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Appareil de signalisation optique
La présente invention se rapporte à un appareil de signalisation optique, c'est-à-dire à la signation par si- gnaux visibles. Les conditions auxquelles doit répondre un système de ce genre sont en substance les suivantes:
1) Le système de signalisation doit permettre l'é- mision et la réception de messages avec la plus grande ra- pidité possible.
2) Le système doit être combiné de façon à éviter des erreurs autant que possible.
3) Le système doit s'apprendre et se retenir facile- ment.
4) Le dispositif de signalisation doit être simple et facile à manipuler aussi bien le jour que la nuit.
5) Le système doit convenir également bien pour de courtes et de longues distances.
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6) Le système doit s'adapter facilement aux codes de signalisation.
Aucun des systèmes connus. de signalisation optique ne remplit toutes ces conditions.
Comme exemples typiques des systèmes optiques de signalisation actuellement en usage on peut citer le système - Morse et le système à sémaphore.
Le système Morse ne peut être considéré comme répon- dant très bien à la condition de rapidité. Les lettr.es sont composées de signaux (points et traits) dont le nombre va jusqu'à quatre, et les chiffres exigent des signaux encore plus nombreux. Des erreurs d'interprétation se 'produisent fréquemment, les nombreuses combinaisons de traits et de points exigeant des efforts importants de l'oeil aussi bien que de l'esprit. Le système ne s'apprend pas facilement, la formation de bons signaleurs Morse pour le service de jour et de nuit exigeant une longue pratique, même pour des personnes intel- ligentes.
Pour ces raisons le système Morse ne convient pas très bien pour la signalisation par signaux visibles (signa- lisation optique), bien qu'il présente d'excellentes qualités et convienne parfaitement pour la télégraphie avec et sans fil.
Le système à sémaphore remplit, par contre d'une ma- nière excellente la condition de rapidité et est relativement facile à apprendre, mais il amène facilement des erreurs d'interprétation parce que, entre autres raisons, il exige une observation simultanée de la position relative des deux bras. Ce système ne convient pas très bien non plus pour la signalisation à grande distance.
Le but de la présente invention est de fournir un
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système qui convient mieux que les systèmes de signalisation optique actuellement utilisés pour satmaire aux conditions énumérées ci-dessus.
Ce système est expliqué ci-dessous avec référence au dessin schématique annexé, sur lequel:
Fig. 1 est le schéma d'un appareil de signalisation de nuit, dans sa forme la plus simple.
Fig. 2 est le schéma d'un appareil correspondant pour la signalisation de jour.
Fig. 3 est une vue latérale d'un appareil de campagne pour signalisation de nuit.
Fig. 4 est le schéma d'un appareil correspondant pour la signalisation de jour.
Fig. 5 est le schéma d'une machine à écrire pour l'é- mission et la réception de signaux.
La caractéristique principale de l'invention est qu'elle est basée sur une signalisation des caractères de l'alphabet, des chiffres et de mots (mots de code) en n'uti- lisant que jusqu'à cinq signaux, transmis soit électriquement au moyen de cinq lampes correspondantes, soit mécaniquement au moyen de dispositifs appropriés. Ces lampes sont manoeu- vrées au moyen de touches disposées de façon à actionner des signaux optiques individuels. Les signaux individuels se com- posent ou bien de un, deux, trois, quatre ou cinq signaux courts respectivement,, de sorte que la lecture des signaux se réduit au comptage du nombre de points ou de signes de chaque signal, ou bien de signaux de forme correspondante, dans lesquels les cinq signaux mentionnés sont formés par la position relative de lampes ou de points ou traits de signa- lisation.
Tous les signaux constituant des lettres sont courts,
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leur durée correspondant à celle des points du système Morse.
On arrive ainsi à réserver les signaux longs, qui correspon- dent aux traits du système Morse, pour indiquer les chiffres d'une-manière très simple;
Chaque lettre est indiquée par un ou tout au plus par deux signaux (signaux courts).
Un alphabet convenant pour ce système de signalisa- tion est le suivant :
Les lettres de l'alphabet auxquelles s'ajoutent quel- ques-unes des combinaisons de lettres les plus courantes (dans o la langue norvégienne) comme ae, ch, oe, a, trente en tout, sont subdivisées en cinq groupes ou colonnes de telle façon que toutes les trente lettres ou combinaisons de lettres soient désignées par les chiffres 1 à 5, ou représentées par le nombre correspondant de signaux courts, comme l'indique le tableau suivant:
EMI4.1
<tb> a <SEP> e <SEP> k <SEP> q <SEP> w
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<tb> 1 <SEP> 2 <SEP> 3 <SEP> 4 <SEP> 5
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<tb> ae <SEP> f <SEP> 1 <SEP> r <SEP> x
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<tb> b <SEP> g <SEP> m <SEP> s <SEP> y
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<tb> 12 <SEP> 22 <SEP> 32 <SEP> 42 <SEP> 52
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<tb> c <SEP> h <SEP> n <SEP> t <SEP> z
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<tb> ch <SEP> i <SEP> o <SEP> u <SEP> oe
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<tb> 15 <SEP> 25 <SEP> 35 <SEP> 45 <SEP> 55
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Le système de signalisation est ainsi basé sur la seule chose dont on peut être sûr qu'elle est connue de tout
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le monde, à savoir l'ordre des lettres dans l'alphabet, ce- lui-ci étant à ce sujet subdivisa en cinq groupes ou colonnes commençant respectivement par a = 1, é = 2,h=3,q=4,et w =5.
Quand on a retenu la signification des cinq premiers chif- fres (1,2,3,4,5), on apprendra facilement la signification des nombres à deux chiffres qui sont tous composés des carac- tères 1 à 5, et dont l'ordre numérique correspond à l'ordre des lettres dans 1-'alphabet.
Fig. 1 est le schéma d'un appareil de signalisation nocturne suivant l'invention réalisé dans sa forme la plus simple.
Le clavier A comporte cinq touches (1,2,3,4,5), con- nectées électriquement aux cinq lampes B, de façon qu'en ac- tionnant ces touches on allume respectivement une, deux, trois, quatre ou cinq lampes simultanément. L'observateur des signaux n'a ainsiquacompter le nombre de lampes (points) de chaque signal. Ainsi, par exemple, le mot anglais "ready" est signa- lisé de la façon suivante:
4,1- 2 -1-1.5- 5.2
Pour la signalisation de jour on peut utiliser le même système consistant à compter les signaux. Par exemple les cinq chiffres 1 à 5 peuvent être signalisés suivant la Fig. 2 au moyen de cinq plaques 1 à 5 actionnées par des ressorts et disposées sur un châssis commun. Pour pouvoir être comptés plus facilement, les points sont disposés sur les plaques de la même façon que sur des dés.
Sur le dessin les cinq plaques sont séparées mais elles sont destinées à être suspendues dans le châssis de façon à être abaissées une à une et à être relevées immédiatement par leur ressort, dès qu'on les lâche.
Pour l'usage pratique en campagne, il peut souvent
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être avantageux d'utiliser un appareil dans lequel les signaux composés de points qui doivent être comptés sont remplacés par des signaux de forme spéciale, un pour chacun des chiffres 1 à 5. De cette façon il devient possible d'utiliser moins de lampes, par exemple trois. La Fig. 3 montre une vue de côté d'un tel appareil.
L'appareil se compose de deux bras C et D montés sur un trépied E. L'extrémité libre du bras C porte une lampe élec- trique F, et l'extrémité libre du bras D porte une lampe G.
Une troisième lampe H est montée à la base du bras C. Lorsque l'appareil doit servir à la signalisation, le bras C est dis- posé verticalement, et le bras D horizontalement, comme le montre la Fig. 3. Le courant est amené aux lampes par un câ- ble I,par l'intermédiaire d'un clavier analogue à celui de la Fig. 1. Quand on frappe la touche 1, la lampe F s'allume seule. En frappant la touche 2, on allume les deux lampes F et H qui forment une ligne verticale. En frappant la touche 3 on allume les lampes F et G qui constituent une ligne in- clinée. En frappant la touche 4, on allume les lampes H et G qui constituent une ligne horizontale. En frappant la touche 5, on allume les trois lampes F, G et H qui forment un tri- angle rectangle.
Les signaux (aussi bien de nuit que de jour) seront donc un point pour le chiffre 1, une ligne ver- ticale pour le chiffre 2, une ligne inclinée pour le chiffre 3, une ligne horizontale pour le chiffre 4 et un triangle pour le chiffre 5.
Ainsi, par exemple, le mot "ready" sera signalisé de la façon suivante:
EMI6.1
-.;t;'. b à 1 à- Pour la signalisation de jour on peut utiliser des si-
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gnaux de mêmes formes, représentés sur cinq plaques montées aur un chacals commun. Ces cinq plaques 1 à 5 sont représen- tées séparément sur la Fig. 4.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à la for- me des signaux, qui peut subir de nombreuses modifications.
La seule chose nécessaire est de choisir des signaux distincts pour les chiffres 1 à 5.
Pour transmettre des signaux numériques, on conserve avantageusement aux cinq premiers chiffres leur valeur numé- rique, mais en les signalant longuement (comme des traits), au lieu de les signaler rapidement (comme des points). Le 6 peut être signalé par deux signaux longs correspondant à 5-le de même pour 7 on aura 5-2, 8=5-3. 9=5-4, 0=5-5.
Par suite de la combinaison de ce système de signa- lisation avec l'alphabet et les cinq premiers chiffres, il est particulièrement facile d'apprendre et de retenir ce sys- tème.
Des essais ont montré que le danger d'erreurs d'in- terprétation est réduit au minimum comparativement à d'autres systèmes de signalisation optique., et que la vitesse de si- gnalisation atteinte est très élevée.
Ce système de signalisation facilite également l'uti- lisation de machines à écrire, surtout à la réception, mais aussi à l'émission.
La Fig. 5 montre schématiquement le clavier d'une ma- chine à écrire qui se prête à cet usage. On voit que les six rangées supérieures de touches donnent toutes les lettres de l'alphabet ainsi que les combinaisons de lettres les plus fréquentes, les chiffres étant donnés par l'abaissement simul- tané de la touche à chiffres x et de la rangée inférieure de touches. D'une façon connue la touche x peut également être
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utilisé pour des mots de code (formés par des lettres et des chiffres). On peut également disposer des touches pour les signes de ponctua;ion.
L'invention n'est pas limitée aux formes d'exécutions indiquées ci-dessin à titre d' exemples, qui peuvent être modifiées suivant les besoins.
- REVENDICATIONS -
1.- Appareil pour la signalisation optique de lettres (signaux de correspondane), de chiffres et de mots (code) au moyen de contats et de conducteurs électriques et de touches correspot tantes, ou au moyen d'un dispositif mécani- que équivalent, raractérisé en ce que l'appareil comporte cinq touches ouerganes correspondants susceptibles de produi- re simultanément un, deux, trois, quatre ou cinq signaux op- tiques en formes de points ou de traits, Campes pour la signa- lisation de nuit plaques, bras, disques ou autres pour la signalisation dE jour), de façon à réduire la réception des signaux au simpl comptage de ces points ou traits, ce qui permet d'exprimé. ' chaque lettre etc. par un nombre de un ou deux chiffres alment uniquement de l'à 5, en effectuant pour chaque lettre ets.
une ou deux opérations de signalisation.