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Chaussures à semelles élastiques ventilées ou non.
L'invention est relative aux chaussures à semelles élastiques, et elle concerne plus spécialement une semelle ayant la caractéristique d'être élastique et, si on le désire, ventilée. Ces deux propriétés sont obtenues par l'emploi du caoutchouc mousse ou toute autre matière spongieuse analogue, en utilisant cette matière pour obtenir une semelle élastique ou aisément flexible et, mieux encore, un appui souple pour le pied, tout en permettant de réaliser, si on le désire, l'aération de la base de la chaussure.
L'invention consisteprincipalement., à utiliser
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en combinaison avec la semelle de la chaussure, une couche de matière très souple, telle que le caoutchouc mousse ou autre matière spongieuse analogue, placée à l'intérieur de la semelle ou sur celle-ci, cette couche donnant à la semelle les qualités d'élasticité voulue.
En même temps on fait in- tervenir la caractéristique, propre à une telle matière, de comporter une multiplicité de cavités ou encoches séparées par des parois en caoutchouc ou matière analogue de faible épaisseur, ce qui permet, si on le désire, d'obtenir un effet d'aération dans la semelle proprement dite, dans le talon de la chaussure ou à l'intérieur de celle-ci, ces cavités étant combinées avec une série de passages, d'orifices verti- caux ou de petits conduits horizontaux, aboutissant, d'une part,à l'intérieur de la chaussure, dans la semelle, dans le talon et dans la couche de remplissage ou appui élastique, et, d'autre part., à l'extérieur.
Les conduits qui sont prévus dans la matière élasti- que, caoutchouc mousse ou autre substance spongieuse analogue logée dans la semelle, sont, autant que possible, reliés entre eux pour permettre une circulation d'air aussi aisée que possible. En outre on prévoit,des orifices qui débouchent à l'intérieur de la chaussure et communiquent avec un ou plusieurs de ces conduits, et d'autres orifices qui débouchent à l'extérieur dans les parois du talon et le bord périphéri- que de la semelle.
Le caoutchouc mousse est recouvert d'une couche mince-formant semelle- d'une matière souple telle que de la peau souple, de la toile ou une autre matière analogue.
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L'invention sera mieux comprise à l'aide du complé- ment de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels montrent plusieurs exemples dans lesquels la semelle est rendue élastique au moyen de caoutchouc mousse ou ma- tière analogue tout en étant ventilée, c'est-à-dire que l'in- térieur de la semelle communique avec l'extérieur.
La Fig. 1 montre, en coupe verticale, la semelle avec talon d'une chaussure établie selon un premier mode de réalisation de l'invention.
La Fig. 2 montre, en perspective, la semelle d'une telle chaussure, une partie de la semelle intérieure étant soulevée.
La Fig. 3 montre, en coupe transversale, une chaussure établie selon les Figs. 1 et 2.
La Fig. 4 montre, en plan, une partie de la garni- ture élastique de cette chaussure.
La Fig. 5 montre, en coupe verticale, une semelle d'une chaussure établie selon un deuxième mode de réalisation de l'invention.
La Fig. 6 montre, en perspective, la semelle d'une telle chaussure, une partie de la semelle intérieure étant soulevée.
La Fig. 7 montre, en coupe transversale, la chaus- sure établie selon les Figs. 5 et 6.
La Fig. 8 montre, en plan, la semelle de la chaus- sure selon les Figs. 6 et 7, la semmlle intérieure étant enlevée.
Les Figs. 9 et 10 montrent, respectivement en coupe
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transversale et en coupe longitudinale suivant A-B Fig. 9, la semelle avec talon d'une chaussure, établie selon un troisième mode de réalisation de l'invention, dans laquelle le logement où est placé le caoutchouc mousse ou autre matière analogue est limité latéralement par un bord replié et cousu, constitué par une ou plusieurs couches de cuir intervenant dans la constitution de la semelle, alors que le caoutchouc ou matière analogue est recouvert à l'intérieur de la chaus- sure par une couche de peau douce ou souple formant semelle intérieure, cette couche étant maintenue à sa périphérie, par une couture, à un bord extérieur formant la trépointe et simulant une double semelle au moyen d'un bord rapporté formant fausse semelle.
La Fig. 11 enfin, montre un autre moyen de combiner la couche de caoutchouc mousse et la semelle intérieure avec un bord rapporté formant fausse semelle.
Selon le premier mode de réalisation, montré sur les figures 1 à 4, la semelle proprement dite a comporte un rebord s'étendant sur toute sa périphérie comme c'est net- tement visible sur les Figs. 2 et 3.
Dans le logement limité par ce rebord on introduit une couche b en matière élastique,telle que du caoutchouc mousse (caoutchouc éponge) ou matière analogue dans laquelle on peut ménager, préalablement, des conduits c qui se croi- sent. Cette couche de caoutchouc mousse b peut ne pas adhérer parfaitement au rebord limitant la semelle a, en laissant entre sa périphérie et ce rebord un intervalle d.
Dans le rebord de la semelle a sont ménagés des orifices e qui le traversent de part en part et qui communi-
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quent avec l'intervalle d s'étendant tout le long du rebord même. Dans cet intervalle débouchent les conduits c. ménagés dans la garniture élastique, dans le cas où de tels conduits sont prévus. De toute façon débouchent dans cet intervalle les cavités ou encoches existant dans le caoutchouc mousse même.
Sur la semelle ainsi formée est appliquée une cou- che de matière souple f, telle que de la peau, de la toile ou autre matière analogue, formant semelle intérieure, le cuir ordinaire, surtout s'il est sec, étant une matière trop dure ou trop rigide. Dans cette semelle intérieure sont mé- nagés des orifices, par lesquels l'air peut librement circu- ler en traversant la semelle par les conduits c. débouchant eux-mêmes à l'extérieur par lesorifices e. La semelle, ainsi obtenue, est cousue à l'empeigne. L'on obtient de cette ma- nière une aération parfaite à l'intérieur de la chaussure qui, d'autre part, présente une grande élasticité.
L'exemple montré sur les Figs. 5 à 8 diffère seu- lement du précédent par le fait que les conduits, ménagés dans la garniture élastique (caoutchouc mousse ou matière analogue) sont établis verticalement et non horizontalement.
En effet, c omme on le voit surtout sur la Fig. 7, les canaux c1 sont verticaux, c'est-à-dire qu'ils traversent le caoutchouc mousse de part en part. L'air pourra donc toujours pénétrer, par les cavités existant dans le caoutchouc, dans ces con- duits c2 car ils sont suffisamment nombreux pour que, dans aucune partie de la masse spongieuse, même si elle comporte des parois de caoutchouc formant une solution de continuité dans chaque zone, subsiste une quantité d'air stagnant. D'ail-
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leurs, si même une certaine zône restait isolée, il n'en résulterait aucun dommage important.
Le principe sur lequel est basée l'invention, et qui a déjà été exposé plus haut, consiste à établir,. au cours de la confection de la chaussure, une feuille ou cou- che de matière élastique pour donner un appui souple au pied (la garniture élastique pouvant, avantageusement, être constituée par du caoutchouc mousse ou matière analogue).
Cette garniture peut être constituée et mise ou maintenue en place, de façons très diverses.
En effet, pour l'application de l'invention, il est seulement nécessaire de prévoir sur la semelle de la chaussure ou article analogue un rebord latéral tel que, dans le logement qu'il délimite, on puisse introduire la garniture élastique en question.
Dans les exemples décrits ci-dessus, cette parti- cularité a été réalisée et on a indiqué deux moyens de cons- tituer un tel lo.gement.
L'exemple montré sur les Figs. 9' à 11 constitue une autre application de l'invention et indique une manière différente de constituer ce logement destiné à contenir la garniture élastique et de maintenir celle-ci à l'intérieur de la chaussure en même temps que la couche qui la recouvre et qui forme la semelle intérieure, celle-ci étant constituée d'une feuille .mince en peau, toile etc. Il indique également la façon dont le rebord en question est constitué et le mode de fixation, à la périphérie de la semelle, de la semelle intérieure souple qui doit recouvrir et pour ainsi dire
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maintenir l'ensemble de la garniture élastique. Ci-dessous sont données, en outre, quelques indications en ce qui con- cerne les moyens d'effectuer l'assemblage, par exemple par couture, le long du bord de la semelle.
Sur les Figs. 9 et 10 on utilise, pour fabriquer des chaussures avec appui élastique pour le pied, une semelle g et une doublure ou contre-semelle h. Les bords de cette dernière sont repliés, relevés ou recourbés sur eux-mêmes en i, sur toute la périphérie, de façon à former un rebord épais k. Dans le logement limité par ce rebord k, on place la garniture élastique souple 1 en caoutchouc mousse, et on recouvre celle-ci de la semelle intérieure en peau souple ou matière analogue m, comme pour les exemples précédents, de sorte que les bords de cette semelle viennent s'appliquer sur le rebord k. Tout ceci est, évidemment, fait avec le soin habituel.
Ensuite on met en place le rebord o, formant tré- pointe ou simulant une double semelle et on procède à la couture de ce rebord o, cette couture traversant la partie relevée i, le rebord k, le bord de la semelle intérieure m, celui de l'empeigne n et le rebord o constituant la trépointe.
Après cela et après que l'ensemble a été bien façonné par pressage, on y applique la semelle proprement dite g que l'on coud comme à l'ordinaire, à la trépointe o.
On utilise ainsi le bord latéral de la semelle pour constituer le logement de la garniture élastique. Ce logement est tel qu'il maintient la garniture élastique de façon qu'elle soit, autant que possible, surélevée par rapport à la semelle même, pour qu'elle puisse présenter des qualités maximum d'élasticité et de souplesse pour l'appui du pied.
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L'exemple de la fig. 11 montre une autre disposi- tion permettant de faire comporter, à des chaussures ou ar- ticles analogues, une garniture élastique en repliant sur une trépointe p, les bords g de l'empeigne r. Sur la face interne de cet ensemble est fixée la semelle intérieure sou- ple s. On constitue ainsi une empeigne avec bord renforcé.
Sur cet ensemble on fixe la bande t formant fausse semelle et dans le logement ainsi formé on introduit la garniture élastique u. Ensuite on met en place la semelle v et on coud ensemble le bord de la trépointe p, la fausse semelle et la semelle v.
Le pied, en pesant sur la semelle intérieure f (Figs. 1 à 8) ou m (Figs. 9 et 10) ou 1 (fig. 11), celle-ci étant, de toute façon, constituée en peau souple ou matière analogue sous laquelle est établie la garniture en caoutchouc mousse ou matière analogue, a donc toujours un appui souple et élastique.
Même dans le cas des dispositions selon les Figs.
9 à 11 la caractéristique de l'aération peut être conservée car on peut ménager dans la contre-semelle, la semelle et le talon des conduits horizontaux w et des orifices x (Fig. 10) par lesquels l'air peut pénétrer et circuler dans les cavi- tés ou encoches existant dans la masse spongieuse de caout- chouc ou matière analogue et s'écouler vers l'extérieur.
Les dispositifs décrits, au lieu de s'étendre sur toute la base de la chaussure, c'est-à-dire de la pointe au talon, peuvent n'intéresser qu'une partie de cette base. C'est ainsi qu'on peut appliquer une telle disposition seulement à @
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la semelle proprement dite correspondant à la plante du pied, ou à la partie arrière de cette base, c'est-à-dire le talon.
De même la semelle intérieure souple pourrait être limitée à une partie seulement de la semelle., notamment à celle correspondant à la plante du pied.
REVENDICATIONS
1.- Moyen d'obtenir l'élasticité et éventuellement une ventilation des semelles et talons des chaussures, carac- térisé par le fait que ces parties de la chaussure sont garnies intérieurement d'une masse de caoutchouc mousse ou autre matière spongieuse, recouverte d'une semelle intérieure d'une matière mince et souple destinée à servir d'appui sou- ple pour le pied.
2.- Moyen d'obtenir l'élasticité et une ventilation des semelles et talons des chaussures, caractérisé par le fait que ces parties de la chaussure sont composites, c'est- à-dire garnies d'une masse façonnée d'une manière appropriée, en caoutchouc mousse ou matière analogue, qui donne de l'élas- ticité à la semelle, c'est-à-dire un appui souple au pied, et qu'en même temps on utilise la propriété que possède une telle matière de comporter des cavités ou encoches réparties de toutes parts dans la masse, en combinant, le cas échéant, avec ces cavités, des conduits, passages ou analogues, pour assurer la circulation de l'air de l'intérieur de la chaussu- re vers l'extérieur et vice-versa.
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