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Perfectionnements aux éleveuses de poussins.
La présente invention a pour objet des perfection- nements aux éleveuses de poussins comportant plusieurs éta- ges de compartiments superposés, appelées ttéleveuses multi- ples", et elle sera décrite à titre d'exemple dans son appli- cation à un de ces appareils dans lequel chaque étage com- prend deux compartiments adossés l'un à l'autre, chauffés en commun par un dispositif de chauffage.
Jusqu'à présent on chauffait généralement les éle- veuses à l'aide d'une lampe à huile placée dans le comparti- ment de l'appareil, mais la difficulté d'évacuer l'air vicié
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par celle-ci ont eu pour effet de créer des appareils assez encombrants. On a proposé de surmonter ces difficultés à l'aide de tuyaux de chauffage, de radiateurs électriques ou autres dispositifs susceptibles de chauffer l'appareil ou ses compartiments par rayonnement, mais il en résultait d'autres inconvénients.
Le but principal de la présente invention est de chauffer efficacement un appareil de ce genre, de manière que la chaleur soit uniformément répartie dans tout le com- partiinent, non plus simplement par rayonnement. Un autre but de l'invention est d'empêcher qu'une partie quelconque d'un compartiment de l'éleveuse ne soit surchauffée surtout pen- dant la nuit lorsque les poussins tendent à s'entasser dans un coin de la poussinière et que la chaleur de leur corps élève la température. Un autre but encore consiste à éviter les poches d'air vicié ou stagnant, qui se forment facile- ment lorsque les poussins dorment pendant la nuit dans un coin du compartiment, et à obtenir une bonne ventilation.
Une caractéristique de l'éleveuse suivant l'inven- tion, consiste en ce qu'à chaque étage de l'appareil est pré- vu un dispositif de chauffage dans lequel de l'air frais est chauffé pour être ensuite amené dans chacun des compartiments, et que ceux-ci comportent chacun un conduit destiné à en éva- cuer l'air vicié.
L'éleveuse suivant l'invention comporte un dispositif d'alimentation d'air frais pour chacun de ses compartiments, des dispositifs (par exemple des tuyaux de chauffage) desti- nés à chauffer l'air frais admis dans l'appareil, et des dis- positifs placés dans les compartiments, destinés à répartir l'air chauffé dans toutes les parties de ces derniers à en assurer la distribution uniforme et à empêcher la formation de poches d'air stagnant ou vicié.
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En outre, dans l'éleveuse suivant l'invention, un compartiment inférieur communique avec un compartiment su- périeur, de telle façon que l'air. passe de l'un à l'autre, et un dispositif débite de l'air frais chauffé dans le com- partiment supérieur.
Les dessins annexés représentent schématiquement deux formes d'exécution de l'invention qui seront décrites ci-après à titre d'exemple.
Dans ces dessins:
Fig. 1 est une coupe transversale d'une forme de réalisation,
Fig. 2 en représente un détail de construction, et
Fig. 3 est une coupe transversale d'une variante.
Sur la Fig. 1 des dispositifs de chauffage 1 de forme courante, comprenant soit des corps électriques chauf- fants ou rayonnants, soit des tuyaux chauffés,sont places 'entre chaque paire de compartiments 2, 3 d'un étage de l'éleveuse.
Ces compartiments sont disposés dos à dos de manière que les dispositifs de chauffage soit communs aux deux compartiments d'un étage et ces dispositifs sont situés près du plancher des compartiments qu'ils desservent. On peut régler le chauf- fage, soit à la main ou automatiquement, à l'aide d'une com- mande agissant sur l'installation entière ou sur chaque com- partiment individuellement, ou encore sur chaque étage ou paire de compartiments. Les dispositifs de chauffage sont séparés des compartiments par des écrans 4, préférablement forcés de grillages métalliques.
Entre les étages de l'appareil on réserve un espace ou conduit 5, s'étendant de l'avant des compartiments jusqu'à proximité des dispositifs de chauffage 1. Dans la forme de
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réalisation représentée, cet espace est situé entre les faces inférieures des plateaux à excréments 6 des comparti- ments supérieure et les plafonds 7 des compartiments infé- rieurs, ou le socle de l'appareil dans le cas des deux com- partiments du bas.
Cet espace débouche à l'extérieur à l'a- vant de chaque compartiment, entre la latte de bois 61 for- mant le bord du plateau à excréments et le plafond du compar- timent inférieur, ou entre cette latte et le socle de l'appa- reil, dans le cas des deux compartiments du bas. La latte 61 s'étendant de bas en haut jusqu'au plancher en treillis mé- tallique 62 (Fig. 2), assure que l'air pénètre dans le com- partiment entre 6 et 7 et empêche les courants d'air sous le plancher.
Dans chaque compartiment, une cloison directrice 8 en tôle mince part d'au-dessus du dispositif de chauffage et s'étend vers l'extérieur; elle est d'abord dirigée vers le haut et ensuite cintrée et légèrement recourbée vers le bas, comme c'est représenté, et comporte, au-delà du sommet 8 de sa courbe, une série de trous 9 ou une fente longitudinale.
Cette cloison directrice, constituant ainsi un faux plafond concave destiné à retenir l'air chauffé avant qu'il soit évacué, est disposée à une petite distance sous le plafond 7 de chaque compartiment.
Une ouverture 10 dans le plafond 7 débouche dans le compartiment supérieur, juste en-dessous du dispositif de chauffage de celui-ci. On dispose préférablement entre la cloison directrice 8 et le plafond 7 une mince tôle 11,incli- née vers le bas et vers l'extérieur, comme c'est représentée présentant un trou 12 qui ne doit pas nécessairement se trouver en regard du trou 9 (Fig.l). On peut joindre les
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cloisons 8, 11 l'une à l'autre autour des trous 9,12 et munir ces derniers de soupapes de réglage consistant, par exemple, en disques montés à pivot (non représentés), des- tinés à en régler le degré d'ouverture effective.
Ces cloi- sons sont avantageusement supportées par des entretoises en bois ou en métal 13, 14, de la manière représentée sur la Fig. l, par exemple.
Cette disposition a pour effet d'aspirer vers le dispositif de chauffage 1,l'air admis par l'embouchure des conduits 5, située à l'avant de chaque compartiment 2, 3 et de faire monter cet air jusqu'au moment où il rencontre les surfaces 8, qui le font dévier vers l'extérieur. Les tôles constituant les cloisons 8 s'échauffent et rayonnent la cha- leur de haut en bas dans le "nid" des compartiments 2, 3, c'est-à-dire dans la partie postérieure de ceux-ci située entre des rideaux 15, suspendus aux entretoises 14 aux bords des cloisons 8.
Grâce à leur forme, les cloisons 8 impriment un léger mouvement de rotation (représenté par les fléchera l'air des "nids" situés au fond des compartiments, et contri- buent à les chauffer et à les ventiler, tout en empêchant qu'il s'y forme des poches d'air stagnant qui, surtout la nuit, tendrait à se vicier fortement.
Les conduits 5 amènent constamment dans chacun des compartiments de l'air frais chauffé. L'air d'un comparti- ment le quitte en passant par les trous 9, 12, longe la tôle 11 et, par le trou 10, pénètre dans l'étage suivant de com- partiments 2, 3 en mélange avec de l'air frais chauffé, et continue ainsi à circuler jusqu'à l'étage supérieur de l'ap- pareil, d'où il est évacué en 16.
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De préférence, on munit les compartiments infé- rieurs de l'éleveuse d'entrées d'air supplémentaires 17, ainsi que de dispositifs de chauffage additionnels 18, afin de pouvoir, si on le désire, débiter dans ces compartiments de l'air frais, chauffé sensiblement à la même température que l'air, déjà chauffé dans les compartiments inférieurs, qui pénètre dans les compartiments situés au haut de l'ap- pareil. On a constaté que la disposition des entrées d'air et des dispositifs de chauffage qu'on a représentée, contre- carre la tendance que pourraient présenter les compartiments des étages supérieurs à devenir progressivement plus chauds que les autres.
D'autre part, il est facile de réaliser une disposi- tion susceptible de créer dans les divers étages des tempéra- tures différentes, appropriées au degré de développement des poussins. On peut également humecter l'air en circulation dans l'appareil, en disposant en 19 un bac d'eau, par exemple,, de manière que l'air entrant dans l'éleveuse doive balayer sa surface en s'écoulant vers le-dispositif de chauffage 18.
Bien entendu on pourrait disposer plusieurs de ces bacs d'eau en d'autres endroits convenables de l'appareil.
On notera qu'il n'est pas essentiel que les compar- timents superposés communiquent les uns avec les autres comme c'est représenté sur la Fig. 1, mais que l'air pourrait, au contraire, s'échapper de chaque compartiment individuellement dans l'atmosphère.
Notamment pour empêcher les poussins de se becqueter les uns les autres par derrière-, lorsqu'ils se nourrissent, mais aussi pour éviter des courants d'air directs, on peut suspendre un rideau supplémentai-re devant chaque mangeoire, à une faible distance du grillage 28, et en articuler le
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support de manière à permettre de régler la distance qui le sépare de ce grillage. On peut éventuellement aussi suspendre d'une manière réglable analogue le rideau 15 du "nid".
La Fig. 3 montre une partie d'un compartiment 3 d'une éleveuse dans laquelle les compartiments ne sont pas jumelés. Ce compartiment 3 est fermé à l'arrière par une cloison 31 en matière isolante, au lieu d'être adossé au com- partiment 2 comme dans le cas de la Fig. 1. La disposition est essentiellement la même que dans le cas de la Fig. l, mais cette variante comporte certaines modifications qu'on peut également incorporer dans la forme d'exécution déjà dé- crite de l'appareil. L'espace situé derrière le rideau 15, constituant le "nid", peut comporter, par exemple, un faux plancher démontable 32, en treillis métallique, en filet ou autre matière ajourée. On peut placer ce faux-plancher sur le plancher ordinaire 62, afin de rehausser les très jeunes poussins et les rapprocher de la tôle rayonnante 8.
On pour- rait également fermer l'avant du "nid" en substituant une cloison au rideau 15, afin de tenir les jeunes poussins au chaud pendant la nuit, jusqu'à ce qu'ils aient appris d'eux- mêmes à passer et à repasser par le rideau. Suivant une dis- position également représentée sur la Fig. 3 et qui pourrait être préférée, les trous 9, 12 des cloisons 8,11 sont dé- calés les uns par rapport aux autres.
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