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"INSTALLATION POUR LA CHARGE, EN TRAVAIL CONTINU, DES TISSUS DE SOIE NATURELLE ET AUTRES"
La présente invention vise à établir une installation permettant d'exécuter, en travail continu, les opérations de charge des tissus de soie naturelle et autres, avec un minimum de main d'oeuvre et un minimum de risque pour le tissu soumis au traitement, tout en réduisant considérable- ment le temps nécessité par ces opérations.
Dans ce but, l'installation faisant l'objet de l'inven- tion comporte une succession de cuves contenant les diffé- rents bains de traitement du tissu, ce dernier étant amené et déplacé dans les différentes cuves, à la vitesse requise, au moyen de dispositifs mécaniques établis et opérant de manière à n'exercer aucune traction dans le sens de la trame ou de la chaîne du tissu, au cours de son passage dans l'instal- lation, et notamment pendant les opérations à haute température
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et à éviter en même temps la formation de taches, dites de branchiesure , dues aux frictions sur le tissu par les moyens usuels de manipulation.
A simple titre démonstratif, une forme d'exécution de l'objet de l'invention se trouve décrite ci-après en réfé- rence aux dessins schématiques annexés, dans lesquels :
Figs. 1 à 1±montrent en une suite de vues partielles d'élévation les éléments successifs constituant l'installa- tion, tandis que les
Figs. 2 à 2f sont respectivement des vues en plan correspondant aux Figs. 1 à lf.
Fig. 3 est une vue frontale de l'entonnoir destiné à transformer la ou les nappes du tissu traité, en boyaux,
En considérant successivement les Figs. 1 à lf, on remar- quera que le tissu de soie sortant du bain de bichlorure d'étain est disposé, plié, dans l'étagère,5.
Suivant la forme d'exécution représentée, le tissu est amené en deux feuilles ou nappes 6 en passant par le guide 7 et un rouleau d'entraînement 8 (Fig. la) dans le premier bac d'hydrolise 9, rempli d'eau qui se renouvelle continuellement.
Dans ce bac d'hydrolise 9, et à partir du rouleau 8, le tissu est conduit en largeur et en deux nappes superposées, sur les rouleaux de guidage 10, et passe ensuite sur une sé- rie de rouleaux entraîneurs 11 et de rouleaux de guidage 12, pour être finalement retiré et amené, par des rouleaux en- traîneurs 13,14 et 15, dans un second bac d'hydrolise 16.
Dans ce second bac d'hydrolise 16, le tissu, toujours en deux nappes superposées, passe autour de rouleaux entrai- neurs 17 et de guidage 18. Ce second bac d'hydrolise joue le
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même rôle que le bac 9 et sert uniquement à prolonger la durée de l'opération d'hydrolisation, les deux bacs étant continuel- lement alimentés en eau par les canalisations 19.
Il est à remarquer qu'entre le niveau du liquide, dans les bacs 9 et 16, et les rouleaux supérieurs entraîneurs, le tissu passe devant des tubes gicleurs, en vue d'augmenter l'action de l'hydrolise et de laver le tissu à son passage.
En outre, comme le diamètre des rouleaux entraîneurs est ré glable et que chaque groupe de ceux-ci est respectivement en- traîné par des chaînes communes 20 et 21, lesquelles reçoivent leur mouvement d'une roue à chaîne 22, il en résulte un en- traînement uniforme du tissu avec un effort de traction pour ainsi dire nul sur la chaîne de celui-ci.
Du bac d'hydrolise 16, le tissu est amené, par des rou- leaux entraîneurs 23, 24 et 25, dans un bac 26, de même cons- truction que les deux bacs précédents, ou bien, comme repré- senté au dessin (Fig. 1b), celui-ci peut contenir un tambour 27, en bois ou en métal résistant à l'acide. Sur le tambour 27 qui tourne à une allure très lente et proportionnelle à celle de l'avancement du tissu, les nappes 6 viennent se dépo- ser en plis et sont retenues contre ce tambour par une toile sans fin 26 guidée d'autre part sur des rouleaux 29.
En quittant le bac 26, après son passage autour du tam- bour 27, le tissu a séjourné le temps requis dans le bac d'hy- drolise 26 pour être complètement neutralisé, c'est-à-dire que la précipitation de l'étain sur la fibre est parfaite.
Les deux nappes 6 qui jusque là se trouvaient superposées, après leur passage sur un rouleau d'entraînement 30, passent respectivement sur les rouleaux d'entraînement 31 et 32 pour être dirigées chacune dans les compartiments ou trémies 33 et 34 d'un entonnoir rectangulaire 35.
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Comme montré en Fig. 3, les fonds de chaque compartiment 33 et 34 sont constitués par deux plans 33a et 34a inclinés en sens opposé, de manière à transformer chacune des nappes 6 en un boyau sortant de chaque issue de l'entonnoir et se présentant à droite et à gauche de l'installation, à l'entrée d'un bac 36 contenant le liquide de phosphate.
-Afin de faciliter la descente de chaque boyau de tissu 6 dans le liquide de phosphate, l'entonnoir 35 est pourvu de
35a rampes circulaires d'arrosage,/ lançant des jets assez forts de liquide de phosphate qui enfoncent le boyau de tissu dans le liquide du bac 36.
En pénétrant dans le bain de phosphate, chaque boyau 6 est guidé autour d'un rouleau 37 pour passer alors autour d'un rouleau entraîneur 38 qui le laisse descendre et s'accumu- ler dans le fond despremiers compartiments39 du bac de phospha- tage, pour passer ensuite sur le rouleau entraîneur 40 et re- tomber dans les secons compartiments 41. Le tissu en boyau passe ainsi successivement et de la même manière dans les deux autres compartiments 42 et 43.
L'accumulation du boyau 6 dans le fond de chaque comparti- ment 39,41, 42 et 43 résulte de la longueur de boyau entre chaque rouleau entraîneur de ce bac de phosphatage, cette accumulation ayant pour but d'augmenter la durée du séjour du tissu dans la bain de phosphate et aussi d'éviter toute traction dans le sens de la chaîne du tissu.
Il est à remarquer qu'à la sortie de chacun des comparti- ments précités, chaque boyau 6 passe par un gicleur circulaire 44 alimenté par un conduit 45 et une pompe 46 puisant du li- quide de phosphate dans le bac 36. Cet arrosage du tissu sert principalement à refaire le boyau, c'est-à-dire à chasser l'air du tissu pour qu'il retombe facilement dans le comparti- ment suivant.
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Le tissu qui se déplace donc en deux boyaux ou brins, dans le bain de phosphate 36, est alors amené par des rou- leaux entraîneurs 47 et 48 commandés par la chaîne commune d'entraînement des rouleaux 40, dans un second bac de phos- phatage 49, identique au bac 36 et dans lequel se renouvellent les mêmes opérations avec les mêmes moyens, en vue de prolon- ger le séjour du tissu dans le bain de phosphate.
A la sortie de chacun des compartiments 50,51, 52 et 53 du bac 49 (Fig.ld), le tissu en boyau, entraîné par des rou- leaux 54, passe à nouveau par des gicleurs circulaires 55, dont la fonction est identique à celle des gicleurs 44 du bac de phosphatage 36, ces gicleurs 55 recevant le liquide de phos- phate d'un conduit 56 alimenté par une pompe 57. Comme dans l'opération précédente, le tissu ne subit ici pour ainsi dire aucune traction dans le sens de sa chaîne.
Le bain de phosphate dans les deux bacs 36 et 49 a na- turellement la même teneur et est maintenu en circulation continue par les pompes 46 et 57 alimentant les gicleurs cir- culaires 44 et 55, et les rampes d'arrosage 35a de l'entonnoir 35, la température du bain étant maintenue au degré voulu par des moyens de chauffage (non montrés aux dessins) agencés dans ces deux bacs de phosphatage.
Ayant passé par les quatre compartiments 50 à 53 du bac 49, les deux boyaux de tissu sont alors retirés du bain de phosphatage par un rouleau d'entraîneur 58 pour passer alors entre deux rouleaux exprimeurs 59 et 60, qui font retomber dans le bac 49 l'excédent de liquide de phosphate qui imprègne le tissu.
Un autre rouleau entraîneur 61 fait ensuite redescendre le tissu, lequel se présente toujours sous forme de deux boyau% dans un bac de lavage 62 contenant de l'eau chaude destinée à
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rincer le tissu. Comme dans l'opération de phosphatage, une certaine longueur des deux boyaux de tissu 6, s'accumule dans le fond du bac 62, le tissu étant ensuite retiré de ce dernier, après y avoir séjourné le temps requis, par des rouleaux entraîneurs 63, après avoir préalablement passé par des gi- cleurs elliptiques ou circulaires 64 qui le rincent à fond.
Les rouleaux entraîneurs 63 amènent alors les boyaux-6 dans le bac de rinçage 65 (Fig. le.), dans lequel ils séjour- nent le temps voulu et sont déplacés, comme dans le bac précé- dent, pour en sortir en passant par les gicleurs elliptiques ou circulaires 66 qui les rincent à nouveau.
De ce dernier bac de rinçage 65, le tissu passe sur les rouleaux entraîneurs 67 et 68 pour entrer dans le bac d'aci- dage 69 où il est trempé dans un bain d'acide dilué, dans le quel il yéjourne comme précédemment, en forme de paquets et pendant le temps requis. (Fig. 1f).
En quittant ce bain d'acidage, sous l'action de rouleaux entraîneurs 70 et 71, les boyaux 6 sont encore soumis aux jets d'acide de gicleurs elliptiques . ou circulaires/alimen- tés par une pompe 73 puisant dans le fond du bac d'acidage 69.
Enfin, après leur passage sur ces deux derniers rouleaux entraîneurs 70 et 71, les deux boyaux 6 sortant de l'installa- tion, à l'état acidé, sont déposés et pliés sur la table 74 pour être ensuite essoréset être soumis à nouveau à l'action du bichlorure.
Dans ce qui précède, on a décrit le traitement en travail continu de deux nappes de tissu de soie, mais il est bien évident que l'installation faisant l'objet de l'invention permet de traiter simultanément un plus grand nombre de nappes.
Dans ce cas, l'entonnoir 35 pourra recevoir une conformation spéciale permettant de transformer les différentes nappes en autant de boyaux, ou bien, éventuellement, l'ensemble de ces
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nappes pourra être divisé en deux boyaux seulement, comme dans le cas qui vient d'être décrit.
Il est à remarquer que dans une telle installation, tous les rouleaux entraîneurs tournent à la même vitesse et peuvent être réglés en diamètre. Ils sont commandés par des chaînes sans fin recevant leur mouvement d'un moteur électrique 75, par l'intermédiaire de deux poulies étagées 76 et 77 permettant de varier la vitesse d'entraînement des dits rouleaux. En outre, des dispositifs de débrayage sont prévus pour certains rouleaux entraîneurs en vue de pouvoir modifier la longueur de la nappe ou du boyau de tissu entre ces rouleaux entraîneurs et régler ainsi la durée de passage du tissu dans les divers bains.
On conçoit que l'installation décrite ci-dessus n'exige que très peu de surveillance et permet de traiter en travail continu, d'une manière sûre et efficace, les tissus les plus délicats.