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Procédé de fabrication de nouvelles semelles premièresde montage.
L'invention concerne un procède de fabrication (système Julien SERRE) de nouvelles semelles premières de montage, c'est-à-dire de premières cousues trépointe servant à la fabrication des chaussures.
Les procèdes de fabrication des semelles connues de ce genre, préconisés jusqu'à ce jour sont (Jasés, de manière générale, sur le principe du gravurage, soit d'un seul côté, soit des deur côtés de la prenière, le tout renforce par un entoilage encollé, ces procédés exigent un cuir d'une qualité exceptionelle et un tannage particulier et sont, par suite, (l'Un prix de
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revient élevé rendant ce genre de fabrication inabordable pour certains articles.
Le procédé conforme à l'invention remédie à ces inconvénients et permet de réaliser, par une seule et même opération, la préparation de la semelle première nécessaire pour la couture des chaussures et d'employer du cuir de qualité quelconque, même de qualité inférieure, d'où. une diminution considérable du prix de revient.
Conformément à l'invention, on forme, près du bord de la première, par emboutissage, ou par toute opération équivalente, une lèvre ayant une saillie suffisante pour permettre la couture ; etafin de faciliter l'emboutissage, on a soin d'utiliser du cuir préalablement mouillé, puis essoré.
Four ne laisser aucun doute sur la nature de l'invention, on en a décrit ci-après, mais ce à titre d'exemple seulement, une forme particulière de réalisation, en regard des dessins annexés sur lesquels :
La figure 1 est une vue en plan de dessus d'une semelle première de montage, préparée conformément à l'invention, montrant la lèvre saillante et la figure 2 est le vue en plan de dessous correspondante.
La figure 3 en estune vue longitudinale par côté
La figure 4 estune vue-perspective du bout de la nouvelle semelle supposée coupée suivant le plan IV-IV de la figure 1.
La figure 5 est une vue en coupe transversale d'une matrice femelle servant à 1'emboutissage des semelles en cuir conformes à l'invention et la figure 6 est une vue en coupe de la, matrice mâle correspondante.
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En se reportant aux figures 1 à 4, on voit que la semelle première 1 est préparée de façon à présenter, sur la face utile S, une lèvre saillante 2 sensiblement parallèle au bord 5 et sur laquelle aoit se faire la couture de la trépointe.
Cette lèvre 2 peut être obtenue de toute façon appropriée qui varie, d'ailleurs, vec la nature de la première, Lorsque celle-ci est en cui, on la forme, de préférence, par emboutissage du cuir préalablement mouillé , puis convenablement essoré.
Cet emboutissage se fait au moyen (le matrices femelle Mf et mâle entre lesquelles on presse le cuir essoré, de manière à obtenir la. semelle première présentant sur la face utile S la lèvre et sur la face inférieure I un creux 2a, comme il ressort clairement de la figure 4.
cet effet, la matrice femelle Mf comporte une rainure m correspondent à la lèvre 2, tenais que la matrice mâle Mm présente une nervure saillante n correspondant au creux 2a de la lèvre,
Bien entendu, sans sortir des limites de l'invention, on peut lui apporter toutes les modifications qui n'en altèrent pas l'esprit et utiliser pour sa réalisation tous matériaux appropriés, de même ,-1.1.' on peut varier les formes représentees, sous réserve de satisfaire aux conditions indiquées et d'atteindrele but recherché.
Ainsi, par une adaptation convenable, le nouveau procédé s'applique, non seulement, aux cuirs, mais aussi à tous les succédanés susceptibles de remplacer ceux-ci dans la fabrication des chaussures, étant entedau que la section même de la lèvre est susceptible de varier, cette lèvre pouvant aussi être obtenue par collage par exemple.
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De même, on peut soutenir la lèvre, lorsqu'elle est emboutie et masquer ses deux bords sur le dessous de la semelle première. A cet effet, au moyen d'une machine à effleurer, on enlève, au préalable, et on réserve la fleur du ouir de la semelle. La partie charnue ainsi obtenue est ensuite emboutie, comme il est dit précédemment, puis on enfonce entre les deux bords de la lèvre, et sur toute sa longueur, une bande de carton d'épaisseur convenable et de hauteur sensiblement égale à la profondeur de la lèvre.
Finalement, on recolle sur cette partie charnue, emboutie, la partie effleurée réservée. De cette manière, on comble et on renforce la lèvre creuse du cuir, en même temps qu'on cache les deux bords de la lèvre emboutie, le tout comme il est précisé ci-après :
La figure 7 est une vue en plan du dessous de la semelle première avec arraohement partiel de la partie effleurée.
La figure 8 en est une vue longitudinale de coté et la figure 9 est une vue-perspective du bout de la semelle supposée coupée suivant le plan IX-IX de la figure 7.
1 désigne la semelle première dont on a enlevé, au préalable, la fleur du cuir, au moyen d'une machine à effleurer.
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Cette partie effleurée étant provisoirement réservée, on emboutit la partie charnue de manière à produire la lèvre saillante 2; on enfonce alors entre les deux bords 2b (fig. 7) du creux 2a (fig. 2 et 4) de cette lèvre 2, et sur toute sa longueur, une bande de carton 4, de hauteur approximativement égale à la profondeur du creux 2a et d'épaisseur convenable, pour remplir oe oreux. Finalement, on encolle, d'une part, la surface de dessous I de la partie charnue ainsi traitée et, d'autre part, la fleur du cuir 5 que l'on avait réservée et on les applique l'une sur l'autre de manière à les coller et à les fixer ensemble. Sur la figure 7, cette fleur 5 est représentée partiellement appliquée seulement sur la partie 1.
La bande de carton 4 peut être remplaoée par une bande de toute autre matière appropriée et elle peut être forcée dans les creux 2a par tous moyens convenables, manuels ou mécaniques; de même, on peut utiliser toute autre matière de reoouvrement de la semelle 1 en remplacement de la partie effleurée et employer pour sa fixation tous moyens usuels.
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Enfin il va de soi qu'au lieu de procéder semelle par semelle, on peut produire les lèvres sur une surface de grandeur quelconque dans laquelle on découpe ensuite une à une, manucllement ou mécaniquement, les premières de montage préparées.