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" perfectionnements apportés. aux moyena pour vernir les moelles de rotin ou'des substances analoguea ".
L'invention est relative aux moyens. pour vernir les moelles de rotin ou des substances. analogues
Le rotin eat une aorte de palmier que l'on trouve aur- tout aux Indes et dens les Iles de la Sondeo Il atteint une trèa grande longueur (parfois quatre-vingtsmètres), rampant sur le sol somme une liane. Son fût, malgré cette grande longueur, de présente/relativement faibles variations de sectionsd'un dia- mètre, par exemple:, de trois à quatre centimètres à sa base,, il atteint deux ou trois millimètres à son sommet.
Ce palmier, qui, omme on le sait, est surtout utili- sé pounle cannage des chaises, est débité, de manière telle,en tronçons, de longueurs variables, que la différences entre lea diamètres des deux extrémités d'un tronçon soit inférieure à une limite que l'on se fixe à l'avance. On obtient ainsi, Single-
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ment, des tronçons de rotin sensiblement cylindriques.
On a, tout d'abord, utilisé, dans le rotin, l'écorce même que l'on débitait dans un tronçon, en éclisses longitudi- nales en forme de segments cylindriques. Cette écorce présente extérieurement un revêtement siliceux qui lui donne une belle apparence.
On a été amené, par la suite, dans un but d'untilisa- tion complète du rotin, à en traiter également la moelle, res- tant après l'éclissage de 1'écorce, mais on devait alors donner une apparence agréable à cette moelle, par un vernissage ap - proprié.
Jusqu'à présent, on se contentait de tendre le$ tron- çons de moelle entre deux c8tés d'un cadre rectangulaire et de badigeonner lesdits tronçons avec des pinceaux ou objets analo- gues.
Cette opération de badigeonnage était évidemment d'un rendement déplorable.
La présente invention a pour but, surtout, de permet- tre de vernir les moelles de rotin d'une façon bien plus. satis- faisante que jusqu'à présent.
Elle consiste, principalement, à fixer bout à bout des. tronçons de moelle de rotin et à assurer ensuite leur ver- nissage périphérique d'une façon- continue.
Elle consiste, mise à part cette disposition princi- pale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de pré- férence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement un certain mode d'ap- plication, ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à 1 titre de produits industriels nouveaux, les appareils et les
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dispositifs ainsi que les nouveaux produits à mettre en oeuvre pour réaliser la présente invention, les éléments spéciaux pro - près. à leur établissement, les nouveaux produits obtenus, ainsi que les installations,fixes ou mobiles,comportant de sembla- blea appareils et dispositifs.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide, du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin sont, bien en- tendu, donnés surtout à titre d'indication.
Lea fig. 1 et 2, de ce dessin, montrenta partielle- ment, en coupe longitudinale, deux tronçons de moelle réunis par deux modes. d'agrafes comportant application de l'invention.,
La fig. 2a, montre en plan, développée, une des susdi- tes agrates.
La figo 3 montre, partiellement, en coupe axiale sché- matique, un appareil pour vernir la moelle de rotin, ledit appareil comportant applica.tion de l'invention.
La fig. 4 montre, en coupe horizontale schématique, le même appareils
La fig. 5 montre, en coupe verticale schématique, un dispositif comporté par le susdit appareil.
La fig. 6, enfin, montre, en perspective schématique, un dispositif pour couper en tronçons de moelle assemblés, une foia vernis, ledit dispositif comportant, lui aussi, applica- tion de l'invention.
;:;belon 2-'invention, et plus. particulièrement selon ce- lui de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes, de réa- lisation de ses diverses parties auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant d'établir un appa- reil, et de le munir de dispositifs,pour varnir des.
moelles de rotin préalablement démunies de leur écorce et débitées en tron- çons sensiblement cylindriques, ainsi qu'il y a été expliqué plus haut, on s'y prend comme suit, ou de façon analogueo Au lieu, comme fait couramment jusqu'à présent, de
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disposer lesdits tronçons parallèlement, sur un aadre appropria, et de les vernir à la main par badigeonnage, on agence de manière telle l'appareil à établir, que, des tronçons de moelle de rotin de substantiellement même dit- mètre étant fixés bout à bout, on puisse vernir périphériquement lesdits tronçons, d'une façon continue.
A cet effet, on a avantageusement retours à celui des modes de réalisation illustré sur le dessin et selon lequel on procède comme suit.
On commence par fixer bout à bout de toute façon dési- rable, les tronçons de moelle entre eux.
Un choisit cependant avantageusement, aoit celui des modes de fixation représenté sur la fig. 1 et selon lequel on introduit.d'égales quantités.dans un petit tube 1 de diamètre intérieur substantiellement égal au diamètre de la moelle, les deux extrémités de deux tronçons de moelle 2 et 3 de même diamètre et on serre les deux tronçons en prati- quant, avec des pinces appropriées, vers les deux extrémités du susdit tube 1, deux étranglements, circulaires 4 s'engageant dans la moelle, ce qui, en même temps, incurve les les deux extrémi- tés du tube 1 formant agrafe et les fait pénétrer dans la moel- le, augmentant ainsi la fixation, aoit celui des modes de fixation représenté sur les fig.
2 et 2a et selon lequel on établit une sorte d'agréée 5 en for- me de gouttière (agrafe qui, développée, affecte la forme d'un rectangle à grands cotés 6 et 7 curvilignes (fig. 2a), on diapo- @ se dans le fond de ladite gouttière, bout à bout, lea extrêmi- tés. de deux tronçons de moelle-et on amène, par exemple, à l'aide .d'une presse matricée, les deux susdite a8téa 6 et 7 à se rejoindre sensiblement, la plus grande largeur du susdit rectangle étant égale à la circonférence de la aection droit*¯/ des tronçons;
On conçoit ainsi que, les extrémités, dea ausdits cotés 6 et 7, pour se rejoindre, obligent lea extrémitéa de l'agrafer pénétrer dans la moelle, ce qui assure la fixation
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des tronçons après l'agraiage 5. les tronçons étant ainsi assemblés bout à bout, on les passe dans un appareil propre à assurer leur vernissage d'une façon continue.
Un établit avantageusement un tel appareil de la fa-
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çon 1l.tÏÔ.T1$P CIf";e el rI>,
On a recours à un tambour 8 sur lequel on enroule les tronçons assemblés à vernir.
Un dispose, d'axe parallèle à celui du tambour, une poulie de renvoi 9de diamètre suffisamment grand toutefois pour que de la moelle de rotin, vernie ou non, puisse en épou- ser la courbure, sans risquer d'avoir soit une cassure, soit une déformation permanente.
Un établit,à proximité de ladite poulie, un réser- voir à vernis lU, dont lea parois sont percées,, dans le plan horizontal supérieur tangent à la poulie 9,de façon que les tronçons assemblés, se déroulant du tambour 8 et passant sur la poulie 9, puissent être imprégnées de vernis en étant amenés, pendant leur passage dans le réservoir 10, au contact de la gorge d'une poulie 11, laquelle, propre à être animée d'un mou- vement de rotation, plonge dans un bain liquide de vernis 12 et, par auite de la viscosité dudit vernis, est toujours enduite de ce dernier.
Un adapte, sur l'orifice de sortie des tronçons, un embout métallique conique 13 (figo 5) et, sur cet embout, de préférence aligné avec lui, un autre embout 14p également coni- que, au moins pour sa partie située vera son orifice de sortie 15, laquelle partie est avantageusement établie en une matière élastique, telle que du caoutchouc9 ce pourquoi l'on comprend que les tronçons demoelle imprégnés,circulant dans les deux embouts, soient obligés d'abord de franchir l'oeil 17 de l'em- bout 13, puis l'orifice 15 de l'embout 14, lequel orifice est calibré de façon telle,par rapport au diamètre des moelles traitées, que le passage ,des tronçons se fasse à irottement dur,
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ce qui répartit uniformément la couche.de vernis sur les moelles et ce qui, de plus,
le vernis essuyé s'accumulant dans l'embout 14 et ne pouvant que très difficilement (viscosité du vernis, présence de l'oeil 17) retourner dans le réservoir 10, soumet,' à l'orifice 15, le vernis imprégnant la moelle, à une pression importante et imprègne, sur une certaine profondeur, la moelle de rotin.
Un dispose, ensuite, une étuve 18 dans laquelle sont propres à circuler les tronçons 16 venant d'être enduits, cette étuve ayant pour but, lorsque chauffée à une température par exemple comprise entre 60 et 120 , d'évaporer le solvant du vernis.
A la sortie de cette étuve 18, on dispose les mêmes organes que précédemment, à savoir une poulie de renvoi 9, un réservoir 10 muni de sa poulie 11 et de ses deux embouts 13 et 14 et contenant un vernis,par exemple, d'une autre composition, ces organes devant travailler exactement comme ceux pour les-* quels il vient d'tre parlé, on rend les tronçons 16 propres à traverser à nouveau l'étuve 18, selon une direction dé@iée la- téralement par rapport à la direction précédente, ce qui permet de prévoir, parallèlement et latéralement eux premiers organes, une nouvelle poulie 9, un nouveau réservoir 10 contenant un ver- nis, par exemple, d'une troisième composition et ainsi de suite, répétant l'opération autant de fois que nécessaire, de façon à obtenir finalement,
en superposant des couches d'enduit, des tronçons de moelle parfaitement vernis.
On a cependant constaté qu'il suffisait généralement de trois séries de couches pour donner à la moelle un aspect satisfaisant; une première série de couches, dite sous-couches, sert de base au vernfia à appliquer, une deuxième série de cou- ches constitue le vernis coloré proprement dit et une troisième série réalise le vernis finir.
Un peut naturellement adopter, pour ces trois sortes de vernis, des compositions variables suivant la nature duver
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nis à appliquer, la qualité du rotin, sa grosseur, son âge, etc.
Un sera cependant,amené à faire entrer dans chaque vernis, en dehors naturellement des matières cellulosiques et de leurs. solvants,des constituants tels que dea gommes-résines, pour augmenter 1 adhérence des couches à appliquer, des matières inertes pour donner de la tenue auxdites couches et des plas- tifiants pour donner de la souplesse aux futures éclisses de moelle..
Un va indiquer, à titre indicatif, bien entendu, des compositions de vernis qui peuvent être utilisées: a) sous-couches nitrocellulose 5 (en poids) solvant léger 14 gommes-résines 7,5 matièrea inertes (kaolin, oxyde de zinc, de baryum, etc) 1,5 solvant lourd 0,5 platifiants 1 b) Vernis colorer nitrocellulose 5 (en poids) solvant léger 20 gommes-résines 1,5 couleur broyée avec 30% de plas- tifiants.......1 plastifiants 0,75 ) Vernis finir. nitrocellulose 5 (en poids) solvant léger 20 gommes-résines 1,5 plastifiants 1,5
Un obtient donc. au sortir de l'étuve 18, des.
tronçons
16, vernis et toujours assemblés bout à bouto
Un pourrait songer à enrouler ces tronçons vernis sur un grand tambour analogue au tambour 8,avant de les désassem- bler et de les passer dans les machines à les éclissera
Mais on a constaté que cela ne serait pas satisfaisant; les moelles, en effet, prendraient sur le tambour des déforma- tions permanentes et, à la portie desdites machines, au lieu
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d'obtenir des éclisses bien dressées, on aurait des éclisses de formes irrégulières, hélicoïdales.gauches.
Un est donc obligé de désassembler les tronçons, au sortir de l'étuve 18, pendant qu'ils sont encore en mouvement rectiligne.
On se contente, pour cela, de couper les tronçons de moelle de part et d'autre des extrémités des sortes d'agraies 1 ou 5 reliant lesdits tronçons entre eux.
On rend avantageusement cette opération automatique en ayant recours, par exemple, au mode de réalisation indique' fig. 6 et selon lequel on s'y prend comme suit:
Un guide et on entraîne les tronçons assemblés de moelle à l'aide de deux galets 19 et 20.
Sur un axe 21, solidaire du galet 19, on clavette un pignon 22, dont la circonférence primitive est égale au diamè- tre dudit galet 19.
Sur ce pignon 22, on monte une chaîne sans fin 23, en- grenant avec un pignon 24, semblable au pignon 22, l'ensemble étant ainsi tel que la chaô ne 23, disposée parallèlement aux. tronçons, de moelle, soit susceptible de se déplacer, sur un sens de son parcours,dans sa partie 23a, à la même vitesse linéaire que les tronçons.
On établit un chariot (non représenté),propre, lui aussi, à se déplacer parallèlement aux tronçons.
Un fait porter, à ce chariot, un petit axe 25, soli- daire, à l'une de ses extrémités, d'une fourchette 26 dont les deux branches encadrent les tronçons 16 et présentent un écar- tement inférieur au plus grand diamètre des susdites agrafes 1 ou 5 reliant les tronçons entre eux, et à l'autre de ses extrémités, d'un levier 27 dont une extrémité est munie d'un bec 28, propre à s'engager, en temps op- portun, dans un maillon de la partie 23a de la chaîne, et dont l'autre extrémité présente un doigt 29 susceptible de heurte
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également en temps opportun, une butée 30.
Un monte, également;, sur le susdit chariot, un arbre
31 portant deux couteaux 32 et 33, distants l'un de l'autre d'u- ne grandeur un peu supérieure à la longueur des susdites agrafes
1 ou 5, et disposés perpendiculairement au sens de déplacement dea tronçons 16.
Un rend solidaire dudit arbre 31, un bras 34 à l'ex- trémité duquel on fixe un galet 35, propre, à un moment donné, à monter le long d'un plan incliné 36, prévu à cet efiet, un. chemin de guidage 37 du galet 35 étant avantageusement disposé dans le plan.vertical contenant la ligne de plus grande pente auivant laquelle peut monter ledit galet 35, à une distance de ladite ligne (par en dessus et par en dessous le plan 36) égale au diamètre dudit galet 35,
Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant. une agrafe 5 se présentant entre les branches de la fourchette 26, ne pouvant passer entre lesdites branches, obli- ge ladite fourchette à tourner autour de son axe 25, ce qui en- traîne la rotation du levier 27, solidaire dudit axe 25.
Le bec
28 dudit levier tombe dans un maillon de la chaîne 23, entrai- née, dans la partie 23a où est tombé ledit bec, à la même vites- se que les tronçons 16 de moelle.
Le chariot se trouve ainsi solidarrsé momentanément avec la chaîne 23 et entraînés lui aussi, à la vitesse de cir- culation des tronçons 16.
Mais à ce moment, le galet 35, lui aussi entraîné avec le chariot, commence à monter sur le plan incliné 36; cela pro- duit une rotation de l'arbre 31 et un abaissement progressif des couteaux 32 et 33, sur les tronçons,de part et d'autre de l'agrafe 5.
On effectue donc la coupure des moelles progressicve- ment,pendant le d éplacement des tronçons.
Quand le galet 35 a escaladé tout le plan incliné (à. ce moment la coupure des tronçons est complète),le doigt 29 du
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levier 27 heurte la butée 30 ce qui, en faisant tourner ledit levier 27, dégage le bec 28 de la chaîne 23, désolidarise d'avec cclle-ci le chariot porteur, lequel, rappelé par contrepoids, ressort ou autre moyen, revient à sa position initiale; le ga- let 35, glissant sous le plan incliné 36 oblige le bras. 34 à se rabaisser, ce qui relève les couteaux 32 et 33, et tout l'ensem- ble est prêt pour une nouvelle opération.
On recueille ainsi des tronçons vernis parfaitement rectilignes et, en les passant dans les machines à éclisser, on obtient des éclisses bien dressées.
On conçoit, d'ailleurs, qu'on pourrait agencer le dia- ' positif pour couper les tronçons de bien des façons. On pourrait' notamment lui faire comporter, à la place des couteaux 32 et 33, de petites scies circulaires, qui, replacées et mises enmouve- ment en temps opportun, assureraient de la mené façon le résul- tat cherché.
Comme il va de soi, et comme il ressort d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux dea mode .de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus apécia- lement indiqués ; elle en embrasse, au contraire, toutea les va- riantes.