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Perfectionnements apportes aux piles de papeterie à platine mobile.
La présente invention a pour objet des perfection-. nements apportés aux piles de papeterie à platine mobile, du type dit %pile Thorsen" ayant notamment fait l'objetdu brevet allemand N 339.232, ces perfectionnements concernant . plus partiouliérement, outre eaux apportés à la pile propre- ment dite, ceux relatifs à la platine elle-mme, et, d'une façon plus spéciale, relatifs à la disposition de la suspen- sion de ladite platine.
A ce dernier point de vue, l'invention s'applique, d'une façon générale, aux appareils dans lesquels un corps quelconque, mobile autour d'un axe d'oscillation, est appuyé sur un cylindre -ou un cöne- en rotation, soit en. vue d'opérer un freinage, une friction, soit pour tout autre effet analogue,
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Toute rotation du corps mobile autour de son axe d'oscillation, résultant de l'usure provoquée par son frotte- ment sur le cylindre -ou le cône- peut être décomposée en :
1 - une rotation autour du cylindre ou du cône (glissement tangentiel)
2 - une translation qui dépend de la position de l'axe d'oscillation.
La caractéristique essentielle de l'invention, en ce qui concerne la suspension du système mobile, consiste en un choix particulier des positions de l'axe d'oscillation pour que le mouvement de translation précité se fasse sui- vant un diamètre du cylindre ou du cône passant par le milieu de l'axe de frottement; on bbtient ainsi une translation radiale.
Une étude géométrique du problème montre qu'à une translation radiale maximum donnée -ce qui fixe en grandeur la valeur maximum de l'usure du corps de frottement- et un glissement tangentiel maximum également donné, corres- pond une position mathématiquement déterminée de l'axe de suspension telle que: au commencement et à la fin du mouvement de translation radiale du corps de frottement, -c'est-à-dire au commencement; et à la fin du travail de frottement, les surfaces d'usure de ce corps soient parallèles. La détermi- naison de la position de cetaxe fixe en même temps la longueur du bras d'oscillation du corps de friction.
En faisant varier le glissement tangentiel maximum correspondant à une translation radiale maximum donnée, (et, par conséquent, à une usure maximum donnée du corps de friction) on détermine le lieu géométrique des positions que doitoccuper l'axe d'oscillation, pour que, au commencement età la fin du mouvement de translation, -c'est-à-dire au commencement età la fin du travail de frottement- les surfaces d'usure dudit corps soient parallèles.
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A chaque point du lieu correspond ubras d'os- cillation déterminé.
Ce lieu géométrique est la perpendiculaire élevée sur le rayon passant par le milieu de l'arc de frot- tement -entre le centre du cylindre - ou du cône- et ledit arc - et à une distance de ce centre égale à la moitié de l'usure considérée.
Si l'on désire que lessurfacesde frottement restent paralléless pendant toute la durée de l'usure du corps de friction - et non seulement pour des positions cor- respondant aux usuresmaximum età 1'usure nulle - il suffit de déplacer le centre d'oscillation au fur età mesure de l'usure dans le voisinage du point déterminé sur le lieu géométrique ci-dessus, par la longueur du bras d'oscillation choisie.
La présente'invention s'applique notamment aux appareilsconnusdans l'industrie papetière sous le nom de piles, - et aux appareilssimilaires - dans lesquels, sur un cylindre en rotation dans des paliers fixes, on vient appuyer une platine mobile. La disposition caractéristique de l'in- vention permet une usure aussi régulière que possible de la platiné et un meilleur travail de la pâte .
Afin de rendre aussi alaires que possible les explications qui vont suivre, les dessins annexés représen- tent, à simple titre d'exemple, les dispositions caractéris- tiques de l'invention :
La figure 1 est un diagramme permettant de comprendre la détermination du lieu géométrique de l'axe d'oscillation. P, pour un corps de friction ABCD, supposé se déplaçant de telle sorte qu'un point I' de ce corps viendra en pour une usure du corps de friction égale à e II'.
Las figures 2 à 4 sont différentesvues de la pile perfectionnée suivant l'invention.
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Lesfigures 5 et 6 sont relatives à une variante du mode d'exécution de la pile.
Le cylindre 1, armé de lames2, est monté dans des papiers 3 et est actionné par l'intermédiaire d'une poulie 4 ou de tout autre organe de transmission approprié tel que : accouplement direct avec le moteur, engrenages, réducteurs, e tc .., suivant la disposition connue despilesdites "piles Thorsen" ayant fait notamment l'objet du brevet allemand n, 339.232.
Contre la surface du cylindre, et concentriquement à lui, est appuyée d'une manière contrôlable la platine 5, armée de lames6, et tournant librement autour de l'axe de rotation P. C'est la position de ce centre de rotation qui caractérise la présente Invention. La position de ce centre est telle que, sous l'influence de la pression exercée sur la platine, lorsque la partie basse de cette dernière sera usée de la quantité aa' considérée comme maximum, la partie haute sera également usée d'une quantité bb' égale à aa', et ainsi l'on aura réalisé pour le mieux l'égalité d'usure.
On conçoit que le travail de tritupation de la pâte laminée entre le cylindre et la platine est proportionnel à l'usure des surfaces frottantes. Si donc, on obtient une usure régulière des surfaces frottantes, on obtient du même coup un travail régulier despâtes.
D'autre part, la disposition qui vient d'être décrite pour la pile permet de donner à l'ensemble de la platine, de son support, et du moyen d'articulation en P, une stabilité complète, reconnuesindispensable pour le bon raffi- nage de s pâte s .
Tout autre système d'oscillation du porte-platine autour d'un de ses points, choisi arbitrairement en dehors de la disposition faisant l'objet de la présente invention entrenerait une usure inégale de la platine et, par suite, un
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travail de laminage de la pâte irrégulier entré lessurfaces frottantes,
Tout autre moyen de suspension de la platine (leviers, parallolégrammes, glissières etc..) lui permettant un déplacement parallèle à elle-même, ou bien retirerait à l'appareil la stabilité nécessaire au bon raffinage des pâte s, ou bien entraineraitdescomplications mécaniques.
On conçoit que lors du mouvement de serrage de la platine cette dernière se déplace radialement en se rappro- chant du cylindre, et tourne également autour de l'axe 0, de sorte qu'elle passe ile la position marquée en traits pleins sur la figure 1 à la position marquée en pointillés.
Dans la pratique, lors de l'établissement des piles, la position du centre P peut être déterminée une fois pour toutes par le constructeur, selon les dispositions de la pile etla hauteur d'usure admise pour leslames de la platine.
Néanmoins, l'invention réserve la possibilité de faire varier la position de l'axe P au fur età me sure de l'usure, au moyen d'un dispositif mécanique approprié tel que des glis- siéres réglables horizontalement et verticalement, des rampes de profil déterminé au préalable etc.* ou bien encore en plaçant l'axe P à l'extrémité de leviers oscillants de lon- gueur préalablement fixée, prenant par exemple appui autour de l'arbre du cylindre.
Outre qu'il permet l'adoption du centre de rota- tion idéal au fur et à mesure de l'usure, le déplacemeht possible du point P présente, au point de vue de l'application , de l'invention aux pile à platine mobile, le s avantage s suivants:
1 - Il permet de ramener le bord supérieur de la platine, c'est-à-dire le point d'porigine destrajectoires suivies par la pâte, à une position déterminée, quelle que soit l'usure de la platine etdu cylindre.
2 - Il permet de faire varier de même point d'ori-
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gine des trajectoires en fonction de la vitesse de rotation du cylindre et de la viscosité ou de la densité de la pâte.
En ce qui concerne la stabilité, l'invention a également trait à l'utilisation d'un porte-platine dont le poids et la masse réduisent au minmum les vibrations des s corps en contact.
A ceeffet, le centre d'oscillation de la platine est éloigné dans toute la mesure du possible de l'axe du cylindre, et le poids du porte-platine est reporté autant que possible à la partie inférieure.
Jusqu'ici, dans les piles à platine mobile, la pression sur'le cylindre a été donnée, mon seulement par le poids du porte-platine, mais par une pression additionnelle qui tend à faire avancela platine vers le centre du dylindre.
Il en résulte une usure exagérée dess surfaces de friction.
Dans la pile établie suivant la présente invention, la pression est obtenue uniquement par le poids du porte- platine et la course de ce dernier vers le centre du cylindre peut être limitée par un dispositif approprié, tel que le dispositif à vis représenté en ?- sur les dessins, Il en résulte que le poids du porte-platine peut ne pas s'exercer sur le cylindre, mais bien sur la pâte qui s'interpose entre lesurfacesde frottementde telle sorte que la valeur de l'entrefer n'es pas fonction de la pression mais peut être réglée indépendamment de cette dernière). Un dispositif de contrepoids peut équilibrer en tout ou partie le porte-platine.
L'invention a également pour objetla disposition du "saut", figuré en ^% sur lesdessins, par dessus lequel la pâte doit être projetée dans le canal de retour. Dans les pilesà platine mobile, tellesque celle faisant l'objet du brevet allemand Thorsen M 339.232, la paroi intérieure du saut épouse approximativement la courbure du cylindre, bien au-dessus du plan horizontal passant par l'axe de ce dernier.
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Au contraire, dans la disposition faisant l'objet de la demande, le sautest, à proprement parler, supprimé, et est remplacé par une cloison/lui s'éloigne du cylindre à partir du plan horizontal passant par l'axe de ce dernier pour s'élever, soit verticalement, soit avec une certaine inclinai- son par rapport au plan vertical passant par l'axe du cylindre,- on évite ainsi la stagnation delà pâte sur la paroi extérieure du saut.
L'invention s'applique également aux pilesdans lesquelles, ainsi qu'il est représenté sur lesfigures 5 & 6, la pâte est projetée dans le canal de retour par dessus le porte-platine etnon par'dessus le cylindre.
Que la pâte soit projetée par dessus Importe-platine ou par dessus le cylindre, on a toujours la possibilité de la classer en la recueillant à diverseshauteurs, qui varient avec le degré de viscosité de la matiére à travailler.
On se réserve d'apporter aux dispositions ci-dessus décrites, et représentéessur le dessins annexés, toute% modifications de détail rentrant dans le cadre de l'invention.
D'une façon plus précise, en ce qui concerne la disposition caractéristique de la .suspension du porte-platine on se réserve d'appliquer la même disposition à la suspension de tout organe ayant desfonctions identiquesou même similaires et notamment à la suspension des sabots de freins pour véhi- cules, telsque voitureset wagons de chemin de fer, tramways, etc..., treuil s, eanalogues.