<Desc/Clms Page number 1>
"CABLE ELECTRIQUE"
Pour rendre les câbles électriques extensibles, on a fait les propositions les plus diverses.
A cet effet, il est donné aux câbles à un ou plu- sieurs conducteurs une construction particulière, laquelle, en général, consis te dans la dispos it ion de couches intermé- diaires souples de séparation. Les conducteurs séparés par les couches intermédiaires peuvent se rapprocher les uns des autres dans le sens radial lors d'un effort de traction et, par suite, se câbler plus étroitement les uns avec les autres, d'où il résulte une possibilité d'allongement correspondante.
Il a aussi été proposé de fabriquer des couches en vue de l'extensibilité en cordes de caoutchouc ou en bandes de métal enroulées en spirales. Le caoutchouc ne peut, cependant, être que difficilement employé dans lescâbles posés en terre, parce qu'il est complètement inutilisable dans les câbles avec gaîne imprégnée à l'huile et parce que, comme couche intermé-
<Desc/Clms Page number 2>
diaire dans les câbles à trois conducteurs avec gaînes res- pectives, il se détériore facilement et devient dur, en rai- son de la non-étanchéité à l'air extérieur. Des couches métal- liques seules peuvent donc être admises dans certains câbles.
Lors de l'ammongement d'un câble, il est nécessaire que toutes lesparties composantle câble puissent suivre l'allongement. Le bourrage de papier ou de jute se comporte très désavantageusement sous ce rapport, de même que les faux conducteurs, les enveloppementsde conducteurs, etc.. en pa- pier ou en jute. Le bourrage, composé généralement de jute ou de bandes de papier froissées ou pliées longi tudinalement et ensuite torsadées, a une ductilité médiocre.
Des essais ont établi qu'il y a déchirure dès que l'allongement atteint 1 à 2 %. Ces déchirures se produisant dans le domaine de la répartition du champ électrique dans les câbles à ceinture, construits de la façon normale, peuvent por- ter un gros préjudice à la solidité électrique, surtout lors- qu'il apparaît des espaces creux plus grands par la déchirure de cordes entières.
Cependant, cette déchirure du bourrage et des couches longitudinales en papier peut se produire, non seulement dans les câbles posés, par un allongement résultant d'un affaisse- ment de terrain, mais dans tous les câbles, donc aussi dans ceux pour lesquels il n'avait pasété prévu de disposition pour l'allongement. Lors de 1'enroulement d'un câble sur une bobine, il se produit déjà sur le bourrage un effort sensible d'allongement.
Pour un diamètre de courbure de deux mètres et un diamètre intérieur de câble de cinquante millimètres, il y a dans la longueur du bcurrage, entre le côté intérieur et le côté extérieur une différence d'environ 5 %. Bien qu'il y ait encore à considérer que le bourrage est comprimé à l'inté- rieur de la courbure, il reste toujours à l'extérieur un effort d'allongement de 2 à 3 %, qu'il ne peut pas suivre, de sorte qu'il se produit des déchirures comme par d'autres fortes
<Desc/Clms Page number 3>
courbures ou pliages du câble. Ces risques n'existent pas seulement dans les câbles à courant fort, mais aussi dans tous les câbles où de telles couches trouvent leur emploi.
Pour éviter ces inconvénients, dans le câble objet de la présente invention, le bourrage et les parties du câble, généralement composées de papier, par exemple : faux- conducteurs, enveloppements souples de conducteurs, isolation en papier des conducteurs séparés, etc..., sont rendus exten- sibles par fabrication en une matière ductile en sa longueur, par exemple, crêpe, papier à nervures fines ou spongieux.
Quand ces parties sont établies ou assemblées en cordons, pour l'obtention de l'extensibilité, les cordons peuvent être nervurés ou enroulés en spirale ou câblés avec torsion alternée. De même, dans ce but, des cordes ou des faux conduc- teurs entiers peuvent être faits à nervures transversales avant ou pendant le câblage, par aplatissement ou laminage.
De plus, suivant l'invention, le papier servant à la fabrica- tion de ces parties de câbles,peut recevoir pendant sa prépa- ration, une certaine capacité d'allongement supplémentaire, par des procédés appropriés, par exemple, "mouture gras se" de la matière avec laquelle il est fabriqué, disposition trans- versale des fibres, adjonction de solution élevant la capacité d'allongement à la pâte de papier, ou par traitement postérieur avec d'autres moyens ou d'autres procédés analogues.
Les couches, disposées de cette façon, permettent des modifications de longueur considérables, de sorte qu'elles peuvent suivre tout effort à l'allongement. En particulier, le bourrage fait en papier crêpe, répond aux exigences lesplus grandes, parce que ce papier possède une capacité d'allongement d'un pourcentage très élevé, qu'il conserve dans une mesure suffisante, aussi bien après avoir été travaillé en cordons et même lors d'une forte compression. Les petits espaces creux dans le papier, sont, en leur totalité, plus réduits que les intervalles existant dans lecas de bourrage normal, plié dans le sens longitudinal ou torsadé, et sont répartis plus régu-
<Desc/Clms Page number 4>
lièrement. Les autres façons de préparer et de/disposer le papier citées plus haut, peuvent atteindre le même but avec les mêmes avantages.
Le papier préparé de la façon indiquée, lors de sa fabrication, s'adaptera très bien, par exemple pour l'isolement par guipage du. conducteur.
Le bourrage et les autres couches sus-mentionnées du câble étant fabriquée avec un papier disposé ou préparé comme ci-dessus, ils peuvent pour le surplus recevoir la conformation habituelle. L'extensibilité n'a pourtant pas besoin de résider dans la disposition du papier même pour toutes les parties du câble, suivant la présenteinvention, mais elle peut être aussi conférée par une conformation ou un agencement approprié aux cordons, cordes ou faux conducteurs. Les cordons peuvent, par exemple, être nervurés et alors pour éviter d'enfermer de l'air, il est possible, sans difficulté, d'enchevêtrer réci- proquement les nervures des cordons juxtaposés. Dans le même but, les cordons peuvent être rendus élastiques par un enroule- ment en spirale.
Un tel cordon peut être enroulé de la faqon la plus simple en spirale ouverte ou fermée, avec ou sans creux au centre. On peut obtenir aussi un cordon extensible très ap- proprié, par une torsion alternée, ce cordon peut alors ouvrir ses spires sous un effort de traction et, par suite, s'allonger.
Pour les cordes du bourrage, les faux conducteurs, etc..., ni le papier, ni les cordons n'ont besoin d'.être ex- tensibles, ils peuvent être rendus extensibles en étant pla- cés dans le câble sous une forme comprimée. Ceci peut se faire au moyen de nervures ou de froicsures transversales des cordes et des faux conducteurs et cela, aussi bien avant que pendant le câblage ; exemple, il peut être adapté à la ma- chine à câbler, des rouleaux dentés entre lesquels seront conduites les cordes.
La préparation du papier indiquée ci-dessus, servant pour l'extensibilité des .couches de câbles, peut être exécutée différemment. Suivant la lubrification de la matière servant à sa fabrication, .on peut obtenir un allongement jusqu'à 7%.
<Desc/Clms Page number 5>
Grâce à un procédé spécial de mouture, appelé "moture grasse", on peut atteindre une capacité d'allongement suffisante pour des couches établ ies avec un tel papier. On peut obtenir le même allongement par une disposition transversale des fibres qui peut être réalisée par exemple au moyen de brosses. Le même résultat peut être obtenu par l'addition, à la pâte de papier, de solutions visqueuses, qui ne perdent pas leur ténacité après le séchage. On peut envisager aussi l'emploi de solutions semblables au caoutchouc, lesquelles, cependant, n'ont besoin d'avoir que les qualités mécaniques, c'est-à-dire, élastiques, mais non lesqualités chimiquesdu caoutchouc, Par une prépara- tion ultérieure du papier avec de tels moyens, on peut obtenir également un allongement .
Les procédés décrits pour l'obtention de l' extensibilité peuvent être employés pour les différentes parties du câble, par suite, pour les couches du centre, entre les conducteurs et dans le conducteur. Ces procédés sont très importants pour les couches, cordes de bourrage, faux conduc- teurs, qui, lors des allongements de câble par suite du dépla- cement radial des conducteurs vers l'intérieur, s'éloignent les uns. des autres, c'est-à-dire, se déplacent radialement vers l'extérieur. Pour .de telles couches, l'effort à l'allongement est deux fois plus grand que pour les autres parties du câble se rapprochant les unes des autres. Si les couches considérées sont faites de la façon décrite, elles peuvent; suivre tout effort d'allongement sans amoindrissement de la valeur électrique du câ- ble.
L'invention permet, en liaison avec les autres procé- dés d'extension en partie connus, la fabrication de câbles dont lesdifférents éléments peuvent; su ivre l'effort d'allonge- ment. Dans les câbles construits spécialement dans ce but, le bourrage et lesparties du câble constituées de papier, peuvent donc posséder la capa citd'allongement su ivant la présente invention et, en même temps, les conducteurs ou le conducteur en cuivre, recevoir une disposition autorisant l'allongement.
<Desc/Clms Page number 6>
Les couches métalliques, extensibles en elles-mêmes, connue les faux conducteurs, etc.., peuvent être entourées avec le pa- pier, particulièrement extensible, décrit ci-dessus. L'inven- tion s'applique par conséquent à tout papier trouvant emploi dans les câbles comme à toute couche en papier se composant de cordons, cardes, etc...