<Desc/Clms Page number 1>
"DISPOSITIF POUR FACILITER L'ALLUMAGE DE REDRESSEURS A VAPEUR
DE MERCURE"
Il est connu que dans les redresseurs à vapeur de mercure ayant de longs manchons (douilles) entourant les anodes ou pourvus, en avant des anodes, de grilles exerçant une action de blocage énergique, le courant anodique direct ne s'établit que difficilement, ou pas du, tout. Lorsque la charge du redresseur diminue pour en arriver à des courants de.faible intensité, on constate en outre que les anodes s'al- lument irrégulièrement, ou que l'arc se rompt. On sait égale- ment que, en appliquant aux grilles, ou aux grilles et aux douilles, des tensions positives par rapport à la cathode, on facilite l'allumage des anodes. Cette tension positive est
<Desc/Clms Page number 2>
prise à une source distincte de courant continu ou alternatif.
Des isolateurs de traversée spéciaux sont nécessaires pour amener la tension aux grilles de chaque anode.
Suivant l'invention, tous ces inconvénients s'évitent en reliant à l'anode d'excitation momentanément positive les grilles affectées aux anodes d'un groupe d'anodes se sui- vant dans l'ordre des allumages, cette liaison s'effectuant à travers des résistances. L'excitation du redresseur s'effectue la plupart du temps au moyen d'un transformateur di- ou tripha- sé. La durée d'allumage d'une anode excitatrice est donc au minimum 160 ou 120 électriques, suivant que le dit transforma- teur est diphasé ou triphasé. Si les grilles des anodes se sui- vant dans l'ordre d'allumage sont reliées par des résistances à l'anode d'excitation, cette anode étant oositive dans cet intervalle de temps, les grilles se trouvent polarisées posi- tivement et les anodes peuvent s'allumer.
La tension du tra.ns- formateur d'excitation doit naturellement être en sy-nchronis- me avec la tension anodique. A la Fig. 1, les tensions des anodes sont désignées , dans leur ordre de succession, par U, V, W, et les tensions des phases d'excitation, par et par v. La phase d'excitation u peut être en retard de 0 à 30 électriques par rapport à la tension anodique. Si donc les grilles des anodes affectées aux phases U, Z, V sont reliées à la tension d'excitation u, et celles des phases X, W, Y, à la tension d'excitation V, on voit que au moment de l'allumage de l'axe principal, toutes les grilles sont oolarisées positivement.
A la Fig. 2 est représenté schématiquement. titre d'exemple, une forme d'exécution de l'invention.h désigne un redresseur avec les anodes a et la cathode i. En avant des anodes sont montées les grilles h. Les anodes sont alimentées par l'enroulement secondaire g du transformateur d'alimentation
<Desc/Clms Page number 3>
du redresseur, d désigne des anodes d'excitation alimentées par des résistances 1 à partir du transformateur diphasé d'exctitation g. Les grilles h sont reliées par des résistances c à des prises de courant prévues sur les résistances f du circuit d'excitation. Au lieu de relier aux résistances f. l'en- semble constitué par les grilles et leurs résistances c, on peut tout aussi bien le relier directement aux anodes d'excitation.
La tension positive disponible est naturellement plus élevée lorsque les grilles sont reliées à la résistance intercalée dans le circuit d'excitation. Si les résistances montées en série avec les grilles sont logées dans le récipient du re- dresseur, et si les grilles sont reliées aux résistances du circuit d'excitation, il n'y a besoin que de deux isolateurs de traversée pour la totalité des grilles; par contre, si les grilles sont reliées aux anodes d'excitation elles-mêmes, les isolateurs de traversée pour les grilles deviennent complète- ment inutiles.
Au lieu d'un transformateur diphasé pour l'excita- tion, on peut employer sans autres difficultés un transfor- mateur triphasé; les grilles d'un redresseur hexaphasé doivent alors être réparties en trois groupes.