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"POMPE CENTRIFUGE"
La présente invention est relative aux pompes cen- trifuges et plus particulièrement aux pompes pour bâches de condenseurs du type général décrit dans le brevet améri- cain Mc Intyre N L680.057 du 23 Septembre 1926.
Le but principal de l'invention est d'augmenter le rendement d'une pompe centrifuge à deux étages, dans laquelle la pression d'aspiration peut parfois devenir extrêmement faible et, dans ce but, selon l'invention, il est prévu,
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entre les deux étages de la pompe, une soupape qui fonctionne sous l'effet de la pression du premier étage, pour laisser arriver le fluide dans le deuxième étage, proportionnellement à la pression développée dans le premier. On a constaté, en pratique, que lorsqu'une pompe à deux étages de ce genre fonctionne à pleine charge ou à charge partielle, la deuxième roue de la pompe effectue en fait tout le travail, tandis que la première roue fonctionne à vide ; elletourne simplement et agite le fluide à l'intérieur de l'enveloppe, du fait qu'elle est soumise à une charge insuffisante.
C'est là un inconvénient qui peut même être dangereux car la première roue agissant avec une charge insuffisante, est soumise à des détériorations et s'use rapidement. On a déjà pensé à remédier à cet inconvénient, toutefois la présente inven- tion envisage un autre dispositif pour remédier à cet in- convénient.
L'invention a également pour objet d'établir une pompe de construction extrêmement simple, dont le fonction- nement est sur et automatique, et qui puisse remplir les services qu'on attend d'elle.
D'autres caractéristiques et particularités de l'in- vention ressortiront de la description qui va en être faite en regard du dessin annexé, dont la figure unique est une vue en coupe longitudinale de la.pompe.
Cette pompe est montée sur un support 10, sur lequel se trouve une enveloppe formée d'une partie supérieure 11 et d'une partie inférieure 12. La partie inférieure 12 comporte un socle 13. Un arbre de commande 14 est disposé entre les parties supérieure et inférieure 11 et 12 et est convenable- ment monté dans des paliers, non représentés, de façon à ce qu'il puisse tourner dans l'enveloppe.
La pompe est du type à deux étages et comporte une roue 16 de premier étage et une roue 18 de deuxième étage, cette deuxième roue étant communément appelée "la roue de /
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haute pression". Les deux roues sont supportées et entraî- nées par un arbre central unique 14.
La roue de premier étage 16 comporte des orifices d'entrée 19 relativement grands, afin que la vitesse puisse être relativement faible. De même, les orifices de sortie 20 de cette roue de premier étage sont relativement grands et le diamètre de la roue est comparativement faible, afin que les vitesses périphériques, relative et absolue, puissent être maintenues basses dans cet étage. La pompe représentée est destinée à fournir une pression au moins égale à la pression atmosphérique. La roue de deuxième étage, ou impulseur 18, est munie d'un orifice d'entrée 22 relativement petit et d'un orifice de sortie 24, également petit. Cette roue travaille avec une légère pression à son orifice d'entrée.
L'enveloppe 13 de la pompe est munie d'un orifice d'entrée 26 débouchant dans la roue de premier étage et cet orifice d'entrée est disposé entre les deux roues 16 et 18. Le passage 30 conduisant aux entrées de la roue.18 est formé par des cloisonnements 32, formant corps avec les par- ties supérieure et inférieure 11 et 12 de l'enveloppe. Ces cloisonnements servent également de séparation pour cons- tituer une partie du passage de sortie 34, allant de l'ori- fice de sortie de la roue de premier étage, aux orifices d'entrée de la roue de deuxième étage. Cette roue de deu- xième étage 18 estentourée par un passage 36 allant à une ouverture de sortie 38 la faisant communiquer avec une con- duite d'évacuation appropriée.
Les organes mentionnés ci-dessus, tels qu'ils ont été décrits, sont du type courant, et la présente invention ne les concerne pas en soi. L'invention réside dans la dis- position des parties, qui va être maintenant décrite et grâce à laquelle on pleine charge la roue de premier étage est à tous moments en pleine charge. Dans ce but, l'arbre
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14 est muni d'un manchon central 40, sur lequel est monté un élément de tiroir 42. Un manchon extérieur 44 est monté dans l'enveloppe et ce manchon est pourvu d'un siège de soupape 46, s'étendant vers l'intérieur. Le manchon 44 est séparé de la roue du deuxième étage par une bague 48 et ses différentes parties sont susceptibles de tourner les unes par rapport aux autres.
L'élément de tiroir 42 près de l'une de ses extrémités, est pourvu d'un piston 54 en faisant partie intégrante, et qui coulisse dans une chambre 56 ménagée entre les enveloppes 11 et 12. Entre une butée 58 et le piston se trouve un ressort à boudin S entourant l'arbre 14 et qui, normalement repousse le tiroir vers le siège de soupape 46, de façon à fermer l'admission à la roue du deuxième étage. Des orifices appropriés 60 font communiquer l'intérieur de la chambre 56 avec le passage 34 près de l'admission à la roue du deuxième étage, et un passage additionnel 62 va, de l'intérieur de la chambre 56 à l'arrière du piston 54, à un condenseur sur lequel fonctionne la pompe ou à un point approprié de l'admission de la pompe.
Lorsque la pompe est en fonctionnement effectif, on voit que les roues 16 et 18, dont les faces sont opposées, se neutralisent, de sorte qu'il n'y a pas de poussée axiale puisque la pression qui règne à l'arrière de la roue à grande pression est sensiblement le double de la pression qui se trouve à l'arrière de la roue à basse pression et, étant donné que la surface non équilibrée de la roue à haute pression est sensiblement la moitié de la surface non équilibrée de la roue à basse pression.
En se reportant maintenant à l'obturateur qui est interposé entre la roue du premier étage et celle du deu- xième étage, on voit que lorsque la roue du premier étage travaille en pleine pression, la pression développée dans @
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le passage 34, conduisant à l'intérieur de la roue 18 du deuxième étage, est transmise par le passage 60 et repousse le piston 54 vers l'arrière, vers la roue du premier étage, ce qui ouvre la soupape 50 et permet à la roue du deuxième étage de prendre du fluide dans le passage/34, de façon à empêcher une augmentation de pression dans celui-ci.
S'il se produisait une variation dans la charge, tendant à faire diminuer la pression dans le passage 34, ce qui tendrait ordinairement à provoquer des remous dans la roue du premier étage, cette pression réduite serait transmise par le pas- sage 60 et le ressort à boudin S repousserait le piston 54 vers l'avant, dans la direction de la roue du deuxième étage, de sorte que la soupape 50 se rapprocherait de son siège 46 et supprimerait ou réduirait l'arrivée de fluide à la roue du deuxième étage, jusqu'à ce que la roue du premier étage travaille avec toute la pression.
L'orifice 62 et le tuyau 64 qui peut conduire au condenseur ou à l'arrivée de fluide agit à la façon d'un orifice d'évacuation du cylindr 56, de façon à permettre le libre mouvement du piston. En outre, s'il se produisait une fuite de fluide quelconque au-delà du piston 54, ce fluide serait récupéré dans le condenseur ou dans la pompe suivant la pièce à laquelle le tuyau 64 est fixé.
D'après ce qui précède, on voit que l'on a réalisé un dispositif dont le fonctionnement est entièrement auto- matique, qui ne peut se déranger et qui n'est pas suscepti- ble d'usure. Avec ce dispositif, on maintient une pression constante sur la roue du premier étage et,normalement, on augmente le rendement de la pompe.