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PERFECTION1#MBHTS AFPORT;S AUX ELECTRODES DES TUBES A DECHARGE.
La présente invention, système M. PONTE, vise l'augmentation de la capacité de rayonnement d'une électrode d'un tube à décharge. Dans la tech- nique de la construction des tubes à décharge à vide ou à gaz, on a souvent à résoudre le problè- me de pouvoir obtenir une grande dissipation calo- rifique des électrodes et en particulier de l'anode
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@ dans un tube à émission électronique pure. On a déjà décrit des procédés de noircissage par carbu- ration ou de sablage de l'électrode par un jet de' sable.
Ces procédés sont souvent coûteux et d'une application délicate. Les divers procédés de carburation qui ont été décrits jusqu'ici font in- tervenir des gaz coûteux ou dangereux à manipuler (acétylène, hydrocarbures diffieiles à se procurer en grande quantité). Le sablage exige une installa- tion spéciale, gênante dans une usine de lampes,ou elle ne trouve guère d'autres emplois; de plus, le procédé du sablage est dangereux pour l'opérateur, ce qui complique encore l'installation. Il est d'ailleurs difficile d'arriver, par ce procédé, à un sablage uniforme de pièces montées, par exemple des anodes, dont l'intérieur est mel atteint par le jet.
L'accroissement de la dissipation calo- rifique des plaques, objet: de la présente invention, est obtenu soit par une carburation, réalisée par des moyens simples et peu coûteux, soit par l'ob- tention de la matité de la plaque par des procédés chimiques simples, soit par une combinaison, des doux. Le procédé d'obtention de la matité, décrit au présent brevet, fournit un aspectanalogue à celui du sablage et peut être désigné sous le non de "sablage chimique".
Les procédés décrits s'appliquant au nickel. Lorsqu'on désire utiliser des plaques noir- cies, celles-ci sont carburées en les maintenant dans du gaz d'éclairage purifié, à une température assez élevée et qui peut varier dans de larges
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limites. On a trouvé que la température la plus favorable est de 950 C., mais d'autres tempéra- tures peuvent convenir dès qu'elles sont supérieu res à 850 C. environ.
Le gaz d'éclairage doit être soigneusement purifié avant son admission sur les électrodes de nickel .. noircir, sans quoi colles-ci sont prof attaquées, ce qui peut être attribué à 1 oxyde de carbone et surtout aux gaz, tels que l'hydrogène arsénié, l'hydrogène phosphoré, etc... Conformément à l'invention, on a trouvé qu'un mode de purification simple et éco- nomique consiste à fa ire passer le gaz dans une solution de potasse et de permanganate de potassium.
Le gaz barbote dans une solution saturée de perman- ganate dans une lessive de potasse à 20% de potasse environ, ce chiffre pouvant varier dans de larges proportions, ainsi que la nature de l'alcali (soude par exemple).
L'opération se fait au mieux dans l'ap- pareil que représente la figure 1. Le gaz circule dans les tubes à permanganate A1, A2: la longueur de ces tubes et le volume de permanganate doivent être choisis de sorte que les impuretés nuisibles soient complètement détruites, mais qu'il reste en- core des hydrocarbures non saturés dont l'efficaci- té est grande dans la carburation. Le gaz passe ensuite sur un desséchant, tel que du chlorure de calcium (situé on B); il est alors asmis dans le four.
Pour éviter une carburation plus prononcée des électrodes qui se trouvent du côté d'admission du gaz, colui-ci est amené par les deux extrémités d'untube T percé de petite trous, situé entièrement dans le tube L qui forme le four et qui porte la
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nacelle N dans laquelle sont los électrodes à car- burer. Le gaz repart par les tubes S1 S2.
Lorsque la carburation est torminée et que le four est refroidi, le carbone qu'il peuty avoir en trop sur les électrodes est enlevé par des brosses, cette opération pouvant être réduite à presque rien , si la carburation a été bien menée.
Il est inutile de faire passer le gaz lorsque le four n'a pas atteint la température de carburation. Il est,d'autre part, connu que, dans la préparation des électrodes des tubes à décharge; il est favorable que le métal soit recuit dans l'hy- drogène . Conformément à l'invention l'opération pourra se faire dans le même four que la carbura- tion et avant elle : pendant le temps que le four met à, atteindre 9509- C . , c'est de l'hydrogène qui est admis dans le four, ce qui économise le gaz et le permanganate. Le recuit étant terminé,le gaz est admis, la carburation effectuée et on laisse refroi- dir le four.
Les électrodes sont ainsi carburées sans aucun contact possible avec les doigts, entre le recuit et la carburation, sans contamination ou chutes de poussières, etc...qui peuvent empêcher une carburation régulière .
La méthode de carburation ainsi décrite ne se limite évidemment pas à la carburation des électrodes massives, mais elle peut être appliquée également aux fils, aux bandes, etc... avec des dis- positifs de carburation continue faciles à imaginer.
Si les plaques noircies ne peuvent être utilisées, pour une raison ou pour une autre, on peut utiliser des plaques entièrement mates, et cela d'une façon régulière et presque dans les plus pe-
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tits replis des plaques mises en forme, en emplo;,rant la méthode de sablage chimique ci-après, qui forme la deuxième partie de l'invention.
Les plaques sont d'abord carburées par un procédé quelconque ou par le procédé précédent, puis elles sont traitées par l'hydrogène à 800 ou 900 C . ; on peut également faire varier largement la température de l'opération sans sortir du domai- ne de l'invention. Los plaques peuvent être carbu- rées au préalable par un procédé quelconque, mais le sablage est réalisé au mieux par la carburation décrite dans la première partie de ce brevet, et dans le même appareil .
S'il n'y a pas trop de car- bone, c'est-à-dire si la durée de la carburation a été judicieusement réglée, le brossage est inutile: il suffit de remplacer le gaz par un courant d'hy- drogène,pour que le nickel soit de nouveau libéré et la sur&ce du métal est complètement mate. L'opé- ration entière se compose donc d'un recuit des élec- trodes dans l'hydrogène, d'une carburation -par exemple par le procédé décrit dans la première par- tie du brevet - et d'un nouveau recuit dans l'hy- drogène
Enfin, il se peut que, dans le procédé de carburation décrit ou danstout autre, le bros- sage ou le nettoyage prescrits pour enlever le sur- plus de carbone, rendent la surface de l'électrode brillante.
Si cela est gênant, il suffit de porter les électrodes dans l'hydrogène à 800 C. pendant quelques minutes pour que la plaque devienne mate tout en restant noire .Il ne faut pas trop prolonger l'opération, puisque l'électrode deviendrait grise
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devenant ainsi "sablée chimiquement" comme il est indiqué à la deuxième partie du présent brevet.
Les deux derniers procédés peuvent égalo- mont s'appliquer à toute forme d'électrodes.