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"REDRESSEUR A VAPEUR DE MERCURE A ANODES ENTOUREES DE DOUILLES"
Avec l'élévation toujours croissante de la tension à redresser dans les redresseurs à vapeur de mercure augmente aussi la difficulté de préserver les anodes des retours d'allumage. Divers moyens ont déjà été proposés pour atteindre ce but on a par exemple donné aux douil les d'anodes une longueur plus grande que dans les re- dresseurs à tension normale,on a réduit le diamètre des douilles d'anodes, etc..
Mais tous ces moyens présentent l'inconvénient de rendre l'allumage des anodes plus dif- ficile qu'il ne l'était dans les redresseurs normaux connus, et de constituer par conséquent non seulement une
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difficulté pour la mise en marche des redresseurs, mais de rendre complètement impossible leur marche régulière même avec des faibles intensités de courant, parce que certaines anodes refusent temporairement ou complètement de s'allumer.
Or, dans les redresseurs à haute tension, avec une tension continue de plus de 4.000 à 5. 000 volts, ce sont souvent précisément les faibles intensités qui sont demandées, étant donné que, avec la haute tension continue, ces intensités représentent déjà des puissances importan tes. Dans ces redresseurs, les difficultés énoncées se manifestent par conséquent dans une large mesure. Mais dans les redresseurs pour des courants de grande intensité et des tensions réduites, il arrive également que leur marche devient très instable avec des courants d'une faible in- tensité et que les arcs se désamorcent même complètement.
Pour empêcher le désamorçage de l'arc d'un redresseur on a déjà entretenu en permanence, au moyen d'anodes auxiliai- res, un arc auxiliaire sur le mercure de la cathode du re- dresseur. Pour cette excitation, on a utilisé du courant con- tinu, du courant diphasé et aussi du courant triphasé. Mais les dispositifs connus à cet effet ne fonctionnent plus dès qu'il s'agit de redresseurs à haute tension ou à haute inten- sité.
La présente invention a pour objet un redresseur à vapeur de mercure muni de douilles entourant les anodes, et dans le** quel on facilite l'allumage des anodes en affectant, suivant l'invention, à, chaque anode principale une anode excitatrice individuelle. Ces anodes excitatrices peuvent être alimentées par l'intermédiaire d'un transformateur de même nombre de pha- ses que le transformateur alimentant les anodes principales. En
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disposant les arc excitateurs à proximité immédiate des anodes principales, on est à même d'amener à chaque anode principale de la vapeur de mercure ionisée en quantité suffisante, de sor- te que l'allumage de cette anode se produit au moment voulu.
A un redresseur à six anodes, alimenté par un système hexaphasé, on affecte aussi dix anodes excitatrices. Ces anodes excitatrices peuvent, de même que les anodes prin- cipales, être groupées en couronne, et être disposées sur'le même rayon que les anodes principales, mais préférable- ment sur une circonférence primitive plus grande que pour celles-ci. Alors l'arc excitateur passe directement au dessous de l'ouverture de la douille de son anode princi" pale. Mais on peut aussi disposer les anodes excitatrices entre les anodes principales. Dans le premier cas, il y a avantage à faire coincider la phase de l'excitation avec la phase des anodes principales. Dans le. deuxième cas, on choisira la phasede l'excitation également éloignée de celles des deux anodes principales entre lesquelles l'a- node excitatrice se trouve placée.
La durée de l'allumage de l'excitation peut être choisie égale à celle de l'anode principale ou plus grande que celle-ci. Ainsi avec le montagehexaphasé nor- mal pour les anodes principales, par lequel la durée d'al" lumage de celles-ci reste limitée à 60 degrés électriques, on peut prendre pour l'excitation,soit également un mon- tage normal hexaphasé, soit un montage double-triphasé, dans lequel la durée de l'allumage des anodes excitatrices s'étend sur 120 degrés électriques. Avec un choix correct de la phase des anodes excitatrices, chacune de celles-ci va dans ce dernier cas s'allumer déjà à 30 degrés élec- triques avant l'anode principale à laquelle elle est af-
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fectée, et brûlera 30 degrés électriques après.
En disposant les anodes excitatrices entre les anodes principales on choisira la phase de l'excitation préférablement de façon telle qu'à chaque anode principa le correspondent, pendant la durée de son allumage, tou- jours deux anodes excitatrices allumées.
Lorsque les anodes principales d'un redresseur à six anodes travaillent en montage double-triphasé (bo- bine de self d'absorption), montage dans lequel les ano- des principales ont une durée d'allumage de 120 degrés électriques, le mieux est d'alimenter les six anodes ex- citatrices en montage diphasé triple, dans lequel chaque anode excitatrice brûle sur 180 degrés électriques. Dans ce montage, à chaque instant trois des anodes excitatrices brûlent simultanément, alors que deux anodes principales brûlent de même simultanément.
Par un choix correct des phases respectives des anodes principales et des anodes excitatrices, on peut donc arriver dans ce cas également à ce qu'à chaque anode principale correspondent toujours deux anodes excitatrices allumées, de sorte que l'on réa- lise ainsi les conditions les plus favorables pour la fa- cilité de l'allumage et la stabilité des arcs.
Le principe de l'invention est bien entendu applicable aussi "mutadis mutandis" à d'autres montages et en combinaison avec des nombres d'anodes et de phases diff érents.