de cet axe. D'une manière générale, la sûreté sera obtenue par tout moyen ou dispositif bloquant l'axe 23 contre toute rotation.
Pour empêcher que la pression du fluide n'agisse, pendant la fermeture, sur la soupape 5 dans le sens de l'ouverture, on peut, de préférence, faire la partie en retrait 30 de la chambre
2 de forme conique, la partie inférieure de la soupape ayant une forme correspondante. De cette façon, à la fermeture, la sou - pape se ferme étanchement sur ce siège 30, coupant toute com - munication entre le fluide sous pression et l'intérieur de la soupape. Dans le même ordre d'idée, quand le corps du robinet est estampé, le fond de la chambre 2 qui sert d'appui à la soupape peut être réglable en hauteur ; dans ce cas, ce fond est constitué par un bouchon 31 vissédans le corps du robinet.
REVENDICATIONS.
1. Robinet pour conduites de fluides sous pression, du type mentionné dans lequel le corps du robinet comporte une chambre faisant communiquer les orifices d'entrée et de sortie, dans laquelle se déplace une soupape-piston à paroisperforées glissant dans une pièce flexible d'étanchéité, en substance comme repris au brevet belge nO.324772, la dite soupape étant commandée par une manette extérieure, caractérisé en ce que la tige portant la soupape se termine par une crémaillère droite, attaquée par un engrenage droit montésur l'axe de la manette, le dit axe étant pourvu d'un moyen empêchant à volonté sa ro - tation, de façon à pouvoir donner aux dents en prise un écarte - ment permettant l'ouverture et la fermeture au 1/4 de tour et moins.