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BREVET D'INVENTION, " Perfectionnements- apportés aux appareils propres, à débiter, en faible quantité, des produits pâteux ou semi-liquides, no- tamment aux objets de toilette de ce genre tels que blaireaux, brosses à dents, bottes à crèmes.,, etc....
L'invention est relative aux appareils propres à dé- biter, en faible quantité, des produits pâteux ou semi-liqui- des (graisses, cirages, vernis, erèmes de toilette, etc.); et elle concerne plus particulièrement (parce que c'est en leur cas que son application semble devoir offrir le plus d'inté- rêt), mais non exclusivement, parmi lesdits appareils, les ob- jets de toilette tels que blaireaux, brosses à dents, bottes à crèmes, etc.
Elle a pour but, surtout, de rendre les.dits appareils plus commodes que jusqu'à présent.
On a déjà. utilisé de tels appareils, des. blaireaux notamment, dans lesquels, par un mouvement relatif de certains organes (mouvement de vissage, de rotation, de translation, par exemple), on provoquait un débit approprié du produit pâteux
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ou aemi-liquide, contenu dans l'appareil-. Mais, jusqu'à pré- sent, il. fallait, introduire le produit dans l'appareil et cet- te opération s'aérait franchement incommode, d'autant plus que certains organes,(tige filetée, tige coulissante, tige de piston, ressorts, bottiers, etc..) se trouvaient situés dans la capacité où devait être emmagasiné le susdit produit.
D'autre part, ces produits pâteux ou semi-liquides sont généralement livrés- dans le commerce contenus dans des tubes, en matière souple, que l'on écrase graduellement pour parmettre le débit du produit. On a tout naturellement songé à utiliser de pareils tubes dans les appareils du genre en question et par déplacement de certains éléments on provoquait l'écrasement ou la compression desdits tubes. Hais en raison de la présence, dans ces mêmes appareils, des susdits organes (tige filetée, tige de piston, etc.) il fallait ménager, dans les tubes.des logements appropriés, pour ces mêmes organes. Ce- la compliquait beaucoup la fabrication des tubes et rendait le fonctionnement des appareils très défectueux.
La présente invention consiste, principalement, -- et en même temps qu'à faire comporter aux appareils du genre en question, une sorte de piston propre, en se vis- sant, à subir un déplacement longitudinal et à provoquer la sortie' du produit emmagasiné --, à agencer de mani.ère telle, leadits appareils que le susdit piston puisse être guidé et vissé périphériquement en comprimant ainsi, dans l'èspace libre cylindrique, situé de- vant lui, un tube déformable ouvert, contenant le susdit pro- duit.
Ell.e consiste, mise à part cette disposition princi- pale, en. certaines autres dispositions qui s'utilisent de pré- férence en même temps et dont il. sera plus explicitement parlé ci-après, notamment, en une seconde disposition- consistant -- et en même temps qu'à munir les appareils du genre en question d'une sorte de
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piston propre à se visser aur un organe fileté et à être guidé longitudinalement par un second organe, lorsque ce dernier est mis en mouvement de rotation par rapport au susdit -- à relier de manière telle, ces deux organes, à leur support, que lors- que le piston se trouve à fin de course, l'ensemble des deux organes.
puisse être, sans mouvement relatif de l'un de ces mê- mes organes par rapport à l'autre, placé vis-à-vis de l'appa- reil, dans la position qui correspond à un début de mouvement du piston; et en une troisième disposition consistant -- et parti- culièrement pour donner aux bases des tubes propres à contenir les produits pâteux une forme correspondant à celle de la face agissante des pistons devant comprimer lesdits tubes -- à serrer les bords de la base du tube contre un culot interne de forme correspondant à la susdite, cet organe étant en un métal à point de fusion plus élevé que celui du tube, et à solidariser de ce dernier le susdit organe par immersion de celui-ci dans un ';bain de métal à point de fusion au plus égal à celui du tube.
Elle vise plus particulièrement un certain mode d'ap- plication (celui où on l'applique aux objets de toilette tels que blaireaux, brosses à dents, bottes à crème, etc.), ainsi que certains modes de réalisation (ceux qui vont être indiqués ci-après), desdites dispositions ; et elle vise plus particu- lièrernent encore, et ce à titre de produits industriels nou- veaux, les appareils du genre en question comportant applica- tion de ces mêmes dispositions, les éléments et outils spé- ciaux propres à leur établissement, ainsi que les installa- tions, fixes ou mobiles, comprenant de semblables appareils.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin sont, bien en- tendu, donnés surtout à titre d'indication.
La fig. 1, de ce dessin, montre, en deux demi-coupes,
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l'une axiale, l'autre également axiale mais avec certains or- ganes non coupés et arrachés, un blaireau établi conformément à l'invention.
La fig. 2 montre, partiellement, en coupe axiale, une boite à crème établie, elle aussi, conformément à l'invention.
La fig. 3 montre, en élévation, certaines parties arrachées, un tube pour être utilisé dans les deux susdits objets.
Les fig. 4 et 5, enfin, montrent, schématiquement, en coupe axiale, des détails d'assemblage du fond dudit tube.
Selon l'invention-, et plus particulièrement selon celui de ses modes d'application., ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant d'établir un blaireau, on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
On établit, tout d'abord, une calotte 1 dans laquel- le on enserre, par tout moyen approprié, les poils 2 du blai- reau.
On fait comporter à ladite calotte, débouchant axia- lement dans les susdits poils, un ajutage 3 propre à débiter la-crème à barbeque l'on. va. disposer dans l'objet.
On réunit le susdit ajutage avec une capacité cylin- drique que l'on ménage dans la susdite calotte et, avantageu- sement, on prévoit, au débouché de l'ajutage 3 dans ladite ca- pacité, une partie filetée 4 dans laquelle est susceptible de venir se visser le débouché du. tube contenant la susdite crème.
On établit, d'autre part, un manche 5 percé axiale- ment d'une capacité cylindrique borgne de même diamètre que la susdite et on- dispose ledit manche contre la susdite calotte 1.
On prévoit des moyens, pour maintenir ces deux orga- nes l'un contre l'autre, pour leur permettre de tourner l'un par rapport à. l'autre.,, s-ans séparation possible, quand on agit dans un sens, et d'être, au contraire, dégagés l'un. de l'autre, quand on agit en sens inverse et qu'on exerce une traction @
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pour tendre à les séparer, moyens que l'on réalise, avanta- geusement, en les emmanchant à..
baïonnette libre, ce pourquoi, par exemple, on ménage, dans la capacité de la calotte 1, une rainure circulaire 6 que l'on réunit avec la base de ladite calotte par des rainures obliques 6a, toutes de même inclinaison, et on fait comporter, à la partie supérieure du manche
5, des ergots ou semblables 7, propres à être engagés dans les susdites rainures obliques 6a puis dans la rainure circulaire 6.
On solidarise de l'un des deux organes., manche ou calotte, une partie filetée et de l'autre de ces mêmes organes un élément propre à guider, parallèlement à l'axe de l'ensemble venant d'être établi, une sorte de piston se vissant dans la susdite partie filetée, mais on agence,de manière telle, le blaireau à établir, que le susdit piston puisse être guidé. et vissé périphérique- ment, en laissant ainsi, devant lui, un espace cylindrique li- bre de capacité variable.
A cet effet, par exemple, on a recours à celui des modes de réalisation illustré sur le dessin.et selon lequel on procède comme suit.
On solidarise intérieurement, par tout moyen approprié, du susdit manche 5, une sorte de douille filetée 8que l'on dispose dans le logement constitué par la juxtaposition des deux susdites capacités cylindriques et dans laquelle est pro- pre à. se visser un écrou creux 9 duquel on solidarise un pis- ton 10, destiné¯ à pousser le fond du tube contenant La. crème raser.
Pour guider cet écrou et provoquer son déplacement longitudinal quand on tourne le manche 5 par rapport à la ca- lotte 1, on ménage périphériquement, à même distance du centre, entre ledit écrou 9 et le piston 10, des passages en forme d'arcs de cylindre, dans lesquels on engage des lames minces
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11., elles-mêmes. en forme de portions cylindriques que l'on réunit, par exemple, à leur partie extrême 11a, de facon à constituer une sorte de douille lisse fendue régulièrement à sa partie latérale, suivant des. rainures 11 , et, enfin, de toute façon appropriée, on solidarise' les. susdites lames- de la susdite calotte 1.
On dispose, enfin-,, dans l'espace libre situé entre le piston et la partie filetée 4 de la calotte 1, un tube 12, de dimensions appropriées, au logement cylindrique prévu, en ayant soin, évidemment, d'enlever son- bouchon 12a et de visser son débouché 12b dans ladite partie filetée 4.
Avantageusement, pour permettre audit tube de se dé- former correctement sous la poussée du piston 10, on lui donne une déformation initiale, par exemple, comme indiqué fig. , une déformation en accordéon.,
Il convient également de donner au fond du tube, une forme correspondant à celle de la face agissante du piston 10, par exemple une forme plane.
En pratique, ces tubes sont établis en étain ou en plomb. Il semblerait naturel d'établir un fond de tube en même métal et de le souder aux parois du tube. Mais c'est là une opé- ration quasiment impossible, car si on immerge les parties à souder dans un bain- de même métal, les éléments fondent au fur et à mesure de leur immersion..
On obvie à. cet inconvénient, par exemple, par le palliatif suivant.
On établit le fond 13 (fig. 5) du tube 11 en forme de cuvette, on l'engage à la base du tube 11 et on recourbe les bords. extrêmes dudit tube sur les bords de la cuvette 13 en effectuant un serrage convenable; on remplit, enfin, la cu- vette 13 d'une matière appropriée 13a telle que du bois, du liège, du caoutchouc, du mastic ou autre substance plastique analogue.
En suite de quoi, on a établi, un. blaireau dont l'u-
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sage est le suivant.
Si on tourne, dans le sens. convenable, le manchon 4 par rapport à la calotte 1 que l'on maintient fixe, on entrai- ne la rotation de la douille filetée 8, tandis que l'on immo- bilise la douille fendue 10, solidaire de ladite calotte.
L'écrou 9 se visse donc sur la douille 8 et, guidé par les rainures 11 , se déplace parallèlement à l'axe du blaireau, entraînant le piston 10 dans le même mouvement, le- quel piston aomprime finalement, en prenant appui s.ur le fond du tube 12, ledit tube, ce qui provoque la sortie, par l'aju- tage 3, en quantité désirable, du produit 12c contenu dans ledit tube.
Quand la matière contenue dans le tube 12 est épui- sée, on dégage le manche 5 de la calotte 1 en tournant le manche 5 en sens inverse du précédent et en exerçant une trac- tion. On peut ainsi enlever le tube vide écrasé., ramener l'é- crou 9 au fond du manche 5 et introduire un nouveau tube 12.
Les avantages d'un tel blaireau sont manifestes: commodité, propreté, robustesse de l'objet, usage d'un tube de forme rationnelle, utilisant le maximum d'espace dis- ponible dans le blaireau, fonctionnement de l'objet très satis- fai sant.
On a représenté fig. 2, partiellement, une botte à crème établie, elle aussi conformément à l'invention et selon un mode de réalisation en tous points semblables à celui venant d'être décrit, à ceci près que l'on fait déboucher l'ajutage 3 dans une surface avantageusement incurvée 14, et que l'on rap- porte sur la calotte 1, un couvercle approprié 15.
,Et, ou bien on se contente de s'y prendre ainsi qu'il vient d'être dit, ou bien, et mieux, on a recours à des dispo- sitions supplémentaires,telles que les suivantes, et qui peu- vent, le cas échéant, être utilisées isolément.
Selon l'une de ces dispositions, ayant, par exemple, établi un blaireau ainsi qu'il vient
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d'être exposé, on relie de manière telle, à, leur support, .la douille filetée et la douille fendue qu'on lui a fait comporter, que lorsque le piston se trouve à fin de course, l'ensemble de ces deux organes puisse être, sans mouvement relatif de l'un par rapport à l'autre, placé vis-à-vis du blaireau, dans la position qui correspond à un début de mouvement du piston.
A cet'effet, par exemple, on solidarise angulairement, la douille filetée 8 et le manche 5, d'une part, la douille fendue lisse 11 et la calotte 1, d'autre part, par des sortes de- créneaux'16, ménagés périphé- riquement aussi bien aux extrémités de ces deux douilles que sur les deux supports, à même distance du centre (les créneaux manche-douille filetée étant plus éloignés de l'axe que les- créneaux calotte-douille lisse, puisque la douille filetée est extérieure à la douille lisse), ces créneaux étant propres à venir en contact les uns. avec les autres-, en cours de rotation, et à. provoquer une solidarisation. angulaire de la douille fi- letée avec le manche, d'une part, et de la douille lisse avec la calotte., d'autre part;
mais on a soin de faire comporter de pareils créneaux aux deux extrémités de chaque douille, en sorte que, le piston 10 se trouvant à fin de course, le tube étant vide, il suffit de dégager la calotte du manche, d'extraire de l'un de ces deux organes l'ensemble des. deux- douilles, d'enlever le tube épuisé,, d'introduire dans la douil- le lisse, de l'autre côté, un tube plein, de replacer le sus- dit ensemble, retourné bout pour bout par rapport à sa situa- tion précédente, dans l'un des deux organes manche-calotte, lesquels organes- on solidarise enfin- comme expliqué plus haut., On évite de la sorte, le piston étant à fin de cour- se, de le- ramener à son point de départ par une course à vide, longue, fastidieuse et inutile.
- Selon une autre, des. susdites dispositions, pour don.-
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ner aux bases. des tubes une forme correspondant à celle de la face agissante des pistons devant comprimer les-dites tubes, et en raison de l'inconvénient plus haut signalé, on établit une cuvette 13, par exemple en laiton, que l'on rapporte intérieurement à la base du tube 12, en effec- tuant, au besoin, un serrage convenable, et on immerge ladite cuvette dans un bain de métal à point de fusion au plus égal à celui du métal du tube.
Les parois terminales du tube sont protégées contre un échaufiement exagéré par la cuvette 13 et on é.vite ainsi leur fusion.
On a remarqué. qu'on obtenait aussi de bons résultats en dispasant non seulement intérieurement au tube une cuvette 13, comme il vient d'être indiqué, mais en prévoyant également, extérieurement à ce même tube, en regard des parois de ladite cuvette, une bague 14, enserrant les parois du tube.
On a enfin imaginé de protéger ainsi momentanément à. la fusion, de part et d'autre, les parois terminales du tube, et cependant de se dispenser de la présence d'une bague 14 qui peut parfois être gênante, en engageant, au moment de l'immer- sion, le tube à munir d'un fond,. dans une s.orte de douille amovible, dont les parties extrêmes, en regard de la base du tube, jouent le même rôle que la susdite bague 14, et en enle- vant ensuite ladite douille.
On assure ainsi par un bon refroidissement des parois du tube, une soudure correcte de la cuvette 13, et on évite la présence d'une bague externe 14.
Enfin, comme il va de soi, et comme il ressort d'ail- leurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucune- ment à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses différentes parties, ayant été plus spécialement indiqués; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes, notamment: celles ou, ayant établi un. appareil du genre de celui ve-
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nant d'être indiqué, on le rendrait automatique en munissant son piston d'une tige-poussoir accessible de l'extérieur, propre- à être déplacée sous l'action antagoniste d'un ressort;
celles où, dans un appareil du genre en question, le piston, actionnable de l'extérieur par un poussoir approprié, comporterait un dispositif d'encliquetage (rochets, crémaillère avec dents effacables, ou autres) propre à empêcher le piston de revenir en arrière, et où, avantageusement même, le susdit poussoir serait lié au piston par un dispositif analogue; celles dans lesquelles un appareil. du genre en question, comportant un piston à face agissante sensiblement plane, pro- pre. à être guidé longitudinalement, rendrait ledit piston ac- tionnable par rotation d'une tige filetée coagissant avec une autre tige filetée. conjuguée, solidaire dudit piston, sur la face opposée à la. susdite face agissante;
celles enfin ou on ferait application de la présente in- vention., et notamment de sa seconde disposition relative à la reversibilité des organes conducteurs du piston, à d'autres appareils qu'à des objets de toilette, particulièrement aux appareils utilisés pour le graissage sous pression des véhicu- les automobiles.