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Dispositif attractif pour la vente au comptoir.
La présente invention a pour objet un dispositif destiné principalement aux cafés et brasseries, et dont le but est de pousser la vente, en excitant l'intérêt et la ouriorité des consommateurs tout en leur réservant la possibilité d'un gain appréciable ou d'une consommation gratuite.
Ce dispositif comporte essentiellement un plateau supporté à faible hauteur au-dessus du comptoir. Ce plateau est percé d'un certain nombre de trous identiques, dans chacun desquels est insérée une petite fiche ou broche cylindrique, de l'épais - seur du plateau. Sur ses deux faces le plateau est recouvert d'un papier mince, dont celui de la face inférieure sert à em - pêcher la sortie accidentelle des broches tandis que celui de la face supérieure a pour but d'empêcher de replacer une broche enlevée. Chaque broche porte, de préférence sur sa partie cy - lindrique, et en tout cas à un endroit non visible, un signe conventionnel, par exemple un chiffre.
Le client enfonce, au travers du papier supérieur, un poinçon à l'endroit d'une des broches, forçant ainsi cette dernière au travers du papier infé-
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rieur ; la broche tombe donc sous le plateau, de préférence sur un plan incliné qui l'amène à portée du client. Suivant le chiffre porté par cette broche, le client reçoit un objet, tel qu'un paquet de chocolat, un cigare, etc., de valeur marchande sensiblement égale à celle du prix qu'il a payé ; pour certaines broches, il recevra un bon de consommation au comptoir. L'inté - rêt du client est excité par le fait qu'il peut recevoir, par exemple, pour deux francs, un bon de consommation de 4, 6, 20 francs, etc, en étant assuré, à chaque coup, de recevoir au moins une valeur correspondant sensiblement au prix qu'il a payé.
Pratiquement, le plateau est monté amoviblement sur un bâ - ti ; il est fourni garni de ses broches, en même temps que la marchandise. Pour fixer les idées, pour un plateau comportant six cents broches, le prix à payer par le client étant de deux francs, il y aura par exemple deux cents broches donnant droit à un objet d'une valeur marchande au détail de deux francs ; deux cents donnant droit à une consommation de deux francs ; cent donnant droit à un objet d'une valeur marchande au détail de deux francs cinquante, et cent donnant droit à des bons de consommation et objets de valeur supérieure à deux francs, et allant par exemple jusque vingt francs ou plus. Les objets au - tres que les consommations sont fournis avec chaque plateau, tandis que le cabaretier ou brasseur fournit les consommations.
Ce dispositif présente donc un triple intérêt.; pour le bras - seur, dont la vente est augmentée, pour le fournisseur des mar - chandises, et pour le client. Evidemment, la valeur et le nom - bre des primes " sont calculés diaprés la valeur et le nombre des consommations et objets dont le prix de vente normal est deux francs dans l'exemple choisi ; le fournisseur des marchan - dises, en vendant ainsi directement au prix du détail des objets qui lui coûtent moins et que normalement il eût vendus moins cher, peut supporter une certaine perte pour un nombre déterminé de broches, de façcon à ramener le prix obtenu réellement pour
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l'ensemble des articles fournis avec chaque tableau, à celui auquel ces articles auraient été vendus normalement au grossis - te.
Eventuellement, ce fournisseur peut aussi supporter les prix des " primes " en consommations. On conçoit donc que l'on peut ainsi assurer un débit très rapide et très dense de marohandi - ses, chaque objet reçu par le consommateur ayant une valeur de détail toujours au moins égale à ce qu'il a payé, et le tenan - cier du café réalisant lui-même une vente accrue, au prix nor - mal ou avec une très légers ristourne.
Du point de vue du client, l'intérêt est évident ; les plateaux étant fournis complets, avec la quantité de marchan - dises correspondant aux broches qu'ils contiennent, et toute fraude - de la part du tenancier par exemple - étant empéchée par le papier supérieur, le client est toujours assuré de race - voir une marchandise de valeur égale au moins au prix payé.
Pour les cafés et brasseries, les marchandises seront de préfé - rence des cigarettes, cigares, tabac, et articles analogues ; dans les pâtisseries, halls d'hôtels, de théâtres, etc., elles pourront être plus variées (chocolats, bibelots, friandises, etc. ).
En se référant au dessin annexé à titre d'exemple qui donne une coupe verticale du dispositif, 1 désigne un bâti en forme de cadre, ouvert à un côté. Ce bâti porte, à deux côtés parallèles, une coulisse pour la réception du plateau 2 formant couvercle. 3 sont les trous pratiqués dans ce plateau et dans chacun desquels est logée une broche non représentée. 4 est la feuille de papier mince, collée sur la face inférieure du pla - teau et 5 est la feuille de papier collée sur la face supérieu - re. Les broches, expulsées de leurs trous par un poinçon quel - conque, sont reçues sur le plan incliné 6, d'où elles roulent vers le côté ouvert du cadre, où elles sont enlevées. De préfé - rence, le plan incliné 6 aboutit à une petite rigole réceptrice 7.
Pour pousser à la vente, on peut par exemple décerner au
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client qui expulse la dernière broche, une prime spéciale assez conséquente.
REVENDICATIONS.
1. Dispositif attractif pour la vente au comptoir, carac - térisé par un plateau supporté à ses bords,'dans lequel sont pratiqués de nombreux trous dans chacun desquels est logée pré - alablement une petite broche portant une inscription convention- nelle, , ce plateau étant recouvert sur ses deux faces d'un pa - pier mince, bien collé, de façon à empêcher une sortie acciden - telle ou frauduleuse d'une broche, ou le remplacement d'une broche par une autre, le client, au moyen d'un poinçon adéquat, faisant sortir d'un trou une broche dont le signe correspond soit à un objet de valeurmarchande égale sensiblement au prix payé, soit à une consommation, soit à un objet de valeur 2, 3, 4, etc. fois. supérieure au prix payé, 'ou à un certain nombre d'e consommations.