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PERFECTIONNEMENTS AUX COMPOSITIONS DURES à BASE DE CARBURES MHTALLIQUES CEMENTA
L'invention ci-après décrite appartient au domaine des carbures métalliques durs et abrasifs, cémentés au moyen de métaux pulvérulents, le dur- cissement et la cohésion de l'ensemble étant obtenus par frittage à température élevée.
On connaît déjà de telles compositions dures, elles utilisent principalement les carbures de ceux des métaux réfractaires classés par mendeleef dans le sixième groupe périodique,, le plus souvent le monocarburs de tungstène cw. En général, ces carbures sont cémentés par un métal de la famille du fer, le cobalt de préférence! enfin, le taux de ce métal est déterminé suivant le
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degré de dureté qu'on veut atteindre, degré qui croit avec la teneur an carbure du conglomérant obtenu* Il a été constaté que de telles compositions sont d'au- tant plus dures et qu'elles possèdent une cohésion d'autant plus élevée, que la température de frittage est plus haute,
tout en restant au-dessous du point de fusion du métal utilisé comme cernant* Mais cette dureté excessive rend l'usina- ge final de telles pièces onéreux et difficile; en particulier, il requiert des meules rectificatrices établies spécialement* Lorsqu'un outil à base d'une telle composition s'est trouvé émoussé par le travail, la remise en état de la por- tion tranchante est une opération difficike, à moins de posséder l'outillage ad hoc.
Pour effectuer lausinage, on a donc imaginé de fritter la matière à température relativement basse, ce qui laisse une certaine marge antre la du- reté atteinte et la dureté maxima possible, puis on fait l'usinage, par exemple. un simple dégrossissage, enfin on fritte à la plus haute température possible @ l'on termine l'usinage sur des meules spéciales, Le cycle est ainsi long et coûteux*
Suivant l'invention, on évits ces inconvénients, en réalisant une matière un peu moins dure .facile à usiner sur des meules de types courante et sans qu'il soit nécessaire d'effectuer deux frittages successifs* On y par- vient en Choisissant comme carbures durs ceux des métaux de la cinquième famil- le de la classification de Mendéléeff, et,
de préférence, la monocarbure de tantale* Comme on le verra par les exemples non limitatifs donnés plus loin, on peut substituer, partiellement ou totalement à ce carbure,ceux de la même fa' mille, notamment le carbure de niobium C.Nb. On peut également accroître la du- reté des produits obtenus, en associant à ces carbures, des quantités calculées de carbures de la sixième famille de Mendéléaff, par exemple les carbures de tungstène CW, CW, ou de molybdène*
Les métaux utilisables comme liants vis à vis de ces carbures ou de leurs mélanges seront choisis de préférence dans la famille du fer:
fer, nickel ou cobalt, soit seuls, soit associés entre eux, ou avec d'autres métaux analogues, comme, par exemple, ceux de la famille du molybdène (de préférence molybdène ou tungstène) ou encore l'aluminium- L'emploi de ces divers céments sera précisé à l'occasion des exemples donnée ci-dessous,
Le carbure de tantale est obtenu en mélangeant environ 12 gr. de
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carbone, par exanple de noir de fumée;
, avec 18195 8 gr de tantale finement di- visé, puis broyant le mélange, dans un moulin à boulets par exemple, pendant 5 heures environ, Le mélange intime est alors porté à 1550- 1600 C. pendant @ huit heures environ, dans une atmosphère inerte (hydrogène ou autre) à l'inté-
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rieur d'un tube de graphite étanchoo Le carbure de niobium est obtenu par un procédé Identique , les proportions des constituants étant 186 gr.
de métal pour environ 23,6 gr- de carbone, La séparation du tantale et du niobium, déli- cate et onéreuse,'peut être évitée en utilisant des mélanges de leurs carbures- Dans ce cas, on pourra carburer, si on le désire, le mélange des deux métaux pulvérulents, connaissant leurs taux par analyse préalable, sans avoir besoin de les séparer et suivant le même processus général.
Pour bien faire comprendre l'invention, il est indiqué ci-des- sous quelques exemples d'applications qui ne sont pas limitatifs*
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IDClf1/1.fPLE .... Le carbure de tantale pur, C Ta, de couleur bien doré, est broyé jusqu'à passer totalement au tamis NI' anglais 25Cm Il est mé- langé avec un taux convenable de nickel réduit par l'hydrogène, en poids 13% du mélange dans le cas présent, et le tout est comprimé, hydrauliquement, par exemple, pour lui donner la forme, les dimensions et la cohésion convenables* En général, les pièces ainsi préparées sont de petites dimensions, et seront rapportées par soudage sur des outils, Le durcissement de ces pièces est obte-
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nu par frittage en atmosphère inerte vers 13000 Ce, température à maintenir un heure et demie de préférence! on la réalisera, par exemple,
dans un four à hydrogène chauffé électriquement Le soudage de la pièce sur l'outil pourra être effectué par brasure au cuivre, an utilisant le borax comme flux décapant, ou par tout autre méthode équivalente- Le produit fabriqué possède une dureté
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Recueil d'environ 80 unités (éohelle A) et une résistance à la traction d'on- viron 114 Kgs par cm2, déterminée sur barrettes brutes de cuisson*
L'usinage et l'affûtage de telles pièces peuvent être effectuée
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sur toutes meules usuelles, des mêmes d'émeri ordinaires par exemple;
on ob- tient des tranchants exoallenh, qui se conservant longtemps malgré travail due Un outil réalisé suivant l'invention. essayé sur un acier à 3,µfi de ni- ckel (dureté Brinell 819), qui a servi de type pour tous les exemples donnes l- ci, a fonctionné 10 minutes sur uns coupe de 598 x 0,6 n, avec une vitesse de coupe de 22 mètres par minute sans présenter de traces d'usure- à9rés ré-
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affûtage, le marne outil a fait un essai semblable, mais avec une largeur de
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coupe de 6 nsn*4t après dix minutes, 1 n'y avait encore aucun indice d'usure.
L'expérience a montré que le taux de nickel, utilisé comme cément peut rester compris antre 3 et 20% de poids total du mélange* On peut substi- tuer au nickel, soit le fer, soit le cobalt, Le nickel donne les meilleurs ré- sultats, puis vient le fer, et enfin le cobalt* Ces deux premiers métaux, pris ou associés au molybdène ou au tungstène (voirexemple 11, III , IV), donnent des produits qui fie s'écaillant pas pendant l'usinage ou en cours d'utilisation
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le cobalt ne possède pas cet avantage au marne degré, notcmmmt dans la coupe sir de l'acier laminé à froid, et marna parfois à l'affûtage, mais il la possède quand on l'allie au tungstène (ex.
V)-
EXEMPLE II.- Au lieu d'utiliser un métal pur du groupe du fer, on peut prendre oomme liant un alliage de nickel et de tungstène* L'alliage
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autactique à 45 No et z W environ fond à l46'C* On fritte à température lé- gèrement plus élevée, ainsi la liaison est excellente, et permet d'élever la dureté Roc3well (échelle A) à 83,8 et le module de rupture à 120.121 Kgr par ni2 pour un produit à 87$ de carbure de tangale- L'alliage nickel-tungstène se produit pendant le 8rittagepla mélange intime de ces deux métaux avec le carbu- -re de tantale est effectué au broyeurà boulets, exactement comme dans 19 egem- ple 1. Un alli age de 60 de nickel et 34fi de tungstène, fusible à 1495' C, a été aussi essayé avec succès. m1?LE III...
Dans le cas où l'alliage de liaison associe un mé- tal du groupe du fer et un métal du groupe du tungstène, on a obtenu également d'excellents résultats* Ainsi, les alliages, fer, molybdène, à 47% de fer et
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5 de molybdène, fusible vers 1530 OS ou à 63fi de fer et 37% de molybdène (eu- tactique) fusible vers 1440 C, peuvent âtre recommandée , surtout ce dernier*
La préparation se fera suivant le même procédé général que dans l'exemple 1; le carbure de tantale, broyé au n de tamis 250, est mélangé avec 13 % (ou toute autre proportion désirée) d'un mélange de fer et molybdène, par
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exemple celui qui correspond à l'alliage 8utectique.
Le frittage dure 1IÏ.1/2 environ à 1400 Ci les pastilles de composition sont brasées au cuivre sur les manches d'outils exactement comme dans l'exemple le Pour la composition de 87fi carbure de tantale et de 13% d'eutectique fer, molybdène, la dureté Rockwall atteint 87,8 (échelle A) et le module de rupture s'abaisse à 61 3S'gr par mm2 L'usinage peut être fait sur une meule d'émeri ordinaire; le tranchant des ou-
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%ils prttste même après des opérations difficiles.
L'essai de cette composition particulière sur l'acier au nickel mentionné plus haut, à la vitesse de coupe de 21 mètres par minute, poursuivi dix minutes sur une saignée de 9,5 x 1,4 mm, n'a manifesté aucune trace d'usu- re. Après réaffûtage, un second essai de huit minutes à 27 mètres par minute, suivi aussitôt d'un troisième de onze minutes à 3o mètres par minute (même coupe 0,5 x 1,4 mm) n'a donné qu'une usure très faible, le tranchant de l'ou- til avait subsisté.
Une propriété intéressante du carbure de tantale cémenté réside dans la beauté du fini qu'acquièrent les surfaces qu'il a travaillées- Il sem- ble qu'au lieu d'arracher partiellement la matière, le carbure de tantale se borne à la couper; la surface du métal misa à nu est exceptionnellement lisse et brillante, comme si elle avait été finie à la meule. Cette propriété per- siste aux grandes vitesses de coupe* Sur de l'acier, par exemple, la surface était parfaite après une coupe de 3,2 x 0,4 mm effectuée à 91 mètre par minute On n'observe pas, comme avec les outils en acier rapide, la tendance du métal à s'arracher juste à l'arrière de l'arête coupante de l'outil''
D'après les essais effectués,
il apparaît que le frittage du car- bure de tantale au moyen de l'eutectique fer, molybdène donne les meilleurs résultats de toute la série des liants constituée par un alliage d'un métal du groupe du fer avec un métal du groupe du tungstène.
EXEMPLE IV.- Plus généralement, un liant constitué par trois mé- taux ou davantage, choisis parmi ceux du groupe du fer (un métal seulement) allié à ceux du groupe du tungstène (deux métaux différents au moins) confère au carbure de tantale cémenté des propriétés particulièrement intéressantes comme outils de coupe.
Dans ce cas, de même que pour tous les précédents, on utilisera des mélanges allant, par exemple, de 97 à 75% en poids du carbure de tantale, avec 3 à 25% en poids du métal, ou de l'alliage formant le liant-
EXENPLE V .- Les produits résultant des exemples précédents per- mettent de couper non seulement des métaux commeles aciers, mais aussi la fonte, le caoutchouc durci, l'ébonite, les résines synthétiques durcies, char- gées ou non, les isolants au mica, agglomérés soit par de telles résines, soit par du borate de plomb, etc-- Mais l'expérience montre que leur fragilité, insuffisante pour provoquer la rupture de l'arête coupante, amène fréquemment la production d'éclats, ou l'écaillage de l'arête libre fusante,
adjacente au
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tranchant* Dans la coupe de l'acier, par exemple, les copeaux @ enroulent d'ordinaire en venant atteindre l'arête fuyante externe de la pièce coupante, et leur choc amène la chute de petits éclats sur cette arête*
On évite cette difficulté en constituant le liant par un alliage de cobalt et de tungstène, par exemple dans les proportions de 70 parties en poids du premier pour 30 parties du second* Cet accroissement de cohésion n'en- lève pas au carbure de tantale cémenté sa propriété d'être affûtable, sans double frittage, sur des meules ordinaires* Cela ne signifie pas qu'il n'y au- ra jamais de rupture, quelles que soient les conditions d'emploi,
mais il ne s'en produit aucune lorsqu'on travaille dans des conditions voisines de celles précisées plus loin.
L'amploi à grande vitesse de tels outils de coupe, constitués par un petit bloc ou pastille de carbure cémenté, brasé sur un porte outil en acier, dégage beaucoup de chalaur-bPour un outil dont la pastille a les dimen- -sions 11,1 x 8 x 36,5 mm et constitué par du carbure de tantale cémenté par un alliage cobalt, tungstène, le manche brunit, par oxydation thermique, sur environ 10 mm plus loin que la pastille;
avec l'alliage fer, molybdène, la co- loration n'atteint qu'à peu près le tiers de ce chiffra! cela montre que la conductibilité thermique de la pastille au tungstène, cobalt est plus grande qu'avec le liant fer, molybdène, ou bien qu'il y a accroissement de coefficiect de frottement dans le cas du tungstène cobalt-
En prenant comme exemple particulier celui de l'alliage 70% cobalt et 30% tungstène, ajouté à raison de 13 parties en poids à 87 parties de car- bure de tantale, (les chiffres extrêmes pouvant être de 3 à 25 parties de li- ant pour 97 à 75 de carbure), la fabrication de fera comme dans l'exemple 1, sauf les variante)! spécifiées ici.
On comprendra que ces variantes subsistent, quelle que soit la composition de l'alliage de liaison, entre 90 et 10% de cobalt pour 10 à 90 de tungstène, le total des deux pourcentages choisis restant égal à 100.
Le carbure de tantale, le cobalt et le tungstène en poudres fi- nes sont broyés séparément dans un moulin à boulets, dusqu'à pouvoir tous traverser le tamis n anglais 325 (durée moyenne de broyage 3-4 heures)- Ces poudres associées dans les proportions choisies (87 parties C Ta pour 9,1 par- tie Co et 3,9 parties W) sont broyés ensemble au moulin à boulets pendant en- viron 4 heures! le produit doit traverser le tamis N 325 . .......
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La composition et le frittage seront exécutés suivant l'exemple I, mais la température de frittage variera entre 1300 et 1600" C suivant la composition du liant* La fixation sur l'outil est faite par brasure au cuivre, avec déca- page au borax, ou mieux par un mélange de fluorures, chlorures et carbonates de sodium, potassium, lithium et calcium*'
Avec la composition particulière spécifiée, la dureté Rockwell (échelle A) atteint 85 environ. le module de rupture (traction) est voisin de
120 Kgs par mm2.
Un outil ainsi fabriqué,, utilisé sur l'acier au nickel pris comme tyne (dureté Brinell 219) a permis de travailler dix minutes à la vites- se de 22,50m par minute, en enlevant un copeau de 9,5 x 1,3 mm. et d'obtenir une surface usinée très belle, sans arrachement, tandis qu'il n'en résulte aucune trace d'usure ou de fissure sur l'outil.
Dans un autre essai, la pastille rapportée sur l'outil mesurait 6,35 mm d'épaisseur, 8 mm de largeur et 19 mm de longueur, la composition res- tant la même que ci-dessus, tandis que la pièce usinée était une barre cylin- drique en acier (spécification américaine S A E -1035) de 76 mm da diamètre et 1 m07 de longueur* La profondeur de coupe a été maintenue à omm,51 pendant tous les essais, chaque coupe à porté sur une longueur de 381 mm.
Avec une largeur de copeau de 6,35 mm, la coupe a été faite à la vitesse de 51 m. par minute* Puis la vitesse a été augmentée à 76 m par minuta; ensuite la largeur du copeau a été ramenée à 4,8 mm, tandis que la vitesse passait à 104 m. par minute* Une nouvelle coupe de 381 mm ayant été faite, la vitesse est passée à 137 m. par minute, en maintenant la marne section (0,51 x 4,8 mm) et travail- lant sur la même largeur de 381 mm.
Après tous les essais, le tranchant de l'outil restait intact*
EXEMPLE VI.- ii a été signalé, à propos de l'exemple I, que le carbure de tantale, cémenté au cobalt pur, ne possède pas une cohésion par- faitement satisfaisante* L'amélioration de tels produits est manifeste quand on ajoute au cobalt une certaine quantité d'un autre métal, susceptible de s'y allier, tel que l'alumini um; A titre d'exemple, la réalisation sera décrite dans le cas d'une composition de 87% en poids de carbure de tantale (broyé de manière à traverser le tamis No 250) et de 13% d'un mélange de 9 parties de cobalt ptur une partie d'aluminium; l'alliage correspondant est un eutectique fusible vers 1375 . C.
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La préparation : broyage, mélange, compression est effectuée comme pour l'exemple II précédant*Le frittage dure 1 heure 1/2 vers 1300 C. an atmosphère inerte* La brasage d'une pastille suivant cette composition sur une pièce d'acier, de manière à constituer un outil, sera conduit comme pour l'exemple L Le produit, brut de cuisson}!, possède une dureté Rockwell de 81 unités (échelle A), et un module de rupture égal à 84 Kgr par mm2; on peut l'usiner ou l'affûter sur une meule d'émeri ordinaire, et il garde longtemps son tranchant même dans des conditions de coupe assez difficiles.
EXEMPLE VII. L'agglomération du carbure de niobium par est réa- lisable suivant les marnes principes, le liant métallique possédant un pint de fusion plus bas que le carbure, de marne que dans tous les cas précédents* Le procédé général de préparation est le même que ci-dessus* Après que la carbure de itiobium a été broyé de manière à passer au tamis n. anglais 325, on le passe au broyeur à boulets avec les poudres métalliques utilisées com- me liant, jusqu'à ce que le tout puisse traverser le tamis 325 La compres- sion est faite à 4,5 - 5 tonnes par cm2, et les pièces obtenues sont frittées pendant 1 h*1/2, en atmosphère inerte (hydrogène p. ex.) entre 1300 et 1600 6.
suivant la composition du liant*
Le liant sera par exemple du fer, du nickel , du cobalt, ou tout alliage de ces métaux antre eux, deux à deux ou tous réunis; ou encore des alliages d'un de ces métaux avec un ou plusieurs métaux du 6ème groupe de Mendeleef (molybdène, tungstène, etc-,,);
de tels alliages pourront, au surplus être choisis entre des limites étendues de compositions- Ainsi tous les %alliages de fer, molybdène comprenant de 10 à 90% d'un de ces métaux et le complément à 100 du second) les alliages de nickel ou de cobalt avec molybdène ou tungstène, etc** pouvant convenir* De façon générale, il suffit d'un taux de liant inférieur à 13% an poids, bien qu'il soit possible de ré- aliser toutes compositions entre 3 et 25% de liant, et même davantage*
Toutes ces substances, moins dures que le carbure de tantale cé- mentê, ne sont pas avantageuses pour la coupe de l'acier, bien que pouvant l'exécuter* Au contraire, elles convicnnent, bien aux matières agglomérées abrasives, telles que la caoutchouc durci, l'ébonite, le mica aggloméré par le borate de plomb ou les résines synthétiques;
les produits moulés snthéti- ques, etc...
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EXEMPLE VIII.- La séparation totale du tantale et du niobiam , qui se rencontrant toujours associés dans la nature, est une opération lon- gue et onéreuse! elle grève le prix de revient des substances frittées pré- parées suivant les exemple I à VI précédents. Inexpérience a révélé toute fois, que cette purification du carbure de tantale n'est pas indispensable, et qu'un se conformant aux données ci-dessous, on peut préparer un produit fritté de bonne qualité, tout en associant les carbures de tantale CTa et de niobium C.Nb.
Le mélange comportera les deux car'bures, associés comme il est stipulé plus loin, et un liant métallique, analogue ou identique à ceux déjà décrits ci-dessus, le liant pouvant constituer de 3 à 25 du poids total* A titre d'exemple, le procédé de fabrication sera décrit dans le cas d'un mélange à 13% de liant*
Les deux carbures, associés an proportions connues, sont passés plusieurs heures dans un moulin à boulets, jusqu'à ce que le mélange passe au tamis No 325. On ajoute le liant, par exemple du fer ou du molybdène en poudres de finesses convenables, et le tout est broyé dans un moulin à bou- lets jusqu'à pouvoir traverser le tamis n 325.
La matière est alors compri- mée à 4-7 tonnes par cm2, au moyan d'mme presse hydraulique par exemple* Par frittage exécuté en atmophère inerte pendant 1 h.1/2, vers 1400 - 1600 0, on obtient une composition dure fragile, utilisable dans le travail mécanique des métaux* On peut an faciliter l'usinage, en frittant une premiere fois pen- dant une demi-heure à 800-1100 C ce qui abaisse la dureté et permet l'usi- nage.
celui-ci étant exécuté, on frittera de nouveau à 1400-1600 C, pour acquérir la dureté difinitiveo Pour l'emploi pratique, les pièces préparées sont brasées au cuivre sur des supports d'acier, le' flux départant étant à base de borax*
Lorsque les carbures constituent 87% du total, on peut les as- socier depuis les taux de 5 de carbure de niobium et 82 de carbure de tantale, jusqu'à 47 de ce dernier pour 40 de carbure de niobium,, le total des deux carbures restant égal à 87 pour teutes les compositions- Dans le cas des conglomérants I et II constitués par :
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<tb> I <SEP> II
<tb> car'bure <SEP> de <SEP> tantale <SEP> 82 <SEP> 47
<tb>
<tb> " <SEP> de <SEP> niobium <SEP> 5 <SEP> 40
<tb>
<tb> liants <SEP> (63% <SEP> Fe <SEP> et <SEP> 37 <SEP> % <SEP> Mo <SEP> 13 <SEP> 13
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le modula de rupture par traction est de 50 kgr. par mm2 et la dureté Rock- well (échelle A) 88,2 environ pour la composition I; et la composition II donne les chiffres de 36 Kgr. par mm2, et de 87,8 pour la dureté* La densité du carbure de niobium, étant beaucoup plus faible, à poids égal, la composi- %ion II occupe un volume plus que double de celui que possède la composition I.
Le liant fer-molybdène, indiqué à titre d'exemple,peut être rem- placé par n'importe lequel des liants signalés plus haut- L'alliage fer- molydbède 63/37 parait donner les meilleurs résultats; les suivants ont été aussi réalisés avec succès t tungstène 30% et cobalt 70%
40% et nickel (ou fet) 60 % molybdène 40% et nickel 60%
50. et cobalt 50%
Une pastille d'outil de 11,1 x $ x 36,5 mm , composée de 10% CHb, 77% CTa et 13% de l'alliage 63% Fe et 37% Mo, et brasée sur un porte- outil de 19 x 30 mm* de section droite, a été essayée sur l'acier témoin, à 3,5 % Ni (dureté Brinell 219), pendant 29 minutes, à la vitesse de 54 mètres par minute, de manière à obtenir une coupe de 8 x 0,63 mm.
La coupe était d'une netteté remarquable- L'outil a été réaffuté, et la vitesse de coupe accrue à 60 mètres par minute, toutes autres conditions s emblables, après 11 minutes à ce régime, l'outil avait conservé son tranchant et n'avait subi aucunsrupture* Dans ce dernier cas, le moteur n'avait pas calé, contrairement à ce qu'on obser- ve souvent avec d'autres outils dès qu'on veut accroître les vitesse de coupe; cela est attribuable à 1'exceptionnelle conservation du tranchant de l'outil, et au faible coefficient de frottement sur l'acier travaillé.
EXEMPLE IX- Il est également possible d'associer aux carbures des métaux du cinquième groupe dans la classification de Mendéléeff, des car- bures des métaux du sième groupe, puis de cémenter l'ensemble par un liant métallique frittable à haute température* L'application sera décrite dans le cas particulier, non limitatif, d'un mélange à poids égaux des carbures de tantale et de tungstène (CTa et CW) cémenté par le cobalt, de manière à constituer une substance à 87% de carbures et 13 d'agglomérant*
Les deux carbures sont broyés ensemble, de manière à obtenir une poudre qui passe totalement au tamis N 250.
On mélangera 87 parties de ce mélange à 13 parties de cobalt en poudre, puis après compression, on frittera
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à 1400 C pendant 1 heure 1/2 , en atmosphère inerte, toutes ces opérations étant conduites comme dans l'exemple I La substance obtenue possède une du- reté Rockwell égale à 82 (échelle A) et un module de rupture de 134KGr par mm2, déterminé sur une barrette brute de cuisson
Sous forme de pastillée braséee aur un manche d'outil en acier, cette substance convient très bien à l'emploi dans la coupe des métaux! la brasure sera faite, de préférence, au cuivre avec le borax comme fondant*
L'affûtage est possible et rapide sur des meules d'émeri ordinaire! le tran- chant des outils reste longtemps intact,
même après emploi à des coupes diffi- ciles.
On peut également substituer au cobalt l'un quelconque des liants métalliques énumérés plus haut, et au carbure de tantale pur, un des mélanges de carbures de tantale et de niobiug mentionnés dans l'exemple VIII, ou marne le carbure de niobium pur.
On peut également remplacer le carbure de tungstène CW par un autre tel que CW2, CM 2, mais c'est le monocarbure de tungstène qui est le plus avantageux dans 19 emploi comme outil de coupe, en association avec les carbures des métaux réfractaires de la cinquième famille de Mendéléeff*
L'expérience a montré aussi qu'on peut lier le carbure de tantale seul ou associé au carbure de niobium, au moyen d'un mélange de cobalt et de carbure de tungstène, par exemple dans les proportions de 75% en poids de co- balt pour 25% de carbure de tungstène- Ainsi, dans le cas du mélange de 87% de carbure de tantale avec 13% d'un mélange de cobalt (75%) et de carbure de tungstène (25%) correspondant à la oomposition :
Carbure de tantale 87% en poids
Carbure de tungstène 3,25 en poids
Cobalt 9,75% en poids il a été fabriqué un outil comportant une pastille frittée de 11,1 x 8 x 11,1 mm, qu'on a essayée apurés affûtage;, sur l'acier témoin à 3,5% de nickel (du- reté Brinell 219) A la vitesse de 55 mètres par minute, pour une coupe de 8 x 0,64 mm, poursuivie pendant 25 minutes, le tranchant était resté visible- ment intact, sauf une très faible usure bien régulière, tandis que la coupe était lisse et brillante.
Un tel produit a unedureté Rockwell (échelle A) de 83,7 et un module de rupture égal à 133 Kgr+ par mm2, il est ainsi un peu moins dur que le carbure de tantale cémenté par 13% du mélange :cobalt-tmmgs- tène dans les proportions 70 :30, comme décrit à l'exemple V: par contre,
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